Winamp Logo
Revue de presse Afrique Cover
Revue de presse Afrique Profile

Revue de presse Afrique

French, Political, 1 season, 281 episodes, 19 hours
About
Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Norbert Navarro. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique. Diffusion : Lu à Ve vers l'Afrique à 06h51, 09h43.
Episode Artwork

À la Une: la liberté de la presse à l'épreuve au Mali

Alors qu'avant-hier, les autorités annonçaient la suspension des activités des partis politiques et des associations à caractère politique, c'est au tour de la presse d'être visée. Hier, la Haute autorité de la communication, la HAC, a annoncé sa décision « d'interdire aux journalistes de couvrir les partis politiques ». Une décision qui provoque la colère de Bamada.net, le site d'information malien parle « d'une directive arbitraire et dépourvue de fondement juridique ». Et il ajoute que la Maison de la Presse « s'est immédiatement mobilisée, contre cette tentative de restreindre la liberté d'expression et d'information qu'elle juge inacceptable » et qui selon elle « constitue une atteinte grave à la démocratie et aux droits fondamentaux des citoyens ». « La Maison de la Presse, poursuit Bamada.net, exhorte les médias maliens à ne pas se plier aux injonctions de la Haute Autorité de Communication, elle les encourage à demeurer debout, unis, et résolus dans la défense du droit inaliénable au citoyen d'être informé de manière libre et transparente ». De son côté, Malijet revient sur la suspension des partis politiques et des associations à caractère politique. Sans commentaire, Malijet précise que l'annonce a été faite en conseil des ministres. Sahel Tribune, en revanche, ne cache pas son approbation, face à cette suspension et titre : « Le Mali à la croisée des chemins : suspension politique pour un dialogue apaisé ». Pour le site d'information, il s'agit là d'une « décision salvatrice »,  « un appel au calme et à l'unité, visant à canaliser l'énergie nationale vers un dialogue constructif et inclusif ». « Le Colonel Assimi Goïta et son gouvernement ne demandent pas aux Maliens de se désengager de la politique », assure Bamada.net. « Au contraire, ils appellent à une forme plus pure de participation : un engagement dans le dialogue inter-malien, loin des tumultes partisans et des agendas cachés. Cette décision, loin d’être une entrave, est une main tendue vers un futur où le Mali, uni, peut se consacrer à surmonter ses défis sans distraction ». Voilà pour ces propos qui donneront sans doute de l'urticaire aux défenseurs du pluralisme…Togo : l'opposition persiste et signeIl y a trois jours, les autorités togolaises ont reprogrammé les élections législatives au 29 avril, après avoir interdit les manifestations à l'appel des partis d'opposition, contre le report des élections. Une interdiction à laquelle l'opposition ne compte pas se plier.  Ici Lomé raconte : « en conférence de presse jeudi à Lomé, des responsables des partis de l'opposition et de la société civile, invitent les Togolais à descendre dans la rue pour dire "Non" au changement constitutionnel ». Changement constitutionnel que l'opposition qualifie de « coup d'État constitutionnel ». Selon Ici Lomé, les responsables de l'opposition rejettent les accusations des autorités, selon lesquelles, les organisateurs des manifestations voudraient notamment « s'attaquer aux forces de l'ordre et de sécurité ainsi qu'aux domiciles des députés ». Les responsables de l'opposition disent aussi avoir été reçus mardi dernier par le ministre de l'Administration territoriale, lequel aurait affirmé les « avoir compris ». Ce qui n'a pas empêché le gouvernement de « réitérer ces accusations graves, dénuées de tout fondement », assure l'opposition, selon laquelle, il s'agit ni plus ni moins, « d'un plan machiavélique orchestré par le régime en place, pour étouffer toutes les manifestations publiques en créant de graves incidents pour faire porter le chapeau aux organisateurs innocents ». Enfin, de son côté, Republic of Togo, publie la photo des responsables de l'opposition en conférence de presse, avec ce titre « Non à une constitution frelatée ».
4/12/20244 minutes, 8 seconds
Episode Artwork

À la Une: l'opposition togolaise prête à manifester

« L'opposition maintient ses trois jours de manifestation », titreTogoBreakingNews, qui rappelle que mercredi 10 avril 2024, les autorités ont  « interdit la marche » contre la réforme constitutionnelle, invoquant « le non-respect de la loi sur les manifestations publiques ».« Entre élections et contestation, la nouvelle constitution s'annonce », poursuit Wakat Sera, qui donne la nouvelle date fixée des législatives et des régionales : le 29 avril. « Si les jeux sont ouverts, l'opposition peut espérer diriger le Togo », poursuit le journal, qui décrit une opposition « dans les starting-blocks », prête à « renverser la tendance qui a fait de l'Assemblée nationale en fin de mandat, un hémicycle aux couleurs uniques, bleu et blanc de l'UNIR, le parti au pouvoir ».Aujourd8 au Faso commente la nouvelle date du scrutin : « Belle manœuvre de Faure, l'opposition pugnace, mais transie ! » Pour le journal burkinabè, « Faure Gnassingbé est le maître des horloges au Togo » : « difficile de croire que dans trois semaines, poursuit-il, la machine UNIR ne gagnera pas ces législatives ».Liberia : vers la création d'un tribunal spécialLes sénateurs libériens ont voté à l’unanimité, jeudi 11 avril 2024, pour la création d’un tribunal qui jugerait les crimes commis lors des deux guerres civiles, de 1989 à 1996 et de 1999 à 2003. « Les 'seigneurs de guerre' approuvent la création d'un tribunal pour les crimes de guerre », commente le Liberian Observer. Il note en effet que deux sénateurs, « dont beaucoup pensent qu'ils ont orchestré certains des pires crimes commis pendant la crise civile », font partie de ceux qui approuvé la création de cette Cour. « Nombreux étaient ceux qui doutaient que le Parlement libérien fasse un jour un pas en avant aussi audacieux », ajoute le Liberian Observer.Au Sénégal, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko poursuivent leur installation au pouvoirLors de la prière de l’Aïd, à la Grande mosquée de Dakar, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a beaucoup insisté sur le « vivre-ensemble ». « Gage de paix, cette culture revêt selon lui une importance vitale pour le pays », écrit Seneplus.Le Monde Afrique, de son côté, revient sur « l'irrésistible stratégie de conquête de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko » et refait le récit de leur accession au pouvoir. Une « victoire qui illustre la solidité des institutions sénégalaises et la puissance de l'envie de rupture dans le pays ». Elle illustre aussi la puissance de la volonté des Sénégalais, en particulier des jeunes. « L'alternance voulue par les électeurs s'est imposée, comme une lame de fond impossible à arrêter », commente l'article qui affirme que face à cela, le président sortant Macky Sall a fini par comprendre « que Sonko avait véritablement gagné les cœurs, même en prison ».
4/11/20243 minutes, 58 seconds
Episode Artwork

À la Une: le premier Conseil des ministres de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko

« Diomaye lance la machine réformatrice », scande Seneplus, avec, en Une de son site, la photographie des membres du gouvernement, réunis devant les marches du palais. Le président et son Premier ministre ont tenu leur premier Conseil des ministres mardi 9 avril 2024. « Le chef de l'État demande audits, plans d'action et changement de paradigme », résume Seneplus avant de partager le compte-rendu de ce conseil, notamment les cinq priorités du gouvernement : la jeunesse, le pouvoir d'achat, la justice, la souveraineté économique et la consolidation de l'unité nationale.Bassirou Diomaye Faye « a invité les membres du gouvernement à rester humbles et sobres, à cultiver l'écoute », ajoute Dakaractu qui note que ce premier Conseil a eu lieu un mardi, non pas un mercredi comme sous le mandat de son prédécesseur, Macky Sall. Le site précise aussi que le président a demandé au chef du gouvernement, Ousmane Sonko, « un état des lieux dans les ministères », avec notamment des audits sur les « ressources humaines et budgétaires ».L’Aïd-el-Fitr dans une ambiance morose« Une fête en mode El Nino au Sahel », titre Aujourd8 au Faso, qui rappelle que la fête de rupture du jeûne du ramadan a lieu dans un contexte de « terrorisme, canicule, morosité économique. Le Sahel est en proie à une insécurité terroriste [...] qui a tiré l'économie vers le bas », rappelle le site burkinabè, et à cela s'ajoute des chaleurs extrêmes, « entre 45 et 49 degrés, les jeûneurs l'ont senti passer », commente-t-on en rappelant « le comble » : « les délestages d'électricité » au Burkina et au Mali.Cette morosité est confirmée par un reportage de Burkina24, dans un marché de volailles de Ouagadougou, où les clients se font rares. « On a cassé les prix pour pouvoir faire des recettes, mais ça ne va toujours pas », regrette un vendeur qui a déjà du mal à s'approvisionner à cause de l'insécurité : « On n'arrive plus à rentrer dans les villages pour avoir de la volaille », dit-il en regardant l'un des rares passants s'éloigner de son stand.En RDC, le retrait des Casques bleus chinois« Leur départ marque une étape importante dans le désengagement de la Monusco de la RDC », note Radio Okapi qui dresse le bilan du contingent chinois de la Monusco : il « a contribué à renforcer les infrastructures du Sud-Kivu, [...] dont l'achèvement de plus de 580 projets d'ingénierie, la réparation de 1 800 kilomètres de routes, la réhabilitation de plus de 80 ponts et la construction de 20 héliports ».Malgré ce retrait voulu par Kinshasa, la RDC traverse toujours une grave crise sécuritaire. « Le soldat Tshisekedi à la peine, commente Le Pays. En faisant le vide autour de lui et en se séparant des forces étrangères, le président Tshisekedi se complique davantage la tâche, estime le journal. Tout porte à croire que ce n'est pas demain la veille que l'armée congolaise sera en mesure de renverser le rapport de force en sa faveur sur le terrain. » Pour Le Pays, « les contingents de la SADC, la Communauté d'Afrique australe sont encore loin d'être opérationnels ».
4/10/20243 minutes, 45 seconds
Episode Artwork

À la Une: les chantiers politiques au Sénégal

Le Premier ministre Ousmane Sonko a pris ses fonctions lundi 8 avril 2024. De nombreux journaux pointent la rapidité de la passation de pouvoir. « Sonko en mode fast track », titre Walf sur son site. La presse égrène ensuite les options du nouveau gouvernement. « Deux scénarios envisagés, relève Senego : une négociation de réformes soutenues par une grande partie de l'Assemblée nationale » ou alors une « dissolution » de celle-ci, pour obtenir une majorité présidentielle plus confortable.« Le dilemme pastéfien », résume dans sa Une Walf. Une dissolution permettrait au président Bassirou Diomaye Faye de « ne pas être à la merci de la majorité parlementaire », à savoir la coalition Benno Bokk Yakaar.  Où sont les femmes ?La semaine dernière, un premier article de Seneplus relevait qu'il n'y avait que quatre femmes sur 34 membres du gouvernement et estimait que cette équipe « cristallis[ait] un système patriarcal bien ancré ». Cette fois, le site d'info publie un communiqué d'un collectif citoyen. Avec le titre « Gouvernance masculine, démocratie bafouée », estime que « le remplacement du ministère de la Femme par celui de la Famille est une régression » et réclame « la nomination de femmes dans les directions nationales et les instances administratives ».Avant d'ajouter : « Doit-on encore rappeler qu'à chaque étape de la construction de notre nation, nous avons été présentes et avons été actrices incontournables dans toutes les luttes pour l'indépendance, l'émancipation, la justice sociale, le bien-être de tous ? » Une déclaration signée par plus de 250 personnalités et qui invitent les lecteurs, en commentaire, à faire de même pour grossir cette liste.Réactions aux « couac mémoriel » d’Emmanuel Macron« Finalement, Macron n'est pas si courageux ! », s'exclame Le Djély. Le président français devait affirmer que son pays aurait « pu arrêter le génocide » des Tutsis au Rwanda, mais « n'en a pas eu la volonté ». Finalement, ces mots n'ont pas été prononcés dans sa prise de parole en vidéo. Le journal guinéen parle de « rétropédalage ». « Chez les diplomates, cela fait trois jours qu'on ne décolère pas », explique Le Monde Afrique, qui cite l'un d'eux : « C'est un bazar insensé à l'Élysée ».Une « volte-face inattendue », s'étonne de son côté Seneplus qui décrit « une séquence ratée ». Jeune Afrique renchérit et parle d'un « fail mémoriel ». Le président « a raté le coche », conclut-il.Au Togo, le projet de nouvelle constitution fait parler« Tournée nationale de consultations », explique Togo First que le texte « sera présenté à la population qui aura la possibilité de faire des contributions en vue de son amélioration ». Dans le pays, l'opposition continue de dénoncer ce projet et le report des législatives.Le burkinabè Le Pays se demande d'ailleurs si « l'opposition peut faire plier Faure Gnassingbé », le président togolais. « On le sait, poursuit le journal, les changements de constitution en Afrique ont toujours été des occasions, pour les présidents en exercice, de remettre le compteur à zéro en anéantissant les effets de la clause limitative de mandats ». L’opposition doit « maintenir la pression » - des manifestations sont d'ailleurs prévues cette semaine - mais il rappelle que le président « a l'expérience de la gestion des crises politiques » et qu'il« a réussi à casser toutes les grandes contestations contre son régime ».Au Cameroun, la crise à la Fédération de football« Terrible lutte de pouvoir », commente Ivoirebusiness, en rappelant le bras de fer qui oppose Samuel Eto'o, président de la Fédération de footballe camerounaise, au gouvernement qui a nommé, sans le consulter, un sélectionneur, Marc Brys. « La chaise vide d'Eto'o fait jaser ! », écrit le site Afrik-Foot, puisque ce dernier n'a pas daigné accueillir le nouveau sélectionneur des Lions Indomptables. Samuel Eto'o compte même nommer, de son côté, un sélectionneur ce mardi 9 avril 2024.
4/9/20244 minutes, 6 seconds
Episode Artwork

À la Une: protestations après le report des élections au Togo

« L'opposition vent debout contre le report des élections », titre Republic of Togo, qui ajoute : « le remaniement électoral ne fait pas que des heureux, le report des législatives et des régionales contraint les partis à revoir leur programme de campagne ». Cette campagne devait commencer hier, jeudi, et l'annonce de son report est une « pure provocation », estime Jean-Pierre Fabre, le chef de l'Alliance nationale pour le Changement, qui n'est pas le seul parti d'opposition à voir rouge. « C'est surréaliste, inimaginable », renchérit Brigitte Adjamagbo-Johnson, coordinatrice de la Dynamique pour la Majorité du Peuple, un regroupement de petites formations. « Pour ces politiciens », poursuit Republic of Togo, « la révision de la constitution n'est pas une question prioritaire ». Et c'est exactement l'inverse de ce que préconise le ministre de la Fonction publique, Gilbert Bawara. Ce dernier assure que « la réforme doit intervenir avant les élections ». Et le ministre ajoute : « Ce qui se passe ne nous étonne pas, car ce sont des gens qui ne vont jamais changer. Beaucoup se sont installés dans les contradictions et les incohérences » Gilbert Bawara qui précise sa pensée : « Il est nécessaire, dit-il, d’établir les principes de fonctionnement de la nouvelle législature avant qu’elle ne soit mise en place ».Constitution et électionsEn un titre, le journal burkinabé Wakatsera résume la situation : « Nouvelle constitution d'abord, élections après, Faure Gnassingbé refroidit toutes les ardeurs, y compris celles de son propre camp politique ».« Pourtant, poursuit Wakatsera, cette constitution apporte de l’innovation dans la gouvernance togolaise et devrait même être accueillie avec bonheur par ceux qui ont toujours dénoncé et combattu la dominance de la famille Gnassingbe sur la vie politique togolaise depuis au moins 57 ans ». « Problème, ajoute le journal, les politiciens ont la tête déjà plongée dans des régionales et surtout des législatives qui doivent permettre de renouveler l’hémicycle un peu trop monocolore, c’est-à-dire habillé du bleu-blanc, les couleurs de l’UNIR, le parti au pouvoir ». Wakatsera n'en approuve pas moins l'attitude du pouvoir, estimant que « cette opposition au léger report des votes ne doit pas être une occasion pour ceux qui se nourrissent, comme des vautours, des manifestations sanglantes ». « Raison pour laquelle, estime Wakatsera, il est plus qu’impératif de tourner le dos aux démons de la violence et de donner toute la place aux débats dans le cadre plus indiqué de l’Assemblée nationale, où le peuple a ses représentants. Mais autant les populations doivent parler le langage de la non-violence, autant les gouvernants ont l’impérieux devoir de maintenir le cap de la cohésion nationale et de la paix sociale ».Conseil de la magistrature au SénégalLes Sénégalais observent les premières décisions de Bassirou Diomaye Faye. La presse sénégalaise se fait l'écho de ces décisions, à commencer par l'annulation des nominations au sein du conseil de la Magistrature, datant seulement du 29 mars dernier, nominations signées de celui qui était alors encore président Macky Sall. « Le président abroge les décrets pris le 29 mars », titre Dakar Matin. « Pour rappel », précise Sénégo, le président Macky Sall avait nommé un premier président de la Cour suprême et avait pourvu aux postes de membres du pôle financier. Senego qui cite les propos de l'éditorialiste Madiambal Diagne, réputé proche de Macky Sall, qui juge la manière de faire pas vraiment orthodoxe. « D’aucuns regretteront simplement, dit-il, que le Président Faye n’ait pas respecté le parallélisme des formes pour faire acter sa décision par une réunion spéciale du Conseil supérieur de la Magistrature. Peut-être qu’il ne faudrait pas commencer par corriger l’illégalité par l’illégalité ».
4/5/20244 minutes, 7 seconds
Episode Artwork

À la Une: Bassirou Diomaye Faye entre ruptures et promesses…

C’est ainsi que le site d’information sénégalais Seneplus qualifie le discours à la Nation, prononcé mercredi soir par le tout nouveau chef de l’État. « Un message fort en cette veille du 64ᵉ anniversaire de l’indépendance ». Le président « a annoncé d’importantes réformes à venir, promettant de "convoquer de larges concertations" sur plusieurs chantiers majeurs : la réforme du système électoral ; la rationalisation du nombre de partis politiques et de leur financement et l’organisation d’Assises regroupant les professionnels du droit pour "redorer le blason de la justice" et "la réconcilier avec le peuple". Dans un élan de rupture, le président a également promis de lutter contre la corruption et l’opacité qui gangrènent la gouvernance. (…) Revenant (aussi) sur les urgences économiques et sociales, le chef de l’État a dit vouloir "gagner la souveraineté alimentaire" en investissant davantage dans l’agriculture, la pêche et l’élevage. » Enfin, note encore Seneplus, « conscient des immenses attentes de la jeunesse, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé en faire "une priorité". "L’éducation, la formation, l’emploi et l’entreprenariat jeunes restent des défis majeurs que nous relèverons en concertation avec le secteur privé", a-t-il promis, annonçant la "révision des mécanismes existants". »Un souverainisme… responsable ?Pour sa part, Ledjely en Guinée, note que « tout au long de son discours d’une quinzaine de minutes, le jeune président sénégalais a mis en exergue le souverainisme qui lui semble particulièrement cher. Dès l’entame de son adresse, il a rendu hommage aux "vaillants résistants, héros célèbres ou méconnus qui, se donnant corps et âmes, ont défié l’odieux système colonial et sa prétendue mission civilisatrice". Mais, commente le site guinéen, si l’on met de côté cette première salve, on finit par réaliser que le souverainisme que défend Bassirou Diomaye Faye n’est pas le concept creux que certains panafricanistes de circonstance nous vendent via les réseaux sociaux ».En effet, précise Ledjely, « la participation des représentants des juntes malienne et burkinabè notamment à la cérémonie de prestation de serment de Bassirou Diomaye Faye ne doivent pas faire illusion. (…) Parce qu’en termes d’idéologie, il y a tout un océan entre, d’une part, Bassirou Diomaye Faye, et de l’autre Assimi Goïta et Ibrahim Traoré. Quand les seconds sont aveuglement engagés dans le remplacement mécanique du condescendant français par le nouveau colon russe, le premier, lui, prône un Sénégal exigeant du respect et de la considération de tous ses partenaires. Quand Goïta et Traoré passent l’essentiel de leur temps à imputer la responsabilité des malheurs de leurs pays respectifs à la France, Faye, lui, administre l’implacable vérité à ses compatriotes : "nous sommes seuls face à notre destin et personne ne fera à notre place, ce que nous ne sommes pas disposés à faire pour nous-mêmes". »Bref, conclut Ledjely, « le président sénégalais, lui, a conscience qu’aucun souverainisme n’est concédé. Il s’acquiert toujours. »Justement au Mali, à lire ce commentaire du quotidien Le Matin, publié par le site Maliweb : « l’élection de Bassirou Diomaye Faye fait rêver dans de nombreux États africains, notamment au Mali, un pays pris en otage par une génération de politiciens qui se succèdent dans le partage du gâteau en changeant juste de veste. (…) Malheureusement, déplore Le Matin, les Ousmane Sonko et autres Bassirou Diomaye Faye… maliens de ces dernières années ont tous déçu et ont fini par être dévorés par le système. »Nouveau gouvernement : vers un changement « systémique » ?Enfin, on revient au Sénégal où on attend maintenant la composition du gouvernement… « Le partage des maroquins après une victoire est toujours une question délicate pour ne pas dire un véritable casse-tête politique, remarque L’Observateur Paalga au Burkina, et les nouvelles autorités sénégalaises ne semblent pas avoir échappé à cette règle. La coalition 'Diomaye président' revendiquait plus de cent partis et mouvements qui se sont agrégés autour du Pastef pour rendre possible la victoire du 24 mars dernier. Il faudra donc, dans la mesure du possible, contenter tout le monde, sans tomber pour autant dans l’inflation gouvernementale. (…) Le nouveau gouvernement sénégalais devrait en tout cas symboliser le "changement systémique" voulu par le nouveau locataire du palais de la République. On ne serait donc pas étonné, conclut L’Observateur, qu’il y ait une large part réservée à des technocrates sans affiliation politique ou à de jeunes pousses du paysage politique sénégalais. »
4/4/20244 minutes, 30 seconds
Episode Artwork

À la Une: Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal

« Sonko aux manettes », s’exclame WalfQuotidien en première page. « Le président Bassirou Diomaye Faye n’a pas tardé à se mettre au boulot », relève le journal, en nommant son mentor dès hier soir, quelques heures après sa prestation de serment.« Pas de surprise… », pointe le site d’information Dakar Matin. « Ousmane Sonko est maintenant invité à proposer les membres du gouvernement. » Ce sera « dans les prochaines heures ou dans les prochains jours », a déclaré l’intéressé : « ce gouvernement sera composé d’hommes et de femmes de valeur et de vertu. De Sénégalaises et Sénégalais de l’intérieur et de la Diaspora, connus pour leur compétence, leur intégrité et leur patriotisme. »Lors de ce premier discours, « Ousmane Sonko a lancé un vibrant appel à l’unité nationale et à la participation citoyenne, relève Seneplus. Évoquant "cette formidable jeunesse sénégalaise" qui s’est mobilisée pour nettoyer les artères des villes, il a déclaré : "c’est d’autant plus important que nous articulons notre action autour de la citoyenneté, de la participation collective. (…) Nous ne ménagerons aucun effort pour atteindre les objectifs que nous avons promis au peuple sénégalais, c’est-à-dire la rupture, le progrès et le changement définitif dans le bon sens". »Qui va diriger le pays ?Alors « Diomaye Faye et Ousmane Sonko, qui sera le véritable président du Sénégal ? » : question posée par WakatSéra à Ouagadougou.« Ousmane Sonko en tant que chef du gouvernement sera le véritable chef d’orchestre d’une symphonie qu’il a écrite de bout en bout, affirme le quotidien burkinabé. Le Sénégal se retrouvera, à s’y méprendre dans un scénario à la Medvedev-Poutine ! »En tout cas, poursuit WakatSéra, « Bassirou Diomaye Faye doit agir en président de tout le monde, de tous ces Sénégalais et Sénégalaises qui ont soif de justice, d’équité, de mieux-être social et de développement inclusif (…). En matière de politique internationale, avec la souveraineté du Sénégal chevillée au corps, mais ayant également pour étoile polaire "l’unité africaine", le nouveau président de la République saura certainement faire les bons choix, entre partenaires anciens et nouveaux, guidé par le seul intérêt de son peuple. »En effet, complète Ledjely en Guinée, « une frange non négligeable de ceux qui l’ont élu voudraient qu’il honore sa promesse électorale de redéfinir les rapports du Sénégal avec certains de ses partenaires, dont en particulier la France. »Quelles relations entre Dakar et Paris ?Justement, jusqu’où va aller l’attelage Faye-Sonko dans ce domaine ?Certains prônent la rupture… Témoin, cette tribune publiée par le quotidien sénégalais 24 Heures : « Les régimes fantoches pro-occidentaux s’effritent rapidement sur l’ensemble du continent africain, peut-on y lire. L’Alliance des États du Sahel, Mali, Burkina-Faso et Niger, est peut-être l’avant-garde d’un Axe de Résistance africain. (…) Bassirou Diomaye Faye a émergé avec le profil d’un leader panafricain outsider pour renverser le président sortant Macky Sall, marionnette de la France. (…) Il n’a pas encore dit clairement s’il avait l’intention de chasser les militaires français du Sénégal. Si cela devait se produire, le coup porté à Paris serait sans précédent. »Un « partenariat gagnant-gagnant » ?« Face à l’élection de Bassirou Diomaye Faye, la France veut éviter la rupture », pointe pour sa part Le Monde Afrique à Paris. « Si les sujets de friction entre le Pastef, parti "panafricaniste de gauche" et la France sont évidents, des terrains de conciliation sont possibles. Opposé au franc CFA dans sa version actuelle, Bassirou Diomaye Faye plaide pour une réforme de la monnaie commune ouest-africaine héritée de la colonisation. Un point sur lequel la France, premier investisseur et deuxième partenaire commercial, se dit sereine. "Nous sommes plus ouverts que jamais à cette idée. C’est ce que le président [Macron] veut mener depuis des années. Si d’autres points sont à réformer, nous serons réceptifs", assure une source diplomatique française. Sur l’aspect sécuritaire, poursuit Le Monde Afrique, le Pastef ne réclame plus le départ des troupes françaises – soit 350 soldats toujours présents à Dakar –, comme il l’avait exigé par le passé. Bassirou Diomaye Faye n’a toutefois pas exclu d’étendre la coopération sécuritaire à de nouveaux partenaires, Russie incluse. »Il y a un an, relève encore Le Monde Afrique, Bassirou Diomaye Faye déclarait : « nous ne sommes pas contre la France, mais pour le Sénégal. Dire "je me préfère" ne signifie pas "je te déteste". Ce que nous voulons, c’est un partenariat gagnant-gagnant. »Reste, conclut le journal, « qu’une période d’incertitude est ouverte dans les relations entre la France et le Sénégal, où chaque déclaration et chaque geste de part et d’autres seront scrutés. »
4/3/20244 minutes, 18 seconds
Episode Artwork

À la Une: les habits neufs du président Faye

Le grand jour est arrivé pour Bassirou Diomaye Faye, BDF, comme il est déjà surnommé dans la presse… Il va prendre officiellement ses fonctions ce matin, pointe le site d’information Senego, « en tant que 5ᵉ président de la République du Sénégal, succédant ainsi au président Macky Sall. Pour marquer cet événement, une cérémonie de prestation de serment est organisée par le Conseil constitutionnel, suivie d’une cérémonie d’investiture qui se tiendra au Centre international de conférence Abou Diouf à Diamniadio. Cette journée historique verra la présence de plusieurs chefs d’État et de gouvernement, témoignant de l’importance de cette transition démocratique au Sénégal. »« Bassirou devant Dieu et la Nation », s’exclame le quotidien 24 Heures en première page.Quelles nouvelles têtes ?Alors, passé le protocole, place à l’action. « À quoi pourrait ressembler le gouvernement du nouveau Président ? », s’interroge Seneweb. « Après les cérémonies de prestation de serment et de passation de service, l’ancien inspecteur des Impôts et des Domaines va s’atteler à la nomination de son Premier ministre qui sera suivie de la composition du gouvernement. »D’après DakarActu, sans surprise, « Ousmane Sonko, le leader du Pastef, pourrait bien être vice-président ou premier Ministre du premier gouvernement du Président Bassirou Diomaye Faye. Père fondateur du projet, Sonko est capable de driver l’équipe gouvernementale attendue par les sénégalais pour réformer le système. »Justement, à quoi faut-il s’attendre ? « Les sénégalais ne seraient pas surpris de voir un gouvernement “melting pot“ ou “soupe Kandja“, affirme DakarActu, où tous les artisans de cette victoire auraient leur part du gâteau. En effet, des femmes et des hommes de valeurs constituent la coalition Diomaye Président » : des militants du Pastef auxquels il faut adjoindre d’autres personnalités politiques de la coalition Yewwi Askan Wi ou encore du PDS. « Auront-ils une place dans le prochain gouvernement qui sera mis en place cette semaine ? », s’interroge DakarActu. « L'avenir nous édifiera. »Des paroles aux actes…Et les attentes des Sénégalais sont énormes. C’est ce que souligne notamment le quotidien Aujourd’hui à Ouagadougou : « le Pastef a beaucoup promis, des promesses qui ont convaincu, face aux attentes de la jeunesse, ras-le-bolisée par un système sclérosé à l’évidence.Du travail pour ces jeunes, qui ont depuis longtemps les yeux rivés vers l’espace Schengen, des soins adaptés pour tous, l’éducation, la justice sociale, l’égalité des chances, la croisade contre la corruption, sans oublier les problèmes intramuros comme les questions de pêche à Saint-Louis, la gestion du futur gaz, l’avenir du CFA etc… (…) C’est là que le héraut ou les hérauts (avec Sonko) devront convaincre : en revêtant l’habit du candidat antisystème, BDF, président, devra opérationnaliser son discours. Or, l’exercice du pouvoir n’est pas si simple. »D’abord l’emploi…« Quels sont les chantiers prioritaires ? », s’interroge Le Monde Afrique. « Le principal défi sera “la création d’emplois“, estime l’économiste Mame Mor Sene, de l’université de Dakar. Dans ce pays où 75 % de la population a moins de 35 ans et où le taux de chômage s’élève officiellement à 20 %, les jeunes sont de plus en plus nombreux à fuir la pauvreté et prendre le chemin de l’émigration clandestine vers l’Europe, en dépit des périls. “Résoudre le problème du chômage prendra du temps et ne sera pas facile. C’est toute la structure de l’économie qui est à réviser“, estime Mar Mome Sene. Le chercheur souligne qu’il faudra investir massivement dans le secteur industriel, alors que l’économie repose traditionnellement sur les services. »Autre mission importante, souligne encore Le Monde Afrique : « créer un environnement favorable et rétablir la confiance entre Sénégalais rompue sous le précédent régime. (…) Pour le politologue El Hadji Mamadou Mbaye, “baisser rapidement le prix de produits de base“, comme le riz, l’huile ou le coût de l’électricité, pourrait être l’une des premières mesures pour donner rapidement des gages à l’électorat. Les réformes institutionnelles et la lutte contre la corruption, par la création d’un Parquet national financier, pourraient aussi être mises en place rapidement, estime-t-il. Il note (aussi) que le nouveau président devra décider ou non de dissoudre l’Assemblée nationale, installée en septembre 2022, où il ne dispose pas de majorité. La Constitution interdit cette pratique durant les deux premières années de législature. Des élections seraient alors possibles à partir de la mi-novembre. »
4/2/20244 minutes, 18 seconds
Episode Artwork

À la Une: la Russie accentue sa présence en Afrique

L’influence de Moscou sur le continent s’intensifie, que ce soit sur le plan diplomatique, militaire, ou encore économique. En effet, constate Le Point Afrique, « la Russie continue de s’implanter doucement, mais sûrement, en terre africaine, comme c’est le cas au Sahel où les pays occidentaux sont de manière croissante invités à plier bagage. Ainsi, après avoir tissé des liens étroits avec la junte militaire dirigée par le colonel Assimi Goïta au Mali, Moscou vient de se rapprocher du pays des Hommes intègres, le Burkina Faso, en y mettant officiellement pied par l’ouverture successive d’une ambassade après plus de 31 ans d’absence et d’une base militaire qui devrait compter 300 militaires à Loumbila, à une vingtaine de kilomètres au nord-est de la capitale burkinabè, Ouagadougou. Une présence russe qui pourrait prochainement s’étendre au Niger qui lui ouvre déjà les bras, relève encore Le Point Afrique, ainsi que potentiellement au Tchad, "dernier allié occidental de la région", où le président de la transition, Mahamat Idriss Déby Itno, a effectué une visite officielle en Russie le 23 janvier dernier. »Rapprochements tous azimutsEn effet, complète Jeune Afrique, Vladimir Poutine, « le maître du Kremlin a su, en seulement quelques années, repositionner son pays au cœur de la scène politique africaine. Parrain des régimes en place à Bamako, Ouagadougou ou Bangui, en cours de rapprochement avec les putschistes de Niamey, Moscou a poussé la France à la faute, puis vers la sortie de certains pays de son ancien pré carré. Propagande et diplomatie souverainistes et anti-occidentales, soutien multiforme à des sociétés civiles et oppositions frondeuses, mise à disposition du groupe Wagner et de son réseau… La Russie a su déployer sur le continent une stratégie tentaculaire, pointe encore Jeune Afrique, laquelle n’a pas été mise à mal par la guerre en Ukraine, qui symbolise aujourd’hui son combat contre l’Occident ».Une base russe en RCA ?En République centrafricaine, tête de pont de l’implantation de Moscou sur le continent, un projet de base pour l’armée russe a été lancé. Ce serait « une première », relève Le Figaro à Paris. Pour l’instant, ce projet n’en est qu’au stade des discussions. Mais d’après le quotidien français, cette base militaire russe pourrait s’implanter « à Berengo à environ 80 km de Bangui », sur les lieux « d’un ancien palais de Bokassa ». 10 000 militaires pourraient y stationner. Récemment, rapporte encore Le Figaro, Fidel Ngouandika, conseiller du président centrafricain, s’est « montré très enthousiaste : "nous sommes engagés à 1 000% envers la Russie et nous pensons que la Russie doit rester avec nous", rappelant que "le but de la présence militaire russe en RCA est de former les soldats". »Des médias sous influenceL’influence russe sur le continent passe aussi par les médias. Exemple au Mali, où l’agence de presse Spoutnik est de plus en plus présente. Sur le site d’information malien Malijet, on trouve ainsi des articles relayant la thèse de Moscou sur l’implication de l’Ukraine dans le récent attentat qui a frappé la capitale russe. Ou encore sur le site Maliweb, cet article relayant les propos de Rouslan Stroganov, représentant de la délégation russe lors de la 55e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève. Le diplomate russe qui estime que « les dirigeants maliens ont besoin d’un soutien constructif à plusieurs niveaux de la part de la communauté internationale plutôt que de la pression politique que les pays occidentaux tentent d’exercer, notamment en recourant aux mécanismes internationaux des droits de l’homme ».Qui veut une centrale nucléaire ?Enfin, la Russie accroît également sa présence en Afrique par le biais économique avec notamment plusieurs projets d’implantation de centrales nucléaires. Dernier pays en date à vouloir se doter d’une centrale en partenariat avec Moscou : le Burkina Faso. Les deux pays sont sur le point « de signer une feuille de route pour construire un réacteur nucléaire », croit savoir le site d’information Afrikmag.Afrikmag qui rapporte également que des pourparlers dans le même sens seraient en cours avec le Mali, le Zimbabwe, le Burundi, le Nigeria ou encore la Tanzanie. Au Rwanda, un accord pour la construction d’une centrale a été conclu en 2019. Et en Égypte, les travaux sur la quatrième tranche de la centrale nucléaire de Dabaa ont débuté en janvier dernier.
4/1/20243 minutes, 57 seconds
Episode Artwork

À la Une: Interrogations autour de la transition au Mali

La période de transition au Mali vient de s'achever officiellement, sans pour autant que les militaires aient rendu le pouvoir aux civils. « Incertitude au Mali, la transition touche-t-elle à sa fin ? » s'interroge MaliActu, qui donne la parole à Housseïni Amion Guindo. L'opposant parle d'une attitude « méprisante », de la part des autorités, mais aussi d'une « violation flagrante des principes fondamentaux de bonne gouvernance ». « Pour Guindo », ajoute Mali Actu, « le silence calculé des autorités de la transition ne fait qu’accentuer l’incertitude et consolider leur position dominante face à un peuple meurtri et démuni, laissant planer une question cruciale : quelle sera la prochaine étape pour le Mali ? »Autant de critiques que ne partage pas Sahel Tribune, qui nous explique « pourquoi le Mali ne peut pas se précipiter vers les élections ». Pour le site d'informations, il est nécessaire de « reconnaître que les enjeux auxquels le Mali est confronté ne peuvent être résolus dans la précipitation ou sous la pression d’intérêts partisans ». Sahel Tribune refuse de s'en prendre au régime du colonel Assimi Goïta, qui, nous dit-il, a « démontré une volonté ferme de rebâtir le pays sur des fondations solides. Alors que la route vers la démocratie pleine et entière est semée d’embûches, la direction prise jusqu’ici laisse présager un avenir où le Mali peut aspirer à la prospérité, à la justice et à la dignité pour tous ses enfants », conclut Sahel Tribune.La presse burkinabè et Bassirou Diomaye FayeC'est Le Pays qui s'intéresse au nouveau président sénégalais, lequel, nous dit le journal burkinabè, « montre la voie à suivre ». « Par cette dévolution pacifique du pouvoir dans les délais impartis, le Sénégal peut s’enorgueillir de ses pratiques démocratiques et montre la voie dans une Afrique en pleine mutation, tourmentée, entre autres, par les guerres, les conflits, la vie chère et le terrorisme sur fond de retour en force des coups d’État ».À lire aussiSénégal: de qui Bassirou Diomaye Faye va-t-il s’entourer pour mener son projet?Mais de nombreux défis attendent le nouveau président, ajoute le Pays, « à commencer par celui de la relance économique dans un contexte de renchérissement continu du coût de la vie. Sans oublier la lancinante question du chômage qui pousse de nombreux jeunes à l’émigration clandestine avec toutes les conséquences qui vont avec (...) C’est dire si, passé les moments d’euphorie, le nouveau locataire du palais de la République devra rapidement redescendre sur terre où il sera confronté à la réalité du pouvoir », avertit le Pays.Massacre du 17 octobre 1961« L'Assemblée nationale française a franchi le pas », nous dit TSA. Le site d'information algérien écrit qu'une résolution, « portée par la députée d’origine algérienne Sabrina Sebaihi, condamnant le massacre de manifestants algériens le 17 octobre 1961 à Paris a été adoptée hier par l’Assemblée nationale française ». Les faits remontent donc à plus de 60 ans, quand, rappelle TSA, « en pleine guerre d’Algérie, des immigrés algériens étaient sortis, le 17 octobre 1961 à Paris, manifester contre un couvre-feu nocturne qui les ciblait spécifiquement ».La répression de la manifestation par la police parisienne, dirigée alors par Maurice Papon, avait fait des « dizaines de victimes, entre 30 et 200 morts, selon les historiens (...) Certains manifestants ont été jetés dans la Seine et sont morts noyés ». Le vote de l'Assemblée nationale ne s'est toutefois pas fait sans accroc. « À l'extrême droite », précise TSA, « la résolution est dénoncée avec véhémence ». Au cours de la séance, un député du Rassemblement national a qualifié les massacres du 17 octobre de « fake news ». « J’y vois une volonté de déstabiliser notre pays par des mensonges, ce qu’on appelle aujourd’hui des fake news », a-t-il assuré. À contre-courant de l'histoire de la France et l'Algérie.À lire aussiRésolution condamnant le massacre du 17 octobre 1961: «Une journée de commémoration est essentielle»
3/29/20244 minutes, 13 seconds
Episode Artwork

À la Une: bouleversement politique au Togo

Dans la nuit du 25 au 26 mars, une nouvelle Constitution a été adoptée. Désormais, précise Jeune Afrique, « le président de la République ne sera plus élu au suffrage universel direct mais par les députés et sénateurs réunis en Congrès. Cette petite révolution en Afrique francophone a été présentée par ses initiateurs comme une mesure "moderne" visant à réduire la prépondérance du président de la République et à améliorer la collaboration entre les pouvoirs exécutif et législatif. […] Très vite, pointe Jeune Afrique, beaucoup d’opposants se sont indignés de cette révision constitutionnelle. Et pour cause : les élections législatives ne s’étant pas tenues avant le 31 décembre 2023 comme le calendrier électoral l’imposait, certains estiment que le mandat des députés actuels est terminé, et donc que ce changement de Constitution est illégitime. D’autres, au contraire, invoquent l’ancienne Constitution, qui dispose que les députés de la législature en fin de mandat restent en place jusqu’à la prise de fonction des nouveaux élus. »Une monarchisation du régime ?Quoi qu’il en soit, relève encore Jeune Afrique, « le basculement vers un régime parlementaire, qui retire aux Togolais le droit d’élire directement leur président de la République, fait craindre à certains une monarchisation du régime. L’opposition, qui espérait faire des prochaines élections législatives et régionales une étape vers l’alternance, voit ses ambitions s’évaporer ». Et « certains opposants redoutent que Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005 après avoir succédé à son père Gnassingbé Eyadema, lui-même au pouvoir pendant plus de 37 ans, ne devienne président à vie ».D’autant que la constitution togolaise avait déjà été récemment modifiée… C’est ce que rappelle le site d’information Actu Niger : « Cette révision fait suite à celle intervenue en 2019 et qui avait eu comme objet, la limitation à deux des mandats présidentiels. Ce qui avait déjà permis de remettre les compteurs à zéro pour le président Faure Gnassingbé dont la candidature pour la prochaine élection présidentielle ne souffre d’aucun doute. (…) L’adoption de cette nouvelle révision de la Constitution a (donc) aussitôt suscité une levée de boucliers de l’opposition et des associations de la société civile », relève encore le site nigérien.L’opposition vent deboutHier mercredi à Lomé, précise le site Togo Breaking News, « des organisations de la société civile et 19 partis politiques regroupés au sein du Front "Ne touche pas à ma Constitution" ont appelé les togolais à se mobiliser contre le changement de la constitution. Mais la rencontre a été interrompue par les forces de l’ordre à coup de grenades lacrymogène »,au motif que celle-ci n’avait pas été autorisée.Pour ce front, le« changement de la constitution est "une trahison des élites dirigeantes du pays" et il appelle à la résistance les agents de la fonction publique, les membres des corps constitués, les membres du corps judiciaire, les professions libérales, les religieux, les chefs traditionnels, les syndicats, bref toute la population togolaise ».L’alternance au Sénégal : quelles premières mesures ?À la Une également, le Sénégal avec les attentes après l’alternance. Quelles vont être les premières mesures du président Bassirou Diomaye Faye ? Les dossiers brûlants sont nombreux, notamment la situation économique : « Quand le président Bassirou Diomaye Faye recevra les comptes de l’État après son installation, il pourrait sursauter, tellement la situation macro-économique est tendue », relève Walf Quotidien, qui pointe, entre autres, « le poids de la dette publique du pays qui atteint presque 13 000 milliards de FCFA ».Autre question : qui va faire partie du nouveau gouvernement et qui pour le diriger ? Il est trop tôt pour faire des pronostics mais d’ores et déjà le site d’information Seneplus prévient : il faut de nouvelles têtes. « L’élection de Diomaye Faye symbolise un désir profond de renouvellement au sein de la société sénégalaise. Les citoyens aspirent à une gouvernance débarrassée des pratiques obsolètes et corrompues qui ont longtemps entravé le développement du pays. Ils ont voté pour une rupture, non seulement avec les méthodes du passé, mais également avec les figures qui les incarnent. (…) Il en va de la crédibilité du nouveau régime, affirme encore Seneplus. En choisissant délibérément de se démarquer des figures et des comportements du passé, le président Faye resterait fidèle à un idéal défendu par un mouvement populaire qui l’a porté au sommet et à un mandat confié par un peuple avide de changements et de progrès. »
3/28/20244 minutes, 29 seconds
Episode Artwork

À la Une: sacré Sénégal!

La victoire de l’opposant Bassirou Diomaye Faye à la présidentielle et surtout le processus démocratique et populaire sans tache qu’ont finalement su mettre en place les Sénégalais font encore couler beaucoup d’encre ce mercredi.La presse sénégalaise continue de savourer cette victoire de la démocratie. Ainsi, commente le quotidien 24 Heures, « ils étaient 19 gladiateurs à descendre dans l’arène, chacun porteur d’une potion magique destinée à parfumer le riz de millions de Sénégalais. À l’arrivée, un seul a eu l’immense privilège de lever les bras au ciel en signe de victoire ! Pourtant, après bien des péripéties et un parcours parsemé de chausse-trappes, nombreux étaient ceux qui craignaient des lendemains de feu dans ce pays connu pour être, dans un océan agité, un îlot de démocratie et de cohabitation pacifique entre communautés politiques, religieuses et ethniques. Rien de tout cela. Bien au contraire, s’exclame 24 Heures, les vaincus sont tous sortis de leur torpeur pour féliciter le vainqueur. C’est cela le pays de Senghor, de Diouf, de Wade, de Sall et aujourd’hui de Bassirou Diomaye Faye. L’histoire continue. Pourvu que jamais le grain ne meurt. »Une leçon de démocratie« Sacré Sénégal ! », lance pour sa part Jeune Afrique. « Inquiétude, violence, manipulation, corruption, dérive dictatoriale, fraude annoncée : tout a été dit, écrit et prédit, surtout le pire, à propos de la présidentielle de ce 24 mars. (…) Résultat, pointe le site panafricain : malgré le sentiment d’avoir frôlé moult fois le bord de l’abîme, nous avons assisté à une troisième alternance et à une leçon pour tous ceux, et ils furent nombreux, qui se sont échinés à moquer les Sénégalais, alors que personne ne leur arrive à la cheville en matière de transparence électorale et de vigueur démocratique. (…) Ici, poursuit Jeune Afrique, impossible de faire dire aux urnes autre chose que ce que les citoyens ont exprimé. Ici, les institutions, comme le Conseil constitutionnel, jouent leur rôle et ont le dernier mot, fût-ce en contrariant le palais présidentiel. Ici, les militaires restent dans leurs casernes et ne se préoccupent que de sécurité. Ici, être président ne signifie pas que l’on a forcément raison et que l’on a de comptes à rendre à personne. Ici, enfin, on peut décider d’affronter la toute-puissance de l’État et finir par l’emporter. »Double avertissementPour Le Monde Afrique, « cette nette victoire sonne un double avertissement. Aux chefs d’État africains tentés, comme Macky Sall, de s’accrocher indûment à leur siège. En insinuant qu’il pourrait, contre la Constitution, briguer un troisième mandat, puis en multipliant les manœuvres destinées à museler les opposants et à entraver le processus électoral, le président sortant apparaît comme un artisan de la défaite de son camp. Ses efforts pour présenter le Sénégal comme un “pays émergent“, grâce à quelques grands travaux et à la promesse de l’exploitation de gisements de pétrole, n’ont pas convaincu la masse des laissés-pour-compte, attirés par la promesse d’une “rupture“. Avertissement enfin aux pays occidentaux comme la France, pointe encore Le Monde Afrique, qui, désormais en concurrence avec bien d’autres puissances, doivent tirer les conséquences d’un contexte africain qui ressemble de plus en plus à une phase nouvelle de la longue histoire de la décolonisation. »Où va le Togo ?Le Sénégal en pleine vitalité démocratique… et au Togo bien des interrogations après l’adoption lundi par les députés d’une nouvelle constitution qui instaure un régime parlementaire…« Il y a de quoi être stupéfait, soupire Le Pays à Ouagadougou. Faure Gnassingbé qui a succédé à son père en 2005, dans les conditions que l’on sait, a déjà tripatouillé la même Constitution pour se maintenir au pouvoir. En fin de course, et n’ayant plus la possibilité de briguer un nouveau mandat, va-t-il faire valoir ses droits à la retraite et passer le témoin à un autre ? Ou bien va-t-il profiter de cette nouvelle porte que lui ont ouverte les députés acquis à sa cause pour poursuivre l’aventure à la tête du Togo ? » Réponse du journal : « la deuxième option semble plus plausible. »Enfin, WakatSéra implore : « pourvu que la nouvelle constitution togolaise ne soit pas qu’un moyen pour Faure Gnassingbé de remettre le compteur des mandats à zéro, pour s’ouvrir un boulevard vers la présidence à vie ! »
3/27/20244 minutes, 15 seconds
Episode Artwork

À la Une: un vent nouveau souffle sur le Sénégal

« Rupture », « séisme politique », « ère nouvelle », « nouveau chapitre », « espoir », « trajectoire inspirante » : les commentaires fusent dans la presse sénégalaise, et au-delà, au lendemain de la victoire de Bassirou Diomaye Faye à la présidentielle. Une victoire qui se concrétise dès le premier tour ­­- en attendant les chiffres définitifs - au travers des messages de félicitations qui lui ont été adressés. En premier lieu, celui d’Amadou Bâ, le candidat de la coalition présidentielle sortante, qui a reconnu sa défaite et qui a souhaité à son adversaire « réussite et succès » à la tête du pays.Commentaire du quotidien 24 Heures à Dakar : « le sourire mi-figue, mi-raisin du candidat de Benno, Amadou Bâ, cache mal son amertume face au poulain avec lequel il collaborait à la Direction générale des impôts. 24 heures après la compilation des résultats, le verdict des urnes sonne comme un uppercut : Bassirou Diomaye Faye, le numéro 2 de Pastef a fini de déjouer tous les pronostics qui le voyaient comme un bon deuxième (…). Son élection à la magistrature suprême a entraîné un torrent de commentaires aussi puissant que le tsunami qui l'accompagné à la tête de l’Etat. »Tournant…« Ce qui rend cette élection exceptionnelle, pointe pour sa part WalfQuotidien, réside dans le fait que Bassirou Diomaye Faye est sorti de prison (il y a 11 jours), alors que le Sénégal était en pleine campagne électorale. Incarcéré suite à une publication critiquant la justice sénégalaise en relation avec une affaire impliquant Ousmane Sonko, il a été libéré en même temps que ce dernier. Les deux hommes ont décidé de mener campagne sur l’ensemble du territoire sénégalais, aboutissant aujourd’hui à une victoire éclatante et incontestée. Le geste d’Amadou Bâ, ainsi que la réussite de la stratégie d’Ousmane Sonko, marquent un tournant dans la vie politique sénégalaise, relève encore WalfQuotidien, illustrant un exemple de transition démocratique et de maturité politique. »Exemplarité…Et c’est ce que salue la presse de la sous-région… « Dans un monde où la démocratie est souvent mise à l’épreuve, le Sénégal se dresse comme un phare d’espoir, prouvant que la voix du peuple est non seulement entendue mais célébrée », affirme Sahel Tribune au Mali qui parle aussi de « trajectoire inspirante. » « Un dénouement qui inspire », renchérit Ledjely en Guinée.Aujourd’hui au Burkina Faso n’en revient toujours pas : « de la prison au palais (présidentiel) de l’Avenue Roume, c’est inédit, surtout après le tangage politique et judiciaire au long cours, qui a fait craindre que la démocratie sénégalaise se saborde sur l’autel des intérêts partisans. C’est une leçon de chose politique que le Sénégal administre à l’Afrique, à la sous-région, une leçon dont les professeurs sont la jeunesse sénégalaise, qui a cru au Pastef, en Ousmane Sonko et en Bassirou Diomaye Faye. Qui l’eut cru ? », s’étonne encore Aujourd’hui. « Il y a 10 ans, radiés de l’effectif des Impôts où ils étaient inspecteurs, Sonko et Diomaye avaient comme patron un certain Amadou Bâ, et une décennie après, ils tiennent leur revanche. Et quelle revanche ! »Défis immenses…En tout cas, remarque Le Pays, toujours à Ouagadougou, « maintenant qu’il est passé de la prison au palais présidentiel, le plus dur commence pour Bassirou Diomaye Faye. Les défis qui attendent le numéro deux du Pastef sont immenses, lui qui, en plus de travailler à sortir de l’ombre de son mentor, devra se montrer à la hauteur des aspirations de ses compatriotes. Le successeur de Macky Sall aura tout à prouver durant le quinquennat qui est en train de s’ouvrir à lui. » Et « on attend de voir le rôle que jouera Ousmane Sonko dans le dispositif du nouveau pouvoir. Et surtout si ce dernier saura faire avec l’heureux élu un tandem gagnant à la tête de l’État sénégalais. »Une feuille de route ambitieuse…En attendant, dans son premier discours hier, Bassirou Diomaye Faye « a réaffirmé avec force ses priorités », relève Seneplus à Dakar. « Réconciliation nationale, lutte anti-corruption, refondation institutionnelle… Une feuille de route exigeante qui marque la volonté de rompre avec les pratiques passées. » Le nouveau président « a esquissé les contours d’un Sénégal renaissant, plus démocratique, plus uni et plus prospère. Un défi de taille, certes, conclut Seneplus, mais porté par une volonté politique inébranlable et la confiance renouvelée du peuple. »
3/26/20244 minutes, 23 seconds
Episode Artwork

À la Une: la présidentielle au Sénégal, les jeux sont faits…

Les chiffres ne sont pas encore officiels, mais pour la presse sénégalaise, c’est tout comme… L’opposant Bassirou Diomaye Faye est en tête de la présidentielle et il ferait même un coup gagnant, comme on dit en Afrique de l’Ouest, avec plus de 50% des voix et donc une victoire dès le premier tour.« De mémoire électorale, c’est du jamais vu ! », s’exclame le quotidien 24 Heures. « Les électeurs sénégalais semblent sanctionner douze ans de pouvoir. Pour un opposant qui a été interdit de faire des enregistrements pour le journal de campagne de la télévision nationale ; pour quelqu’un qui a été privé de ses bases politiques en étant envoyé en prison ; pour quelqu’un qui a fait une (seule) semaine de campagne électorale (…), les résultats provisoires récoltés sur la majorité des centres de votes de la diaspora et au niveau national semblent sans équivoques. Les tendances sont lourdes ! La coalition “Diomaye Président“ a fait un raz de marée dans les bureaux de vote les plus importants. »Félicitations…« Happy birthday Mister President », bon anniversaire M. le Président, titre en Une WalfQuotidien. Avec cette photo pleine page de Bassirou Diomaye Faye, les bras levés en signe de victoire.« Bassirou Diomaye Faye fête aujourd’hui son anniversaire, précise le quotidien dakarois, et à 44 ans, il devient le plus jeune président de la République du Sénégal. Selon plusieurs sources proches de son parti Pastef, le protocole militaire s’est rendu dans la nuit à son domicile pour le sécuriser. D’ailleurs, la plupart des candidats l’ont félicité et ont reconnu leur défaite. Ainsi, Bassirou Diomaye Faye passe de la prison au palais. »En effet, pointe le site d’information Senego, « Bassirou Diomaye Faye a déjà reçu les félicitations de presque tous ses concurrents, à l’exception notable d’Amadou Ba et d’Idrissa Seck. L’issue de l’élection présidentielle d’hier semble pencher en faveur de Faye, dont la victoire pourrait être confirmée si son principal adversaire le félicite dans les heures à venir. »Parmi les premiers à le féliciter : Karim Wade… « Le candidat du Parti démocratique sénégalais, recalé par le filtre de la double nationalité, jubile depuis Doha », note DakarActu : “je félicite chaleureusement Bassirou Diomaye Faye pour sa victoire éclatante dès le premier tour de l’élection présidentielle. Nos concitoyens ne se sont pas laissés manipuler par de basses manœuvres visant à fausser la sincérité du scrutin. La démocratie a gagné“. »Amadou Bâ silencieux…Quant à Amadou Bâ, qui serait en deuxième position, il est toujours silencieux… Il devrait s’exprimer à la mi-journée. Reste que son camp affirme « fermement croire à la probabilité d’un second tour, relève le site d’information Seneplus, contredisant ainsi les anticipations d’une victoire unilatérale. Le camp du candidat de la majorité présidentielle souligne sa confiance dans le fait que, même dans le pire des scénarios, Amadou Bâ se retrouverait dans un duel au second tour de l’élection. »Commentaire de Seneplus : « cette déclaration, à la fois ferme et optimiste, reflète la complexité du paysage politique sénégalais, où les résultats électoraux sont souvent imprévisibles et le dialogue entre les différents acteurs est crucial pour la préservation de la paix sociale et de la démocratie. »Qui détiendra vraiment le pouvoir ?En tout cas, en attendant les résultats officiels, on peut dire, commente WakatSéra au Burkina Faso, que « le vote s’est déroulé dans un climat général apaisé. Et une fois de plus, le Sénégal, comme avant chaque élection présidentielle, a joué à se faire peur. » Mais, « une fois de plus (encore), le Sénégal est le seul véritable gagnant de cette élection », relève le site ouagalais qui s’interroge : « comment se présentera le Sénégal de l’après Macky Sall, si Bassirou Diomaye Faye est vainqueur ? Qui aura la réalité du pouvoir entre le président élu et celui dont il a été le “plan B“, Ousmane Sonko ? (…) Il est certain que ce changement aura forcément d’une manière ou d’une autre un impact sur le cours des événements politiques dans la sous-région ! »Enfin Ledjely en Guinée s’interroge également : « quels types de rapports vont entretenir le mentor et son poulain devenu président ? Sonko sera-t-il un président par procuration ? Faut-il au contraire s’attendre à un divorce résultant d’une volonté de Diomaye de se libérer d’une tutelle encombrante ? (…) Les Sénégalais pourraient avoir choisi un saut dans l’inconnu. Le désir de rupture est certes louable. Mais il est à espérer que cela ne débouche pas sur une nouvelle impasse. »
3/25/20244 minutes, 17 seconds
Episode Artwork

À la Une: le Sénégal à deux jours de l'élection présidentielle

C'est aujourd'hui vendredi la fin d'une campagne menée au pas de course. Et l'heure est aux derniers ralliements. Notamment le ralliement d'Habib Sy, qui se retire au profit de Bassirou Diomaye Faye, annonce Sénéplus qui décrit Habib Sy, « devant une foule de militants venus l'acclamer, debout sur le toit ouvrant de sa voiture ». « Il s’agit du deuxième désistement en faveur du candidat de Diomaye Président, après celui de Cheikh Tidiane Dièye intervenu mercredi », précise Sénéplus qui a fait les comptes : « Il reste 17 candidats en lice pour l'élection présidentielle de dimanche ». Ce n'est toutefois pas une surprise, nous dit-on. « Le désistement de l’ancien ministre d’État était attendu.  À chacune de ses apparitions publiques au cours de cette campagne électorale, Habib Sy a appelé à voter pour le candidat du parti dissout, PASTEF. »De son côté, Dakar Matin s'intéresse au « candidat Amadou Ba », le candidat de la coalition au pouvoir, Benno Bokk Yakaar, qualifié de « dauphin problématique de Macky Sall ». Dakar Matin s'explique : « Lors de son premier meeting de campagne à Kaolack le 18 mars, Amadou Ba est apparu conquérant, haranguant une foule de milliers de partisans sous les acclamations. Pourtant, les semaines précédentes ont été éprouvantes pour le candidat du pouvoir. Plusieurs hauts responsables de Benno Bokk Yakaar, ont brillé par leur absence lors des meetings et entretenu le trouble sur le soutien réel du président. Certains médias évoquaient même l’hypothèse d’un changement de candidat en faveur de l’ex-Premier ministre Mahammed Dionne. » « C'est dans ce climat délétère, poursuit Dakar Matin, qu’Amadou Ba s’est entretenu dans la nuit du 12 au 13 mars avec Macky Sall au palais présidentiel. "Il semblait clair que la défiance des anti-Ba était, si ce n’est entretenue, du moins tolérée par le président", affirme un conseiller du chef de l’État, cité par le journal Le Monde. Le lendemain, Macky Sall a convoqué une centaine de cadres de l’Alliance Pour la République, afin de ramener de l’ordre. Depuis, les ténors de Benno Bokk Yakkar affichent publiquement leur soutien à Amadou Ba » explique Dakar Matin.Lettre ouverteAnta Babacar Ngom est la seule femme candidate à cette élection présidentielle, et elle s'adresse à Abdoulaye Wade, dans une lettre ouverte, publiée par Walfnet, assurant que « le parcours l'ancien président a préparé le terrain pour une nouvelle génération de leadership prête à relever les défis contemporains de la nation ». Anta Babacar Ngom ajoute « qu'elle s'engage à diriger le Sénégal vers une ère de prospérité, d’innovation et d’inclusion ». La candidate sollicite le soutien d'Abdoulaye Wade, « soutien » qui, dit-elle, « représenterait une force formidable pour notre ambition et un signal fort à la Nation ».Walfnet donne aussi la parole à Jean-Charles Biagui, enseignant chercheur en sciences politiques, qui déplore « la pauvreté des programmes des candidats à l’élection présidentielle en matière de politique étrangère ». « La plupart des candidats », dit-il, « semblent faire une nette distinction entre ce qui relève de la sphère interne et ce qui concerne la sphère internationale. Pourtant, cette séparation a de moins en moins un caractère objectif tellement nous sommes dans un monde où les dynamiques internes et externes sont fortement imbriquées. Dans le cas particulier du Sénégal, il est illusoire de penser que nous pouvons concevoir des politiques publiques sans tenir compte des dynamiques du système international » estime Jean-Charles Biagui. Il déplore ainsi que les programmes « montrent une faible compétence des candidats dans le domaine crucial des relations internationales ».  « Le financement de nos politiques publiques et de notre développement dépend essentiellement de l’extérieur » poursuit l'enseignant chercheur. « Même si les candidats ne le disent pas forcément, l’essentiel de leurs programmes dépend du contexte international. »
3/22/20244 minutes, 17 seconds
Episode Artwork

À la Une : Dernière ligne droite au Sénégal avant la présidentielle

Et les pronostics vont bon train. Pour Jeune Afrique, il est fort probable qu’à l’issue du scrutin de dimanche, on s’oriente vers un « duel par procuration entre Macky Sall et Ousmane Sonko », à savoir un duel entre « Amadou Ba, désigné par Macky Sall pour être son dauphin et soutenu par la solide coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar, et Bassirou Diomaye Faye, le “plan B“ des Pastef d’Ousmane Sonko », empêché de se présenter.Bassirou Diomaye Faye qui est interrogé longuement par Le Monde Afrique : « je veux apporter la rupture », affirme-t-il. « Les Sénégalais veulent un nouveau projet qui assure plus de sérénité et de quiétude. Ce pays a soif de justice. (…) J’aurais souhaité que notre plan de conquête du pouvoir ne soit pas entravé, affirme encore le candidat d’opposition, référence à l’empêchement d’Ousmane Sonko. Je suis un candidat de substitution parce que c’était notre manière d’imposer notre présence dans cette joute électorale. Nous n’avons jamais mis en avant les individus dans notre formation politique. Ousmane Sonko est le porteur d’un projet qui n’est pas fusionné avec sa personne. »Le PDS de Karim Wade divisé…Pour sa part, Amadou Ba, le candidat de la coalition présidentielle, pourrait bien bénéficier du soutien d’une partie du PDS de Karim Wade… En effet, relève le site d’information Senego, « alors que Karim Wade ne participera pas au scrutin de dimanche, on peut noter que certaines factions de son propre parti ont déjà apporté leur soutien à Amadou Ba. » Et ce malgré, les récentes déclarations de Wade contre le même Amadou Ba : « il a impérativement besoin du ralliement du PDS pour justifier le vol du scrutin et se déclarer vainqueur au premier tour », a lancé Karim Wade.Bref, estime Dakar Actu, « l’implosion du PDS, le Parti démocratique sénégalais, se précise. »En tout cas, commente WakatSéra au Burkina Faso : « cette alliance entre la mouvance présidentielle et le PDS devrait, si elle se concrétise, faire ses effets dès le premier tour où la lutte s’annonce très serrée (…). Assurément, malgré les jeûnes musulman et chrétien qui battent son plein, les derniers jours de campagne seront bien croustillants, s’exclame le quotidien ouagalais, tout comme le scrutin de dimanche promet d’être épicé, comme un bon plat de thiéboudiène. »Un troisième homme ?Alors s’oriente-t-on vers un second tour qui opposerait Amadou Ba et Bassirou Diomaye Faye ? Ce duel est-il inéluctable ?Pas forcément, répond Jeune Afrique. Un troisième homme pourrait bien « déjouer les pronostics », pointe le site panafricain. Il pourrait s’agir de « Khalifa Sall qui a pour lui l’expérience, la patience et la constance. (…) Il a effectué une longue campagne de proximité aux quatre coins du pays, au contact des populations, bien avant que la campagne officielle ne débute. Si son programme ne comporte pas de mesures révolutionnaires, il a tout de même le mérite d’avoir été rédigé depuis plusieurs mois, alors que nombre de ses concurrents n’ont fait connaître le leur qu’au cours des derniers jours – et d’autres, pas du tout. »Autre candidat qui pourrait jouer les trouble-fête, relève encore Jeune Afrique : Idrissa Seck… « Obstiné, croyant à sa bonne étoile contre vents et marées, Idrissa Seck est, parmi les candidats en lice, le recordman du nombre de candidatures successives à la présidentielle. En 2007, 2012 puis 2019, il s’est classé à deux reprises à la seconde place de la compétition. Son meilleur score, en 2019, atteignait 20,5 %. » Mais « son talon d’Achille […] repose sur ses allers-retours incessants entre majorité et opposition depuis près de 20 ans. »Macky Sall : « je n’ai commis aucune faute »Quant au président sortant, Macky Sall, il s’est exprimé hier chez nos confrères de la BBC. Un entretien retranscrit par WalfQuotidien : « Si un candidat est élu dès dimanche, nous aurons la chance que je lui passe le témoin, affirme Macky Sall. Mais s’il n’est pas élu dès dimanche, moi le 2 avril, je m’en vais parce que c’est le terme de mon mandat et je n’entends pas rester un jour de plus comme je l’ai déjà dit. »Et puis à la question : « seriez-vous prêt à présenter des excuses pour toutes les vies humaines perdues et les dommages occasionnés ? Et pour le fait que la démocratie sénégalaise a été remise en cause ? », Macky Sall répond : « Non, je n’ai pas d’excuses à faire puisque je n’ai commis aucune faute. Toutes les actions, qui ont été posées, l’ont été dans le cadre de la loi et du règlement. »
3/21/20244 minutes, 18 seconds
Episode Artwork

À la Une: l’Afrique a chaud

Le mercure s’affole sur le continent. Les records de chaleur tombent les uns après les autres. Exemple, dans le sud marocain, relève Le Point Afrique, où on a dépassé les 37 degrés le 17 mars à Agadir, pourtant face à l’océan Atlantique. Déjà, le mois dernier, « le thermomètre avait atteint des valeurs de plein été avec plus de 36 degrés à la station de Tan-Tan. L'année passée, à la même date, le mercure n'avait pas dépassé les 16 degrés. (…) Le Maroc fait face à sa sixième année consécutive de sécheresse, constate encore Le Point Afrique, une sécheresse qui risque d’affecter lourdement l’agriculture, un secteur clé de l’économie représentant environ 14 % des exportations ».Certes, il a plu et même neigé en altitude ces dernières semaines au Maroc, mais, souligne L’Opinion, c’est une « joie de courte durée. Les chaleurs caniculaires qui sévissent dans plusieurs régions du Royaume depuis le week-end sont là pour le rappeler ».Qui plus est, pointe encore le quotidien marocain, « ce ne sont pas moins d’un million et demi de mètres cubes d’eau qui s’évaporent quotidiennement au Maroc, en raison du réchauffement climatique qui sévit plus fortement chez nous qu’ailleurs. C’est ainsi que le niveau de température moyenne dans notre pays a enregistré durant les dernières années une hausse d’environ deux degrés, ce qui est énorme. (…) Et l’été qui se profile s’annonce comme l’un des plus chauds ».Écoles fermées, pénurie de glaceAutre exemple, « le Sud-Soudan ferme ses écoles en raison de la canicule » : c’est ce que constate le quotidien Sudan Tribune. « En réponse à une vague de chaleur annoncée avec des températures dangereusement élevées, le gouvernement du Soudan du Sud a annoncé avant-hier [18 mars, NDLR] la fermeture de toutes les écoles du pays. »Le Sudan Tribune publie cette photo d’un « ragsha », une moto-taxi avec un toit de paille pour protéger le conducteur de la chaleur. Là aussi, tous les records sont battus avec des températures atteignant les 45 degrés.Au Gabon, « vague de chaleur sans précédent et délestages systématiques, relève Le 360 Afrique. À la canicule inhabituelle qui sévit à Libreville se sont ajoutés depuis quelques semaines d’incessants délestages de courant, précise le site d’information. Dans cette fournaise, les bulletins d’alerte météo se suivent et se ressemblent. Après un mois de janvier relativement doux, la capitale gabonaise se retrouve, depuis début février, sous l’emprise d’une étouffante chaleur. De jour comme de nuit, les températures oscillent entre 30 et 32 degrés, voire 40. Du jamais vu ».La fournaise également en Afrique de l’Ouest. Au Mali, la presse s’inquiète de la pénurie de glace. « Cet adjuvant indispensable après une journée de jeûne sous le soleil ardent » dont le prix s’envole en raison des pénuries d’électricité, constate Mali Tribune. « Un morceau de glace est vendu dans notre pays 500 voire 1 000 F CFA par endroits. (…) On se croirait revenu dans les années 1970, soupire le journal, quand les familles nanties de Bamako possédant un réfrigérateur, se comptaient sur les doigts de la main et que les autres étaient obligés de quémander. »« Au bord du gouffre »« L’enfer est maintenant sur terre !, s’exclame WakatSéra au Burkina Faso. Les rayons de feu (…) brûlent tout sur leur passage. Les arbres, les champs, les animaux, et les hommes, rien n’y échappe. (…) Les récoltes hypothéquées font constamment planer le spectre de la famine. (…) Le désert continue d’avancer et l’homme continue de reculer. (…) Le phénomène des feux de brousse, naturels ou provoqués par l’homme, est toujours d’actualité et contribue à la destruction des rares forêts qui ont survécu aux effets du soleil brûlant. »« Certes, l’Afrique n’est pas la seule victime de cette vague de chaleur sans précédent, pointe encore WakatSéra, car selon le constat alarmant, mais bien réel, du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, c’est toute "la planète qui est au bord du gouffre". Pire, 2024 risque d’arracher à 2023, son diadème d’année la plus chaude. »Et« pendant ce temps, soupire le quotidien ouagalais, les sommets et autres COP sur l’environnement et le climat se succèdent », sans résultats, « au risque de léguer aux générations futures, une terre invivable ».
3/20/20244 minutes, 1 second
Episode Artwork

À la Une: va-t-on vers un retour de l’excision en Gambie?

Le débat est vif en Gambie : l’excision va-t-elle être de nouveau autorisée ? Cette question divise ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, à majorité musulmane, depuis des mois. Depuis qu’un projet de loi en ce sens a été déposé au Parlement. Son défenseur, le député Almameh Gibba, affirme que « l’interdiction de l’excision est une violation directe du droit des citoyens à pratiquer leur culture et leur religion ».Pour leur part, relève le quotidien The Point en Gambie, « les défenseurs des droits de l’homme (et en l’occurrence des droits des femmes) se disent "choqués" par ce projet de loi parrainé par des législateurs pro-islamistes : "l’abrogation de l’interdiction de cette pratique de mutilation génitale féminine plongerait de la Gambie dans des jours sombres. Ce serait un non-sens de revenir en arrière" ».Reste qu’hier devant le Parlement à Banjul, les militants en faveur de l’excision étaient plus nombreux que les partisans du statu quo. Les députés ont renvoyé le texte à une commission parlementaire qui va l'examiner pour au moins trois mois avant d’être à nouveau débattu. Le débat est donc loin d’être terminé.À contre-courantWakatSéra au Burkina Faso s’insurge : « Comment un élu du peuple peut devenir, du jour au lendemain, un ennemi du peuple ! Face à la douleur indicible et aux conséquences les plus inimaginables de cet acte ignoble commis contre d’innocentes petites filles qui deviennent des femmes physiquement et psychologiquement diminuées, difficile de qualifier l’initiative de ce député. Quelle mouche a bien pu piquer cet homme qui a résolument opté de marcher à contre-courant de l’humanité ? », s’exclame le quotidien ouagalais. Cette pratique de l’excision est « sortie tout droit de l’imagination fertile et horrible de certains qui y ont trouvé un moyen de domination. Un cliché totalement faux et odieux, véhiculé par des partisans indécrottables de la chose, va jusqu’à faire de la non-excisée, une jeune fille frivole et libertine ! »Retour moyenâgeuxAujourd’hui insiste : « Un retour moyenâgeux qui s’explique mal !, titre le quotidien ouagalais. À l’heure où la lutte contre les mutilations génitales des femmes sont devenues un combat quasi-continental, c’est tout de même curieux que la Gambie veuille refaire ce saut moyenâgeux ! Si l’auteur de la proposition de loi parle de la suppression de l’excision comme "d’un viol des lois culturelles de la Gambie", alors c’est la totale. (…) On espère que cette loi ne prospérera pas, conclut Aujourd’hui, car ce serait carrément, l’avènement d’un culte de la nuit des temps qui n’honorerait pas la Gambie. »Hier lundi, rapporte WalfQuotidien au Sénégal, plusieurs organisations de défense des droits humains ont donné de la voix. « Sous la tutelle de la RADDHO, la Rencontre africaine de défense des droits de l’Homme, une douzaine d’organisations ont dénoncé cette proposition de loi et ont rappelé au Parlement gambien qu’il devait respecter la Constitution et protéger les droits fondamentaux des femmes et des filles. » Amnesty International notamment « demande à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples de prendre rapidement contact avec les autorités gambiennes afin de mettre un terme à cette forme de violence sexiste, perpétrée par des députés gambiens contre leurs propres enfants ».RDC : Stanis Bujakera bientôt libreÀ la Une également, le journaliste congolais Stanis Bujakera condamné mais bientôt libre. « Enfin !, s’exclame le site congolais Actualités CD. Il aura fallu attendre 192 jours, sept demandes de mise en liberté provisoire et une mobilisation internationale pour que Stanis Bujakera soit notifié d’une libération prochaine. Il a été condamné à six mois de prison hier [18 mars, NDLR]. » Mais comme il est resté autant de temps derrière les barreaux, il devrait donc être libéré bientôt.« L’accusation avait requis 20 ans de détention. (…) Stanis Bujakera avait été arrêté le 8 septembre dernier, rappelle Jeune Afrique. Il était accusé d’avoir "fabriqué et diffusé" un "faux document", en l’occurrence une note attribuée à l’Agence nationale de renseignement dont la justice contestait l’authenticité. Le document en question, dont Jeune Afrique s’était fait l’écho, évoquait le rôle joué par des membres des services de renseignement militaires dans la mort de l’opposant Cherubin Okende, en juillet 2023. »Une « cabale qui aura coûté plus de six mois de liberté à ce journaliste qui n’avait absolument rien à se reprocher », dénonce Reporter sans frontières, pour qui « Stanis Bujakera n’aurait jamais dû être arrêté ».
3/19/20244 minutes, 26 seconds
Episode Artwork

À la Une: la réélection de Poutine vue d’Afrique

« Au moins 87% des suffrages exprimés pour un taux de participation de plus de 73% : Vladimir Poutine, 71 ans, a donc été réélu, pardon plébiscité », s’exclame WakatSéra à Ouagadougou. « Cette moisson de voix (…) n’est pas une surprise. C’est même le contraire qui aurait étonné à Moscou, mais aussi sous les tropiques, où les élections sont pour la plupart de véritables simulacres pour faire croire à la bonne implantation de la démocratie (…). Cela fait 24 ans que Vladimir Poutine est au pouvoir en Russie et il y sera encore autant d’années qu’il le veut, sauf tsunami. »Et WakatSéra de hausser le ton : « en lieu et place d’une compétition saine, où les programmes de gouvernance doivent constituer la seule boussole pour les potentiels électeurs, c’est la corruption, c’est l’achat des voix et ce sont les propositions indécentes de strapontins qui font la différence. Les opposants, qu’ils soient farouches ou modérés, n’ont d’autre univers que la prison, s’ils tiennent à vivre dans leur pays. Les moins chanceux, comme l’opposant Alexeï Navalny, sont envoyés six pieds sous terre (…). »Voilà pour la réaction plutôt ferme de WakatSéra. Le quotidien Aujourd’hui, toujours au Burkina, reste plus mesuré : « en Afrique, cette réélection de Poutine (…) prend un relief particulier, affirme-t-il, car Poutine incarne la nouvelle donne géopolitique sur le continent avec une présence et une influence plus accrue. L’AES, l’Alliance des États du Sahel (qui regroupe le Mali, le Niger et le Burkina Faso) dont le lancement bouleverse les relations dans la sous-région ouest africaine, l’AES se trouve revigorée. »Le Niger ne veut plus de militaires américains sur son solEt c’est dans ce contexte pro-russe que le Niger a annoncé samedi qu’il rompait ses accords de défense avec les États-Unis…« L’annonce a été faite par le porte-parole militaire du pouvoir, le colonel Amadou Abdramane, portant un coup dur aux intérêts de sécurité américains dans la région », relève L’Evénement Niger qui rappelle que « l’armée américaine compte environ un millier de militaires travaillant au Niger (…). Notamment dans la base aérienne d’Agadez, à environ 920 kilomètres de la capitale Niamey. »« Une chose est sûre, estiment pour leur part Les Echos du Niger, dans un proche avenir, les soldats américains devront plier bagages comme leurs homologues français. Ils seront peut-être remplacés par des troupes russes qui sont déjà présentes au Mali et au Burkina-Faso. »Commentaire cinglant du site MouryaNiger : « la diplomatie de la “grande Amérique“ est en perte de vitesse dans le monde, tout comme celle de la France. (…) Washington et Paris doivent profondément revoir leur diplomatie guerrière et paternaliste, qui a atteint ses limites objectives après plus de 20 ans de violence, d’injustice, d’ingérence, d’exploitation, d’impunité, de corruption et de mensonges grossiers. »Le site Actu Niger renchérit : « en promouvant les idées de leur conception personnelle de la “démocratie“, les États-Unis n’apportent en fait que le chaos par lequel ils peuvent plus facilement réprimer et dominer. Les autorités de la transition du Niger ont choisi une voie différente ; elles recherchent la souveraineté et la coopération avec les pays de l’AES. »En queue de poisson…« Après donc les Français, les Américains… », pointe L’Observateur Paalga. « La goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase serait le survol sans autorisation de l’avion qui transportait la délégation officielle américaine qui a séjourné au Niger la semaine passée. Conduite par Molly Phee, la sous-secrétaire d’État américaine en charge de l’Afrique, l’équipe était composée d’une responsable du Pentagone et du commandant en chef de l’Africom. Les émissaires de Washington, qui nourrissaient de grands espoirs de rencontrer l’homme fort du Niger, le général Abdourahamane Tiani, avaient prolongé leur séjour d’une journée. C’était peine perdue. Leur mission s’est terminée en queue de poisson puisqu’ils sont repartis sans avoir été reçus. Il faut dire que tous les ingrédients d’un divorce étaient réunis, relève encore L’Observateur Paalga, puisque l’Oncle Sam reproche à son partenaire nigérien des relations problématiques à ses yeux avec la Russie de Poutine et l’Iran des Ayatollah, sur fond de suspicion de trafic d’uranium. (…) Les Américains partis, et comme la nature a horreur du vide, on imagine déjà que l’Africa Corps, ex-Wagner, est en train de toquer à la porte. »
3/18/20244 minutes, 11 seconds
Episode Artwork

À la Une: la libération d'Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye au Sénégal

Les deux opposants ont été libérés hier soir, 10 jours seulement avant l'élection présidentielle. Senego nous rappelle qu'Ousmane Sonko était incarcéré depuis le 31 juillet 2023 sous plusieurs chefs d’inculpation, incluant « appel à l’insurrection, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et atteinte à la sûreté de l’État ». Il avait dénoncé un complot visant à l’écarter de la course présidentielle. De son côté, Bassirou Diomaye Faye « avait été arrêté en avril 2023, inculpé pour des actes jugés de nature à compromettre la paix publique, outrage à magistrat et diffamation ». Senego publie également, comme de nombreux autres sites d'information, des images de la liesse populaire, dans la rue, liesse qui a suivi la libération des deux opposants. « Leur incarcération et la dissolution de leur parti ont été perçues par beaucoup comme un coup porté à la démocratie sénégalaise et à la pluralité des voix dans le paysage politique », explique de son côté Rewmi, pour qui « la libération de ces deux figures majeures de l’opposition pourrait rebattre les cartes de l’élection présidentielle, offrant un nouvel élan à la campagne de Bassirou Diomaye Faye ».Seneplus précise de son côté que ces deux libérations font suite à « la promulgation par Macky Sall d'une loi d'amnistie adoptée récemment par l'Assemblée nationale. Selon le texte, tous les faits "susceptibles de revêtir la qualification d'infraction criminelle ou correctionnelle commis entre le 1ᵉʳ février 2021 et le 25 février 2024, tant au Sénégal qu'à l'étranger, se rapportant à des manifestations ou ayant des motivations politiques" sont désormais amnistiés ».La situation politique au Sénégal également commentée au Burkina Faso par Wakatsera, pour qui « la campagne électorale, la vraie, a commencé hier soir ». Même si, « sauf tsunami, Ousmane Sonko, tout comme d’autres candidats dont celui du PDS, Karim Wade, ne pourra pas s’aligner dans la course au fauteuil présidentiel que Macky Sall doit libérer au plus tard le 2 avril ». « En attendant des jours meilleurs, l’opposant qui s’était mis déjà dans la peau du vainqueur de cette élection (...) devra se contenter de battre campagne pour son lieutenant Bassirou Diomaye Faye » conclut Wakatsera. Panne d'électricitéLa Guinée faisait face hier à « une gigantesque panne d'électricité, à Conakry et dans certaines villes du pays », précise Africa Guinée, qui poursuit : « Cette panne a plongé de nombreux quartiers dans le noir, provoquant des émeutes çà et là dans la capitale. Des jeunes ont érigé des barricades et brûlé des pneus sur les différents axes routiers ». Les problèmes d'alimentation en électricité durent en fait depuis plusieurs jours. Mardi, rappelle Ledjely, « deux jeunes ont été tués à Kindia », lors de manifestations contre les coupures d'électricité. Le Premier ministre Bah Oury « a lui-même établi le diagnostic de cette crise », poursuit Ledjely. « D'abord le niveau d'eau des barrages hydroélectriques, dont le niveau d'eau est particulièrement bas. Mais aussi l'explosion en décembre dernier du principal dépôt d'hydrocarbure de Kaloum.  Enfin, ajoute le Premier ministre, ces deux premiers facteurs réunis entrainent une troisième cause ». « Nos finances publiques subissent des pressions extrêmement importantes pour la satisfaction des besoins essentiels de la population ».Internet sur la toucheAutre panne, c'est celle qui affecte Internet. La Côte d'Ivoire est touchée, annonce l'Infodrome, qui publie un communiqué d'Orange, annonçant que « la rupture de câbles sous-marins assurant les liaisons internationales », est à l'origine de cette panne, « qui est également signalée au Libéria, au Burkina Faso, au Cameroun, au Gabon et dans bien d’autres pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre », précise l'Infodrome. Évidemment, cette panne n'est pas sans conséquence. Abidjan.net précise que « cette situation provoque un dysfonctionnement de plusieurs services de l'administration et un ralentissement des activités économiques, notamment celles des opérateurs économiques dont l'activité est liée à l'usage de l’Internet ».
3/15/20244 minutes, 19 seconds
Episode Artwork

À la Une: au Sénégal, chronique d’une libération annoncée…

Une libération annoncée et… reportée. Celle de l’opposant sénégalais Ousmane Sonko et de son bras droit Bassirou Diomaye Faye, candidat à la présidentielle en raison de l’empêchement de ce dernier. Un véritable feuilleton…Dernier épisode en date : hier matin, le journaliste Madiambal Diagne, directeur général du groupe Avenir communication et par ailleurs président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse, annonce sur les réseaux sociaux la libération des deux opposants. Une annonce reprise et amplifiée immédiatement par les médias sénégalais. Quelques heures plus tard, le même Madiambal Diagne se rétracte : « j’ai annoncé la libération de Sonko et Diomaye pour ce 13 mars mais la computation des délais francs avant promulgation de la loi d’amnistie retarde d’un jour cette échéance. Toutes mes excuses aux personnes qui ont été induites en erreur. » Des propos immédiatement rapportés, notamment par le site Seneweb.La loi d’amnistie promulguée ce jeudi ?En clair : les deux opposants doivent bénéficier de la loi d’amnistie adoptée il y a 8 jours par l’Assemblée, mais pour être effective, cette loi doit être promulguée dans un délai de 6 jours minimum…Et on attend toujours cette promulgation qui devrait peut-être intervenir ce jeudi, si l’on en croit les propos de Madiambal Diagne.En tout cas, hier, en Conseil des ministres, rapporte le quotidien 24 Heures, « le président Macky Sall a demandé aux ministres d’appliquer la loi d’amnistie sans délais dès sa promulgation, dans l’esprit, indique le communiqué, de la “consolidation de notre volonté commune de réconciliation nationale, indispensable à l’accélération de la marche résolue du Sénégal vers l’émergence“. »On peut s’attendre donc à une libération imminente des deux opposants… Ce serait l’épilogue d’un long feuilleton qui a tenu le Sénégal en haleine ces derniers mois…Du piment dans la campagne…« Tout ça pour ça ! », s’exclame Le Pays au Burkina Faso. En effet, « le feuilleton politico-judiciaire de Sonko via les procès contre le ministre de la Culture et Adji Sarr, sa condamnation, son inéligibilité, devraient finalement aboutir à sa libération et à sa présence sur le terrain, même non-candidat. C’est anesthésiant ! Mais, disons-le tout net, poursuit le quotidien ouagalais : le tandem Sonko-Diomaye en campagne, ça fait “tilt“, ça pimente et il est évident que les 2 leaders du Pastef, libres et en campagne, c’est un tournant dans la bataille et chacun des 18 candidats le sait bien ! »Toutefois, tempère Le Pays, « nul ne saurait prédire l’issue de ce duel électoral : au 6ᵉ jour de campagne, personne ne se détache véritablement, et c’est dire que cette présidentielle est l’une des plus ouvertes du Sénégal. Qui sera au second tour ? Quels seront les faiseurs de roi ? À quel prix ? »À quand la rencontre Tshisekedi-Kagamé ?Autre feuilleton, congolais celui-là, avec une rencontre annoncée mais qui se fait toujours attendre… La rencontre Tshisekedi-Kagamé.Lundi, rapporte le site d’information congolais Politico CD, « le médiateur désigné par l’Union africaine, le président angolais João Lourenço a reçu à Luanda, son homologue rwandais, Paul Kagame. Et celui-ci aurait accepté de rencontrer le président congolais Félix Tshisekedi à une date indiquée par le médiateur. Confirmant cette information, l’administration Kagame a (même) indiqué que les chefs d’État s’étaient mis d’accord sur les mesures clés à prendre pour s’attaquer aux causes profondes du conflit dans l’est de la RDC. »Sauf que depuis, plus de nouvelles…En tout cas, pour Le Nouvel Observateur à Kinshasa, il ne faut rien attendre de cet éventuel face-à-face… « Bien que friands de la paix et de la cohabitation pacifique avec leurs voisins, de nombreux Congolais expriment beaucoup de doutes quant à l’aboutissement heureux d’un tel tête-à-tête, affirme le bihebdomadaire, aussi longtemps que le dictateur rwandais restera le même, avec son ADN de violenteur et de meurtrier. (…) Et quand bien même cette rencontre à haut risque aurait lieu, la RDC ne doit pas reléguer au dernier plan l’option militaire. »Bref, le feuilleton congolo-rwandais n’est pas terminé. Et les combats se poursuivent dans l’est de la RDC. « Les Nations unies estimaient la semaine dernière à déjà plus de 100.000 le nombre de nouveaux déplacés du fait de ces combats, rapporte Le Monde Afrique. À la fin de 2023, toujours d’après les Nations unies, près de 7 millions de personnes étaient déplacées en RDC, dont 2,5 millions uniquement dans le Nord-Kivu. Des centaines de milliers de personnes s’entassent dans des camps à la périphérie de Goma, chef-lieu de la province. »
3/14/20243 minutes, 54 seconds
Episode Artwork

À la Une: au Sénégal, une campagne électorale à marche forcée

Plus que onze jours avant la présidentielle du 24 mars. « Pour les 19 candidats en lice, le début de la campagne a commencé de façon précipitée, relève Le Monde Afrique, après le mois d’incertitudes qui a suivi l’annonce surprise du report de l’élection présidentielle par Macky Sall. »Au total, les candidats auront disposé « de moins de deux semaines pour convaincre les Sénégalais de voter pour eux, contre les trois semaines prévues par le Code électoral. Plus inédit, poursuit Le Monde Afrique, l’un des candidats et non des moindres, Bassirou Diomaye Faye, le remplaçant officiel d’Ousmane Sonko (le leader du Pastef), est actuellement en prison. Comme son chef ».Résultat, note le journal : sa campagne est pour le moins « complexe (…). Le candidat étant en détention, son directeur de campagne Moustapha Guirassy s’était chargé de le remplacer sur sa vidéo de campagne de trois minutes. L’enregistrement a été finalement retoqué par le Conseil national de régulation de l’audiovisuel au motif que seul le candidat à la présidentielle peut y apparaître. Depuis, son parti se contente de diffuser des images de campagne et de rassemblements sur le terrain lors du temps d’antenne quotidien qui lui est dédié ».Trois candidats pour le PastefPour compliquer le tout, relève WakatSéra au Burkina Faso, « deux autres candidats portent le même projet que le Pastef, durant les meetings et les tranches d’antennes à la télévision publique sénégalaise. Cette drôle de campagne, menée par les opposants Habib Sy et Cheikh Tidiane Dieye, au nom de Bassirou Diomaye Faye, avec pour figure tutélaire Ousmane Sonko, n’est pas sans risque de déboussoler des militants, pointe encore WakatSéra, des militants qui ne sauront plus, le jour J, devant l’urne, où donner de la tête. Entre trois candidats pour le même projet, ce n’est pas le choix le plus simple à faire ! »La question est maintenant de savoir quand Bassirou Diomaye Faye sera libéré. L’opposant doit bénéficier en principe de la récente loi d’amnistie. Mais pour l’instant, rien ne bouge et les jours de campagne se succèdent.Ousmane Sonko désormais éligible ?Quant à Ousmane Sonko, son horizon judiciaire semble s’éclaircir. En effet, la presse sénégalaise répercute largement l’information ce mercredi matin : « L’État du Sénégal rétablit Sonko, s’exclame WalfQuotidien. L’affaire Sweet-Beauté qui opposait Ousmane Sonko, en détention dans le cadre d’un autre dossier, à la masseuse, Adji Sarr qui l’accusait de "viols répétés et menaces de mort", cette affaire se conjugue désormais au passé, relève le quotidien dakarois. Et pour cause, l’État du Sénégal, qui avait introduit un pourvoi contre la condamnation du maire de Ziguinchor pour corruption de jeunesse, s’est désisté. Ainsi, l’État rétablit le leader du Pastef dans ses droits. »Interrogé par le quotidien 24 Heures, Alioune Tine, fondateur de l’ONG de défense des droits de l’Homme Africa Jom Center, se veut optimiste : « On peut espérer la sortie d’Ousmane Sonko et de Bassirou Diomaye Faye dans les meilleurs délais », affirme-t-il.Peut-être, mais, ça n’est pas pour autant que Sonko pourrait concourir. En effet, tempère le site d’information Senego, « il reste à confirmer si cette révision judiciaire permettrait à Sonko d’être réinscrit sur les listes électorales et d’être éligible, malgré sa condamnation pour diffamation. Selon son avocat, cette affaire pourrait être couverte par une loi d’amnistie, mais une confirmation officielle est nécessaire pour éclaircir cette possibilité ».Les candidats les plus « stylés »Enfin, un moment de détente dans cette campagne présidentielle pour le moins compliquée : la lecture, sur le site Seneweb, de cet article sur les candidats les plus élégants. « Les plus stylés », pointe Seneweb qui reconnait toute la « subjectivité » de ce classement.On va citer les trois premiers : en tête, Cheikh Tidiane Dieye : « Le préféré des jeunes dames. Optant souvent pour les couleurs sombres, neutres, il n’est pas dans l’extravagance, et il allie à perfection modernité et tradition. » En deuxième position, Habib Sy, qui mêle le bleu de ses costumes et le doré de ses cravates et de ses pochettes. Et en troisième position, la seule femme candidate, Anta Babacar Ngom, qui fait « l’unanimité », affirme Seneweb, notamment avec ses « jolis chapeaux ».
3/13/20244 minutes, 10 seconds
Episode Artwork

À la Une: le viol et la famine comme armes de guerre en Éthiopie

Un reportage glaçant à lire dans Le Monde Afrique, dans la région du Tigré dans le nord de l’Éthiopie, où l’envoyé spécial du journal a pu se rendre deux ans après la fin de la guerre qui a ensanglanté la province rebelle entre 2020 et 2022.Deux après l’accord de paix, une guerre larvée se poursuit : le sida a fait sa réapparition : « Les associations d’entraide estiment que 15% des femmes ont contracté le VIH durant la guerre civile et redoutent une épidémie faute de campagne de dépistage et de soins. » En effet, « d’une violence inouïe, les affrontements (durant la guerre) auraient fait jusqu’à 600 000 morts, selon le bilan établi par l’Union africaine. Ils ont été aussi accompagnés de nombreux viols. Les autorités régionales du Tigré estiment à 120 000 le nombre de victimes d’abus sexuels ».Deux ans après la fin des combats, poursuit Le Monde Afrique, « la région se relève encore péniblement de la guerre civile. Les estropiés et les "gueules cassées" sont partout en ville. À Makalé, où les camps de réfugiés se comptent encore par dizaines, la mendicité est devenue le seul moyen de subsistance pour tous ces déplacés dans leur propre pays. L’activité économique se trouve presque au point mort et la sécheresse a mené des centaines de milliers de Tigréens au bord de la famine. (…) Fermes abandonnées, bétail mort, cultures à l’arrêt : la sécheresse, puis les pluies destructrices qui ont suivi le conflit armé, condamne à la sous-alimentation plus de 90% des six millions de Tigréens ».Le déni d’Addis-AbebaEt Le Monde Afrique de dénoncer dans son éditorial ce qu’il considère comme un quasi acte de guerre : « Le gouvernement du Premier ministre, Abiy Ahmed, nie cette situation. Les autorités d’Addis-Abeba sont accusées d’abandonner les Tigréens à leur sort afin de parachever la mise à genoux de la province. (…) La famine qui fait rage au Tigré et le déni dont elle est entourée par les autorités éthiopiennes apparaît comme un symptôme supplémentaire d’une dérive contre laquelle la communauté internationale devrait se mobiliser. (…) Dans ce grand pays qui a besoin de réconcilier toutes ses composantes, aucune paix durable ne peut se construire en humiliant une partie de la population, conclut Le Monde Afrique, a fortiori en détournant les yeux du drame humanitaire flagrant qui la frappe. »Tchad : opération séduction électorale ?À la Une également, le Tchad qui va de surprise en surprise. Dimanche, on apprenait que le Premier ministre du gouvernement de transition tchadien, Succès Masra, se portait candidat à la présidentielle du 6 mai. Une annonce qui intervenait huit jours après celle du président Mahamat Idriss Déby Itno. Deux candidats du même bord donc… « L’opposition dénonce une "candidature prétexte", pointe Jeune Afrique, destinée à donner un semblant de pluralité à un scrutin qu’elle considère gagné d’avance par le président de la transition. »Une « drôle de candidature », s’exclame L’Observateur Paalga au Burkina. « Simple jeu de rôle, s’interroge le journal, pour donner un soupçon de crédibilité à une élection dont l’issue finale est connue d’avance ? Car on voit mal ce candidat accompagnateur disputer sérieusement le fauteuil présidentiel, pour ne pas dire le trône, avec celui qui l’a hissé au rang de deuxième personnalité de l’État tchadien. »Eau et électricité gratuitesEt puis ce lundi, autre surprise : le ministre des Finances et du Budget a annoncé la gratuité des consommations d’eau et d’électricité du 1er mars de cette année jusqu’au 31 décembre.Le site camerounais 237online est plutôt dubitatif… « À quelques mois d’échéances électorales majeures, difficile de ne pas y voir une tentative de séduction de l’électorat, au mépris des réalités budgétaires et des impératifs de bonne gestion. Une stratégie à courte vue, qui risque de se retourner contre le pouvoir en place si les promesses ne sont pas tenues ou si les conséquences économiques s’avèrent désastreuses. »WakatSéra à Ouaga est sur la même ligne et s’interroge : « Cadeau de ramadan ou début de campagne électorale ? Où les deux ? En tout cas, la gratuité de l’eau et de l’électricité jusqu’à la fin de l’année, décrétée par le gouvernement tchadien, n’a rien de fortuit. À s’y méprendre, cela ressemble à une manière pour la junte militaire de faire passer plusieurs pilules amères pour les populations tchadiennes. »
3/12/20244 minutes, 10 seconds
Episode Artwork

À la Une: ramadan… et campagne électorale

 Au Sénégal, en Arabie Saoudite, en France, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, et dans bien d’autres pays du continent et d’ailleurs, le mois de jeûne débute ce lundi 11 mars. Durant quatre semaines, des millions de musulmans vont s’abstenir de manger et boire durant le jour… Comment appréhender ce jeûne ? Interrogé par le site Sahel Tribune, le docteur Yolissa Coulibaly nous en expose les bienfaits et les risques potentiels : « le jeûne du ramadan offre une opportunité unique de revitaliser le corps et l’esprit, explique-t-il. En se privant de nourriture et de boisson durant les heures de lumière, on permet au système digestif de se reposer. Cette pause aide à purifier l’organisme en favorisant l’élimination des toxines et peut contribuer à une meilleure gestion du poids et à la réduction des douleurs chroniques. Cependant, poursuit le docteur Coulibaly, si le jeûne offre ces avantages, il n’est pas exempt de risques, surtout lorsqu’il n’est pas adapté à la condition physique de la personne. Des symptômes tels que des maux de tête, des étourdissements ou des faiblesses peuvent survenir, surtout en début de jeûne, quand le corps s’ajuste à ce nouveau régime. »Trouver la martingale électoraleAu Sénégal, le mois de ramadan débute quasiment en même temps que la campagne pour l’élection présidentielle… « La profession de foi à l’épreuve de la foi », titre joliment Le Pays au Burkina Faso qui s’interroge : « les Sénégalais, en grande majorité musulmans, prêteront-ils une oreille attentive aux joutes oratoires des politiciens au regard du fait que la campagne coïncide avec le jeûne du ramadan. On peut l’espérer, s’exclame le quotidien ouagalais, tout comme on peut espérer que cette période de pénitence apporte un peu plus de vertu aux hommes politiques, connus pour leur forte propension aux mensonges et aux promesses démagogiques. »Alors justement, « trouver la martingale électorale ! C’est le jeu de la campagne qui a démarré hier dimanche, relève le quotidien 24 Heures à Dakar. Les 19 candidats en lice sont appelés à déployer un véritable aplomb à toute épreuve pour gagner le vote des 7 millions 33 mille 854 électeurs inscrits au niveau national. (…) Bang ! Bang !, lance encore le quotidien dakarois. Tels des shérifs sur leurs canassons, les 19 candidats et leurs coalitions vont dégainer des mesures chocs pour séduire les électeurs et les populations. »Les vieux politiciens « à la retraite ! »Et en effet, c’est parti… Parmi ces mesures chocs : « envoyer les papys à la retraite ! » C’est du moins le souhait d’Anta Babacar, la seule femme candidate et la plus jeune des prétendants. Et c’est la Une de WalfQuotidien. D’après elle, donc, pointe le journal, « les vieux visages qui occupent les postes depuis des années doivent céder la place à une nouvelle génération de leaders. Son appel à la retraite politique a été accueilli par des acclamations enthousiastes de la foule, qui a manifesté son soutien à cette idée de renouveau. »Et au fil des pages de WalfQuotidien, les professions de foi et les slogans se succèdent… « Thierno Alassane Sall, le candidat de la République des Valeurs, compte s’adosser aux recommandations des Assises nationales pour réformer le Sénégal dans son ensemble » ; « Pape Djibril promet 15 milliards par an pour financer les régions » ; « Amadou Bâ, le candidat de Benno, mise sur 22 projets et 6 axes phares pour la croissance économique. Pour une "prospérité partagée et une paix durable", il prévoit d’apporter 13 réformes transversales, notamment sur les volets juridique et institutionnel » ; Khalifa Sall, lui, « promet la renégociation de tous les contrats pétroliers, gaziers et de pêche et une concertation avec les pays de la Cédéao pour une monnaie unique » ; ou encore Déthié Fall qui « promet une gestion transparente des affaires de la République », avec notamment « la criminalisation de la corruption ».Bassirou Diomaye Faye libéré demain mardi ?Enfin, l’un des 19 candidats n’a toujours pas franchi la ligne de départ et pour cause, il est en prison.C’est ce que relève notamment Le Monde Afrique : Bassirou Diomaye Faye, le candidat du Pastef, est sous les verrous « depuis avril sans avoir été jugé. (…) Il devrait bénéficier de la loi d’amnistie générale votée dans la controverse le 6 mars au soir. "Il appartient à la justice de le libérer quand la promulgation de la loi sera faite", explique son avocat ». En principe, six jours après le vote. Bassirou Diomaye Faye pourrait donc être libéré demain mardi.À lire aussiPrésidentielle au Sénégal: les différents candidats font partir leurs caravanes électorales de Dakar
3/11/20244 minutes, 14 seconds
Episode Artwork

À la Une: l'élection présidentielle au Sénégal aura bien lieu le 24 mars

L'élection présidentielle au Sénégal aura bien lieu le 24 mars, le Conseil constitutionnel l'a confirmé jeudi 7 mars. Le temps presse donc, et les dates de la campagne électorale sont fixées. Selon Seneweb, elle commencera ce samedi 9 mars à minuit, et elle se terminera le vendredi 22 mars.Walfnet précise de son côté comment sera réparti le temps d'antenne de chaque candidat sur la radio et la télévision publiques. « Trois minutes par jour et par candidat » au premier tour, sept minutes « s'il y a un deuxième tour ».  L'élection présidentielle passionne au-delà des frontières du Sénégal. Ainsi, Mourryaniger ironise sur l'attitude de Macky Sall : « Un mois après l’échéance de la première date de l’élection présidentielle du 25 février, voilà le président sénégalais fixer la date au 24 mars, alors même qu’il y a peu, il ne trouvait guère la faisabilité de fixer la présidentielle à une date si proche du 2 avril, marquant la fin de son mandat constitutionnel ». « Deux mois de perte de temps et de troubles inutiles pour le pays de la Teranga », conclut Mourryaniger.Nouvelle réaction au départ de la Monusco en RDCPolitico.CD se fait l'écho de la réaction de Denis Mukwege. « Le prix Nobel de la paix 2018 a officiellement saisi le Conseil de sécurité pour désapprouver le plan de désengagement signé par la RDC et l’ONU pour un retrait progressif de la Monusco », nous explique Politico.CD, qui reprend les propos de Denis Mukwege, selon lequel « un retrait précipité de la présence des Casques bleus et de la Brigade d’intervention de la Monusco dans un contexte de guerre d’agression et de sur-militarisation de la région risque de laisser un vide sécuritaire extrêmement dangereux pour l’existence même de la RDC et désastreux pour la protection des civils ».Mais quelle solution propose celui qui fut aussi l'un des candidats de la dernière élection présidentielle en RDC ? Denis Mukwege exhorte le Conseil de sécurité à « reconfigurer » plutôt le mandat et de la présence de la Monusco pour réunir les conditions propices à un retrait responsable et durable. D’après lui, « la mission onusienne ne peut pas se retirer du sol congolais au regard de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement en RDC, car selon lui, cette dernière tend à embraser toute la région de Grands Lacs ». 8 mars, journée des droits des femmesLa presse africaine consacre peu de place à la journée internationale pour les droits des femmes. À l'exception notable de Wakatsera, au Burkina Faso, qui publie un long plaidoyer en faveur de ces femmes qui, nous dit-il, « ne connaissent pas le jour de l'An, encore moins le 8-Mars. Pour elles, tous les jours se ressemblent par leur lot de corvées d’eau, de lessive, de cuisine, d’éducation des enfants, pour les citadines et de rudes travaux champêtres pour les rurales ».Mais Wakatsera se laisse aussi aller à des commentaires quelque peu malveillants, affirmant que « selon des anecdotes bien malheureuses, certaines ''fêtes'' du 8-Mars ont coûté leurs foyers à des femmes qui ont abandonné, toute une journée, mari et enfants, pour jouir de leurs ''droits'' de manger, boire et danser ».Et ce n'est pas tout. Le site burkinabè se montre pour le moins très prudent vis-à-vis de l'évolution que peuvent espérer les femmes. Il craint en effet que les hommes n'en soient victimes. « Même si ''toutes les femmes sont des reines'', comme le chante l’artiste sénégalais Ismaël Lo, il faudra éviter de faire des hommes leurs sujets taillables et corvéables à merci. Car le risque est grand, pour rétablir encore l’équilibre, d’avoir à inventer des 8-Mars, la journée internationale des droits des hommes », affirme ainsi Wakatsera, qui, on l'aura compris, n'est pas vraiment le meilleur avocat des femmes.
3/8/20243 minutes, 57 seconds
Episode Artwork

À la Une: l’horizon s’éclaircit au Sénégal…

Le jeu politique s’est accéléré hier à Dakar… « Processus électoral : c’est fini ! », s’exclame WalfQuotidien en première page. Walf qui résume ainsi la journée d’hier : le Conseil constitutionnel sauve le Sénégal ; le gouvernement est dissous, Sidiki Kaba remplace le Premier ministre Amadou Bâ, candidat à la présidentielle ; et la loi d’amnistie a été votée.Alors c’est fini ? Pas tout à fait puisqu’il y a une certaine confusion sur la date de l’élection présidentielle… « Une élection, deux dates : le Sénégal dans une réelle crise institutionnelle », déplore le site d’information Senego. En effet, précise-t-il, « en conseil des ministres hier, le président Macky Sall a fixé la date l’élection présidentielle au 24 mars. Et le Conseil constitutionnel a utilisé son pouvoir d’injonction en fixant la date l’élection présidentielle au 31 mars. Alors qui va départager ? À noter, relève encore Senego, que l’article 92 de la Constitution prévoit en son alinéa 4 que : “les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucune voie de recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles“. Mais le chef de l'État dispose également dans ses attributions le pouvoir de fixer la date de l’élection présidentielle avant la fin de son mandat. »Alors 24 mars ou 31 mars ? Ce qui est sûr, c'est que le scrutin aura lieu avant le 2 avril, date de l’expiration officielle du mandat de Macky Sall. Et comme le remarque le site DakarActu, « à quelques jours du démarrage du mois béni de ramadan, les candidats vont devoir battre campagne durant la période de jeûne… »Wade et Sonko sur la touche…Autre décision prise par le Conseil constitutionnel hier : la liste des 19 candidats déjà retenus pour participer à l’élection présidentielle est maintenue.Résultat, remarque WakatSéra au Burkina Faso : « le champion du PDS, Karim Wade devrait rester sur la touche ! Tout comme le farouche opposant Ousmane Sonko, même si la loi sur l’amnistie pour les crimes commis dans la période 2021-2024, en lien avec des manifestations ou des accusations politiques, adoptée hier par l’Assemblée nationale, pourrait conduire à sa libération. »L’amnistie : pilule amère pour beaucoup…En effet, l’adoption de cette loi d’amnistie ne faisait guère de doutes… Elle « est passée comme une lettre à la poste », pointe WalfQuotidien. « 94 députés ont voté pour, 48 contre et 2 abstentions. Malgré leur position ambiguë en Conseil des présidents, les députés de Pastef, le parti d’Ousmane Sonko, ont finalement dit non à cette loi. »Une loi qui, certes, devrait permettre la libération d’opposants politiques emprisonnés, mais qui devrait aussi permettre à certains responsables de la police et à certains responsables gouvernementaux de ne pas rendre de compte…Et la pilule est amère pour une bonne partie de l’opposition et de la société civile qui s’est insurgée contre cette loi d’amnistie. Les réactions indignées sont légion encore dans la presse ce matin.Voici notamment ce qu’on peut lire dans le quotidien 24 Heures : « au nom d’un apaisement du climat politique, des vies tristement perdues et des épisodes cauchemardesques vécus par bon nombre de nos compatriotes se verront prochainement jetés aux oubliettes et sans même que des enquêtes puissent mettre la lumière sur cette période noire de la démocratie sénégalaise. »Refondation !Alors, maintenant, pointe le site Seneplus, il faut « relever, rendre impérativement justice et reconstruire. (…) Les Sénégalais doivent se parler avant la prise de fonction du futur président. Que l’élection présidentielle se tienne rapidement avant le 2 avril ! Que la justice soit rendue à toutes les victimes de quelque bord que ce soit ! Que l’ordre soit rétabli afin de fermer définitivement ce chapitre de notre histoire qui nous aura quand même permis de nous retrouver toutes et tous autour de l’essentiel, le Sénégal. A la refondation des socles de notre contrat social ! »
3/7/20243 minutes, 9 seconds
Episode Artwork

À la Une: vers l’adoption de la loi d’amnistie au Sénégal

Sauf énorme surprise, l’Assemblée nationale sénégalaise devrait adopter ce mercredi la loi d’amnistie liée aux manifestations politiques meurtrières entre 2021 et 2024. Un projet pour le moins controversé…« Les députés sont convoqués en séance plénière ce matin à 10 h », relève le quotidien 24 Heures. « La Garde des Sceaux, Aïssata Tall Sall, va défendre le projet qui a été adopté hier par la Commission des lois de l’Assemblée nationale. » Et lors de ladite rencontre, stupeur, note 24 Heures : « les quatre députés de Pastef, le parti de l’opposant Ousmane Sonko, se sont tous abstenus. Une attitude qui a surpris plus d’un observateur de la scène politique sénégalaise. Seuls les députés du Parti de l’unité et du rassemblement et celui de Taxawu Sénégal ont rejeté ledit projet. »Agenda caché ?« Que cache cette réserve soudaine de la principale formation d’opposition ? », s’interroge le site d’information Seneplus.Une « neutralité suspecte », s’exclame WalfQuotidien. « Le dialogue indirect engagé depuis quelque temps entre Ousmane Sonko, en détention, et Macky Sall commence à révéler ses secrets, affirme le journal. Même si ses militants et ses responsables nient tout rapprochement avec le régime, l’acte posé, hier, par les députés de l’ex-Pastef lors de l’examen du projet de loi d’amnistie en commission des lois, vient remettre tout en cause. »En effet, « qui ne dit mot consent… », commente WalfQuotidien. « Pastef et ses députés sont donc en faveur du projet puisqu’ils ne s’opposent pas à cette initiative du président de la République, qui est considérée par beaucoup de Sénégalais comme une prime à l’impunité. (…) Aujourd’hui, les faits donnent raison à certains qui avaient très tôt crié au deal entre Macky Sall et Ousmane Sonko. »Antidote à la crise ?Alors, s’interroge Le Monde Afrique, ce projet de loi « sera-t-il, s’il est adopté, l’antidote à la crise politique déclenchée il y a un mois par la décision du chef de l’État de reporter l’élection présidentielle, sans qu’aucune date de scrutin n’ait encore été fixée depuis ? »Réponse du journal : « la polémique qui a suivi son annonce, ainsi que les inconnues qu’il laisse planer dans le moment d’incertitude que vit le Sénégal, incite à la prudence. (…) Le président Macky Sall continue de promettre qu’il s’en ira le 2 avril au terme de son mandat, mais il ne manque pas entre-temps de chercher à semer la confusion parmi ses opposants. »Réconciliation ?« Le Sénégal retient son souffle ! », s’exclame le quotidien Aujourd’hui au Burkina Faso. Aujourd’hui qui estime que « cette loi d’amnistie qui suscite tant de débats passionnés est nécessaire pour le Sénégal qui est à un carrefour crucial de son histoire. La réconciliation et la cohésion nationale doivent être au cœur des préoccupations, tout en veillant à la justice et à la transparence, affirme le quotidien ouagalais. Il est des moments de la vie de la Nation où la cohésion doit s’extraire des querelles politiciennes. (…) Les parlementaires sont (donc) à la croisée des chemins, pointe encore Aujourd’hui, pour permettre une sortie de crise en privilégiant certains piliers de la pure tradition wolof que sont le pardon et la cohésion sociale (…). »Aucune nouvelle du colonel Alpha Yaya Sangaré…À la Une également, cette question posée par WakatSéra : « où donc est passé le colonel-écrivain ? »En effet, depuis son arrestation le week-end dernier à Bamako du colonel malien Alpha Yaya Sangaré, plus aucune nouvelle de ce dernier. L’organisation Human Rights Watch s’inquiète de sa disparition. « Son crime », rappelle le journal : avoir repris dans un livre des passages de rapports de l’organisation de défense des droits de l’homme à propos d’exactions menées par les Forces armées maliennes.Cette affaire a entraîné une véritable « cacophonie au sommet de l’État », pointe Le Challenger à Bamako. Avec tout d’abord la sortie de l’ouvrage du colonel, avec la bénédiction de la hiérarchie militaire, puis sa volte-face et l’arrestation du colonel.Le Challenger qui s’interroge : « comment un ministre a pu présider une cérémonie de dédicace d’un livre, dont il ignore le contenu, dont son entourage n’a pas la maîtrise ? Comment le contenu du bouquin, portant sur une question de sensibilité nationale, a-t-il pu échapper aux services de renseignements ? »Des questions toujours sans réponses, comme celle du sort du colonel Alpha Yaya Sangaré…
3/6/20244 minutes, 21 seconds
Episode Artwork

À la Une: une amnistie qui soulève bien des questions au Sénégal…

Le projet de loi d’amnistie, initié par le président Macky Sall, est désormais sur les rails. Il doit être examiné ce mardi par une commission technique composée de 30 députés de la majorité et de l’opposition, avant un débat en plénière à l’Assemblée nationale demain mercredi.Cette amnistie concerne les auteurs de faits commis lors des manifestations politiques entre 2021 et 2024, qui ont fait des dizaines de morts et provoqué d’importantes dégradations matérielles, comme le saccage de l'université de Dakar.Une amnistie qui soulève donc bien des questions…Tout d’abord, « Ousmane Sonko va-t-il retrouver son éligibilité ? », s’interroge le site d’information Senego. L’opposant qui est derrière les barreaux depuis juillet dernier, a été condamné pour des propos diffamatoires, rappelle le site, à l’encontre du ministre Mame Mbaye Niang. Une condamnation qui entre dans le cadre de l’amnistie. Mais qu’en est-il d’une autre affaire ? Celle du salon de beauté Sweet Beauty pour laquelle, accusé de viol par une jeune femme de 20 ans, Adji Sarr, Ousmane Sonko a été condamné par contumace pour corruption de la jeunesse.En effet, pointe Jeune Afrique, « cette affaire privée ne relève pas du type d’infractions énumérées par le projet de loi et les viols allégués par la jeune femme auraient été commis, pour la plupart, avant la date du 1ᵉʳ février 2021 retenue comme point de départ de la période de deux années couverte par l’amnistie. »La colère des familles de victimes…Autre question soulevée par cette loi d’amnistie : quid des familles des victimes de la répression politique ?En effet, rappelle Jeune Afrique, « au sein de l’opposition et de la société civile, cette initiative gouvernementale est décriée dans la mesure où elle aurait notamment pour effet de garantir l’impunité aux membres des forces de défense et de sécurité, soupçonnés de s’être rendus coupables d’exactions contre de nombreux manifestants, dont plusieurs dizaines ont trouvé la mort entre mars 2021 et juillet 2023. »Ce serait donc « une insulte aux familles endeuillées », s’exclame le site Seneplus. En effet, précise-t-il, « alors que plus de 60 personnes ont perdu la vie lors de manifestations politiques depuis 2021, ce projet de loi d’amnistie générale risque de nier le droit à la justice des proches de victimes. » D’ailleurs, rapporte Seneplus, « l’ONG Amnesty international s’est élevée, hier, contre le projet, estimant que son adoption constituerait un affront aux familles des victimes et une prime troublante à l’impunité. »Amnésie collective ?Dans les colonnes de WalfQuotidien, le député Thierno Alassane Sall hausse le ton : « balles réelles, femmes brûlées vives à bord de bus, jeunes handicapés à vie, avenirs calcinés, université saccagée, biens publics et privés détruits. (…) Beaucoup de nos compatriotes porteront, à vie, les stigmates de ces événements, affirme Thierno Alassane Sall. Nous avons tous été directement ou indirectement meurtris. En ces jours de mars où le pays devrait être tenu en haleine par le second tour de la présidentielle, nous voilà face à une tentative d’occulter la vérité pour le bénéfice de quelques-uns. Qui est derrière cette loi ? À qui profite-t-elle vraiment ? Les victimes, les familles, le Sénégal méritent que la lumière soit faite. »L’ancien parlementaire Thierno Bocoum s’emporte également dans le quotidien 24 Heures : « Macky Sall veut nous imposer une amnésie collective, affirme-t-il. Il cherche ainsi à faire table rase sur les crimes ignobles et délits qui ont secoué ce pays durant toute la période visée. C’est un manque de respect notoire envers le peuple sénégalais. »Que va dire la CPI ?Et puis autre interrogation : quelle va être l’attitude de la CPI face à cette amnistie ? Interrogation posée par WalfQuotidien qui pointe que « la Cour pénale internationale, saisie des mêmes faits, risque de faire blocage à ce projet de loi d’amnistie, même adopté par l’Assemblée nationale sénégalaise. »Enfin, le quotidien Aujourd’hui à Ouagadougou conclut, fataliste : « immoler la justice sur l’autel de la paix, voilà ce qu’a choisi le Sénégal, c’est un choix cornéen, un dilemme, mais à la lumière de ce qu’on a vu en mars 2021, et récemment après le report de la présidentielle, l’immunité qui frise l’impunité pourrait être la solution bancale, mais la solution tout de même, pour que le Sénégal tienne son élection présidentielle ce 2 juin 2024 dans la paix. »
3/5/20244 minutes, 11 seconds
Episode Artwork

À la Une: massacres en série au Burkina Faso

C’était le 25 février dernier : trois villages ont été attaqués dans la région du Nord. Komsilga, Nodin et Soroe, dans la province du Yatenga. Bilan : environ 170 morts, dont de nombreux femmes et enfants. Le même jour, une mosquée était également attaquée à Natiaboani dans l’est du pays, ainsi qu’une église à Essakane-Village, dans le nord. Là aussi, il y aurait des dizaines de victimes. Qui sont les auteurs de ces massacres ? Les soupçons se portent sur les groupes jihadistes qui sévissent dans ces régions. « Le procureur ouvre une enquête et lance un appel à informations », pointe WakatSéra.« Le Burkina ploie mais ne rompt pas ! », s’exclame pour sa part Aujourd’hui. Ces massacres « viennent rappeler de façon sanguinolente que le combat contre ceux qui tuent, brûlent les champs et provoquent des exodes massifs internes, ces gens-là n’ont pas mis l’arme au pied, mais l’ont toujours en bandoulière. (…) La tragédie sécuritaire du Yatenga est un énième coup que commettent ces attaquants et en même temps appelle à une vigilance éternelle. Il faut saluer, poursuit Aujourd’hui, la sortie du chef d’état-major des armées, le général Simporé qui a informé que le curseur sécuritaire a grimpé pour faire comprendre aux Burkinabè que leurs ennemis pouvaient attaquer à tout moment, via les kamikazes, (…) avec même des possibilités d’attaques de centres urbains. Alerte et risque maximum, donc, mesures exceptionnelles, s’exclame encore le quotidien burkinabé, avec des patrouilles dissuasives et des fouilles des véhicules et engins qui se sont accentuées ce week-end et qui se poursuivent dans les deux capitales Ouaga et Bobo ».Mali : un colonel accuse les FAMaÀ la Une également, la polémique au Mali à propos d’un livre sur le terrorisme, écrit par un colonel malien, et qui incrimine les Forces armées maliennes (FAMa). Cet ouvrage s’intitule Mali : le défi du terrorisme en Afrique. Il a été écrit par le colonel Alpha Yaya Sangaré.Tout avait pourtant bien commencé, relate Maliweb. « Le 24 février dernier, à l’École de Maintien de la Paix, le livre avait été lancé en grande pompe, en présence du Colonel Abdoulaye Maïga, ministre d’État et porte-parole du gouvernement. C’était également en présence de plusieurs officiers supérieurs de l’armée. L’ORTM (la télévision publique) avait (même) consacré un reportage de six minutes à la sortie de ce livre. Avec ce commentaire : "cet ouvrage de 400 pages retrace la problématique de la menace terroriste sur le continent africain, notamment au Mali. (…) L’auteur voit le phénomène du terrorisme sous deux angles. Primo, il fait un bilan contrasté de la lutte anti-terroriste sur le continent africain, particulièrement au Mali. Secundo, il propose des pistes stratégiques de solution pour un avenir plus serein". »Alors « que s’est donc-t-il passé ? », s’interroge Maliweb.Apparemment, la hiérarchie militaire n’avait pas lu l’ouvrage en entier. Dans certains passages, en effet, l’auteur, rapporte Le Monde Afrique, « cite des rapports d’organisations internationales de défense des droits humains documentant des abus de l’armée malienne lors d’opérations antiterroristes ».Une semaine plus tard, « le ministère de la Défense dénonce, affirme-t-il, de "fausses accusations" à l’encontre des FAMa. Et précise que le colonel Alpha Yaya Sangaré sera "soumis à la règlementation en vigueur" ». Le 2 mars au soir, le colonel est arrêté « par des agents cagoulés, venu dans deux véhicules 4/4 et sans plaques d’immatriculation », précise le site Malijet.« Crapaud, anguille ou poisson-serpent ? »Commentaire de L’Observateur Paalga au Burkina Faso : « Plus qu’un pavé dans la mare, c’est une véritable bombe littéraire que le colonel Yaya Sangaré a fait exploser, éclaboussant un parterre d’illustres invités. »Le quotidien ouagalais cite ce proverbe : « Quand un crapaud sort de la rivière pour dire que le crocodile a mal aux yeux, on est fondé à le croire. » Alors, « crapaud, anguille ou poisson-serpent, le colonel Yaya est d’une témérité d’hippopotame, s’exclame L’Observateur Paalga, pour avoir osé mettre les pieds dans le plat des impairs possibles de la lutte contre le terrorisme en Afrique et de la collaboration des FAMA avec le groupe Wagner. Quelle mouche a-t-elle bien pu le piquer pour qu’il transgresse le droit de réserve qui s’impose à tout officier supérieur ? »
3/4/20244 minutes, 6 seconds
Episode Artwork

À la Une: l’annonce par Macky Sall de la date de la présidentielle au Sénégal

Ce sera donc le 2 juin. Si la presse sénégalaise relaye cette date, annoncée hier jeudi par le président sénégalais, c’est plutôt celle du 2 avril, jour de la fin de son mandat qui préoccupe les journaux. « La date de mon départ reste absolument ferme », titre Sénégo qui cite Macky Sall.Et après, que peut-il se passer ? « Le brouillard plane sur l’avenir politique du Sénégal », nous dit Seneweb.Mais il n’y a pas pour autant 1 000 scénarios possibles. Rewmi cite le ministre de l’Intérieur : « Nous sommes dans une situation inédite, car la Constitution avait prévu trois cas de figure : l’empêchement, la démission et le décès. »Et ce sera au Conseil constitutionnel de trancher, poursuit Dakar actu : « Soit le conseil choisi que le président de la République ne peut pas partir, il reste en place pendant deux mois pour remettre la clé au président démocratiquement élu. Ou bien, le Conseil constitutionnel constate qu’il y a vacance de pouvoir et c’est le président de l’Assemblée nationale qui devient automatiquement président de la République. »Dans ce dernier cas, précise Dakar Matin : « Tout le processus électoral sera repris, il n’y a plus de droit acquis pour les 19 candidats, car le président de l’Assemblée national doit organiser de nouvelles élections. »Et puis il y a tout de même une dernière possibilité, relayée par l'avocat Abdoulaye Tine, membre de la coalition d’opposition F24 dans les colonnes de Dakar actu : « Si le président ne démissionne pas d’ici le 02 avril, l’opposition et les forces vives prendront leurs responsabilités car, elles ne comptent pas laisser le pouvoir sombrer. »Loi d’amnistie annoncée par Macky Sall lors du dialogue national« La loi d’amnistie ou le second assassinat des martyrs de 2021 à 2024 », titre Seneplus. Le site en ligne qui donne la parole au Collectif des universitaires pour la démocratie, groupe d’intellectuels sénégalais. Pour eux, « l’usage politicien de l’amnistie brouille toute perspective de réalisation d’un avenir collectif empreint de sérénité et d’apaisement ».Jeune Afrique constate que même au sein du camp présidentiel, l’idée ne fait pas l’unanimité. JA cite Samba Sy, ministre du Travail et secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail : « Je ne dis pas que nous ne devons pas nous réconcilier, mais n’oublions pas ce qu’il s’est passé pour que, demain, les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets. »Et le Monde Afrique cite un habitué du palais présidentiel qui assure que « Samba Sy a dit tout haut ce que pensent beaucoup d’élus de la majorité ». Et le quotidien constate que du côté de l’opposition, on voit dans la loi d’amnistie une manœuvre du président sénégalais : « Macky Sall et son équipe sont en réalité hantés par la perspective de devoir répondre de leurs actes, car le peuple ne pardonnera jamais », confie Thierno Alassane Sall, opposant et candidat à la présidentielle. Des arguments soutenus également par des organisations de la société civile, ajoute le Monde Afrique.Mais Jeune Afriquea sorti la calculette et constate que « le texte devrait, sans surprise, être voté par l’Assemblée nationale, où la coalition Benno Bokk Yakaar conserve 81 députés sur 165. La majorité présidentielle pourra également compter sur l’apport de voix des 24 élus du Parti démocratique sénégalais (PDS, de Karim Wade), son nouvel allié de circonstance au sein de l’opposition ».Mort de l’opposant Yaya Dillo au TchadTrès factuelle, la presse tchadienne se fait l’écho de l’annonce par le procureur de la république de la mort de Yaya Dillo lors de « l’assaut au siège du Parti socialiste sans frontières » ce mercredi 28 février.Tchad Vision relaye le bilan :« Une dizaine de morts, de nombreux blessés et 26 interpellations. »Le pure player qui ajoute que « d’après la version officielle, les forces de l’ordre se sont déployées en riposte, à l’attaque des locaux des services de renseignements ».Jeune Afrique précise les circonstances et les raisons de cette attaque : « Des éléments du PSF sont arrivés à bord de onze véhicules afin de libérer Abakar Torabi, le secrétaire chargé des finances de leur parti. Ce dernier est suspecté d’avoir fomenté, le 19 février, une tentative d’assassinat contre le président de la Cour suprême. »JA constate que « le flou demeure à Ndjamena, ou les réseaux téléphonique et internet sont largement perturbés ». Tchad infos observe de son côté« une reprise timide des activités » dans la capitale.
3/1/20244 minutes, 2 seconds
Episode Artwork

À la Une: la présidentielle au Sénégal fixée au 2 juin…

« Une éclaircie dans la grisaille ! », s’exclame le site d’information sénégalais Seneweb. « Les dialoguistes ont trouvé un consensus pour le 2 juin » : date à laquelle devrait se tenir le scrutin présidentiel.Et par ailleurs, « Karim Wade partant », constate DakarActu qui note en effet que « Karim Wade, candidat recalé du fait de sa double nationalité » devrait être finalement sur la ligne de départ.« Macky fait réintégrer Karim », titre WalfQuotidien en première page.C’est « pour l’instant le grand gagnant du dialogue national », commente le quotidien dakarois. Il « fait la pluie et le beau temps depuis Doha, son “exil forcé“ », relève encore le journal.Depuis « la collaboration de son parti, le PDS, avec la coalition au pouvoir, c’est par lui que tout passe et c’est par lui que tout retourne. »Amnisties…Un autre recalé pourrait bien aussi refaire son apparition : c’est Ousmane Sonko. « En détention depuis juillet, rappelle Le Monde Afrique, le principal rival de Macky Sall avait été écarté de la course à la présidence à cause de sa condamnation à six mois de prison de sursis pour “diffamation“. Il pourrait bénéficier d’une future loi d’amnistie générale que Macky Sall a appelée de ses vœux avant-hier. Elle concernerait les faits liés aux troubles politiques qui ont eu lieu depuis 2021. »Et cette future loi d’amnistie fait d’ores et déjà polémique… C’est ce que relève Jeune Afrique : car au-delà du cas d’Ousmane Sonko, elle « pose la question de l’impunité dont pourraient bénéficier les responsables de la mort de dizaines de personnes tuées au cours de manifestations dans les dernières années du régime de Macky Sall. »« Ces délits et crimes que Macky veut effacer », s’insurge WalfQuotidien. Walf qui constate également que « Macky Sall pourrait profiter de cette amnistie pour effacer les fautes de gestion de ses collaborateurs », dont des faits de violences, mais aussi des faits de détournements de fonds publics…Que va dire le Conseil constitutionnel ?Voilà pour les principales mesures décidées au cours de ce dialogue national. Reste que « plusieurs obstacles juridiques et politiques restent à surmonter, pointe Le Monde Afrique. C’est désormais Macky Sall qui est chargé de mettre en œuvre les recommandations du dialogue national, mais il faudra aussi qu’elles passent l’examen du Conseil constitutionnel, précise le journal. L’élargissement de la liste des 19 candidats désignés par cette même instance pourrait par exemple être retoqué. »D’ailleurs, relève encore Le Monde Afrique, « 17 des 19 prétendants, dont les dossiers de candidatures avaient été validés pour l’élection présidentielle, ont boycotté le dialogue national. Et 15 d’entre eux ont déposé un recours devant le Conseil constitutionnel avant-hier pour “dénoncer, disent-ils, la carence du président Macky qui use de dilatoire politicien“. »Les manifs vont-elles se poursuivre ?Alors que va décider le Conseil constitutionnel ? WakatSéra au Burkina Faso s’interroge… « L’option sortie de la cuisine du dialogue national, boycotté par une partie de l’opposition et des candidats à la présidentielle, cette option sera-t-elle retenue par les Sept Sages qui ont déjà rejeté le décret de report au 15 décembre de l’élection, décret pris par Macky Sall alors que la campagne électorale allait démarrer pour l’élection du 25 février ? (…) En attendant le verdict des Sept Sages, c’est la réaction de cette frange importante de l’opposition et de candidats ayant passé le tamis du Conseil constitutionnel qui sera décisive pour la suite des évènements. (…) C’est dire, pointe encore WakatSéra, que le Sénégal ne s’est visiblement pas encore assuré l’apaisement que dit vouloir Macky Sall en sortant ce dialogue national de son bonnet magique ! Les manifestations de rue, pacifiques, mais qui ont déjà fait au moins trois morts, vont-elles continuer de plus belle ? Ou bien, au contraire, les opposants mettront-ils de l’eau dans leur bissap en dépassant le fétichisme des dates ? C’est certain, conclut le quotidien ouagalais, le déficit de confiance est bien réel et pourrait éloigner davantage Macky Sall de ses interlocuteurs, qui n’acceptent pas de subir le changement des règles du jeu en plein match ! »
2/28/20244 minutes, 2 seconds
Episode Artwork

À la Une: le dialogue national, et le projet de loi d’amnistie voulus par Macky Sall au Sénégal

Le Soleil plante le décor : « le Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniadio » et cite l’acteur principal : Macky Sall qui annonce « un projet de loi d’amnistie des faits qui se sont déroulés entre 2021 et 2024 ». Il sera adopté en Conseil des ministres dès demain, mercredi, avant d’être présenté à l’Assemblée nationale.Et le président sénégalais cité par Le Monde Afrique explique les raisons de cette amnistie : il s’agit de « pacifier l’espace politique, de raffermir davantage la cohésion nationale »Pour Senego, il y a chez Macky Sall « une volonté d’apaisement du climat social, de pardon, d’oubli et de réconciliation nationale ».Parmi les personnes incarcérées, note Le Monde Afrique : « des personnalités politiques de premier plan, dont l’opposant antisystème Ousmane Sonko, au cœur de l’agitation, et son second, Bassirou Diomaye Faye, candidat à la présidentielle ». Le journal rappelle que « des centaines d’opposants ont déjà été libérés depuis dix jours ».Mais certains acteurs refusent une telle loi d’amnistie. Leur crainte, relayée par Le monde Afrique, que cette amnistie « efface les actes reprochés à des responsables gouvernementaux ou sécuritaires ». Pour eux, ajoute le quotidien, il s’agit d’un piège.La presse sénégalaise se fait aussi l’écho d’une certaine forme de lassitude chez Macky Sall« J’ai envie de partir », « j’en ai assez ». Les quotidiens relayent les mots du président sénégalais depuis le Centre international de conférence Abdou DioufObjectif de Macky Sall rappelé par Seneweb, « trouver un consensus pour un scrutin crédible sous l'observation nationale et internationale ».Le Monde Afrique précise que ces discussions se déroulent « avec quelques centaines de responsables politiques, de chefs religieux et de représentants de la société civile, mais en l’absence de certains des protagonistes de la crise, à commencer par dix-sept des dix-neuf candidats retenus en janvier pour la présidentielle par le Conseil constitutionnel ».Dakar Matin cite d’ailleurs Macky Sall : « La date sera fixée par décret, quelles que soient les agitations des uns et des autres ».Le président sénégalais qui s’adresse ainsi à ceux qui boycottent le dialogue, observe Seneweb : « Ceux qui ont refusé de répondre à ce dialogue ne le font qu'à eux-mêmes, pas au président de la République ».Et à en croire Dakar Actu, il y a peut-être de la fatigue chez Macky Sall dont le site en ligne relaye les propos sur la date de la présidentielle : « Il y a des milliers de juristes au Sénégal. Sur ce point, s’il n’y a pas consensus, il reviendra au Conseil constitutionnel de trancher. Ma position est connue de tous : Trouver un consensus pour aller à une joute libre transparente. Il y a trop de surenchères malheureusement sans fondement ».En attendant, Le Monde Afrique rappelle qu’hier : « Un certain nombre des concurrents de Macky Sall se sont rendus à la Cour constitutionnelle pour demander à ses membres de constater formellement le manquement du chef de l’État à son devoir d’organiser la présidentielle. Le quotidien qui cite l’un d’eux, Cheikh Tidiane Dieye. Pour lui, ce dialogue national est « une pièce que le chef de l’État aurait pu organiser au Grand Théâtre de Dakar. »Pas de date exacte pour le scrutin à l’issue de cette première journée de discussions, mais un vœu formulé par Macky Sall et relayé par Dakar Matin : « tenir l’élection avant l’hivernage ». « D’ici juin juillet, précise » Le Monde Afrique.En Guinée, la presse revient largement sur la grève générale…Une grève à l’appel à l’initiative des centrales syndicales des secteurs public, privé et informel, précise encore Le Monde Afrique qui en rappelle l’objectif : « obtenir la baisse des prix des denrées de première nécessité et la fin de la censure médiatique ».Un mouvement « largement suivi à Conakry » constate Guinée 7.com. De Matoto à Kaloum, le site en ligne parle d’une « très faible affluence » sur les routes.Au-delà de la capitale, le mouvement touche toutes les villes du pays comme Labé ou la grève a été « suivie à 85 % » selon le secrétaire général de la CNTG cité par Aminata.Il n’y a qu’à Siguiri, à 800 km de la capitale, que le mouvement serait moins suivi, selon Guinéenews. Le média en ligne constate bien une « paralysie dans le secteur bancaire ». Mais « le commerce a fonctionné normalement, idem dans les écoles. Les compagnies minières tournent à plein régime ».Mais certains doutent de la véracité des informations relayées par GuinéeNews. Aminata relaye ce matin les propos du mouvement syndical qui « condamne les contre-vérités de GuinéeNews sur l’état de la grève ».
2/27/20244 minutes, 8 seconds
Episode Artwork

À la Une: on a voté hier au Sénégal !

La presse sénégalaise se fait l’écho de ces « simulacres de bureaux de votes improvisés à Dakar » hier, dimanche, à l’initiative du collectif citoyen Aar Sunu Election, Préservons notre élection en français.Une journée de « deuil national et de vote miniature » résume Seneplus.Parce que « Si tout s'était passé comme prévu » rappelle Dakar Actu, « des millions de Sénégalais auraient fait la queue ce dimanche devant des écoles pour élire leur cinquième président. Mais rien ne s'est passé comme prévu et certains ont tenu à glisser un bulletin symbolique dans une urne factice ».Une façon, constate Seneplus de « marquer leur frustration de voir leur droit de vote confisqué ».Au Burkina Faso, Wakatsera rappelle le « phare de la démocratie » qu’est le Sénégal et se prend à rêver que les élections ont bien eu lieu hier : « À travers une élection ouverte, inclusive et démocratique, les sénégalais ont accompli leur devoir constitutionnel et attendent leur prochain président. Mais ce serait en attendant Godot, car cette élection ne connaîtra de gagnant que celui qui a pris forme dans la tête de chaque électeur. »Dakar Actu donne la parole à deux femmes, deux médecins qui ont tenu à se rendre dans un de ces bureaux de vote improvisés hier : elles votent depuis qu'elles ont l'âge de le faire. « Voter, et voter à la date convenue, cela a toujours été, dans notre culture conclue, l’une d’entre elle ».Mais la date reste à convenir donc… à travers le dialogue proposé par Macky Sall à partir d’aujourd’hui. Le quotidien précise ceux qui y sont conviés : « les candidats qualifiés et recalés et tous les acteurs politiques et sociaux ».Mais pour l’instant, c’est plutôt un dialogue de sourds ?Et le Monde Afrique résume plutôt bien le problème :« Le président appelle au dialogue, l’opposition à la tenue de l’élection ». L’appel de Macky Sall reste peu entendu euphémise le quotidien.Dakar Actu est plus précis : « Aar Sunu Election et 16 des 19 candidats homologués refusent de prendre part aux discussions ». Le quotidien qui constate aussi que « Les forces de sécurité ont empêché hier les 16 concurrents de se réunir sur un terrain où ils avaient donné rendez-vous à leurs supporteurs ».Le site en ligne raconte que certains se sont « rabattus vers le siège de l'un des principaux candidats, Khalifa Sall ». Sur place, ils « ont procédé à un vote fictif avec un bulletin noir RIP 25 février, pour Repose en paix 25 février ».Et on peut se poser la question de savoir si le dialogue proposé par Macky Sall n’est pas lui aussi mort-né.La presse sénégalaise égrène les noms des candidats ou partis qui refusent la main tendue du président sénégalais.Senego cite ce lundi matin le président de la Plateforme Politique Avenir : « Nous avons déchiré son invitation… Mais il persiste en disant qu’il recevra 19 candidats. Lesquels ? » se demande Cheikh Tidiane Dièye.Au Burkina Faso, Wakatsera constate en tout cas que « le Sénégal présente un nouveau cas d’école pour la CEDEAO qui vient de lever les sanctions contre les pays qui ont connu des putschs militaires dans la sous-région ».C’était lors d’un sommet extraordinaire à Abuja ce week-end…« Avec pour témoin oculaire, un certain Macky Sall engagé dans une aventure ambigüe » glisse WakatSéra au Burkina.Jeune Afrique constate d’ailleurs que « l’organisation sous-régionale est également mise à l’épreuve par la crise politique au Sénégal, mais le sujet n’a pas été mentionné samedi ».La presse nigérienne se veut très factuelle, relaye les décisions prises lors de ce sommet extraordinaire à Abuja, le soulagement des populations après l’annonce de la levée des sanctions.En Guinée en revanche,Ledjely parle « du chantage payant des pays de l’AES » (l’Alliance des États du Sahel)Pour le site en ligne, « Le Mali, le Burkina Faso et le Niger contraignent Bola Tinubu et les autres dirigeants de l’organisation à capituler ».« Quel contraste ! En juillet 2023, le président nigérian avait fait valoir une fermeté extrême contre les coups d’Etat militaires dans l’espace ouest-africain ».Et bien pour Le Pays : « le rétropédalage de ce week-end ne va pas absoudre la Cédéao pour autant, sans doute encore moins susciter le « retour au bercail » des trois dissidents qui doivent être en train de boire actuellement leur petit lait en multipliant les rebuffades, parce qu’« il n’y a rien en face » poursuit le quotidien burkinabé.De son côté, Aujourd’hui le Faso estime que « 50 % du différend avec l’AES est résolu, reste la question du modèle politique. » Question effleurée par Bola Tinubu cité par le quotidien et qui appelle à « Revoir l’approche de la Cédéao quant au retour de l’ordre constitutionnel chez quatre pays membres ».Pour Le Pays, deux questions se posent après le sommet extraordinaire de samedi : « les trois dirigeants de Bamako, Niamey et Ouagadougou oseront-ils franchir le Rubicon » et saisir la main tendue par la Cédéao. Le site en ligne se demande aussi si l’organisation ouest-africaine « pourra sauver ce qui reste de ses meubles…. »
2/26/20244 minutes, 24 seconds
Episode Artwork

À la Une: Macky Sall ne fixe pas de date pour l'élection présidentielle

C'était un entretien très attendu ce 22 février au soir, entre le président sénégalais et les journalistes de plusieurs médias nationaux. Macky Sall allait-il annoncer la date de la prochaine élection présidentielle ? Eh bien non. Pas de date pour cette élection. En revanche, le président sénégalais a été précis sur son rôle en tant que chef de l'État. « Ma mission s'arrête le 2 avril à la tête du pays », titre le Quotidien reprenant les propos de Macky Sall.Le Quotidien qui poursuit : « Si l’élection est tenue d’ici là, le président fera sa passation. Sinon, ce sera au Conseil constitutionnel de fixer la suite des règles de la compétition. Est-ce ce qu’il y aura un président de transition ? Qui va l’assurer ? » se demande encore le journal sénégalais, qui conclut : « Pour le président Sall, c’est le dialogue qui se tient lundi et mardi qui doit fixer les contours de cette élection. »« Dans le flou, Macky Sall tente de trouver une issue, remarque de son côté Seneplus. En l'absence d'accord, la balle sera dans le camp du Conseil constitutionnel, appelé à trancher définitivement. En attendant, le flou demeure sur l'organisation de l'élection présidentielle et sur la période de transition qui s'ouvrira après le 2 avril, plaçant le Sénégal dans une situation sans précédent depuis son indépendance. »La libération des opposantsC'est Seneweb qui fait sa Une sur ce point précis et titre : « Macky Sall annonce une bonne nouvelle pour Ousmane Sonko. Pourrait-il bénéficier d'une liberté provisoire ? "Je n'ai aucune objection, je regarde le pays, je ne regarde pas une personne" », a assuré le président sénégalais. Interrogé sur la possibilité « d'une liberté provisoire pour Sonko et Diomaye », il a répondu : « Oui c'est possible, ça va dépendre de leurs avocats, de la justice." »DakarActu va plus loin, estimant que le président « a donné des gages" hier soir, en affirmant : « Je ne suis pas contre la libération d’Ousmane Sonko. »Réconciliation en Côte d’Ivoire« Vers la réconciliation nationale : le président Alassane Ouattara accorde la grâce présidentielle à 51 personnes, dont Dogbo Blé et Soul to Soul », titre l'Infodrome. Ces deux hommes sont « désormais libres », nous dit le site ivoirien, et « ces libérations interviennent dans le cadre d'une grâce présidentielle en faveur des prisonniers civils et militaires des crises socio-politiques qu'a connu la Côte d'Ivoire de ces dernières décennies. »Fraternité matin de son côté, précise que le chef de l'État a dit « avoir une pensée pour les victimes ainsi que leurs familles, et leur témoigne à nouveau, sa compassion et son soutien ».De son côté, Wakatsera, au Burkina Faso, revient plus précisément sur le cas de Koné Souleymane Kamagaté, plus connu sous le pseudonyme de « Soul to Soul », présenté comme « l’un des fidèles de l’ancien Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, avec qui ils ont connu des vertes et des pas mures sous la période de la rébellion en Côte d’Ivoire. Soul to Soul avait "refusé de monnayer sa liberté" et malgré sa période de disgrâce, affichait son soutien à son ami Guillaume Soro qui n’a eu de cesse de lui envoyer ses encouragements pour l’épreuve difficile qu’il traversait », ajoute Wakatsera qui conclut : « Quant à Bruno Dogbé Blé, c'est l’un des fidèles de l’ancien président Laurent Gbagbo, il lui est toujours resté loyal. »Pour le site burkinabè, il y a de la réconciliation dans l'air en Côte d'Ivoire : « Cette décision du président Ouattara, va à n’en point douter contribuer à réconcilier les Ivoiriens qui se sont mis ensemble pour pousser leur onze national et remporter la 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations, le 11 février dernier. »
2/23/20244 minutes, 8 seconds
Episode Artwork

À la Une: la présidentielle au Sénégal, quand, comment et avec qui?

On en saura doute plus ce jeudi soir à partir de 19 heures, heure locale, avec la conférence de presse du président Macky Sall qui sera face aux médias : un face-à-face retransmis en direct par la RTS.« Un face-à-face redouté, s’exclame WalfQuotidien, et où chaque mot aura son importance dans un contexte où la liste des décès, à la suite des manifestations contre le report de la présidentielle, s’est allongée avec la mort de Prosper Clédor Senghor, étudiant à l’université Gaston Berger qui a succombé, hier, à ses blessures à l’hôpital principal de Dakar. La déclaration du président Sall intervient dans un moment critique, où il est attendu sur une date ferme pour la tenue de l’élection présidentielle. Concernant ce point, la Société civile a déjà pris les devants en proposant la date du 3 mars, là où la nouvelle plateforme Aar sunu élections (protéger notre élection) avance la date du 10 mars. »En attendant, « Macky Sall entretient toujours le flou, constate encore WalfQuotidien. En Conseil des ministres hier, Macky Sall a donné instruction à son ministre de l’Intérieur pour, a-t-il dit, "une date qui sera fixée très prochainement" ».Dysfonctionnement démocratique ?« Va-t-il encore nous baratiner en jouant le clair-obscur ?, s’interroge pour sa part le quotidien 24 Heures. Le peuple est dans un stress permanent depuis l’annonce qui a cassé le décret de convocation du corps électoral pour le 25 février. Les Sénégalais font face à des bourrasques particulièrement capricieuses qui ont déjà fait quatre morts et à une pression des partenaires techniques et financiers qui surveillent le pays comme du lait sur le feu. L’alerte est au rouge, prévient 24 Heures, et le président de la République, et encore moins sa famille politique, ne doit détourner le regard. Personne ne doit le pousser à frapper de mépris la décision du Conseil constitutionnel, au profit d’une bande qui ne compte pas lâcher le pouvoir. Tout ce mal vécu chez les populations provient du sentiment qu’elles en ont marre d’un système politique et social injuste et asymétrique », lance encore le quotidien dakarois qui conclut : « Notre modèle démocratique ne fonctionne pas bien. Ne nous y trompons pas ! »Apaisement ?En attendant, on assiste à une certaine décrispation, avec une vague de libération de détenus politiques. L’opposant Ousmane Sonko pourrait être concerné.C’est que pointe Le Monde Afrique : « Après une directive du chef de l’État adressée à son gouvernement "pour pacifier l’espace public", près de 350 détenus, pour la plupart sympathisants d’Ousmane Sonko arrêtés lors des manifestations de mars 2021 et juin 2023, ont été placés en liberté provisoire. "Nous sommes dans le sens de la décrispation, dans le sens de l’apaisement de la tension politico-sociale", a déclaré avant-hier la ministre de la Justice Aïssata Tall Sall, n’excluant pas qu’Ousmane Sonko et son second, Bassirou Diomaye Faye – dont la candidature à la présidentielle a été validée malgré son incarcération – soient également élargis. »Compromis ou compromission ?Alors va-t-on vers une entente entre Macky Sall et Ousmane Sonko ? « Les deux hommes ont des raisons objectives de fumer le calumet de la paix, affirme Le Pays au Burkina Faso. Du côté du président sénégalais, une entente avec le leader de l’ex-Pastef, dont il connait les capacités de mobilisation et de nuisance, pourrait ouvrir la voie à une collaboration politique en cas de victoire de l’un ou de l’autre camp à la présidentielle. Pour ce qui est d’Ousmane, il s’agit, en premier lieu, de se faire réhabiliter dans ses droits civiques et politiques. On le sait, par le fait du prince, Macky Sall a les clés qui peuvent offrir les portes de la participation à la présidentielle d’Ousmane Sonko. L’un dans l’autre, il y a de quoi aller à des compromis dynamiques entre les deux hommes. »Reste que « ces dernières années, tempère Le Monde Afrique, les concertations avec le pouvoir ont souvent été périlleuses pour les opposants, parce qu’elles pouvaient être perçues comme une preuve de compromission par une partie de l’opinion publique et de l’opposition. Pour l’heure, les responsables de l’ex-Pastef invoquent "l’absence d’information et d’accès à Sonko", ou encore un débat "pas à l’ordre du jour" au sein de la formation, mais ils tiennent aussi à rappeler ne jamais avoir été opposés à un dialogue avec le pouvoir ».
2/22/20244 minutes, 12 seconds
Episode Artwork

À la Une: la RDC et le Rwanda au bord de la déclaration de guerre

Les combats et les bombardements se poursuivent autour de la ville de Goma dans l’est de la RDC. Et le ton monte dans la presse congolaise. Le bi-hebdomadaire Le Nouvel Observateur montre du doigt le Rwanda : « La localité de Mushaga, située non loin de la ville de Goma, vient de tomber entre les mains des terroristes du M23, soutenus ouvertement par leur mentor rwandais Paul Kagame. L’objectif principal, dénonce le journal, est d’asphyxier le chef-lieu de la province du Nord-Kivu avant de jeter un dernier assaut pour son occupation définitive (…). À travers cet acte, ces hors-la-loi viennent une fois de plus de défier et la RDC et la communauté internationale, s’exclame Le Nouvel Observateur. Cette attitude belliciste du dictateur qui trône sur le pays des mille et une collines, en dépit de plusieurs résolutions prises par les pays de la sous-région, prouve à suffisance qu’il n’a aucun respect vis-à-vis de ses pairs. Son arrogance est mise à nu. »Une armée congolaise trop faibleEt le bi-hebdo congolais de s’en prendre également aux autorités de Kinshasa qu’il accuse d’inaction. « Le gouvernement, éléphantesque, a coûté très cher au trésor public, mais présente un bilan catastrophique. Aucune mission principale n’a été accomplie, notamment celle de monter une armée forte et puissante. »Récemment, le site spécialisé sur la RDC, Afrikarabia, pointait « l’extrême faiblesse de l’armée congolaise, mal équipée, mal payée, mal commandée et surtout avec une chaîne de commandement largement corrompue : une armée qui ne permet pas au chef de l’État de mener des opérations militaires de grande envergure sur son propre territoire, et encore moins sur un théâtre extérieur que serait le Rwanda ».Malgré tout, depuis sa réélection, le président Tshisekedi multiplie les déclarations martiales, affirmant qu’il est prêt à déclarer la guerre au Rwanda.Dialogue de sourdsD’autant que le dialogue de sourds se poursuit entre Kinshasa et Kigali. C’est ce que pointe Le Monde Afrique : « Félix Tshisekedi a répété (le week-end dernier) à Addis-Abeba que Kinshasa "ne négocierait jamais avec le M23" – qu’il classifie parmi les organisations terroristes –, créé et manipulé par le Rwanda. Pour autant, Kinshasa n’est pas résolu à s’asseoir à la même table que Paul Kagame à n’importe quel prix. "Le préalable à toute discussion directe avec Kigali est le départ de tous les soldats rwandais de RDC", a rappelé Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement. »Et puis côté rwandais, poursuit Le Monde Afrique, « les trente années de conflit et d’instabilité dans la région des Grands Lacs – depuis le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 – découlent de "l’incapacité constante" de Kinshasa à assurer "la protection des droits et des vies des Tutsi congolais". En substance, toujours pour Kigali, le M23 ne serait qu’un mouvement congolais créé pour la défense de la communauté tutsie ».Pour Le Pays au Burkina, l’argument ne tient pas. « Le Rwanda répond à qui veut l’entendre qu’il a le droit de se défendre. Pourtant, bien des observateurs estiment que Paul Kagame cherche à déstabiliser son voisin pour mieux piller les richesses de la RDC. »Une nouvelle médiation menée par l’Angola ?Pour leur part, les pays occidentaux, États-Unis et France en tête, accentuent la pression sur le Rwanda et poussent l’Angola à relancer un processus diplomatique moribond.« Le président Joao Lourenço devrait lancer une nouvelle initiative dans les prochains jours, croit savoir Le Monde Afrique. Les présidents rwandais et congolais devraient se rendre à Luanda pour des rencontres bilatérales destinées à préparer la voie pour des négociations directes. » En tout cas, conclut Le Monde Afrique, « le temps presse, au risque d’une internationalisation du conflit ».Effectivement, pointe WakatSéra, « la patate chaude est désormais dans les mains du médiateur Joao Lourenço. Mais le faiseur de paix angolais, visiblement, ne sait plus par quel bout prendre la chose pour rabibocher Kagame et Tshisekedi, tant la fracture entre les deux est abyssale ».Alors s’interroge le site ouagalais, « à moins d’une guerre ouverte, de quels moyens de pression disposent aujourd’hui, la France, la Belgique et les États-Unis pour mettre fin à l’implication présumée du Rwanda dans l’offensive guerrière du M23 ; le Rwanda qui vient de disposer des missiles sol-air sur son territoire ? (…) Est-ce définitivement le point de non-retour qui est atteint entre le Rwanda et la RD Congo ? »
2/21/20244 minutes, 26 seconds
Episode Artwork

À la Une: la Guinée sans gouvernement

Le chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, a fait le ménage. Le gouvernement de transition a été dissous hier lundi. « Les secrétaires généraux des différents départements ministériels vont assurer la gestion des affaires courantes », pointe le site AfricaGuinée. Mais ça ne s’arrête pas là : « Les ministres sont sommés de restituer sans délai leurs véhicules de service et d’escorte. Et leurs comptes bancaires ont été gelés. » Commentaire d’Africa Guinée : « Le CNRD resserre l’étau autour des membres du gouvernement dissous. »Il faut dire que ces limogeages interviennent dans un contexte plutôt délicat pour l’exécutif. En effet, précise Guinée 7, « les difficultés s’enchainent en Guinée. Les citoyens déplorent le manque d’électricité, la restriction de l’accès à internet et aux médias privés. Sans compter le panier de la ménagère devenu insupportable. Et le peu d’avancées notables dans le cadre politique ».Crise multiformeEn fait, analyse Ledjely, autre site guinéen, « depuis de longs mois, le président de la Transition se plaignait déjà du peu d’efficacité du gouvernement. À plusieurs reprises, il a fait des remontrances aux ministres. Il s’y ajoute que depuis environ trois mois, il règne une crise multiforme dans le pays. De la restriction des réseaux sociaux au brouillage des ondes de certaines radios, en passant par la crise du carburant, la dégradation de la desserte en courant électrique et l’augmentation des denrées de première consommation, tout cela donnait au pays l’allure d’une cocotte-minute pouvant exploser à tout moment ».Et Ledjely de s’interroger : « Dans un tel contexte, le gouvernement passe-t-il pour le fusible qui devait sauter pour permettre au CNRD de souffler ? » Et « de cette dissolution, peut-on espérer un dégel du climat sociopolitique et une amélioration des rapports entre la junte et les acteurs les plus importants de l’échiquier politique ? »Pour WakatSéra au Burkina, « la transition en Guinée, qui demeure floue, sans contour et sans contenu, fait naître désormais beaucoup de questionnements. Ce qui n’est pas forcément bon signe pour le nouveau général de l’armée guinéenne, Mamadi Doumbouya ».Goma encercléeÀ la Une également : l’étau se resserre autour de Goma dans l’est de la RDC. Avec ce reportage à lire dans Le Monde Afrique. « Depuis que les insurgés ont repris les armes, fin 2021, jamais les combats n’ont été aussi intenses dans les environs de Goma, où plusieurs centaines de milliers de déplacés ont trouvé refuge, constate l’envoyée spéciale du journal. "À chaque fois que nous quittons un lieu pour un autre plus sûr, les rebelles finissent par nous rattraper", se désespère Esdras Dogo, un déplacé de Lac Vert qui erre depuis plus d’un an : "nous n’avons plus d’endroit où aller. Nous ne bougerons plus, quitte à mourir ici". »Sur le plan diplomatique, rien n’avance, constate encore Le Monde Afrique. « L’implication de Kigali a été une nouvelle fois pointée par les États-Unis, samedi, dans une déclaration du département d’État demandant au Rwanda de retirer ses soldats présents en RDC ainsi que ses missiles sol-air. »Hier, lundi, « des manifestants anti-Rwanda ont brûlé, dans les rues de Goma, des drapeaux de pays occidentaux, accusés de soutenir Kigali. À Kinshasa, la colère est aussi montée d’un cran. Le 12 février, plusieurs véhicules diplomatiques avaient été caillassés et des pneus calcinés devant le siège de la mission de l’ONU et les ambassades de France et des États-Unis. »Escalade ?« Jusqu’où iront les conséquences de l’offensive du M23 dans l’est de la RDC ? », s’interroge pour sa part Jeune Afrique. Car le ton monte de part et d’autre. « Félix Tshisekedi, réélu pour un second mandat à la tête du pays en décembre dernier, a récemment mis en garde Kigali, affirmant qu’à "la première escarmouche", il n’hésiterait pas à déclarer la guerre à son voisin. » Et « dimanche, c’était au tour du Rwanda de se montrer menaçant ». Kigali a accusé les autorités congolaises de vouloir « envahir le Rwanda » et a annoncé avoir mis en place des mesures « pour assurer une défense aérienne totale de son territoire ».
2/20/20244 minutes, 10 seconds
Episode Artwork

À la Une: l’Union africaine en plein marasme…

C’est dans un « contexte de crises tous azimuts, constate Ledjely en Guinée, que s’est tenu ce week-end le 37ᵉ sommet de l’Union africaine sur les hauteurs d’Addis-Abeba. Le conclave des présidents s’est borné à constater l’échec de l’instance panafricaine face à tous ces foyers de tension », estime le site d’information guinéen qui détaille : « le Mali, la Guinée, le Tchad, le Burkina Faso, le Niger et le Gabon, sont tous en transition à la suite de coups d’État militaires. Depuis environ un an, le Soudan qui n’était déjà pas en bonne santé, est déchiré par une guerre (…). Quant à la RD Congo, les promesses électorales du président Tshisekedi peinent à ramener la paix dans l’est du pays. Entre l’Éthiopie et la Somalie, le mur de la méfiance et des suspicions s’épaissit chaque jour. Enfin, au Sénégal, si le Conseil constitutionnel a courageusement pris ses responsabilités face à Macky Sall, ce dernier ne semble toujours pas disposé à entendre la voix de la raison. »Pourquoi cet immobilisme de l’UA ? « Nos dirigeants ne veulent pas assumer leurs responsabilités », affirme Ledjely. Leur « conception du pouvoir se limite à sa dimension jouissive. Collectionner les belles voitures, les maîtresses et les villas luxueuses, voici ce qui les préoccupe. La place et le rôle de l’Afrique, l’avenir de la jeunesse du continent, la précarité en milieu rural, etc… viennent bien après. D’où le nombre élevé de crises qui renvoient cette image peu reluisante de notre continent. »À la croisée des cheminsNon, « ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain », rétorque WakatSéra au Burkina Faso. « Car l’Union africaine reconnaît soutenir les transitions politiques dans les pays ayant connu des coups d’État ; elle a observé les élections dans 13 pays en 2023 et elle compte en faire de même pour 15 scrutins cette année ; elle se prépare à rendre opérationnelle la Force africaine en attente et elle mise sur la Zone de libre-échange continentale africaine. »Certes, reconnait WakatSéra, « l’Union africaine, à l’instar de la Cédéao, qui vient de subir une cure d’amaigrissement avec le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger, l’Union africaine est, sans nul doute, à la croisée des chemins. Et pour sa survie, l’UA n’a d’autre option, estime encore le site burkinabé, que d’opérer les réformes idoines pour se débarrasser de ses oripeaux de “syndicat des chefs de l’État“ et se rapprocher courageusement du quotidien de misère des populations. »Sénégal : à quand la présidentielle ?À la Une également, l’apaisement au Sénégal… « Opposants libérés, marche dans le calme… Au Sénégal, un week-end dans l’apaisement, note en effet Jeune Afrique. Deux semaines après l’annonce par Macky Sall du report de la présidentielle, annonce invalidée en fin de semaine par le Conseil constitutionnel, des milliers d’opposants ont pu manifester samedi sans répression de la part des forces de l’ordre. »Une question reste en suspens et de taille : à quand l’élection présidentielle ? Le mandat du président Macky Sall expire officiellement le 2 avril. Hier, pointe WalfQuotidien, l’opposant et candidat à la présidentielle, Malick Gakou a proposé que le scrutin se déroule en mars : avec un premier tour le 3 et la proclamation provisoire des résultats le 8.En effet, « la date du dimanche 3 mars s’impose à tous », renchérit le professeur Bouna Niang, Doyen de l’Université Cheikh Anta Diop, dont les propos sont rapportés par le quotidien 24 Heures. Il invoque la constitution qui stipule que la présidentielle doit avoir lieu « trente jours francs au moins avant la date de l’expiration du mandat du Président de la République en fonction », ce qui amène donc, à cette date du dimanche 3 mars.Enfin, bien d’autres questions se posent, relève Le Pays à Ouagadougou : « maintenant que le chef de l’Etat a annoncé des concertations avec l’ensemble de la classe politique, à quoi faut-il s’attendre ? Combien de temps cela prendra-t-il ? Va-t-on vers un compromis politique qui permettrait le repêchage de certains candidats recalés, en l’occurrence Ousmane Sonko et Karim Wade ? » Et puis quid du candidat du pouvoir, Amadou Ba, « très ouvertement contesté », sera-t-il remplacé ?
2/19/20244 minutes, 11 seconds
Episode Artwork

À la Une: l’annulation du report de l’élection présidentielle au Sénégal

Les journaux et les sites d'informations sénégalais, publient quasiment tous ce matin, les 5 pages de la décision du Conseil Constitutionnel, qui annule le report de l'élection présidentielle au 15 décembre prochain. « Que dire ? » s'interroge le Quotidien  « Le processus électoral devra se poursuivre.  Et le Conseil constitutionnel demande une nouvelle date vu le temps de campagne perdu.  Et le Président Sall va signer un nouveau décret en principe qui convoque le corps électoral. Quand ? Wait and see ! » s'exclame le journal sénégalais.  « Et maintenant ? » renchérit Walfnet « La messe vient d'être dite. Quelle sera la suite ? Ça doit couler de source. Le Conseil constitutionnel doit aller jusqu’au bout de sa logique : poursuivre le processus, demander aux candidats admis de démarrer leur campagne électorale, prolonger la durée puisqu’elle devait démarrer le 4 février 2024 et organiser la présidentielle avant le 2 avril ». Et Walfnet de conclure : « Le Conseil constitutionnel doit continuer à rester maître du jeu. C'est ça la vérité dans une démocratie qui se respecte. »Premières réactions politiquesL’une des premières réactions est celle de Barthélémy Dias.Pressafrik.com nous dit, que le député et maire de Dakar a rappelé « qu'il s'est opposé au vote de la loi pour le report de l'élection présidentielle, soulignant que c’était une loi anticonstitutionnelle. « Pour le parlementaire », ajoute Pressafrik.com, « cette décision rappelle à Macky Sall que le Sénégal est une république ». Et le maire de Dakar ne s'arrête pas là.  « Le Conseil constitutionnel qui est », dit-il, « le seul habilité à dire le droit en de pareilles circonstances, a rétabli aujourd’hui le Sénégal dans son droit. Maintenant, la question qui se pose est : le Président Macky Sall, va-t-il respecter cette décision de justice ? interroge Barthélémy Dias.Libération d’opposantsLa presse sénégalaise revient aussi sur la libération d’opposants, quelques heures avant la décision du Conseil constitutionnel.Dakaractu a ainsi rencontré à sa sortie de prison, l'étudiant Pape Abdoulaye Touré, membre de la plateforme F24. « Nous rendons grâce à Dieu », dit-il. « Mais nous allons continuer le combat. Nous prions qu'Ousmane Sonko ainsi que tous les autres détenus politiques, recouvrent la liberté »... De son côté, Sénégo.com rappelle que le jeune homme a passé neuf mois en prison. Et il affirme qu'il a été victime de « torture », ce qui lui aurait « occasionné des fractures au niveau du pied droit et de la main gauche ».   Pour sa part, le Soleil raconte l'inhumation du jeune Landing Camara, tué le 10 février. « Landing Camara, ajoute Le Soleil, est décédé dans des manifestations pour dire non au report de l’élection présidentielle. Il est parti à jamais pour rejoindre les autres enfants de la République qui sont morts dans les mêmes conditions. » OptimismeLe site d’information burkinabé, Wakatsera, livre de son côté une analyse détaillée, et se demande si « Macky Sall, désavoué par les Sages, est toujours maître du jeu ». Wakatsera qui interroge encore : « Le Conseil constitutionnel a-t-il pris la bonne décision ? Oui. Cette restauration de la loi ramènera-t-elle la paix dans un Sénégal où la tension socio-politique avait comme atteint son point de non-retour ? Oui, si chaque partie a à cœur de jouer la carte de l’apaisement. Enfin, « Quelle sera la nouvelle date de l’élection présidentielle ? « Elle n'est pas déterminée pour l’instant », nous dit Wakatsera. Et ce n'est pas tout. Pour le site d'information burkinabé, « D'autres questions sont aussi à l'ordre du jour », comme celle-ci : « La libération à la pelle de détenus politiques sera-t-elle déterminante pour faire descendre le mercure politique ? » Wakatsera se montre finalement plutôt optimiste : « Le Sénégal », dit-il, « a perdu son titre de champion d’Afrique des nations de football, mais conserve celui de phare de la démocratie en Afrique. »
2/16/20244 minutes, 14 seconds
Episode Artwork

À la Une: toujours l’incertitude au Sénégal…

Onze jours après l’annonce par le chef de l’État, Macky Sall, du report de l’élection présidentielle qui devait se tenir le 25 février, comment sortir de la crise ? Arrangement politique ? Solution juridique ? Il y a plus de questions que de réponses…Tout d’abord, le fameux dialogue national avec l’opposition prôné par Macky Sall semble avoir du plomb dans l’aile… Du moins s’il faut en croire WalfQuotidien pour qui « Macky Sall risque d’avoir comme interlocuteurs les “petits candidats“. L’opposition la plus représentative et la société civile ne veulent pas entendre parler de dialogue, affirme le quotidien dakarois. Elles veulent juste le respect du calendrier électoral et de la constitution. » Et « du côté de Pastef (le parti d’Ousmane Sonko), on refuse de s’asseoir autour d’une même table avec Macky Sall », croit encore savoir Walf.En effet, assure le journal, « Ousmane Sonko n’a aucun intérêt à dialoguer avec Macky Sall. Il a tout à perdre et Macky, qui est actuellement dos au mur, a tout à gagner. Si Sonko accepte sa main tendue (son amnistie politique et celle d’autres opposants), il va légitimer le report de la présidentielle et le maintien de Macky au pouvoir. »« Sonko ne veut pas se voir comme une prise de guerre ! », renchérit 24 Heures. « Les manipulations par le camp du pouvoir pour mettre dans la tête de l’opinion publique qu’Ousmane Sonko serait en train de négocier sa libération sont du pipeau ! », s’exclame le quotidien dakarois.Quel dialogue ?« De quel dialogue parlons-nous ? », s’insurge le site d’information Seneplus qui ne voit qu’une seule solution. « Tout dialogue sérieux avec Macky Sall exige dans la situation actuelle de nécessaires préalables, affirme Seneplus : libération de tous les détenus politiques, arrêt de toutes les restrictions et violations contre l’exercice des libertés publiques, retour à l’ordre démocratique. Ensuite, poursuit Seneplus, ce dialogue ne peut se dérouler que dans le respect strict de la Constitution qui doit se traduire par le retrait des mesures constitutives du coup d’État constitutionnel et la pleine reconnaissance des attributions du Conseil constitutionnel dans son rôle d’arbitre du processus électoral. Une fois que celui-ci aura fixé la nouvelle date de l’élection présidentielle tenant compte de la date-limite du mandat actuel (2 avril 2024), l’objectif du dialogue national sera alors de discuter des modalités de la poursuite du processus électoral. »Le Conseil constitutionnel dans la tourmente…On n’en est pas là… Et justement, le Conseil constitutionnel est aussi au centre des débats… En effet, précise Le Monde Afrique, les Sages, saisis par les députés de l’opposition, doivent « se prononcer sur la constitutionnalité de la loi votée le 5 février par l’Assemblée nationale, loi qui entérine le report au 15 décembre de la présidentielle et qui prolonge le mandat du président Macky Sall jusqu’à l’arrivée au pouvoir de son successeur. (…) Selon les textes, le Conseil a un mois pour statuer, soit en l’espèce jusqu’au 7 mars, un délai ramené à huit jours si le gouvernement en déclare l’urgence. »Toutefois, relève encore Le Monde Afrique, « nul ne sait exactement quelles seront les suites de la décision du Conseil constitutionnel, qui peut valider la loi actant le report de l’élection ou bien, au contraire, la retoquer. En effet, Macky Sall ne s’est pas engagé à suivre la juridiction. "Lorsque la décision sera prise, je pourrai dire ce que je ferai", a-t-il déclaré en fin de semaine dernière. »Et pour compliquer le tout, « l’institution est dans la tourmente » rappelle Le Monde Afrique, « car deux de ses sept juges sont accusés d’avoir été corrompus lors de l’examen des dossiers de candidature à la présidentielle. » Ce qui entache évidemment sa crédibilité…Karim Wade dans les startingblocks…Enfin, toutes ces incertitudes n’entament pas l’optimisme de Karim Wade qui se voit déjà concourir face à Ousmane Sonko…« Karim Wade trépigne d’impatience de se battre avec Ousmane Sonko », croit savoir le site d’information Senego. « Et tout le mal qu’il lui souhaite aujourd’hui, avant la date fatidique, c’est d’être libéré de prison. (…) Karim Wade qui souhaite que tous les candidats puissent s’affronter dans un climat serein lors de l’élection présidentielle prévue pour le 15 décembre prochain. Le leader du PDS espère que le scrutin sera démocratique, ouvert, inclusif et transparent, permettant ainsi aux Sénégalais de choisir leur prochain leader en toute liberté. »
2/15/20244 minutes, 3 seconds
Episode Artwork

À la Une: au Sénégal, l’opposant Ousmane Sonko au centre du jeu

Comment sortir de la crise politique au Sénégal ? Après sa décision de reporter l’élection présidentielle à décembre prochain, Macky Sall est « dos au mur, constate WalfQuotidien, acculé par la communauté internationale ». Alors, croit savoir le quotidien dakarois, « après Khalifa Sall et Karim Wade, il mise sur la coopération avec (un autre opposant) Ousmane Sonko, en détention, pour réduire la pression des manifestations et pour rebondir ».Commentaire de Jean-Charles Biagui, enseignant-chercheur à l’Ucad, cité par Walf : « Son objectif n’est pas de résoudre une crise qu’il a lui-même créée. Devant cette impasse et face à la pression de la communauté internationale, Macky est obligé de dialoguer pour se frayer une porte de sortie. »Négociations en coursRésultat, complète le quotidien 24 Heures, « de la prison où il dort, Ousmane Sonko est plus que jamais proche du palais présidentiel. Seulement, pointe le journal, il doit faire preuve d’une très grande intelligence politique. Montrer une autre dimension et rassurer sur ses capacités à conduire le destin de tout un peuple ou tout perdre. Il ne lui sert plus à rien dans ce contexte de se radicaliser surtout quand l’histoire est en train de lui donner raison. (…) Comme annoncé par Alioune Tine, de grandes négociations sont en cours, relève encore 24 Heures. Du côté de la mouvance de l’ex-parti Pastef, on continue urbi et orbi de réclamer avec véhémence la tenue de la présidentielle à date échue. Tous les regards sont aujourd’hui tournés vers Ousmane Sonko qui a maintenant un atout maître entre ses mains ».Et le quotidien sénégalais de s’interroger : « Acceptera-t-il la main tendue du président de la République pour prouver à la face du monde qu’il a une vraie posture d’homme d’État ? (Ou bien) dira-t-il non ? »Vers une amnistie ?En effet, confirme Jeune Afrique, des négociations sont bien en cours entre Macky Sall et l’opposant. Au centre des discussions : « Un projet de loi d’amnistie qui pourrait être demandé cette semaine par le président Macky Sall à sa garde des Sceaux, l’avocate Aïssata Tall Sall, afin de permettre à Ousmane Sonko de redevenir éligible (et qui prévoirait aussi la libération d’autres détenus politiques). »Toutefois, indique encore Jeune Afrique, Sonko et son entourage seraient intransigeants quant au respect du calendrier électoral. « L’élection présidentielle, affirment-ils, doit pouvoir se tenir à la date du 25 février ; avec, au pire, un report de deux semaines. »Vers un dialogue de sourds ?Le Pays au Burkina Faso est plutôt circonspect :« Si dialogue il peut y avoir entre le pouvoir sénégalais et son opposition, c’est, en tout cas, pour l’instant, un dialogue de sourds qui est lourd de conséquences pour le Sénégal et pour les populations qui paient un lourd tribut. En effet, il ne fait l’ombre d’aucun doute que si le bras de fer perdure, les activités économiques prendront un coup et le climat social s’empuantira davantage. Il faut d’ailleurs craindre que, comme d’habitude, ce soit in fine le peuple sénégalais qui devienne le dindon de la farce. »Un rapprochement Sall-Sonko ? Pour Ledjelyen Guinée, ce serait une erreur : « Ce compromis-là serait une compromission qui risquerait de porter préjudice au pays et à son image pour longtemps encore. Quant à la classe politique, elle y laissera bien des plumes. Pire, les Sénégalais pourraient se sentir trahis, estime encore le site guinéen. Eux qui ont subi dans leur chair et leur être toute la violence que Macky Sall a imposée au pays tout au long de son second mandat, ne comprendraient pas notamment la volte-face de certains leaders politiques. Et ce déficit de confiance entre les peuples et la classe politique est le cancer qui gangrène nos États, l’un après l’autre, ces dernières années. (…) En tout cas, prévient Ledjely, c’est ce facteur qu’au Mali, au Burkina Faso, au Niger et en Guinée, les militaires ont invoqué pour s’emparer du pouvoir et s’y installer. »
2/14/20244 minutes, 3 seconds
Episode Artwork

À la Une: le Sénégal toujours sur la corde raide

Nouveaux appels à manifester, campus universitaires bloqués, dialogue toujours impossible… La crise politico-sociale se poursuit au Sénégal.L’opposition a prévu une marche silencieuse ce mardi 13 février à Dakar : « Dakar retient son souffle », lance WalfQuotidien en première page. « Mardi à haut risque », prévient La Dépêche Républicaine.À l’origine de ce rassemblement, « le collectif de la société civile, "Aar Sunu élection" qui invite tous les Sénégalais, précise le quotidien 24 Heures, à se mobiliser pour manifester leur opposition au report de l'élection présidentielle ».Toutefois, cette marche n’aura sans doute pas lieu. Elle a été interdite par les autorités. C’est du moins ce qu’annoncent plusieurs sites d’information sénégalais ce mardi matin. C’est le préfet de Dakar qui a pris l’arrêté d’interdiction, relève Senego, au motif que cette marche est « susceptible de perturber gravement la libre circulation des personnes et de leurs biens en raison des problèmes actuels de mobilité dans la zone ».La contestation dans les universitésDans le même temps, le président « Macky Sall est interpellé par les universitaires et la mobilisation gagne les campus sénégalais, constate Jeune Afrique. Les membres du Collectif des universitaires pour la démocratie, un groupe né au lendemain de l’annonce du report du scrutin qui compte aujourd’hui plus de 200 membres, demande le respect du calendrier républicain et le départ du président Macky Sall à la tête du pays dès le 3 avril prochain comme le prévoit la Constitution ».Et puis, pointe encore Jeune Afrique, « les enseignants de l’université publique sénégalaise se mobilisent également sur le front syndical. Le Syndicat autonome des enseignants du supérieur a lancé un appel à la grève pour "exiger la lumière" sur le décès d’un étudiant de Saint-Louis, qui fait partie des trois jeunes tués depuis vendredi dernier lors des heurts entre forces de l’ordre et manifestants ».L’appel de Diouf et WadeAutre fait marquant, cet appel au dialogue lancé par les deux anciens présidents Diouf et Wade. Un « dialogue qui réunit et qui divise », estime La Dépêche. En effet, l’initiative des deux anciens chefs d’État est diversement appréciée. Certes, relève WalfQuotidien, « Abdou Diouf et Abdoulaye Wade appellent l’opposition à participer au dialogue voulu par Macky Sall »,mais« ils se disent bizarrement favorables au report du scrutin ».De toute manière, persifle le quotidien dakarois, « Abdou Diouf ne s’est plus intéressé au Sénégal depuis qu’il a perdu le pouvoir en 2000. Il n’a pas de maison ici et ne vote pas au Sénégal. Il a brillé par son silence lors des évènements de mars 2021 et juin 2023. Idem dans la mise à mort de Khalifa Sall avant 2019. Quant à Abdoulaye Wade, il n’a qu’un seul rêve : voir son fils, Karim, être Président du Sénégal. Le reste ne l’intéresse pas ».Discussions en coulissesEn tout cas, croit savoir Le Monde Afrique, « face à une conjoncture explosive, les médiateurs issus de la société civile s’activent en coulisses pour éviter l’embrasement. Ils tentent d’arracher au pouvoir des garanties fortes pour encourager les opposants à accepter le dialogue. Certains conciliateurs mettent sur la table la libération d’Ousmane Sonko et de son candidat Bassirou Diomaye Faye, tous deux poursuivis pour, entre autres charges, atteinte à la sûreté de l’État ».Le médiateur Alioune Tine, à la tête d’Afrikajom Center prévient, toujours dans les colonnes du Monde Afrique : « Si le président Sall veut prouver son intention de réconcilier les Sénégalais à travers un dialogue inclusif comme il l’a annoncé, il doit y associer ses principaux opposants, Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. Et libérer les militants emprisonnés. C’est une question de confiance d’autant que le précédent dialogue n’a finalement servi à rien. S’il maintient cette porte fermée, on risque la confrontation. »Toutefois, pointe encore Le Monde Afrique, « cette option ne convainc pas les cadres de l’ancien parti dissous : "si nous faisons de la libération d’Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye un préalable au dialogue, nous permettrons à Macky Sall de valider son chantage politique, affirment-ils. Nous ne sommes pas prêts à négocier leur sortie et celle des militants contre sa forfaiture" ».
2/13/20244 minutes, 14 seconds
Episode Artwork

À la Une: les Éléphants au firmament

« La Côte d’Ivoire épingle une troisième étoile sur son maillot », exulte Fraternité Matin. Les Éléphants ont donc battu hier soir en finale de la CAN les Super-Eagles du Nigeria sur le score de 2 buts à 1. Aussitôt, le pays s’est embrasé. À Abidjan, on a fait la fête toute la nuit. Exemple, des centaines de supporters ont « bloqué la route du zoo, rapporte Frat’Mat’. Des embrassades, des accolades, des pleurs, des pas de danse... Il y a un peu de tout dans cette liesse populaire. On voit aussi la quasi-totalité des drapeaux des pays participants, bien que le pays hôte se soit adjugé le trophée ».Exemple : « Moustapha, un Marocain, qui brandit le drapeau de son pays. Il souhaite que les Éléphants aient un parcours aussi extraordinaire au Maroc l’année prochaine. » Ou encore Moudji, « il est Nigérian. Mais il est au cœur de la fête. "Je gagne ou je gagne", (l’un des slogans des Super Eagles), lance-t-il à l’endroit de tous ceux qui viennent à sa rencontre ». En l’occurrence, son équipe a perdu mais ça n’est pas une raison pour ne pas faire la fête.« On revient de loin… »L’un des reporters du site d’information Ivoire Matin était au milieu des supporters au carrefour Agban de Williamsville : « Trompettes, sifflets et tambours sont au rendez-vous dans une ambiance carnavalesque, où tous les slogans sont permis comme : "on est nul mais on a gagné la coupe". Une réponse aux autres équipes qui critiquaient le jeu de la Côte d’Ivoire. (…) "On revient de loin. Quelle chance inouïe !", se réjouit Fatim, fondant en larmes de joie. Pour Kamagaté, étudiant ivoiro-malien, tout en sueur, sifflet à la bouche, "cette CAN est la meilleure jamais organisée dans l’histoire du football africain." "Il y a eu tant d’émotions tout au long de ce tournoi, renchérit Christian, de la défaite face à la Guinée équatoriale à la qualification face au Mali, ce n’était pas acquis." »Un parcours hors normesEn effet, retour en arrière avec Le Monde Afrique : « Après un succès face à la Guinée-Bissau (2-0), les Éléphants s’enfoncent dans l’inconnu : défaite contre le Nigeria (1 à 0), claque contre la Guinée équatoriale (4 à 0), l’équipe est tout près d’être éliminée. Les joueurs sont en larmes, moqués par leurs propres supporteurs ; le sélectionneur, Jean-Louis Gasset, démissionne alors qu’il reste une chance infime de passer en huitièmes. Il est remplacé par son adjoint Émerse Faé, nommé coach par intérim. »Finalement, poursuit Le Monde Afrique, « la Côte d’Ivoire est repêchée grâce à une victoire du Maroc face à la Zambie (1 à 0). Depuis, les Ivoiriens portent des tuniques des Lions de l’Atlas pour les remercier. »Et « les "miraculés", comme les nomme leur coach, enchaînent les prouesses : victoire contre le Sénégal, tenant du titre, en huitième, contre le Mali en quarts – alors qu’ils sont réduits à dix –, contre la République du Congo en demies ». Jusqu’à hier dimanche, relate encore Le Monde Afrique : « Dès le début d’après-midi, sous un soleil cuisant, les supporteurs commencent à garnir les tribunes. "Il faut finir le miracle", clame l’un d’eux. La presse ivoirienne exige "un dernier coup de marteau", référence au tube Coup du marteau, produit par Tam Sir, devenu l’autre hymne national. »Leçon de vieEt ce coup du marteau, les Éléphants ne l’ont pas raté. « Le coup du marteau… éléphantesque ! », s’exclame L’Observateur Paalga au Burkina Faso.« Ce triomphe, c’est bien plus qu’une simple victoire sur le terrain, s’enthousiasme Sahel Tribune à Bamako. C’est le récit captivant d’une équipe qui a puisé dans sa résilience et sa force intérieure pour s’élever des cendres de la défaite et embrasser la gloire. »« Au-delà du miracle, une leçon de vie, renchérit Ledjely en Guinée. Émerger d’un naufrage au premier tour pour ensuite remporter le trophée, cela n’arrive pas tous les ans et surtout ce n’est pas à la portée de toutes les équipes. Et c’est ce parcours exceptionnel, inédit même, qui confère à cette victoire une saveur toute particulière. (…) Au point qu’au-delà du football, pointe encore le site guinéen, ce parcours singulier de l’équipe ivoirienne doit nous inspirer et nous guider au quotidien. Parce qu’il est essentiellement question de résilience. »
2/12/20244 minutes, 14 seconds
Episode Artwork

À la Une: réunion de la Cédéao au Nigeria

Ce sont les ministres des Affaires étrangères de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest qui étaient réunis hier à Abuja. Sur fond de crise politique au Sénégal et de différents importants avec les régimes militaires au pouvoir au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Ce qui inspire à Wakatsera un éditorial mêlant politique et football. « Fête du foot à la CAN à Abidjan, nuages politiques à Dakar », titre le site burkinabé, qui ajoute : « C’est le double état contrastant de joie et de peine que vit actuellement la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. À la CAN (...) l’organisation sous régionale peut se targuer d’avoir hissé deux équipes en finale et même d’avoir réussi, en attendant le bilan officiel, par le biais de la Côte d’Ivoire, l’organisation d’une des meilleures CAN (...). Mais il ne faut pour autant pas sous-estimer la crise politique au Sénégal. Wakatsera s'interroge : « Que fera donc la Cédéao face à l’intransigeance de Macky Sall ? L’institution qui a toujours été atone et aphone, quand certains de ses dirigeants martyrisent leurs peuples et charcutent la Loi fondamentale de leurs pays pour assouvir leur soif inextinguible du pouvoir, sortira-t-elle, pour la première fois, de sa torpeur légendaire pour s’opposer à l’entreprise suicidaire de Macky Sall de faire rentrer au Sénégal les démons de la violence ? ».La Cédéao et Macky Sall« Dépassée par ses propres injustices, la Cédéao désormais profil bas », titre Mouryyaniger qui poursuit : « À Abuja, le ministre nigérian des Affaires Étrangères, Yusuf Tuggar accueillant ses homologues de la Cédéao n’a pas été aussi prolixe que d’habitude sur ses critiques faciles contre les régimes non démocratiques et n’a répété aucun mot sur la situation politique pourtant explosive au Sénégal, alors même que l’ordre du jour des travaux comportait également le pays de Macky Sall (...) Et Mouryyaniger enfonce donc le clou : « c'est dépassée par ses propres injustices dans le traitement des dossiers brûlants qui se multiplient sur sa table que la Cédéao adopte un profil bas (...) ».Finale de la CANAvant la finale Côte d'Ivoire/Nigeria, dimanche, l'Infodrome donne la parole au sélectionneur ivoirien, Emerse Fae, qui raconte : « Lorsque j’étais joueur, j’ai gagné la coupe du monde U17 (celle des moins de 17 ans) en perdant le premier match contre le Nigeria et en le battant en finale. C’est un signe du destin ». En tout cas, l'Infodrome croit dur comme fer à la victoire de la Côte d'Ivoire, « Pour sa première CAN et première finale en qualité de coach, Emerse Faé, compte bien tout donner à son équipe pour réaliser cet exploit. Il sera le second coach ivoirien à remporter la CAN avec les éléphants après Yéo Martial au Sénégal en 1992. »
2/9/20243 minutes, 12 seconds
Episode Artwork

À la Une: Côte d’Ivoire-Nigeria…

 Ce sera donc l’affiche, dimanche, de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Hier, Fraternité Matin avait prévenu en première page : « les Éléphants prêts à charger les Léopards. » Eh bien, ils l’ont fait, ils ont battu la RDC hier soir 1 à 0. « Les Éléphants en finale, cap sur la coupe », s’exclame ce matin le quotidien abidjanais.Et les Ivoiriens reviennent de loin ! Ils ont en effet rencontré « bien des difficultés, rappelle L’Infodrome, pour se qualifier pour les huitièmes de finale, en particulier après la défaite enregistrée contre la Guinée équatoriale lors du match de poule, sur le score de 4 à 0. »Toutefois, poursuit le site ivoirien, « la qualification en quart de finale, d’abord contre le Sénégal, champion en titre, puis contre le Mali, l’un des favoris de la compétition, a permis de redonner confiance à cette équipe. (…) Ce parcours en dents de scie montre la résilience et la détermination des Éléphants, capables de surmonter les obstacles et de rebondir même après des revers décevants. »« Qui arrêtera les Éléphants ? »Et la presse de la sous-région est à l’unisson :« Insubmersibles Éléphants ! », lance Aujourd’hui à Ouagadougou.« La résurrection des Éléphants », s’exclame Sahel Tribune au Mali.« Qui donc arrêtera les Éléphants ivoiriens ? », renchérit WakatSéra.« Les Éléphants vers un troisième sacre », prophétise Ledjely en Guinée.« Après des débuts douloureux, les Éléphants sont arrivés à ce stade avec brio, alors que personne ne les attendait pour ce finish », constate WalfQuotidien au Sénégal.Walf qui poursuit : « la RDC désormais écartée, le Nigeria se dressera sur le chemin de la Côte d’Ivoire qui cherchera, dimanche, à décrocher son troisième titre sous la houlette de son nouveau manager, Emerse Faé, nommé à mi-parcours de la compétition et qui a su créer l’électrochoc et qui continue à écrire son conte de fées dans ce tournoi. »Emerse Faé : le stratège…En effet, complète Le Monde Afrique, « le sélectionneur ivoirien voulait imposer son style dans cette demi-finale. Et en finir avec ces histoires de miracles. Un seul objectif : mettre "son jeu en place". Mission accomplie, constate le journal. On sent aussi que ce jeune sélectionneur de 40 ans est habité par une obsession : laisser la coupe à la maison. Emerse Faé n’a pas pu la gagner en tant que joueur, mais, dit-il, “j’ai l’opportunité de le faire en tant qu’entraîneur. En plus d’être une motivation pour moi, c’est presque une obligation. Je me dois de remporter au moins une CAN pour mon pays“. Encore un match pour “prolonger la fête“, comme le réclament les supporters. »Sébastien Haller : le buteur…La star de ce match, c’est Sébastien Haller. Un « revenant », s’exclame Jeune Afrique. « Il y a an, l’attaquant ivoirien retrouvait les pelouses après avoir surmonté un cancer des testicules. Ce 7 février, c’est lui qui a fait chavirer le stade Alassane-Ouattara au nord d’Abidjan à la 65ᵉ minute. Sa reprise de volley a envoyé les Éléphants à la conquête d’un troisième titre après 1992 et 2015. »En effet, « dans cette CAN aux belles histoires, il fallait que l’idole de la Côte d’Ivoire, ait le droit à son moment, relève Le Monde Afrique. Sur un centre de Max-Alain Gradel, Sébastien Haller reprend de volée ; son tir, même écrasé, rebondit et lobe Mpasi. Le stade est en transe et ne sait comment remercier ce garçon qui a raté les premiers matchs à cause d’une blessure. »Les Nigérians invaincus…Dimanche, les Éléphants vont recroiser les Super Eagles qui les avaient battus au premier tour 1 à 0.Les Nigérians qui sont venus à bout de l’Afrique du Sud hier, dans la douleur, à l’issue de l’épreuve des tirs au but.La presse nigériane se veut malgré tout confiante, à l’instar du Vanguard : « le Nigeria aborde cette finale avec sérénité ; le Nigéria qui affiche un parcours sans faute dans cette CAN… »
2/8/20243 minutes, 28 seconds
Episode Artwork

À la Une: Macky Sall de plus en plus isolé…

Après sa décision de reporter la présidentielle au mois de décembre prochain, le président sénégalais s’est attiré bien des critiques dans la sous-région et au-delà.« Le président de la République est seul contre tous », constate WalfQuotidien. « La communauté internationale ne comprend pas que Macky Sall, qui s’est toujours battu contre les coups d’État sur le continent, soit l’auteur d’un coup d’État, affirme le quotidien dakarois. La Cédéao encourage la classe politique sénégalaise à prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour rétablir le calendrier électoral conformément aux dispositions de la constitution. »« La Cédéao tape sur la table ! », s’exclame le quotidien 24 Heures en première page.Reste que l’organisation sous-régionale doit faire mieux et plus que s’égosiller, estime Ledjely en Guinée : « A minima, la Cédéao doit clairement prendre position contre Macky Sall, estime le site Conakryka. On voudrait même que des sanctions soient prises. En gros, qu’à nouveau la Cédéao brandisse les muscles et fasse montre de fermeté dans sa condamnation du coup d’État institutionnel de Macky Sall, comme elle l’a fait vis-à-vis de ceux militaires. Dans l’absolu, poursuit Ledjely, une sortie honorable de cette crise pour la Cédéao, serait qu’elle réussisse à convaincre le président sénégalais de renoncer à sa forfaiture. […] Ce défi, elle doit le relever absolument. Si elle veut se donner une chance d’exister encore ! »Les États-Unis inquiets…De leur côté, les Américains ont à nouveau donné de la voix hier… « Les États-Unis appellent à la tenue de la présidentielle et à rétablir immédiatement internet », constate le site Senego. Washington exprime en effet « sa profonde préoccupation concernant le report de l’élection présidentielle initialement prévue le 25 février. Cette décision est perçue, rapporte encore Senego, comme une entrave à la tradition démocratique solide du pays. L’inquiétude américaine est d’autant plus vive que plusieurs parlementaires, opposés au projet de loi ayant pour but de reporter l’élection, ont été expulsés de force par les forces de sécurité. Ce contexte met en doute la légitimité du vote qui a eu lieu au sein de l’Assemblée nationale. »« Comportements irresponsables… »Les réactions sont vives également dans les médias internationaux… Témoin cet éditorial de Jeune Afrique : « Revoici donc le pays de la Téranga plongé dans une nouvelle crise et dans l’incertitude. En cause, une multitude de ratés, d’approximations et de décisions prises en dépit du bon sens, des règles du jeu peu lisibles et guère cohérentes, un processus de validation des candidatures aux allures de parcours du combattant, notamment le système de parrainage. Et des comportements irresponsables, fulmine encore le site panafricain. […] Les apprentis sorciers que sont les politiciens du pays, tous bords confondus, prennent visiblement un malin plaisir à jouer avec le feu. »Et « on ne peut pas dire que le sens des responsabilités étouffe députés et responsables politiques, a fortiori que l’intérêt général prime sur les guerres de clans, les ambitions personnelles ou les ego gonflés à l’hélium des principaux protagonistes de l’échiquier. »« Une tâche sombre… »Enfin, à lire dans Le Monde Afrique, cette interview de Francis Laloupo, chercheur associé à l’Iris, spécialiste de la géopolitique de l’Afrique et des conflits émergents. Il ne ménage pas non plus ses critiques…« C’est une tache sombre dans l’histoire du pays et un mauvais coup porté à l’Afrique de l’Ouest (…), affirme-t-il. Aujourd’hui, on peut considérer qu’il s’agit d’un coup d’État institutionnel perpétré avec la complicité d’une partie de la classe politique. […] Macky Sall s’est retrouvé dans une situation où le candidat qu’il a désigné [son Premier ministre Amadou Ba] n’a pas le plein soutien de la majorité présidentielle. »Et Francis Laloupo de conclure : « C’est comme s’il y avait une erreur de casting que le président a décidé de corriger de la pire des manières possibles. La fin de son deuxième mandat est désormais marquée du sceau de l’infamie. »
2/7/20243 minutes, 25 seconds
Episode Artwork

À la Une: le Sénégal sous haute tension

Débat houleux, hier, lundi 5 février, à l’Assemblée et aux abords du bâtiment de violentes manifestations… C’est dans ce contexte pour le moins tendu que les députés de la nouvelle coalition Benno Bokk Yakaar-Wallu, qui réunit la mouvance présidentielle et le Parti démocratique sénégalais de Karim Wade, ont voté hier soir la proposition de loi reportant l’élection présidentielle initialement prévue le 25 février au 15 décembre de cette année.« Ce vote sans débat s’est déroulé sous la surveillance des gendarmes, relate le site d’informations Seneplus, après que les opposants ont bloqué pendant plus d’une heure la séance plénière. Ils n’ont pas finalement assisté au vote. Le mandat du président Macky Sall prend officiellement fin le 2 avril. Et cette présente loi donne droit également au président de la République en exercice de poursuivre ses fonctions jusqu’à l’installation de son successeur. »En décembre prochain, donc…Réaction indignée à la Une de WalfQuotidien : « Peuple trahi ! », lance le quotidien d’opposition. « Macky passe en force. (…) Le troisième mandat est en marche. »La France impliquée ?Et WalfQuotidien de pointer « le rôle trouble », selon lui, joué par la France dans cette affaire… « Les Sénégalais veulent que le Premier ministre français, Gabriel Attal, leur explique comment a-t-il pu signer aussi rapidement le document de renonciation à la nationalité française de Karim Wade alors qu’il y a des délais (…). A-t-il subi des pressions de Dakar ? Quel a été le rôle du Consul de France au Qatar qui a diligenté l’affaire ? La France aurait-elle peur d’Ousmane Sonko, le chouchou des populations ? Qu’est-ce qui se cache derrière cet activisme français ? Pourquoi le pays de Marianne a donné le document trop tard à monsieur Karim Wade ? »WalfQuotidien l’affirme sans détours : « Nos cousins Gaulois ne peuvent être étrangers à ce qui se passe actuellement au Sénégal, l’un de leur dernier bastion en Afrique avec la Côte d’ivoire. Cela, après ce qui s’est passé chez nos voisins maliens, burkinabè et nigériens. »Le quotidien 24 Heures concentre, lui, ses attaques contre le président Macky Sall : « Il faut arrêter le despote Macky Sall », lance 24 Heures. « Sa décision unilatérale de suspendre le processus électoral par peur de perdre les élections ne prospérera pas du fait de son inconstitutionnalité, de son illégitimité et de son inopportunité », prévient le quotidien dakarois.Macky Sall pyromane ?À Paris, Le Monde Afrique pointe ce qu’il appelle « le jeu dangereux » de Macky Sall. « Un président sortant qui se sert de députés pour mettre en cause les juges chargés de valider les candidatures à sa succession… En déclenchant cette crise institutionnelle au mépris de la séparation des pouvoirs, Macky Sall dit vouloir éviter des troubles qu’occasionnerait une future élection contestée. Alors que le pays a les nerfs à vif, du fait de ses manœuvres et d’une opposition de plus en plus radicale, (…) il risque en réalité de mettre le feu aux poudres. »Et Le Monde Afrique de conclure : « Que le phare de la démocratie dans la région donne pareil signal ne peut qu’inquiéter sur la pérennité du "modèle sénégalais", imparfait mais vivant. Et ravir les militaires qui, dans les pays voisins, choisissent, eux, de rester aux commandes sans plus s’embarrasser de scrutin populaire. »Et la suite ?« Et maintenant on fait quoi ? », s’interroge WakatSéra au Burkina Faso voisin. « La partie de l’opposition qui ne veut pas voir Macky Sall, même simplement rôder autour du palais présidentiel après le 2 avril, s’avouera-t-elle vaincue ? Rien n’est moins sûr ! », répond le quotidien ouagalais. Après sa première tentative de manifestation avortée avant-hier, dimanche, certainement que les opposants vont rebeloter pour se faire entendre. Mieux, ou pire, ils engageront une lutte qui ne pourra que pourrir l’exercice de ce bonus de pouvoir d’une dizaine de mois obtenu par le président sortant (…). »
2/6/20243 minutes, 26 seconds
Episode Artwork

À la Une: où va le Sénégal ?

Le doute, l’incertitude ce matin dans la presse sénégalaise et au-delà, après la décision samedi 3 février du président Macky Sall de reporter l’élection présidentielle et après les violentes manifestations qui ont suivi.« Plongée dans l’inconnu », s’exclame le site d’information Seneplus. « Ça chauffe à Dakar ! », lance DakarActu. « Détonateur d’une indignation générale », prévient le quotidien 24 Heures. « Annulation de la présidentielle, opposants arrêtés, médias censurés, ci-gît la démocratie », tempête WalfQuotidien. Walf qui parle de « coup d’État constitutionnel » ; « la république à terre ! », poursuit le journal.Pourquoi ce report ? Le Monde Afrique explique : « Macky Sall a invoqué le conflit qui a éclaté entre le Conseil constitutionnel et l’Assemblée nationale, après la validation définitive par la juridiction de vingt candidatures et l’élimination de plusieurs dizaines d’autres. À l’initiative de Karim Wade, candidat recalé qui a remis en cause l’intégrité de deux juges constitutionnels et réclamé le report de l’élection, l’Assemblée a approuvé la création d’une commission d’enquête sur les conditions de validation des candidatures. »À écouter aussiReport de la présidentielle au Sénégal: «Cela ne repose sur aucune base juridique valable», estime l'universitaire Babacar Gueye« Contre toute attente, les députés du camp présidentiel ont soutenu la démarche. Elle a provoqué une vive querelle sur la séparation des pouvoirs, mais aussi, pointe Le Monde Afrique, nourri le soupçon d’un plan du pouvoir pour ajourner la présidentielle et éviter la défaite. Le candidat du camp présidentiel, l’actuel premier ministre, Amadou Ba, est contesté dans ses propres rangs et fait face à des dissidents. »Peur de l’opposition ?Pour 24 heures, c’est clair, Macky Sall a voulu se débarrasser de son dauphin… « Voilà la face politique de ce vaudeville ! Il ne veut plus du candidat qu’il a choisi et bonjour les dégâts au détriment de la légalité constitutionnelle. » Et 24 Heures de poursuivre : « aucun homme politique, aucune coalition politique, aucune personnalité ne vaut une instabilité sociale. D’autant plus que les conséquences d’une déflagration sont imprévisibles. C’est la fin de l’exception sénégalaise en Afrique de l’Ouest ! »En fait, d’après Seneplus, le président Sall aurait eu peur de voir l’opposition arriver au pouvoir… En effet, précise le site sénégalais, « plusieurs sources proches de Macky Sall indiquent que celui-ci a estimé que son candidat était pour le moins inapte à affronter Diomaye Faye, le numéro deux du parti dissous de Sonko ou encore Khalifa Sall, leader de la coalition Taxawu Senegal. C’est ainsi qu’il est devenu aisé d’utiliser Amadou Ba comme bouc émissaire pour provoquer une crise au sommet de l'État, justifiant l’ajournement de l’élection présidentielle. Pour arriver à ce résultat, dénonce encore Seneplus, une crise a été fabriquée artificiellement, exacerbée, créant les conditions d’une instabilité au sommet de l’État afin de pouvoir ainsi justifier un ajournement du rendez-vous électoral le plus important du pays. »Un « pari risqué… »Dans la sous-région, les réactions fusent… « Vers l’inconnu : le report électoral au Sénégal ébranle la stabilité régionale », affirme Sahel Tribune au Mali.« Que cache le report sine die de la présidentielle par le président Macky Sall ? », s’interroge Togo Matin. « Sénégal : démocratie en danger ? », se demande WakatSéra au Burkina Faso.« Le pari risqué de Macky Sall », pointe Le Pays, toujours à Ouaga. « Le chef de l’État joue les prolongations pour mettre de l’ordre dans le camp présidentiel dont le candidat, Amadou Ba, ne fait ni l’unanimité ni le poids pour remporter la victoire à l’élection, de l’avis de certains analystes. » En tout cas, poursuit Le Pays, « quelles que soient les raisons du report de l’élection de février 2024, une première depuis 1963, Macky Sall installe son pays dans une zone de turbulences. » Et « on peut souhaiter, conclut le quotidien ouagalais, que le report de la présidentielle soit mis à profit pour aller vers une élection véritablement inclusive à laquelle pourront participer tous les candidats, y compris Ousmane Sonko. »À lire aussiReport de la présidentielle au Sénégal: l'opposition empêchée de se rassembler
2/5/20243 minutes, 54 seconds
Episode Artwork

À la Une: trois pays du Sahel se retirent de la Cédéao: avantages et inconvénients

Maliweb revient sur ce qu'il appelle « les avantages et les inconvénients d'un divorce prévisible ». « Le Mali va-t-il se casser les dents ? » interroge le site d'information malien, qui énumère les avantages potentiels mis en avant par les trois pays dissidents, notamment « l'autonomie accrue en politique et dans le domaine économique ». Un juriste met aussi en avant que la décision du Mali, du Burkina et du Niger « offre un fondement pour ne pas s'inscrire dans un quelconque agenda de la Cédéao ». « La liberté est », dit-il, « pensée comme une source de droit ».Au registre des inconvénients, Maliweb note que cette décision politique implique « la perte d'accès au marché commun et aux avantages économiques ». Il faudra aussi prévoir « l'impact sur la libre circulation des citoyens et les opportunités d'emploi ». Maliweb cite un expert « ayant requis l'anonymat », selon lequel « on y perd plus qu'on y gagne. Ne serait-ce que pour améliorer un système, il faut y être. Quand on se met au ban d’une organisation, dit-il, on perd toute son influence pour faire évoluer les choses ».À lire aussiCédéao: le départ du Mali, du Niger et du Burkina intervient après des mois de tensionLe cas Bassirou Diomaye FayeDakar Matin titre : « l’administration pénitentiaire corse les conditions de détention du candidat Bassirou Diomaye Faye ». C'est précisément la Coalition Diomaye Président qui dénonce ce qu'elle appelle « un acharnement injustifié » contre son candidat, actuellement détenu. « Selon la coalition », poursuit Dakar Matin, « les autorités pénitentiaires ont pris des mesures draconiennes sans justification apparente. Ces mesures incluent la modification unilatérale des jours de visite, une interdiction de communications téléphoniques sous prétexte d’activités politiques, des perquisitions constantes dans la chambre du candidat, et des préoccupations quant à la sécurité alimentaire ». Walf titre, de son côté, « Veille de Campagne : L’administration pénitentiaire durcit les conditions de détention de Bassirou Diomaye ». « Ses partisans dénoncent un harcèlement continu ».CAN : la RDC contre la GuinéeAvant le quart de finale de la CAN, qui opposera aujourd'hui la Guinée à la RDC, le sélectionneur guinéen Kaba Diawara, « exprime sa confiance », nous dit l'Infodrome, qui reprend ses propos : « nous allons renvoyer la RD Congo à la maison parce que nous ne sommes pas encore prêts à faire nos valises ».Beau joueur, le site actualité.cd, en République Démocratique du Congo, reprend lui aussi les propos du sélectionneur guinéen, mais voit tout de même la RDC l'emporter. « Car en face se dressent des Léopards rougissants qui rentrent d'un succès de marque devant les Pharaons d'Égypte ». Enfin 7 sur 7. CD reprend les propos de l'entraîneur français de la RDC, Sébastien Desabre. Selon lui, la RDC « n'est pas favorite », mais « elle a encore une marge de progression, et va tout faire pour se qualifier ».À lire aussiCAN 2024: RDC-Guinée, des Léopards à l’ambition retrouvée contre un Syli national en mission
2/2/20243 minutes, 12 seconds
Episode Artwork

À la Une: la presse muselée au Sahel

 Difficile pour nos confrères maliens, nigériens, burkinabè et guinéens de faire leur travail de journalistes sans appréhension et contraintes. Dernier accroc à la liberté de la presse en date : au Niger, le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire a signé un arrêté hier mercredi qui « suspend jusqu’à nouvel ordre, l’autorisation d’exercice accordée à l’association dénommée "Maison de la presse" ». Ce sont les termes du communiqué officiel repris par certains sites nigériens, sans autre forme de commentaires. « La Maison de la Presse est une Association faitière regroupant en son sein toutes les structures du secteur de la presse au Niger, précise l’Agence nigérienne de presse. Son bureau, qui était en fin de mandat, avait récemment convoqué à deux reprises une assemblée générale afin de procéder à l’élection des nouveaux membres. Ces deux convocations ont été suspendues par le ministère de l’Intérieur. »À de maintes reprises, Ibrahim Harouna, le président de la Maison de la presse, avait tiré la sonnette d’alarme au sujet des menaces et intimidations subies par les journalistes depuis le coup d’État du 26 juillet 2023. Interrogé ce jeudi matin sur notre antenne, celui-ci affirme qu’il n’y a rien qui puisse justifier cette interdiction.En Guinée, le journaliste Sékou Jamal Pendessa est toujours derrière les barreaux. « La détention du journaliste et syndicaliste va se poursuivre à la Maison centrale de Conakry, constate le site Guinée Matin, où il séjourne déjà depuis le 22 janvier. Il avait été arrêté, précise-t-il, suite à l’appel à manifester, lancé par le Syndicat des professionnels de la presse de Guinée, pour la levée des restrictions d’accès à internet et l’arrêt du musellement de la presse, perpétrés par les autorités de la transition guinéenne. »« Le mouvement syndical guinéen hausse le ton et menace, pointe le site Guinée 7."Nous demandons que notre camarade soit immédiatement libéré et cela sans conditions, a déclaré Abdoulaye Sow", l’un des représentants syndicaux présents. Pour nous, il n’a rien fait, il n’a fait qu’exprimer sa pensée en tant que syndicaliste. »Les syndicats guinéens menacent d’appeler à la grève généraleLa presse burkinabè, jamais avare de commentaires, est sur le pied-de-guerre. « Guinée : libérez la presse !, s’exclame ainsi WakatSéra. Les stylos, micros et caméras des hommes et femmes des médias tremblent à chaque instant, quand ils ne sont pas simplement réduits au silence par les prédateurs de la liberté d’expression », s’indigne le site ouagalais.« En réalité, on ne devrait pas s’étonner outre mesure, soupire pour sa part L’Observateur Paalga. Nous sommes au pays du général de corps d’armée Mamadi Doumbouya qui règne sans partage depuis plus de deux ans. Il était arrivé en sauveur pour restaurer la démocratie malmenée par Alpha Condé qui voulait se taper un troisième mandat contre tout bon sens, voilà que très rapidement il est devenu le fossoyeur de cette même démocratie et des libertés individuelles et collectives. »Et L’Observateur Paalga d’élargir son point de vue : « Ce qui se passe en Guinée est à différents degrés à l’image de la situation de liberté d’expression et de la presse dans les pays qui ont connu des coups d’État récemment. Qu’il s’agisse du Mali, du Burkina Faso et du Niger, les libertés sont corsetées au nom de la lutte contre le terrorisme qui est considérée par les pouvoirs comme une raison suffisante pour museler toutes les voix discordantes. »
2/1/20243 minutes, 38 seconds
Episode Artwork

À la Une: la CAN… malheur aux favoris !

Cette Coupe d’Afrique des nations de football va continuer « sans les grands ! », s’exclame WakatSéra à Ouagadougou. En effet, « les quatre demi-finalistes de la dernière CAN, notamment le Sénégal, champion en titre, l’Égypte, le Cameroun et le Burkina Faso, ainsi que le Maroc, seul pays africain à avoir atteint les demi-finales d’une coupe du monde de football, ces cinq nations ont quitté la CAN, sans gloire, dès les 8e de finale. »Et WakatSéra de citer cette petite phrase du capitaine des Éléphants ivoiriens victorieux de la CAN 92, le valeureux Gadji Céli : « Ce n’est pas la meilleure équipe qui gagne la CAN, disait-il, c’est l’équipe qui gagne la CAN qui est la meilleure. »Le facteur chance…Alors, il y a le talent et la forme du moment, mais il y a aussi une part de chance dans le football…« Pour gagner un grand face-à-face, on dit souvent qu’il faut beaucoup de talents et un peu de chance, relève Le Pays. C’est justement cette baraka qui a manqué aux Étalons hier après-midi, et c’est certain que les attaquants de cette belle équipe vont nourrir des regrets (…). Exit donc le Burkina qui était arrivé à ces huitièmes de finale le torse bombé pour avoir pu sortir d’une poule difficile (…). L’aventure se poursuit en revanche pour le Mali qui hérite toutefois d’un gros morceau pour les quarts de finale, puisque le tirage au sort a mis sur sa route les Éléphants de la Côte d’Ivoire, désormais requinqués, gonflés à bloc et déterminés à tout écraser sur leur passage jusqu’au 11 février prochain. »Affiche politique« Ce Mali-Burkina Faso n’a pas été seulement un duel sportif, c’était aussi une affiche politique, pointe Le Monde Afrique. Les deux pays, dirigés par des militaires et réunis – avec le Niger – au sein de l’Alliance des Etats du Sahel, ont connu des trajectoires similaires : violences djihadistes, coups d’Etat, rupture avec la France et rapprochement avec la Russie. "Ce contexte politique a donné à ce match un caractère plus amical, la rivalité a été plus apaisée", assure Jérôme Tiendrebeogo, journaliste à la RTB, la chaîne publique burkinabé, interrogé par Le Monde Afrique, qui regrette seulement que les deux sélections se soient rencontrées si tôt dans la compétition. Pour lui comme pour d’autres supporters, peu importe si le Mali a remporté ce huitième, l’essentiel, c'est qu’un pays de l’Alliance continue la CAN. »Dans la presse malienne, c’est bien sûr l’euphorie… « Une victoire épique », lance le site MaliActu. « Le Mali, toujours invaincu, se prépare maintenant pour un affrontement palpitant en quarts de finale contre la Côte d’Ivoire, promettant encore plus d’émotions et de passion. »Maroc : la désillusion…Et la surprise du jour hier : le Maroc sorti par l’Afrique du Sud…« De jour en jour, les surprises se multiplient dans cette CAN, observe Le Monde Afrique. Après le miracle ivoirien, c’est l’Afrique du Sud qui a créé l’exploit en éliminant le Maroc hier, sur le score de 2 à 0. Pour les Marocains, qui avaient vu le tableau de cette CAN se dégager avec les éliminations de plusieurs favoris, c’est une immense désillusion, d’autant qu’ils ont dominé cette rencontre. »Et on parlait au début de cette revue de presse du facteur chance : Hugo Broos, le sélectionneur des Bafana Bafana, le reconnait dans une interview à lire sur le site du South African: « nous avons eu un peu de chance, affirme-t-il, notamment lorsque Achraf Hakimi a envoyé un penalty sur la barre transversale à la 85ᵉ minute. »Résultat, pointe Maliweb : « le Maroc, grand favori, est donc éliminé dès les 8ᵉˢ de finale. L’Afrique du Sud crée la surprise et affrontera le Cap-Vert au prochain tour. »► À lire aussi• CAN 2024• Calendrier et résultats• Les six groupes de la CAN
1/31/20243 minutes, 35 seconds
Episode Artwork

À la Une: les Eléphants ont mangé du Lion…

« Le sursaut ! Que du bonheur ! », s’extasie Fraternité Matin en première page. Il est vrai qu’ils reviennent de loin ces Éléphants dans cette Coupe d’Afrique des Nations. Repêchés sur le fil pour ces 8e de finale, les footballeurs ivoiriens sont venus à bout lundi soir du Sénégal, tenant du titre, après prolongations.Les Dieux du foot sont ivoiriens… « Après une semaine de désespoir, les Éléphants ont réalisé un deuxième miracle, propulsant le pays hôte en quart de finale », lance le site d’information ivoirien L’Infodrome.Douche froide…Côté sénégalais, la déception est immense…« Tsunami à Yamoussoukro ! », peste WalfQuotidien.« Les Éléphants piègent les Lions aux penalties et filent en quarts ! », soupire Dakar Actu. « Douche froide pour les Lions », renchérit Seneplus. Et pourtant… « Le Sénégal avait survolé le premier tour en remportant ses trois matches, rappelle le site, la Côte d’Ivoire, elle, avait connu des difficultés avec deux défaites et une seule victoire. Un parcours chaotique… La performance des Éléphants est d’autant plus remarquable », reconnait le site sénégalais, plutôt beau joueur…Mauvais choix tactiques ?Seneweb tente d’expliquer ce qui n’a pas fonctionné chez les Lions de la Téranga : « lors de la phase de poule, le sélectionneur Aliou Cissé avait utilisé à merveille un système hybride avec 3 défenseurs (…). Mais hier soir, Aliou Cissé a décidé de changer ce système, certainement pour gérer l’ouverture du score d’Habib Diallo.  Mais sans un 3ᵉ milieu, la récupération a été très difficile pour les deux milieux, qui ont fait tout ce qu’ils ont pu pour limiter la casse. Ce qui a permis à la Côte d’Ivoire de gagner du terrain pour mettre la pression sur la défense sénégalaise, qui a plié en fin de match (avec le pénalty égalisateur). »« Aliou Cissé se noie dans sa tactique », fulmine pour sa part le quotidien 24 Heures, toujours à Dakar. « Le bloc sénégalais a reculé, laissant des espaces à une Côte d’Ivoire qui n’avait plus rien à faire que de s’installer dans le cœur du jeu. »Au bout du suspense…Un but partout, arrivent donc les prolongations et les tirs au but : Le Monde Afrique raconte… « Ce huitième de finale va se terminer au mental. Les Ivoiriens croisent les doigts pour que les Sénégalais ratent leurs frappes. La malchance s’abat sur Moussa Niakhate qui fracasse le poteau droit de Yahia Fofana, le gardien des Éléphants. Franck Kessié est le dernier tireur. Lui qui était sur le banc en début de match, lui qui a marqué le pénalty en fin de rencontre, qualifie tout un peuple. Le stade vibre sous les pieds des Ivoiriens. La Côte d’Ivoire file en quarts, qui l’aurait cru ? »Et Le Monde Afrique de conclure : « Eh oui, le football est irrationnel. Ce soir-là à Yamoussoukro, les Ivoiriens ont rappelé que l’espoir fait vivre et qu’il fait gagner aussi. »Un quart très politique…En quart de finale, les Éléphants affronteront soit les Étalons du Burkina, soit les Aigles du Mali qui s’opposent ce mardi…Commentaire du Pays à Ouagadougou : « officiellement, les autorités de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Burkina ne se sont pas immiscées dans des considérations extra sportives, largement relayées sur les réseaux sociaux. Mais la montée des nationalismes et des tensions diplomatiques qui fracturent la sous-région depuis quelque temps risque de donner plus de piquant à ce quart de finale (…). C’est connu, conclut Le Pays, le football est parfois belligène en ce sens qu’il souffle sur les braises des passions nationales. Et le pays organisateur de cette CAN devra tout faire pour convaincre les plus agités de la toile que le football est avant tout un jeu. »
1/30/20243 minutes, 39 seconds
Episode Artwork

À la Une: le Mali, le Niger et le Burkina Faso claquent la porte de la Cédéao

La décision est tombée comme un couperet hier à la mi-journée. Et ce matin, la presse des trois pays regroupés au sein de l’AES, l’Alliance des États du Sahel, est plutôt partagée…« C’est l’euphorie ! », s’exclame le site d’information Mourya Niger à Niamey. « Les populations des trois pays saluent ce retrait et l’entendent comme une réciprocité des sanctions économiques, commerciales et financières sévèrement infligées au Niger (…). Ça va être dur, mais les populations de l’espace AES préfèrent se serrer la ceinture dans la dignité plutôt que vivre l’humiliation. »« Les Chefs d’Etats de l’AES ont pris leurs responsabilités », lance Malijet à Bamako. « L’organisation était devenue un instrument manipulé par des puissances étrangères, trahissant ainsi ses principes fondateurs et constituant une menace pour ses États membres et leurs populations. »Le Sursaut, toujours à Bamako, s’interroge : « avec ce retrait brusque de la CEDEAO, les trois Etats ont-ils mesuré les conséquences pour les populations ? Ce qui est certain, c’est que les régimes en place dans ces trois Etats n’accepteront plus aucune exigence de la CEDEAO en matière d’élections. »Quid de la libre circulation des personnes et des biens ?« Divorce salutaire ou saut dans l’inconnu ? », se demande L’Observateur Paalga à Ouaga.Dubitatif également, Le Pays : « les présidents Traoré, Goïta et Tchiani ont-ils pris toute la mesure de la situation ? En effet, la libre circulation risque d’en prendre un sérieux coup. À cela s’ajoute le fait que les trois pays sont enclavés et dépendent, pour l’essentiel, des pays côtiers, en l’occurrence la Côte d’Ivoire, le Togo, le Ghana, le Bénin et le Nigeria. »En effet, relève Le Monde Afrique, « reste à savoir comment les trois juntes vont gérer les conséquences économiques et sociales qui pourraient découler de leur sortie de l’instance régionale (…). Hausse des tarifs douaniers, bouleversement du système d’import-export, réinstauration de visas… L’impact de ces départs dépendra du bon vouloir des Etats encore membres de la CEDEAO à maintenir de bonnes relations avec les trois juntes de l’AES et à faciliter le quotidien de leurs citoyens, dont le passeport siglé CEDEAO pourrait être rendu caduc. »Enfin, constate Aujourd’hui à Ouagadougou, « exit donc la CEDEAO de par la volonté des régimes kakis (…). » Et, s’interroge le journal : « à quand la rupture avec l’UEMOA et une nouvelle monnaie ? À vos marques ! »
1/29/20241 minute, 41 seconds
Episode Artwork

À la Une: la fin de l'accord d'Alger annoncée par le Mali

Cet accord avait été signé avec les groupes indépendantistes du nord du pays en 2015. Le gouvernement de transition a donc décidé d'y mettre un terme. Malijet publie le communiqué officiel des autorités maliennes, dénonçant « le changement de posture de certains groupes signataires de l'accord devenus des acteurs terroristes », ainsi que « l'hostilité et l'instrumentalisation de cet accord par les autorités algériennes, accusées de considérer le Mali comme leur arrière-cour ou un état paillasson ».« Neuf années d'accord, neuf années de désillusion », titre de son côté Sahel Tribune pour qui la résiliation de l'accord d'Alger « sonne comme un échec retentissant, non seulement pour le Mali, mais aussi pour la médiation internationale et sous régionale (...) Malgré les espoirs initiaux, l’Accord pour la paix n’a pas réussi à apporter la stabilité et la quiétude tant attendues au Mali. Les racines du mal persistent, et la paix demeure une chimère lointaine pour un pays meurtri par l’instabilité politique et les conflits internes ». Une issue attendue, selon Sahel Tribune, après « la reprise en main de Kidal par l’armée malienne le 14 novembre 2023 ».Souveraineté et prise de Kidal« L'accord d'Alger explosé par le Mali », titre, au Burkina Faso, Wakasera. « L'accord d'Alger a, avant d'être enterré par les autorités de transition, traversé bien des zones de turbulences, depuis un certain temps, notamment avec la prise du pouvoir par le colonel Assimi Goïta et ses hommes et les hostilités toujours entretenues par les groupes jihadistes qui n’ont pas cessé d’endeuiller les populations civiles et militaires maliennes. » Et Wakatsera pose la question : « Quelles seront les conséquences d'une telle séparation ? Le Mali qui serine sa souveraineté à qui veut l’entendre, et encouragé par la prise de Kidal dans la reconquête de son territoire, est-il maintenant sûr de venir à bout des mouvements rebelles, au point de les défier, eux et l’Algérie ? » Autant de questions qui restent sans réponse.Derniers échos de la CANÀ l'occasion de la pause avant les huitièmes de finale, Fraternité Matin en Côte d'Ivoire, fait le point sur les « entraîneurs emporté par les matches de poule ». Et ils sont nombreux : Côte d'Ivoire, Ghana, Algérie, Tunisie, Gambie. Les entraîneurs de ces pays ont démissionné ou ont été limogés. Ce qui ne fait pas une grande différence. En Côte d'Ivoire, c'est l'entraîneur français Jean-Louis Gasset qui a été renvoyé, « le soir même de la grande honte », précise Fraternité Matin, allusion à la lourde défaite de la Côte d'Ivoire, face à la Guinée équatoriale. Le nom d'un autre français, Hervé Renard, avait été évoqué pour le remplacer au pied levé. Mais ce ne sera pas le cas, nous dit l'Infodrome « les négociations entre les fédérations française et ivoirienne n'ont pas abouti à un accord pour libérer le sélectionneur actuel de l'équipe de France féminine ».
1/26/20243 minutes, 17 seconds
Episode Artwork

À la Une: les Éléphants ressuscités!

Au bord de la tombe le 22 janvier, moribonds, sonnés, après leur lourde défaite face à la Guinée équatoriale 4 à 0, les footballeurs ivoiriens reprennent vie dans cette Coupe d’Afrique des nations ! « La résurrection », lance Fraternité Matin en première page. Un véritable miracle dû aux Marocains. En effet, précise le quotidien abidjanais, « les Lions de l’Atlas ont battu hier la Zambie, sur le score d’1 but à 0. Un résultat qui place la Côte d’Ivoire parmi les quatre meilleurs troisièmes. Le Maroc propulse ainsi les Éléphants en huitièmes de finale, où ils affronteront le Sénégal ». Et Fraternité Matin de s’exclamer : « À nos Éléphants footballeurs, sachez apprécier l’opportunité. L’heure est à l’union, à la discipline et au travail. Rendez à la Nation ce qu’elle vous a fièrement donné. »L’Infodrome, site d’information ivoirien, n’en revient pas : cette qualification sur le fil est « une illustration parfaite du suspense et de l’incertitude qui font tout le charme du football. (…) La Côte d’Ivoire rejoint ainsi la Guinée, la Namibie et la Mauritanie parmi les meilleurs troisièmes au classement dans la course aux huitièmes de finale. Une nouvelle qui résonne comme un soulagement pour les supporters ivoiriens après la défaite inattendue contre la Guinée équatoriale ».Sans Jean-Louis GassetCes « huitièmes de finale se disputeront néanmoins sans le Français Jean-Louis Gasset, sélectionneur de la Côte d’Ivoire jusqu’à hier ». C’est ce que pointe Le Monde Afrique. « Le Montpelliérain, qui dirigeait à 70 ans sa première équipe africaine, a été démis de ses fonctions, ainsi que son adjoint Ghislain Printant, pour "résultats insuffisants, conformément au contrat d’objectif qui les liait à la Fédération ivoirienne de football". Emerse Faé, l’ancien milieu de terrain des Éléphants (44 sélections), un des adjoints de Jean-Louis Gasset, va assurer l’intérim. »L'obstacle du SénégalEt Le Monde Afrique de s’interroger : « Le départ du Français sera-t-il un électrochoc suffisamment fort pour permettre à la Côte d’Ivoire de faire oublier le fiasco du premier tour ? L’avenir est sombre. Les Éléphants affronteront le Sénégal, lundi, champion en titre et favori après ses trois victoires au premier tour. » En tout cas, « cette qualification du pays hôte laisse à cette CAN sa magie et sa ferveur, relève encore le journal. Avec 89 buts inscrits en 36 matchs, le premier tour a tenu ses promesses. Il y a eu de l’action, des larmes, du suspense. Juste avant la dernière journée de la phase de poule, seuls le surprenant Cap-Vert et le Sénégal étaient assurés d’aller en huitièmes de finale ».Désormais, conclut WakatSéra au Burkina Faso, « après le grand tamis du premier tour, les choses sérieuses peuvent commencer ! Et ça sera dès ce samedi avec le choc Nigeria-Cameroun. Lundi, toute la Côte d’Ivoire retiendra une fois de plus son souffle, car les Éléphants auront (donc) en face d’eux les majestueux Lions de la Téranga qui ont fait, jusqu’ici, un parcours sans faute. Les Lions vont-ils se tailler leur part d’Éléphants ?, se demande le site burkinabè. À moins que les Ivoiriens et leur nouvel entraîneur local fassent leur mue et se relancent dans "leur" CAN pour prétendre à la troisième étoile sur la tunique orange. En tout cas, le public s’attend à savourer de grands matchs ! Les tâtonnements et les surprises du premier tour, c’est fini ! »
1/25/20243 minutes, 11 seconds
Episode Artwork

À la Une: la presse malmenée en Guinée

Le bandeau barre la Une de plusieurs sites d’information guinéens, notamment Ledjely ou encore Guinée 7. On peut y lire : « Tous unis contre la censure en Guinée : un média de moins c’est une liberté de moins. » Et en effet, alors que le chef de la junte qui dirige le pays, le colonel Doumbouya, assoit son pouvoir – il vient d’être élevé au grade de général de corps d’armée, les médias guinéens sont étouffés. Ledjely résume la situation : « La presse guinéenne vit depuis environ deux mois la plus sombre page de son histoire (…). Depuis fin novembre, les attaques contre la pratique du journalisme sont allées crescendo de la part des autorités guinéennes. Cela a commencé par le brouillage des principales radios du pays. Dans la foulée, il y a eu la restriction de l’accès aux réseaux sociaux vers lesquels les articles de la presse en ligne sont relayés. Le décrochage des principales télévisions du pays des bouquets Canal+ et StarTimes est intervenu dans le même sillage. Et depuis jeudi dernier, relève encore le site d’information guinéen, plusieurs journalistes, membres du SPPG, le Syndicat des professionnels de la presse en Guinée dont son secrétaire général, Sékou Jamal Pendessa, ont été arrêtés et poursuivis pour avoir appelé à manifester. Des agissements contre lesquels s’élèvent les associations de presse qui, parallèlement, s’activent à trouver une sortie de crise, en vue de tourner cette période peu glorieuse pour la presse guinéenne. »Attroupement illégal et troubles à l’ordre publicLe 22 janvier, Sékou Jamal Pendessa a été placé sous mandat de dépôt après trois jours de garde à vue. Le tribunal l’a inculpé pour attroupement illégal et troubles à l’ordre public. Pour son avocat, Me Salifou Béavogui, interrogé par Aminata, autre site d’information guinéen, « le dossier devrait être purement et simplement classé : la manifestation non autorisée qu’on lui reproche n’a jamais eu lieu. Il était à la maison de la presse, au contraire c’est lui qui a été séquestré pendant plusieurs heures ». Pour sa part, le ministre de la Justice et des droits de l’homme, Alphonse Charles Wright a réagi devant la presse. Ses propos sont rapportés notamment par Guinée7 : « Montrer des vidéos partout à travers le monde pour dire que la liberté d’expression est agressée en Guinée, ce n’est pas ce qui est important pour moi, affirme-t-il. Quand on veut discuter des choses sereinement, ce n’est pas dans la rue qu’on peut trouver la solution. (…) On ne peut pas faire de l’État son adversaire. »La partie de bras-de-fer se poursuit« Visiblement, soupire Ledjely, il ne faut pas s’attendre de sitôt à un dénouement du bras de fer entre les autorités et la presse guinéenne. » Pour Ibrahima Kalil Diallo, secrétaire général adjoint du SPPG, interrogé par le site, « c’est une journée noire pour la Guinée (…). La lutte ne fait que commencer. Ils ont déclaré une guerre à la presse, nous sommes prêts à la mener, même si c’est au prix de notre sang », conclut le syndicaliste qui appelle à manifester mardi prochain.En attendant, la Haute autorité de la communication a décidé d’entamer des consultations, relève AfricaGuinée. L’organe de régulation des médias en Guinée a invité les associations de presse signataires de la note adressée au gouvernement à une réunion d’échanges hier. Les associations de presse qui dénoncent la censure, les coupures et qui craignent pour la pérennité de l’emploi dans leur secteur. « Va-t-on vers la levée des restrictions imposées à certains médias ? », s’interroge encore le site AfricaGuinée. Pour l’instant, aucune avancée.
1/24/20243 minutes, 24 seconds
Episode Artwork

À la Une: le cimetière des Éléphants

Les espoirs des Éléphants d’aller loin dans cette Coupe d’Afrique des nations ont été quasiment enterrés hier lundi au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé à Anyama avec cette lourde défaite face aux Équato-guinéens. Le score est sans appel : 4 à 0. Une défaite qui prend des allures de catastrophe nationale.« Éléphants, la débâcle !, lâche Fraternité Matin en première page. Les Éléphants humilient tout un peuple », s’emporte le quotidien abidjanais.« La grosse humiliation, renchérit L’Infodrome. Les Éléphants sont lourdement tombés. (…) Les espoirs de se qualifier pour les huitièmes de finale de la 34e édition de la CAN ont pratiquement été écrasés (…). Cette défaite est d’autant plus dévastatrice qu’elle survient alors que l’équipe ivoirienne avait un besoin crucial de victoire pour passer à la prochaine phase du tournoi. (…) L’histoire semble se répéter, soupire encore L’Infodrome. Comme en 1984, lorsque la Côte d’Ivoire a accueilli la CAN et a connu une sortie prématurée du tournoi. (…) La déception est donc palpable (…), poursuit le site d’information ivoirien. Et des questions se posent quant à la gestion du groupe par le sélectionneur Jean-Louis Gasset et quant à son incapacité à résoudre les problèmes tactiques posés par les adversaires des Éléphants. Si l’équipe est éliminée, il sera difficile pour lui de continuer à diriger les destinées des Éléphants. »Humiliation et colère« La lourde défaite des doubles champions d’Afrique a donné lieu à des manifestations de colère et des scènes de violence, note l’envoyé spécial du quotidien burkinabè Aujourd’hui. D’abord au Stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé où Frank Kessié et ses camarades ont été pris à partie, violemment conspués par un public en détresse. Et ces violences se sont poursuivies dans plusieurs quartiers de la capitale où des bus ont été caillassés. Les forces de l’ordre ont par moments fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser des supporters en colère, dans certains quartiers d’Abidjan comme à Abobo. »Mince espoirAlors il reste une toute petite chance de qualification. Jeune Afrique a fait les comptes : « Les Éléphants terminent troisièmes du groupe A avec trois points et doivent désormais attendre demain mercredi pour savoir s’ils feront partie des quatre meilleurs troisièmes qualifiés pour les huitièmes de finale. Mais avec une différence de buts négative (-3), la mission semble délicate, relève le site panafricain. La Guinée équatoriale, elle, se qualifie, première de ce groupe, avec 7 points, juste devant le Nigeria, vainqueur de la Guinée-Bissau (1-0) et devancé à la différence de buts. »Échec sportif et politique« Une élimination à ce niveau de la compétition serait un échec aussi sportif que politique, pointe de son côté Le Monde Afrique. Le gouvernement ivoirien a misé sur cet évènement : 1,37 milliard d’euros ont été investis pour construire ou rénover six stades, bâtir des ponts, des routes, des hôtels, des "cités CAN". Nommé en octobre, à seulement trois mois du lancement de la compétition, le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, s’était vu confier la mission d’organiser "la plus belle CAN de l’histoire", selon le président Alassane Ouattara. Le bilan est amer, constate encore Le Monde Afrique. "On n’avait pas l’équipe qu’il fallait, déplore Amadou Koné, ministre des Transports et maire de Bouaké, une des villes hôtes de la CAN. Très peu de gens voyaient cette sélection prendre la coupe. Mais on a pensé qu’avec la ferveur populaire, elle aurait eu un soutien lui permettant de se transcender. [...] On aurait pu gagner 5-0, lâche un proche du président Alassane Ouattara. Mais c’est la vie… Découragement n’est pas ivoirien". »
1/23/20243 minutes, 30 seconds
Episode Artwork

À la Une: pas de présidentielle pour Karim Wade et Ousmane Sonko…

Dernière péripétie avant le lancement de la campagne électorale au Sénégal pour la présidentielle du 24 février : les opposants Karim Wade du PDS et Ousmane Sonko du Pastef ne seront pas sur la ligne de départ. Le Conseil constitutionnel a tranché ce week-end.« Karim Wade perd sur toute la ligne », s’exclame WalfQuotidien. Pourquoi les sept Sages l’ont-ils écarté ? Le quotidien sénégalais explique : « pour invalider la candidature de Wade-fils, le Conseil constitutionnel a invoqué "sa fausse déclaration sur l’honneur par rapport à sa nationalité exclusivement sénégalaise". Dans leur argumentaire, les juges estiment que sa renonciation à sa nationalité française est intervenue tardivement. Autrement dit, au moment de la publication de la note du ministère de l’Intérieur de la France, le 16 janvier 2024, le candidat du PDS avait déjà déposé sa candidature. Ce qui fait dire aux juges qu'au moment du dépôt de son dossier de candidature, Karim Wade n’était pas exclusivement sénégalais. »Réaction de l’intéressé, toujours dans WalfQuotidien : « cette décision est scandaleuse, c’est une atteinte flagrante à la démocratie. (…) Dans tous les cas, je participerai d’une manière ou d’une autre au scrutin du 25 février. »Corruption ?Et au sein du parti de Karim Wade, le PDS, c’est la bronca… « Ça part dans tous les sens, constate le quotidien 24 Heures, depuis l’annonce, samedi, de l’invalidation de la candidature de Karim Wade. Les députés du Parti Démocratique Sénégalais se braquent et crient à la "corruption". Et ils annoncent qu’ils vont exiger l’ouverture d’une enquête parlementaire qui viserait deux des 7 juges, en raison, affirment-ils, de "leurs connexions douteuses avec certains candidats et de leur conflit d’intérêts". »Autre recalé donc, Ousmane Sonko : « le leader du Pastef, parti dissous en juillet dernier, était parmi les grands favoris de ce scrutin, relève Le Monde Afrique. L’homme politique panafricaniste et souverainiste de 49 ans "se trouve définitivement condamné à une peine d’emprisonnement de 6 mois avec sursis" et "cette condamnation le rend inéligible pour une durée de 5 ans" a tranché le Conseil constitutionnel. Référence, précise Le Monde Afrique, à l’affaire qui a opposé Ousmane Sonko au ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang et pour laquelle il a été reconnu coupable de diffamation. »De plus de 90 à… 20 candidats…Au total, « plus de 90 prétendants avaient déposé leur dossier au Conseil constitutionnel, pointe encore Le Monde Afrique, et beaucoup de candidats déçus se plaignent de la procédure des parrainages comme l’ancienne Première ministre Aminata Touré ou l’homme d’affaires Bougane Gueye Dany. »En effet, relève 24 Heures, ils l’ont exprimé bruyamment hier lors d’une conférence de presse : « la frustration et le désir ne plus laisser passer des forfaitures démocratiques au Sénégal constituent les vrais leitmotivs du Collectif des candidats spoliés par le Conseil constitutionnel, écrit le journal. Preuves à l’appui, poursuit-il, ils ont fait savoir à la face du monde les manquements vécus, poussant à une polémique assez bruyante. »Et finalement, ils ne seront que 20 au départ de la course à la présidentielle… « Le 25 février prochain, précise L’Observateur Paalga à Ouagadougou, l’affaire se jouera donc entre le porte-drapeau de la coalition présidentielle, Amadou Bâ, ancien Premier ministre de Macky Sall, et les vieux lions de la faune politique au pays de la Téranga, à l’image de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck et de celui qui fut maire de Dakar, Khalifa Sall. Et ce sera, rappelle le quotidien ouagalais, sans le président sortant, Macky Sall, qui a renoncé à un troisième mandat auquel il disait avoir le droit de prétendre. »
1/22/20243 minutes, 34 seconds
Episode Artwork

À la Une: la crise post-électorale aux Comores

Après l'élection contestée du président sortant Azali Assoumani, la situation est devenue « quasi insurrectionnelle », estime La Gazettte des Comores, qui parle aussi d'une « situation comparable à une forme de guérilla urbaine ». Et c'est exceptionnel, poursuit le journal. « Après les émeutes de 2005 engendrées par la cherté de la vie (...) c'est la deuxième fois depuis une quinzaine d'années qu'un mouvement de grogne, d'une telle ampleur, polarise le débat et asphyxie le pays ». La Gazette des Comores, remarque par ailleurs « qu'aucune autorité gouvernementale, aucun leader d'opposition, n'a fait son apparition sur le terrain. Seuls les jeunes émeutiers, par groupes éparpillés, font face aux forces de l'ordre, par des échanges de jets de pierre contre tirs de gaz lacrymogène ».De son côté, Comores Infos évoque les « blessés par balles affluant à l'hôpital El Maarouf de Moroni », estimant « qu'environ dix personnes ont été gravement blessées par balles réelles ». Le site d'information fait état d'une vidéo réalisée dans cet hôpital, montrant « un homme visiblement choqué, relatant avoir été témoin du tragique sort d'un jeune de 21 ans, arrivé aux urgences avec une balle encastrée dans la tête ».Enfin, Al Fajr Quotidien publie un éditorial, intitulé : « Pourquoi vous laissez le peuple s'exprimer, si c'est pour voler ensuite ? » « Les dés ont été truqués avant que le processus commence. C'était un scrutin bâclé », accuse le quotidien, qui parle d'un « coup d'État institutionnel ».Colère des journalistes en GuinéeIls avaient prévu de manifester, hier jeudi, pour « dénoncer le musèlement de la presse et la restriction d'internet », mais l'imposant dispositif sécuritaire déployé par les autorités les en a empêchés, annonce Ledjely, selon lequel « des journalistes qui entendaient protester ont été arrêtés ». Le SPPG, le Syndicat professionnel de la Presse de Guinée, assure que « ces méthodes basées sur la répression ne fonctionneront pas. Son secrétaire général Sekou Jamal Pendessa, s'adresse aux autorités militaires : Libérez les médias et les réseaux sociaux, c'est tout ce que nous demandons (...) ».Le site Guinée News a choisi de son côté une caricature pour résumer la situation. Sur ce dessin, on voit un militaire coiffé d'un béret rouge, hurler, à l'adresse des médias et des réseaux sociaux : « Le camarade démocratiquement autoproclamé président de la république à vie, n'aime pas vos caricatures » !La Côte d’Ivoire à la Coupe d'Afrique des NationsAu programme jeudi soir, le match opposant le pays hôte, la Côte d'Ivoire, au Nigéria. Les Éléphants se sont inclinés 1 à 0, et ils « se mettent la pression », estime l'Infodrome qui nous raconte ce match (que vous avez pu suivre en direct sur RFI). Une « première mi-temps âprement disputée  », puis, à la 54ᵉ minute, un pénalty transformé par l'attaquant nigérian Victor Oshimen. L'Infodrome s'inquiète pour la suite de la compétition.
1/19/20243 minutes, 17 seconds
Episode Artwork

À la Une: Karim Wade pourra-t-il être candidat à la présidentielle ?

La polémique se poursuit au Sénégal. A la fin de cette semaine, le Conseil constitutionnel, l’organe chargé de publier la liste définitive des participants à la présidentielle du mois prochain, rendra son verdict. Karim Wade y figurera-t-il ? A priori, oui… Il est déjà sur la liste provisoire. Mais Karim Wade est sous le coup d’un recours déposé par l’un de ses concurrents à la présidentielle, Thierno Alassane Sall. Celui-ci estime que le Conseil constitutionnel n’aurait pas dû valider la candidature de Karim Wade alors qu’il possédait encore la nationalité française au moment du dépôt de son dossier le 26 décembre dernier. Rappelons que loi électorale sénégalaise interdit que les candidats possèdent une double nationalité. Depuis, Karim Wade a renoncé à sa double nationalité. Le décret a été publié avant-hier par le Journal officiel français.Fin du débat ? Oui et… non !Donc, « le débat est clos », pointe WalfQuotidien, malgré cette « renonciation tardive. »Mais en fait, non, estime pour sa part 24 Heures, autre quotidien dakarois : « la polémique sur la double nationalité du fils de l’ancien chef de l’État et Pape du Sopi est loin de connaitre son épilogue », affirme-t-il. En effet, « Thierno Alassane Sall ne lâche pas prise. Il dénonce "l’immixtion flagrante de la France" dans le processus électoral pour tenter de sauver la candidature de Karim Wade. Cela traduit, poursuit-il, une solidarité entre les tenants de la Françafrique et du néocolonialisme. »Karim Wade réplique… Il estime que le débat est clos… Ses propos sont repris notamment par 24 Heures : « ma renonciation à la nationalité française est une preuve supplémentaire de ma constance, dit-il. Cette polémique stérile et dangereuse, alimentée par Thierno Alassane Sall pour gagner en visibilité et agissant pour le compte du très peu courageux Premier ministre Amadou Bâ, spécialiste des coups bas, se termine enfin. »Amende record…En fait, pointe Le Monde Afrique, « cette polémique est ancienne. (…) Le camp de Karim Wade fait régulièrement l’objet de railleries aux relents racistes en lien avec le fait qu’il soit métis ou qu’il ne maîtrise pas le wolof. Et il voit dans cette polémique le symptôme d’une "discrimination" et d’une "xénophobie". »Le Monde Afrique rappelle également que « Karim Wade, 55 ans, vit en exil au Qatar depuis qu’il a bénéficié d’une grâce présidentielle, accordée en 2016 par Macky Sall. Mais un autre obstacle se dresse toujours sur sa route vers la présidence : le paiement d’une amende faramineuse de 138 milliards de francs CFA (environ 210 millions d’euros) à l’État du Sénégal », suite à sa condamnation en 2015 pour enrichissement illicite.Exception africaine…En tout cas, « le Conseil constitutionnel n’a plus que deux petits jours pour statuer », relève WakatSéra à Ouagadougou. Et il serait temps, estime le quotidien burkinabé, qu’on en finisse avec ces histoires de double nationalité : « au Sénégal comme ailleurs sur le continent, ce paradoxe légal empêche bien des citoyens ayant vécu toute leur vie dans un pays auquel ils sont rattachés par un cordon ombilical de fait. (…) N’est-il pas temps pour les législateurs de changer cette disposition inique qui survit aux âges et aux charcutages sur mesure opérés par les politiciens ? Pour ne citer que trois exemples, Nicolas Sarkozy, ancien président français, est d’origine hongroise. Barack Obama, ancien président des États-Unis, a des origines kényanes. Rishi Sunak, le Premier ministre britannique, est fils d’immigrés d’origine indienne. Pourquoi donc l’exception africaine ? », s’exclame encore WakatSéra. « Il est temps de revoir ces dispositions constitutionnelles qui ne portent que des germes d’ostracisme et de violences électorales. »
1/18/20243 minutes, 29 seconds
Episode Artwork

À la Une: la CAN, cette parenthèse enchantée

C’est la magie du sport, c’est la magie du foot. L’espace de 90 minutes, on oublie ses problèmes et les problèmes du monde. Constat dressé par WakatSéra au Burkina Faso : « La force du football se perçoit une fois de plus à travers la 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations. Les problèmes ont ainsi été mis en veilleuse et le seront, tant que le ballon rond n’aura pas rebondi pour la dernière fois, pour désigner les successeurs des Lions du Sénégal. »En effet, précise WakatSéra, « la hantise des bourses aplaties par la vie chère s’est comme évanouie par miracle. Les fraudes aux élections et les victoires sans gloire de présidents sortants ont disparu des manchettes et même des discussions des politiciens, ceux-ci, comme par enchantement ayant trouvé un autre centre d’intérêt commun, partageant la passion du football, habillés aux couleurs de leurs équipes nationales ».Et le quotidien burkinabè de détailler encore : « La guerre au Soudan ; les attaques terroristes meurtrières dans le Sahel où, comme en Guinée, des transitions politiques s’étirent en longueur ; les inondations à l’Île Maurice ; les contestations des opposants au Sénégal ou aux Comores ; la fronde contre les bénédictions des homosexuels ; l’épidémie de dengue, l’explosion du dépôt d’hydrocarbure en Guinée, les manifestations contre la France et le CFA, etc., sont devenus des sujets sans importance. Ils sont tous noyés par l’enthousiasme pour la CAN. »Alors attention, prévient enfin WakatSéra : « Comme le phénix qui renaît de ses cendres, tous les problèmes, sommeillant comme un volcan, reprendront tous leurs droits dans l’actualité, certains plus brûlants que jamais. »Toutefois, la parenthèse footballistique n’est pas si enchantée que ça. La CAN a connu quelques ratés au démarrage. C’est ce que dénoncent certains médias, à commencer par le site ivoirien Le Point Sur : « L’affaire des tickets introuvables et les ruptures de transmission polluent la compétition », s’exclame-t-il. En effet, relate Le Point Sur, « lundi, le match Sénégal-Gambie vient à peine de commencer et les Lions rugissent. Un nouveau but après celui de l’Égypte face au Mozambique et celui de la Côte d’Ivoire devant la Guinée-Bissau. Les champions d’Afrique ne perdent pas de temps, mais dans un stade presque vide. Les images qui fusent sur les réseaux sociaux montrent des supporters en colère. Ils cherchent des tickets… introuvables. Et à la 20e minute de jeu, un autre problème vient plomber la CAN, la rupture du signal international. Écran noir. Panne technique à Yamoussoukro ».« Billets indisponibles, stades à moitié vides, l’organisation déjà remise en question », renchérit le quotidien 24 Heures à Dakar. Déjà samedi, le match d’ouverture Côte d’Ivoire-Guinée-Bissau n’avait pas fait le plein. « La rencontre était annoncée à guichets fermés, précise le journal. De nombreux Ivoiriens pointent la responsabilité des personnes ayant acheté des dizaines de billets en ligne pour spéculer et qui n’ont pas réussi à les revendre à temps. Avant-hier, le Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé a assuré prendre "le problème en main". »« CAN 2024 : où sont passés les supporteurs ? », insiste Le Monde Afrique. « Sur les réseaux sociaux, les supporteurs ivoiriens frustrés crient au "TicketGate" et avancent plusieurs hypothèses : marché noir, corruption, voire un boycott orchestré pour nuire au prestige du chef de l’État, qui a misé très gros sur cette compétition. »Autre flop : « Le match entre la Guinée équatoriale et le Nigeria s’est disputé dimanche devant 8 500 spectateurs au stade d’Ebimpé. » Mais là, pointe Le Monde Afrique, « le phénomène est récurrent à chaque CAN. En tête des facteurs explicatifs figure le coût du déplacement jusqu’au pays hôte pour suivre son équipe nationale, un coût hors de portée de l’immense majorité des supporteurs – à l’exception des diasporas vivant sur place –, même pour les ressortissants des pays limitrophes comme le Burkina Faso, le Ghana ou le Mali ».En tout cas, relève encore Le Monde Afrique, « la Confédération africaine de football et le Comité d’organisation de la CAN ont annoncé le renforcement des ventes physiques de billets dans les 51 points de vente du pays. Le résultat est notamment attendu pour le prochain match des Éléphants ivoiriens, qui affronteront demain jeudi le Nigeria ».
1/17/20243 minutes, 33 seconds
Episode Artwork

À la Une: la junte au Mali, stop ou encore?

Une partie de la presse malienne s’interroge ce mardi matin sur l’avenir politique du pays. Les points de vue divergent quelque peu. Mais la question centrale reste le retour aux urnes, promis et reporté par les militaires au pouvoir. Pour le site Maliweb, si le pays est désormais pacifié, comme l’annoncent les autorités, avec notamment la reconquête de Kidal au nord, des élections générales peuvent avoir lieu.En effet, affirme Maliweb, « conséquence de cette amélioration du climat sécuritaire dans le pays, l’État devrait pouvoir mettre en branle le processus électoral, pour accélérer le retour à la normalité constitutionnelle. (…) À moins que ce ne soit plus une priorité pour lui ».En tout cas, le temps presse, poursuit Maliweb, « il est évident que sans un retour à la normalité constitutionnelle, le Mali pourrait continuer à connaître des difficultés de diverses natures. Il s’agit par exemple de l’image même du pays à l’extérieur, du climat de confiance des partenaires et potentiels investisseurs, des cadres de reprise de certaines coopérations, etc. Car, quel crédit et assurance a un État dirigé par une "junte militaire" ? Quel est le degré d’attraction d’un pays longtemps lessivé par le terrorisme et qui a vu ses institutions balayées par une crise politico-militaire ? Il urge donc, conclut Maliweb, que les autorités de Transition se résolvent à poser rapidement les jalons du retour à la démocratie pour le redécollage d’un pays, qui a trop souffert de son instabilité institutionnelle de ces dernières années ». Les risques du statu quo« Le plus tôt serait le mieux », renchérit L’Alternance à Bamako. « Le colonel Assimi Goita n’a laissé entrevoir aucune perspective indiquant la fin de la transition avec le retour à l’ordre constitutionnel qu’il avait souverainement promis à son peuple et à la communauté internationale. L’adresse à la Nation du Président de la transition, à l’occasion du nouvel an a laissé plus d’un malien pantois (…). Ni proposition de date pour la tenue des élections ni fixation du délai pour la fin de la transition n’ont été faits par le colonel Goita. La question qui est sur toutes les lèvres est celle de savoir si les autorités sont conscientes des risques de ce statu quo. »À savoir, précise L’Alternance, « de nouvelles sanctions financières, économiques ou diplomatiques », une « faillite de l’économie, déjà agonisante », et, troisième risque : une « désobéissance politico-civile ».Cheick Mohamed Chérif Koné : à la pointe du combat juridiqueUne désobéissance qui se traduit déjà dans les faits, avec, note Jeune Afrique, « le duel qui continue entre Assimi Goïta et Cheick Mohamed Chérif Koné » : Cheick Mohamed Chérif Koné a été « le premier avocat de la Cour suprême du Mali, précise le site panafricain, avant de devenir le coordinateur de "L’Appel du 20 février pour sauver le Mali", une plateforme politico-civile qui réclame le retour à l’ordre constitutionnel ». Ce magistrat, révoqué par les autorités, « est désormais sur le devant de la scène publique pour le combat qu’il mène contre le colonel Assimi Goïta, relève Jeune Afrique. Organisation d’élections dans les plus brefs délais, opposition à la nouvelle Constitution, dénonciation d’une justice jugée aux ordres : l’ancienne robe noire ne retient pas les coups contre les autorités de transition, dont il estime qu’elles n’ont reçu aucun mandat pour "plonger le Mali dans l’inconnu, voire soumettre les Maliens aux règles de l’État de non-droit" ». Depuis sa radiation en août dernier, Cheick Mohamed Chérif Koné enchaîne les actions en justice contre le régime d’Assimi Goïta. « Au risque, pointe Jeune Afrique, de se faire rattraper par la justice malienne. Laquelle, sous la transition, ne se montre pas tendre avec les voix critiques. »
1/16/20243 minutes, 36 seconds
Episode Artwork

À la Une: le Sahel, désert de l’information

Le Sahel est devenu « un désert de l’information et un cimetière de journalistes » : c’est ce résumait en novembre dernier un reportage de France 24 diffusé à l’occasion du dixième anniversaire de l’assassinat, près de Kidal (nord du Mali), de nos confrères Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Et ce triste constat est repris et développé ce matin par Le Monde Afrique.« La quasi-disparition du Mali, du Niger et du Burkina Faso des écrans radars de l’information internationale est une réalité qui cingle dans le monde francophone, pointe Le Monde, et qui souligne non seulement le divorce avec Paris, mais aussi le brutal repli de ces pays et leur régression démocratique. Au Mali, au Niger et au Burkina Faso, entre enlèvements, menaces, censure, interdictions et arrestations, […] la couverture médiatique de cette immense zone déshéritée […] s’est appauvrie, étiolée. Les reportages ont laissé la place à la communication des juntes […], constate encore Le Monde Afrique, et aux enquêtes faites à distance, par le biais de WhatsApp ou de Signal, faute de sécurité ou d’accréditation. "La liberté de parole n’est plus admise […]. Les partis politiques et les syndicats n’ont plus le droit de manifester. Toute la société a été mise en coupe réglée", résumait récemment ainsi sur RFI, Ahmed Newton Barry, figure du journalisme au Burkina Faso, pays longtemps tenu pour exemplaire. »Et Le Monde Afrique de conclure : « Comme toutes les populations du Sahel, les journalistes sont pris entre le marteau des juntes militaires et l’enclume des groupes jihadistes. Leurs silences forcés, leurs difficultés à témoigner en disent long sur l’isolement et les souffrances des quelque 70 millions d’habitants des trois pays sahéliens francophones rayés de la carte mondiale de l’information. »CAN : attention aux trouble-fêteÀ la Une également, la CAN, avec ce titre en forme de résumé lu dans le quotidien burkinabè Aujourd’hui : « Les Éléphants sublimes, les Super Eagles ratent leur envol, les Pharaons doutent et les Black Stars chutent… » Commentaire du journal : « Après déjà deux jours de compétition, on subodore une CAN avec beaucoup de surprises. Avec des favoris qui doivent convaincre, des outsiders dangereux et des délaissés qui pourraient jouer les trouble-fêtes et même plus ! »Justement, attention, prévient WalfQuotidien à Dakar : « Le Sénégal remet en jeu son titre de champion d’Afrique ce lundi, à 14h, face à la Gambie. Aliou Cissé et ses joueurs ne doivent aucunement se rater pour leur entrée en lice, même s’ils commenceront par un chaud derby. […] Même si en face, l’adversaire jouera certainement le "match de sa vie". Mais, le Sénégal débarque en Côte d’Ivoire avec le manteau de champion d’Afrique. Il faudra alors s’assumer sur le terrain. »Les Lions indomptables et les Fennecs confiantsAutre match ce lundi 15 janvier : Algérie-Angola. Riyad Mahrez, le capitaine des Fennecs, affiche sa confiance dans le quotidien Le Matin : « On s’est bien préparé comme toutes les équipes, nous avons des ambitions, nous devons bien entamer la compétition, après on verra match après match. Il y a des joueurs qui ont fait déjà plusieurs phases finales, d’autres qui vont découvrir le tournoi pour la première fois. Le plus important est le match de ce lundi, nous sommes confiants et prêts. » Le Matin rappelle que « lors de la précédente édition au Cameroun, l’Algérie avait raté sa participation en se faisant éliminer dès le premier tour du tournoi, réalisant un triste bilan de deux défaites et un nul ».Enfin, Cameroun-Guinée ce lundi soir à Yamoussoukro. « Place aux Lions ! », s’exclame Cameroon Tribune en première page. Les Lions qui devront jouer « sans leur capitaine, Vincent Aboubakar, pointe le journal, blessé vendredi à l’entrainement. Un fâcheux contretemps qui selon le sélectionneur Rigobert Song, n’a pas entamé la motivation du groupe ».
1/15/20243 minutes, 23 seconds
Episode Artwork

À la Une: J-2 pour la CAN

C’est après-demain, samedi 13 janvier, que débute la 34ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football. Avec le match Côte d’Ivoire-Guinée-Bissau. Et les commentaires et les pronostics vont bon train dans la presse du continent.Le pays hôte, la Côte d’Ivoire, veut y croire… Le site Abidjan.net rappelle les performances passées des Éléphants et souligne que « la Côte d’Ivoire est le seul pays à avoir trois joueurs dans le top 10 des meilleurs buteurs de la CAN. Il s’agit de Laurent Pokou, l’homme d’Asmara qui a inscrit 14 buts entre 1968 et 1970. Il est suivi de Didier Drogba, l’ancien capitaine des Éléphants avec 11 buts. Et le dernier ivoirien à figurer dans le top 10 des meilleurs buteurs de la CAN se nomme Joël Tiehi avec 10 buts à son compteur. »Alors les Éléphants version 2024 vont-ils s’inscrire dans le sillage de leurs glorieux aînés ? C’est du moins ce qu’espère tout un peuple…Le doublé pour le Sénégal ?Autre prétendant et non des moindres : le Sénégal… « Le Sénégal peut-il conserver son titre ? », s’interroge Le Point Afrique. « Pour la première fois de son histoire, le Sénégal va aborder la Coupe d'Afrique des nations dans la peau du champion en titre. Mais les Lions de la Téranga devront se méfier : le tenant du titre fera l’objet de toutes les attentions. D’autant que le premier tour de cette CAN leur réserve une entrée en matière musclée. Les Lions composent un groupe très relevé, avec les Lions indomptables du Cameroun, la Gambie et la Guinée. »Alors, fait important à savoir sur cette équipe du Sénégal, relève le Point Afrique : elle présente un nouveau visage… En effet, « treize champions d’Afrique et sept joueurs qui étaient présents au Qatar pour la Coupe du monde ne seront pas du groupe cette année. Et pas moins de 9 joueurs vont connaître leur première CAN ». Dont Lamine Camara, milieu de terrain de 19 ans,interviewé ce matin dans WalfQuotidien. « On s’attend à ce que le plus jeune joueur parmi les Lions apporte son insouciance et la folie de sa jeunesse dans le jeu des Lions », pointe le journal. « J’essaie d’être concentré le maximum possible pour me donner à fond, affirme le pensionnaire de Metz. Je sais que le coach me fait confiance. On va remporter cette CAN ». »Défi sécuritaireEn tout cas, « L’ambiance promet d’être électrique et la fête sera belle, s’exclame Le Pays au Burkina Faso. C’est un monde fou qui va débarquer en Côte d’Ivoire pour ce grand rendez-vous du football africain. On parle de plus d’un million et demi de visiteurs. C’est la preuve que le défi, notamment sécuritaire, est énorme pour le pays hôte, d’autant que celui-ci partage de longues frontières avec le Burkina Faso et le Mali, deux pays en proie à une crise sécuritaire liée au terrorisme. C’est tout logiquement que les attentes sont fortes vis-à-vis des autorités ivoiriennes. Et elles devront, à tout prix, relever le défi de l’organisation pour offrir une belle fête à tous. »Et « pour s’assurer du succès de l’évènement, relève encore Le Pays, le gouvernement ivoirien n’a pas lésiné sur les moyens. Quelque 20.000 jeunes bénévoles, 17.000 membres des forces de l’ordre et 2.500 stadiers seront mobilisés pour la circonstance. À cela, on peut ajouter les ponts, les routes, les hôtels, les cités CAN pour loger les équipes, qui sont sortis de terre pour accueillir, dans des conditions optimales, la deuxième Coupe d’Afrique des Nations de l’histoire du pays. »Les joueurs égyptiens et sud-africains prophètes en leurs paysEnfin, question annexe à cette CAN, question posée par Le Monde Afrique, pourquoi les joueurs égyptiens et sud-africains sont-ils si peu nombreux à s’expatrier pour jouer notamment en Europe ? En effet, « contrairement à leurs adversaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, on les croise rarement sur les pelouses européennes. » Alors pourquoi ? Réponse du Monde Afrique : « populaires et bien payés dans leur pays, la plupart des internationaux égyptiens et sud-africains préfèrent évoluer dans des clubs locaux. Pourquoi partiraient-ils ? Ils jouent dans les deux meilleurs championnats d’Afrique, les mieux organisés et les plus développés économiquement », souligne l’entraîneur français Denis Lavagne, qui a dirigé des équipes dans les deux pays. « On peut comprendre, souligne un autre entraineur interrogé par le journal, qu’un joueur payé 60.000 euros par mois en Égypte soit réticent à l’idée d’aller en Europe, où il devra s’adapter à une autre culture, à un autre climat, apprendre une autre langue, et s’imposer, au risque de compromettre sa place en sélection nationale. » En effet, souligne Le Monde Afrique, « dans les trois clubs les plus riches d’Égypte, certains internationaux peuvent gagner jusqu’à un million et demi d’euros par an, assortis de primes conséquentes, dans un pays où le salaire mensuel moyen n’est que de 250 euros. »
1/11/20244 minutes, 15 seconds
Episode Artwork

À la Une: la réélection de Tshisekedi confirmée

En RDC, le président sortant Félix Tshisekedi a bien été réélu avec un peu plus de 73% des voix. Confirmation de la Cour constitutionnelle hier. Pas de surprise donc… ce qui n’empêche pas le quotidien Le Phare à Kinshasa de s’exclamer : « fini le suspense. Félix Tshisekedi se succède (donc) à lui-même. La Cour constitutionnelle a validé les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 20 décembre, proclamés par la Céni, la Commission Électorale Nationale Indépendante. (…) Il ne reste plus qu’à préparer la cérémonie de prestation de serment dont la date ne tardera pas à être précisée. »Législatives : 82 fraudeurs !Au-delà de la confirmation officielle de la réélection du président sortant, la presse congolaise se penche sur les irrégularités commises durant les élections législatives qui avaient lieu en même temps que la présidentielle.« Les dessous de la fraude aux législatives en RDC », titre ainsi le site congolais Politico. « Des proches du président Félix Tshisekedi et des opposants ont été pris la main dans le sac, tentant de frauder. (…) 82 tricheurs, des poids lourds y compris, sont tombés. Invalidés (par la Céni). Les uns ont carrément requestionné des machines à voter pour s’offrir des voix. Les autres ont envahi des Bureaux de vote pour faire pression, faisant ainsi voter en leur faveur. »Commentaire désabusé de Politico : « dans un Congo où tout le monde est prêt à vendre son frère pour du pain, il n’est point étonnant de se retrouver face à un scandale lorsqu’il s’agit de devenir député, de toucher 25 000 dollars par mois et de sortir ainsi de la pauvreté. »Médiocrité et délinquance morale…« Honte pour la classe politique congolaise », lance pour sa part le bi-hebdomadaire L’Observateur. « Ce qui est choquant, écrit le journal, c’est de constater que sur ces 82 députés invalidés figurent des personnes qui exercent encore des fonctions étatiques ou qui ont assumé de hautes fonctions dans notre pays. Ces personnages qui disposent de moyens financiers et matériels importants avaient la possibilité de battre campagne de manière transparente en convainquant les électeurs de voter pour eux. Mais non… En préférant recourir à la fraude et à l’intimidation, ils ont mis à nu la médiocrité et la délinquance morale de ceux qui nous dirigent. »Alors, certains contestent leur invalidation : comme Gentiny Ngobila, gouverneur de la ville de Kinshasa et président du parti ACP, l’Alliance des Congolais progressistes. Ses proches, rapporte le site congolais 7 sur 7, affirment que rien ne prouve qu’il a triché et qu’il est victime d’un règlement de comptes politique…Défis en cascade…En tout cas, constate WakatSéra au Burkina Faso, « tout est sous contrôle pour Félix Tshisekedi » : « celui-ci aura encore dans les mains le gouvernail du bateau battant pavillon RDC pour cinq ans, et plus si affinités ». Et « le chapelet des défis qu’il aura à relever est bien long à égrener : instaurer la bonne gouvernance dans un État de droit, lutter contre la corruption et les détournements au sommet, restaurer la paix, faire chuter le mercure politique, recoller les morceaux du tissu social en lambeaux, dépolitiser et détribaliser l’administration, redonner vie à une économie anémiée aux mains de l’informel, faire profiter ses compatriotes des fruits du riche sous-sol du pays, se pencher sur les chantiers routiers afin de désenclaver bien des zones inaccessibles, mettre fin aux atteintes aux droits de l’homme et à la liberté d’expression, etc… Autant de priorités de ce second quinquennat que Félix Tshisekedi mettra un point d’honneur à relever, afin d’essayer de nettoyer les plaies purulentes d’un premier mandat encore sous le feu des critiques. C’est à ce titre, conclut WakatSéra, que la RDC pourra lui pardonner les élections contestées du 20 décembre dernier. »Le pari perdu de Denis MukwegeEn effet, pointe le Monde Afrique, « une partie de l’opposition morcelée continue de dénoncer en ordre dispersé un +coup d’État électoral" ». Le Monde Afrique qui revient par ailleurs sur le « pari perdu du prix Nobel Denis Mukwege. Le gynécologue "qui répare les femmes" n’a obtenu que 0,22 % des suffrages le 20 décembre, pointe le journal. Même dans son fief de Bukavu, il est arrivé troisième derrière Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi. (…) Il y a des défaites qui ne se commentent pas, relève Le Monde Afrique. Depuis l’annonce, de son faible score, Denis Mukwege est quasiment silencieux. »
1/10/20244 minutes, 24 seconds
Episode Artwork

À la Une: le nouveau visage de la Chinafrique

Le Monde Afrique fait le point sur les relations économiques entre la Chine et le continent : des relations qui sont « à un tournant comme l’illustre la chute spectaculaire des prêts chinois accordés aux pays subsahariens. Pékin est en retrait mais ses entreprises devraient continuer à aller de l’avant. »En effet, précise Le Monde Afrique, « après plus de vingt ans d’un activisme qui a placé l’ancien empire du Milieu en situation d’hégémonie économique au sud du Sahara, la dynamique est en train de se tasser. Une tendance illustrée par la chute brutale des prêts officiels chinois accordés aux pays subsahariens. En 2022, selon l’université de Boston, ceux-ci n’ont même pas atteint 1 milliard de dollars (920 millions d’euros), pour la première fois depuis dix-huit ans. (…) Autre indice : lors de l’Exposition économique et commerciale Chine-Afrique qui s’est tenue dans la province chinoise du Hunan en juin dernier, des projets ont été signés pour quelque 10 milliards de dollars, soit moitié moins qu’au dernier salon, en 2019. "Le temps de l’argent facile est révolu", confirme Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales. »Une économie au ralenti…Alors, pourquoi cette soudaine sobriété ? Réponse du Monde Afrique : « Cette pondération trouve son origine dans les difficultés intérieures d’une Chine qui tourne au ralenti. Rattrapée par la crise immobilière, le chômage des jeunes et la baisse des exportations, la deuxième économie mondiale se convertit au réalisme budgétaire. L’ensemble du projet phare du président chinois, Xi Jinping, les "nouvelles routes de la soie", s’en ressent : dix ans après son lancement, les ambitions sont revues à la baisse un peu partout. Alors que les réserves de l’État s’amenuisent, Pékin ne veut pas se retrouver pris au piège de dettes insolvables chez ses partenaires. Y compris en Afrique, où la Chine est devenue le principal créancier bilatéral d’une poignée de pays comme la Zambie, l’Éthiopie ou le Kenya, dont certains sont aujourd’hui en défaut de paiement ou sur la voie du surendettement. »Toutefois, tempère Le Monde Afrique, la Chine reste « le premier partenaire commercial de l’Afrique, et ce, depuis 2009. Les chiffres sont édifiants. De 2000 à 2022, la valeur des échanges a été multipliée par près de trente, pour atteindre 282 milliards de dollars. »Niger: après son fils, le président Bazoum bientôt libéré ?À la Une également, la libération au Niger du fils du président Bazoum… « Salem Mohamed Bazoum n’est plus retenu prisonnier dans l’enceinte du palais présidentiel », pointe Jeune Afrique. Il « a bénéficié d’une autorisation de mise en liberté provisoire du tribunal militaire de Niamey ». Et il aurait « quitté le Niger pour le Togo. »Alors après le fils, le père ? Le président Bazoum vit en résidence surveillée depuis plus de cinq mois au sein du palais présidentiel de Niamey, rappelle le site panafricain. « Reclus avec son épouse, l’ancien chef de l’État nigérien est toujours détenu, sous la surveillance des hommes de son ancienne garde présidentielle et de celui qui fut leur patron, Abdourahamane Tiani, qui a pris le pouvoir en juillet dernier. En ce début d’année 2024, le sort du prisonnier, qui refuse de signer une quelconque démission, est donc toujours au centre des attentions. (…) Les discussions se poursuivent, croit savoir Jeune Afrique, entre la junte et la Cédéao, avec le président togolais, Faure Gnassingbé, dans le rôle d’intermédiaire. »Une délégation de la Cédéao devrait d’ailleurs se rendre d’ici la fin du mois à Niamey. « La Cédéao, qui continue d’appliquer des sanctions économiques au pays en représailles du coup d’État de juillet dernier, rappelle encore Jeune Afrique. La communauté régionale, si elle ne brandit plus sérieusement la menace d’une intervention militaire, a émis plusieurs exigences. La première d’entre elles est la libération de Mohamed Bazoum et des anciens ministres emprisonnés. »Nous saurons sans doute dans les jours qui viennent si la libération du fils est le prélude à celle du père…
1/9/20243 minutes, 42 seconds
Episode Artwork

À la Une: le processus électoral contesté au Sénégal

Hier dimanche, « plusieurs candidats à l’élection présidentielle du 25 février ont formé en collectif pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme des injustices dans le traitement de leurs parrainages, rapporte le site Sénégo. Ces candidats, se décrivant comme "spoliés" et "injustement exclus", expriment une préoccupation profonde face aux anomalies observées dans la gestion de leurs dossiers de candidature et dans le fichier électoral ».Parmi ces recalés de la course à la présidentielle : l’opposant Ousmane Sonko, dont la candidature a été rejetée le 5 janvier par le Conseil constitutionnel.En effet, « le couperet est tombé, s’exclame Jeune Afrique. Au terme d’un interminable marathon judiciaire et administratif (…) : après avoir été plusieurs fois condamné, après avoir été radié, puis réinscrit sur les listes électorales, Ousmane Sonko a vu son dossier de candidature jugé "incomplet", et a été (donc) recalé ».Sonko, spectateur du scrutin ?En fait, note WalfQuotidien, « seulement neuf candidats sur 93 ont validé leur parrainage » pour l’élection présidentielle. Et « le travail de la commission de contrôle des parrainages du Conseil constitutionnel est remis en question, pointe le quotidien dakarois. De nombreux candidats doutent de sa fiabilité et surtout de sa base de travail, le fichier électoral ».Ainsi, pour Thierno Alassane Sall, président du parti La République des Valeurs, cité par WalfQuotidien, « à l’issue du premier tour de contrôle des parrainages, les plus sceptiques commencent à comprendre que ce système est conçu pour sélectionner les candidats à opposer au pouvoir ».Et finalement, l’un des plus sérieux opposants devrait rester sur la touche… « Ousmane Sonko n’est peut-être pas fini politiquement, relèveWakatSéra à Ouagadougou, mais sauf rebondissement de dernière minute, il risque bien d’être spectateur, peut-être de première loge, de cette élection qui aura des chances d’ouverture, vu que le président sortant n’y prendra pas part. Il ne reste plus à Ousmane Sonko, 49 ans, qu’à faire ses prières pour que le vainqueur de la présidentielle de février soit de son bord et lui organise un retour gagnant sur la scène politique. »Bientôt la CANEn attendant, les Sénégalais ont les yeux tournés vers la Côte d’Ivoire, pays hôte de la 34e Coupe d’Afrique des nations qui démarre ce samedi 13 janvier.Et « le Sénégal, champion d’Afrique, se prépare à défendre son titre, pointe le site Seneweb. À une semaine de leur entrée en matière face à la Gambie, les Lions disputent ce lundi un match amical de préparation contre le Niger (…). Une rencontre qui offre au sélectionneur, Aliou Cissé, l'opportunité de peaufiner les derniers détails avant d’entamer la compétition. (…) Les regards seront particulièrement tournés vers des joueurs clés tels que Sadio Mané. Cissé et son staff auront également l’opportunité de faire le point sur l’état de l'infirmerie des Lions, avec des joueurs tels que Boulaye Dia et Seny Dieng, blessés et susceptibles de manquer la compétition ».Les 10 joueurs à suivreEt puis à l’occasion de cette CAN, Le Monde Afrique donne un coup de projecteur sur « les dix footballeurs qui peuvent faire la différence » : « plus de 550 joueurs vont participer la compétition du 13 janvier au 11 février. Parmi eux, des stars comme Sadio Mané ou Mohamed Salah qu’on ne présente plus, mais aussi des jeunes prometteurs et d’illustres inconnus, qui le seront peut-être moins à la fin de la compétition. Car l’histoire rappelle que chaque phase finale de CAN a permis à des footballeurs de sortir de l’anonymat et de vraiment lancer leur carrière. »Alors voici ces 10 joueurs à suivre durant cette CAN, selon Le Monde Afrique, connus ou moins connus : Vincent Aboubakar du Cameroun, Victor Osimhen du Nigeria, l’Algérien Riyad Mahrez, le Marocain Hakim Ziyech, le Congolais Chancel Mbemba, mais aussi le Tunisien Ellyes Shkiri, Nicolas Jackson du Sénégal, Mohammed Kudus du Ghana, l’Égyptien Omar Marmoush et Bertrand Traoré du Burkina Faso.À lire aussiCalendrier et résultats de la CAN 2024
1/8/20244 minutes, 6 seconds
Episode Artwork

À la Une: au Sénégal, la Cour suprême a rendu sa décision dans l'affaire Sonko

La Cour suprême a confirmé la condamnation à six mois de prison avec sursis de l'opposant Ousmane Sonko, pour diffamation envers le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang. Une annonce de la plus haute importance, à quelques semaines de l'élection présidentielle au Sénégal, précisément le 25 février prochain. « Cette condamnation rend-elle Ousmane Sonko inéligible ? », se demande le Soleil, qui rappelle qu'une peine de prison avec sursis de plus d'un mois, n'est pas compatible avec l'inscription sur les listes électorales. « En tout état de cause, conclut le Soleil, les chances de M. Sonko, dont les fiches de parrainages devraient être examinées, ce vendredi, de participer à l’élection présidentielle de février prochain, sont devenues minimes. » De son côté, Sénégo laisse planer le doute et reprend les propos de maître Ciré Clédor Ly, avocat d'Ousmane Sonko, selon lequel il ne faut pas « tirer de conclusions hâtives » après le jugement de la Cour suprême.Le Mali acquiert des dronesLes forces armées du Mali viennent de recevoir de « nouveaux équipements », annonce MaliJet. En l'occurrence, « trois stations complètes de drones », qui nous dit-on, « vont renforcer la montée en puissance des forces armées maliennes, mais s'inscrivent aussi dans la vision des autorités de la transition de lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes ». Maliweb s'intéresse également, à ces nouveaux équipements, et titre : « Des ailes pour la liberté : le rôle crucial des drones dans la reconquête malienne », ajoutant qu'une « révolution discrète mais cruciale prend forme dans le ciel. [...] Les drones, symboles d’une nouvelle ère sécuritaire, ajoute Maliweb, émergent comme des acteurs inattendus de la reconquête, tissant les fils d’une souveraineté nationale renforcée ».Des Palestiniens en République démocratique du Congo ?La RDC, en pleine période post-électorale, est interpellée sur l'éventuel « accueil de migrants palestiniens ». Politico précise que la RDC « dément toute négociation ou discussion avec Israël », concernant l'accueil de ces migrants. « Cette mise au point, ajoute Politico, fait suite à des informations rapportées cette semaine par certains médias évoquant la possibilité que la RDC accueille des migrants palestiniens. » Le ministre israélien de la Défense a récemment souhaité encourager les Palestiniens de Gaza à émigrer. C'est ainsi que le nom de la RDC comme pays d'accueil, a commencé à circuler, notamment dans le Times Of Israël. Information démentie, donc, par le gouvernement congolais.Oscar Pistorius sort de prison« Oscar Pistorius, un homme libre », titre the Star qui précise : « L'ancien athlète paralympique Oscar Pistorius, qui a passé plus de huit ans derrière les barreaux pour le meurtre de sa petite amie, Reeva Steenkamp, ​​rentrera chez lui ce vendredi (...) Pistorius est devenu éligible à la libération conditionnelle en mars 2023, après avoir purgé la moitié de sa peine de 13 ans et cinq mois pour meurtre. » Il s'agit d'une libération conditionnelle, ce qui signifie, ajoute the Star, « qu'il sera surveillé jusqu'à la date d'expiration de sa peine en 2029 ». Aucun détail ne sera livré aux médias, précisent les autorités sud-africaines, l'heure de sortie de prison d'Oscar Pistorius ne sera donc pas révélée, malgré l'intérêt que l'opinion publique a porté à ce fait divers, le meurtre de Reeva Steenkamp, abattue derrière la porte fermée de sa salle de bain, « aux premières heures de la Saint-Valentin 2013 », précise le journal. Les médias sud-africains seront donc privés de détails sur la nouvelle vie d'Oscar Pistorius, mais ils croient tout de même savoir qu'il passera son temps « dans un luxueux manoir de 12 lits sur 3 étages, appartenant à son oncle », dans la banlieue de Pretoria.
1/5/20244 minutes, 10 seconds
Episode Artwork

À la Une: déconfiture pour l’opposition en République démocratique du Congo

Quelques jours après la proclamation des résultats provisoires, qui annoncent Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle, seul un candidat – Théodore Ngoy – a déposé un recours auprès de la Cour constitutionnelle. « C’est comme s’ils s’étaient tous passé le mot », souffle Wakat Séra, à moins qu’ils aient « tous totalement déchanté par rapport à ces élections (…) qu’ils ont, à l’unanimité, qualifiées de "simulacre". »De toute façon, que pourraient-faire les opposants ? Deux options, souligne Le Pays : soit s’en remettre à la voie légale, auquel cas « ils seront sans doute déboutés », juge le journal ; soit recourir à la rue, mais alors, « il y a des risques énormes que [le pays] bascule dans la violence ». C’est aussi l’inquiétude que l’on lit entre les lignes chez Wakat Séra, avec cette interrogation : « Où seront réglés les différends électoraux si les candidats déçus tournent le dos à la justice ? »À moins qu’il n’y ait une troisième voie choisie par le principal opposant de Félix Tshisekedi, Moïse Katumbi, puisque celui-ci a, rappelle Aujourd’hui au Faso, annoncé qu’il agirait « pacifiquement », tout en « renâcl[ant] à entériner les résultats de la Céni ».Moïse Katumbi prend la parole au sujet du scrutinActualite.cd note qu’il s’exprimait « ​​​​​​​pour la première fois (…) depuis les élections du 20 décembre dernier ». Les propos rapportés par le site font, là encore, penser à une troisième voie puisque Moïse Katumbi a « appelé à résister à travers des "actions pacifiques et démocratiques" à mener par les forces sociales et politiques du changement », sans annoncer ni de date, ni de modalité d’action exacte.Ce qui est certain en tout cas, c’est que l’opposant rejette à nouveau les résultats de ce scrutin, comme d’ailleurs le processus électoral dans son ensemble. Alors, « ​​​​​​​est-il un mauvais perdant ou est-il en possession de preuves qui invalident la réélection de Tshisekedi ? », s’interroge Aujourd’hui au Faso. Quoi qu’il en soit, « la Céni ne peut pas se rétracter… ». Alors, Le Pays estime qu’il revient « ​​​​​​​au président (…) de savoir se montrer bon prince en ayant non seulement le triomphe modeste, mais aussi en se posant en se posant en rassembleur surtout que le pays est déjà en proie à une grave crise sécuritaire ».Crise sécuritaire évoquée par l’ONU dans un rapportUn document sur lequel revient Jeune Afrique ce jeudi matin et dans lequel le groupe d’experts des Nations unies affirme à nouveau que le Rwanda soutient les rebelles du M23. C’est, souligne le magazine, « la troisième fois en un peu plus d’un an ». JA va plus loin encore et dévoile que selon ce texte, « ​​​​​​​des éléments du M23 ont reçu une formation à l’académie militaire de Gako, au Rwanda ».Mais le rapport évoque aussi la coopération militaire entre la RDC et le Burundi, pointe JA qui rappelle que « ​​​​​​​depuis plusieurs mois, le M23 accuse les Forces nationales de défense du Burundi (…) de prendre part aux combats aux côtés de l’armée congolaise ». Des accusations contestées par l’armée burundaise. Pourtant, Jeune Afrique juge que « le rôle de Gitega demeure trouble » - notamment lorsqu’on sait que, alors que la forcé régionale est-africaine a subi de vives critiques de Kinshasa, le Burundi, qui fait partie de l’EAC, y a échappé.Et, affirme enfin JA, « plusieurs officiels congolais ont aussi confirmé que, malgré le départ de la force, des contingents burundais allaient demeurer sur le terrain ». Qu’importe : l’état-major et l’exécutif burundais se serrent les coudes et « ont nié auprès du panel onusien tout déploiement ». En attendant, les combats dans l’est se poursuivent et les appels à la paix s’enchaînent sans être entendus.Les jeunes talents du football ivoirien laissés sur le bancLe Monde Afrique met en lumière la situation des jeunes footballeurs en Côte d’Ivoire où les autorités, accuse le titre, « n’investi[ssen]t que peu dans le repérage et la formation de talents, laissant le champ libre à une foule de recruteurs peu scrupuleux ». Le quotidien a ainsi rencontré un quadragénaire, « ancien attaquant qui n’a, de son propre aveu, "jamais percé" » et ne possède « ​​​​​​​ni bureau, ni terrain, ni diplôme d’entraîneur » - à peine quelques dizaines de ballons.Pourtant, cela ne l’empêche pas de faire du football le cœur de son revenu : en fait, explique Le Monde Afrique, « il repère les bons joueurs lors des tournois de quartier, promet aux meilleurs (…) un destin de star du ballon rond avant de les vendre, le plus rapidement, au plus offrant ». Sauf qu’à l’arrivée, ces jeunes sont envoyés, pour la plupart, « ​​​​​​​en divisions inférieures », en Roumanie, en Albanie, en République tchèque ou encore en Asie. « ​​​​​​​La plupart galèrent, certains veulent rentrer, et presque tous lui en veulent », assène le quotidien.Et ce n’est pas un cas isolé : sur les 700 structures de formation ivoiriennes, la plupart fonctionneraient selon ce système. « Les ventes opaques des jeunes joueurs » seraient même devenues « un "système industrialisé" ». Le quotidien s’étonne de telles dérives dans un pays pourtant terre de foot et à quelques jours de la CAN. Pourtant, veut croire l’une des sources du quotidien, « il ne manque pas grand-chose pour faire de la Côte d’Ivoire un pays de foot avec une formation "digne de ce nom". L’essentiel est déjà là ».
1/4/20244 minutes, 5 seconds
Episode Artwork

À la Une: l’accord de la discorde entre l’Ethiopie et la Somalie

Addis-Abeba et le Somaliland ont conclu, il y a deux jours, un accord-cadre : l’Éthiopie obtient l’accès à la mer, et en échange, elle s’engage à reconnaître cette république autoproclamée, région sécessionniste de la Somalie. Et cela ne passe pas du côté de Mogadiscio… au point que, raconte le Addis Standard, le pays « a rappelé son ambassadeur à Addis-Abeba (…) « pour consultations ». » Et puis il y a aussi eu une réunion d’urgence, et un communiqué condamnant cet accord… C’est en tout cas une surprise puisque Mogadiscio et le Somaliland « étaient convenus la semaine dernière de reprendre des négociations pour résoudre leurs différends, les premières depuis 2020 », rappelle VOA Afrique. Alors forcément, « la Somalie réagit vivement. »Il faut dire que pour les trois pays impliqués, cet accord touche à des valeurs fondamentales : le Somaliland, rappelle VOA, n’a « jamais [été] reconnu par la communauté internationale depuis qu’il a proclamé unilatéralement son indépendance de la Somalie en 1991. » Et à l’inverse, la Somalie considère la reconnaissance du Somaliland comme une violation de son intégrité territoriale.Un souhait de longue date de l’ÉthiopieCela faisait « des années », souligne VOA, que le pays « cherchait et revendiquait » un accès maritime – qui est « la ligne de vie du commerce national » estime le Reporter en Éthiopie. Au point que l’on a pu craindre ces dernières semaines des tensions armées, en raison notamment, rappelle le journal, « d’une série de déclarations litigieuses et conflictuelles du Premier ministre Abiy Ahmed. » Et même si celui-ci a depuis « déclaré qu’il était favorable à une résolution pacifique de la quête d’un port par l’Éthiopie, la controverse persiste. »Que le pays cherche un moyen de parvenir à ses fins n’est en tout cas pas une surprise puisque, comme le note le Addis Standard, les événements en ce sens se sont succédé : « en août l’an dernier, une délégation éthiopienne (…) s’est rendue à Hargeisa, la capitale du Somaliland, pour discuter d’options portuaires pour l’Éthiopie. » Puis, en novembre, le gouvernement a dévoilé « que l’Éthiopie négociait avec le gouvernement somalilandais pour obtenir un accès direct à un port maritime. » C’est donc maintenant chose faite.Profonde crise alimentaire en ÉthiopiePlus d’un an après la fin de la guerre civile, au Tigré, « 2 millions de personnes souffrent de malnutrition aigüe » apprend-on dans les colonnes du Monde Afrique… et la situation menace de s’étendre à la région voisine de l’Amhara. En cause : la sécheresse et le manque d’aide alimentaire. La région, « rocailleuse » et « habituée aux épisodes d’extrême aridité, » « a manqué la dernière saison des pluies. » Conclusion : « près de la moitié de la province n’a pas reçu de précipitations en été. »Maintenant, il faut attendre le prochain mois de juin pour espérer de l’eau… alors que la situation est déjà critique : le Addis Standard rapporte que, de source officielle, « rien qu’au mois de décembre, 400 personnes, dont 25 enfants, ont perdu la vie en raison de la famine » au Tigré – et en Amhara, ce sont 85.000 têtes de bétail qui ont succombé. « Près d’un million de personnes, réparties dans 43 districts de la région, sont au bord du précipice », alerte le journal.Une réaction gouvernementale en demi-teinteC’est en tout cas l’opinion de l’Addis Standard selon lequel « ni la réponse, ni le niveau d’inquiétude affiché par les autorités fédérales ne semblent correspondre à la rapide détérioration » de la situation alimentaire. Le Monde Afrique va même plus loin et juge que « le gouvernement fédéral (…) reste sourd [aux] appels au secours. » Plus encore, « les autorités éthiopiennes réfutent le terme » de famine, « accusant le Tigré de vouloir ‘politiser la crise’. »Pourtant, il y a urgence à reconnaître la gravité de la situation. « Échouer à le faire (…) va significativement entraver la réponse à la catastrophe. Des millions sont au bord de la mort. » Alors, le Addis Standard lance un ultime appel au gouvernement : « arrêtez de vous chamailler sur la sémantique, et déclarez l’urgence nationale (…) avant qu’il ne soit trop tard. »
1/3/20243 minutes, 54 seconds
Episode Artwork

À la Une: Succès Masra sort de l’opposition au Tchad

« Le Succès du général Deby ! » titre Wakat Séra, non sans ironie… le Succès du président de transition, c'est donc M. Masra, président du parti les Transformateurs et désormais Premier ministre du pays. Il succède à Saleh Kebzabo, l’ancien chef de gouvernement qui a rendu son tablier après l’adoption d’une nouvelle Constitution, conformément à ce qu’imposait la loi fondamentale. C’est donc lui qui aura la délicate mission, souligne Tchad Infos, « de mener la dernière phase de [la] transition et de rétablir l’ordre constitutionnel. » Une étape d’autant plus difficile à manœuvrer, estime le journal, dans un « contexte tendu » marqué par « les divisions au sein de la classe politique. »Des signes annonciateurs Des signaux « perceptibles, juge Wakat Séra, dès lors que le général Mahamat Idriss Déby a laissé rentrer à la maison, le 3 novembre dernier, son opposant le plus virulent. » Car Succès Masra vivait en exil, depuis près d’un an, forcé de quitter le Tchad après une manifestation de son parti ayant tourné au massacre.Autre signal d’importance, pointe Aujourd’hui au Faso : « l’appel de Masra envers ses ouailles à voter ‘oui’ au référendum » au sujet d’une nouvelle Constitution, fin décembre. Et puis, se souvient Wakat Séra, Succès Masra lui-même avait affirmé, « dans une de ses interviews à la presse, (…) : ‘plus jamais les impossibilités ne feront partie de notre vocabulaire.’ »Virage à 180 degrés donc pour l’ancien opposant, signe que ce dernier « a récemment adopté une nouvelle stratégie politique » indique Tchad Infos. En fait de stratégie, il s’agit tout simplement de realpolitik, estime de son côté Aujourd’hui au Faso… en acceptant de rejoindre les rangs de la majorité, le nouveau Premier ministre « étoffera son carnet d’adresses, se fera un petit trésor de guerre, certains de ses affidés entreront au gouvernement », bref pour le journal burkinabè, « les Transformateurs gagnent sur toute la ligne. » Vraiment ? Wakat Séra n’en est pas si sûr… au contraire, il y a de quoi interpréter sa désignation comme « un piège savamment monté par le chef de la transition pour tuer toute velléité de prise de pouvoir par son opposant dans le futur. »Des réactions mitigées Au sein de la majorité tout d’abord puisque, relève Tchad Infos, l’ancien Premier ministre Saleh Kebzabo et certains de ses alliés « auraient souhaité voir [Succès Masra] répondre de ses actes devant la justice. » Et, quelle que soit la stratégie du chef des Transformateurs, elle lui vaut aussi d’être « sous l’œil critique de l’opposition et des observateurs internationaux », grimace Tchad Infos.Mise en garde similaire chez Wakat Séra : attention à celui « qui retournera sa veste à la moindre occasion » … car « les populations ne [lui] feraient plus confiance. » Et l’opposant a beau mettre en avant la nécessité de la réconciliation nationale, sa décision « passe mal. »Reste à savoir comment Succès Masra va utiliser les nouvelles prérogatives dont il dispose, lui qui est, prévient Aujourd’hui au Faso, « désormais coresponsable de ce que fera la Transition. » En bref, comme se le demande Wakat Séra : « Succès Masra sera-t-il un opposant Premier ministre ou un Premier ministre opposant ? »À la une également, Claude Pivi toujours introuvable L’ex-ministre guinéen, jugé pour son implication dans le massacre du 28 septembre 2009 à Conakry, s’est volatilisé début novembre de la prison centrale, et depuis, plus rien. Pourtant, fût un temps où, sourit amèrement Le Monde Afrique, « il n’était pas difficile de trouver Claude Pivi à Conakry » : il suffisait de se rendre dans son bureau de ministre de la sécurité présidentielle. Une époque révolue : deux mois, quasi-jour pour jour, après son évasion, Claude Pivi court toujours… au point que les autorités ont mis en place d’importants moyens pour le retrouver – une récompense de 500 millions de francs guinéens et même un numéro vert.Alors comment expliquer que « le colosse », dont tous les Guinéens connaissent le visage, reste invisible ? Le Monde Afrique souligne que « Claude Pivi reste craint des Guinéens, mais aussi du pouvoir en place », notamment grâce à une réputation « construite dans les guerres qui ont secoué les pays voisins » rappelle le quotidien. Une image qui continue d’inquiéter, particulièrement parmi ceux qui ont témoigné à visage découvert au procès du massacre du 28-Septembre. Un homme « redouté par le pouvoir » et « terrifiant pour les survivants (…) du ‘lundi noir’ » … condamnés à attendre.
1/2/20244 minutes, 19 seconds
Episode Artwork

À la Une: pas de pause électorale pour les violences dans l’Est de la RDC

Radio Okapi relaie le SOS de la population de Saké. Ce carrefour du Nord-Kivu vit au quotidien dans l'ombre des groupes armés. La nuit dernière, deux directeurs d'école y ont été abattus. Les deux victimes revenaient de Goma, les poches pleines de leur salaire.Une horreur parmi d'autres dans les médias congolaisCinq villageois tués près de Rutshuru. Dix morts en une semaine près de Béni. Quatre morts sur les hauts plateaux du Sud-Kivu dans les combats entre les milices rwandophones banyamulenge et leurs ennemis maï-maï. Des décomptes macabres et autant d'appels à l'aide éclipsés par l'attente des résultats de la présidentielle.Et dans ce contexte d'insécurité, l'armée officialise l'arrivée de nouvelles forces étrangères, rapporte Actualite.cd. Des soldats malawites, tanzaniens et sud-africains vont combattre aux côtés des FARDC. Un contingent sous mandat de la communauté des États d'Afrique australe, dont les effectifs et la zone de déploiement ne sont pas connus. Une mission toutefois : lutter contre les groupes armés qui « perturbent la paix dans l'Est ».Les drones, nouvelle arme des terroristes en AfriqueLe Monde Afrique nous explique comment les petits appareils sans pilote sont devenus un nouvel outil de la menace terroriste. Des machines télécommandées et dotées de caméra, essentiellement utilisées pour planifier des attaques... Il y a près de quatre ans, les miliciens shebab ont pu reconnaître le terrain avant de lancer un assaut contre une base américaine, à la frontière entre le Kenya et la Somalie. Trois militaires américains avaient été tués.Depuis, l'usage des drones s'est répandu sur le continentAu Nigeria, l'organisation État islamique en Afrique de l'Ouest lance régulièrement ces « quadricoptères » pour surveiller les mouvements de l'armée. Une utilisation facilitée par « des coûts dérisoires » et une « technologie accessible ». Désormais, les experts redoutent des versions plus menaçantes : le coût de transformation d'un drone de loisirs en drone capable de transporter des explosifs serait de 3 000 euros à peine.Comment les technologies numériques bouleversent les vies des AfricainsLe magazine en ligne Rest of World fait sa rétrospective en cette fin d’année.Deux histoires à lire ou relire : le média de la Tech dans les pays en développement s'arrête au Nigeria, à la frontière camerounaise, où des habitants de la ville de Calabar s'organisent en groupe WhatsApp pour acheter de la nourriture en gros et ne plus subir l'inflation. L'an dernier, les prix alimentaires ont bondi de plus de 20% dans le pays. Mais grâce à des achats groupés et coordonnés via l'application de messagerie instantanée, les habitants parviennent à faire des économies.Rest of World nous amène aussi au Kenya, où l'explosion de l'intelligence artificielle met à mal les étudiants. Les élèves des universités américaines ne font plus appel à leurs services pour écrire leurs exposés. Au Kenya, 70% des travailleurs indépendants en ligne vivent de la rédaction d'articles ou de services de traduction. C'est donc tout le secteur de la « tricherie académique » qui subit l'arrivée de ChatGPT et ses avatars, et de leur capacité à pondre des dissertations à la demande.Le bout du tunnel en vue pour les étudiants de l’UCAD ?Alors que l'on célèbre le centenaire de la naissance de Cheikh Anta Diop, l'université qui porte son nom va voir une reprise des cours, révèle Le Quotidien. Ce sera entre le 3 et le 31 janvier 2024, d'après un communiqué du doyen de la Faculté des lettres et des sciences humaines (FLSH). Cette décision devrait provoquer un effet domino dans les autres facultés, analyse Le Quotidien, et ce alors que le campus pédagogique de l'UCAD est fermé depuis six mois à la suite des manifestations de soutien à l'opposant Ousmane Sonko. Reste à savoir ce qu'en pensent les autorités sénégalaises, à l'approche de la présidentielle du 25 février 2024. Un scrutin auquel Ousmane Sonko compte participer malgré son placement en détention.
12/29/20234 minutes, 6 seconds
Episode Artwork

À la Une: coup de frein sur les relations entre l’Algérie et le Mali

« Les reconfigurations stratégiques au Sahel […] n’ont pas seulement évincé la France, elles ont aussi fragilisé » les rapports entre les deux pays, constate Le Monde Afrique.Les deux pays vivent un début de crise diplomatique autour de la convocation, par les autorités maliennes, de l’ambassadeur d’Algérie à Bamako. En fait, par ce geste, le Mali lui-même répondait à Alger. « Bamako entendait, retrace Tout sur l’Algérie, protester contre des rencontres tenues à Alger quelques jours plus tôt entre les autorités algériennes et des groupes rebelles du nord du Mali » ; et puis, « Bamako n’a pas apprécié, croit savoir le journal algérien, le tapis rouge déroulé à Mahmoud Dicko, […] en bisbille avec les dirigeants du nouveau régime ». Pour Bamako, il s’agit d’ingérences dans ses affaires, voire d’hostilité, puisque les tensions sont vives ces derniers mois entre le gouvernement et les mouvements rebelles de l’Azawad, dans le nord.L’accord de paix d’Alger de 2015 en périlUn accord qui était « déjà fragile », souligne Sahel Tribune au Mali, même si « la reconnaissance du rôle crucial d’Alger dans la médiation pour la paix persiste ». Ce compromis signé en 2015 visait à « isoler les insurgés touaregs des groupes jihadistes », ce qui explique que l’Algérie ait régulièrement reçu des chefs rebelles ces dernières années. Mais, analyse Le Monde Afrique, « ces contacts sont devenus plus sulfureux aux yeux du gouvernement malien à mesure que celui-ci reprenait l’offensive, au fil de l’année, dans le nord du pays », avec l’aide des miliciens du groupe Wagner et au nom de l’intégrité territoriale.Tout sur l’Algérie voit en fait, dans l’attitude de Bamako, rien de moins que la « volonté des nouvelles autorités [du Mali] de remettre en cause le plan de paix. Sinon, s’interroge le journal, comment expliquer leur offensive de novembre dernier à Kidal ? » Une analyse que ne partage évidemment pas Sahel Tribune… Comme en miroir, le journal malien se questionne, lui, sur le rôle diplomatique de l’Algérie, car selon le titre, « ​​​​​​​la résurgence récurrente des hostilités » sème des doutes sur « ​​​​​​ l’efficacité du modèle et de l’approche méthodologique du médiateur sur la longue durée ». Peut-être faudrait-il, suggère encore Sahel Tribune, que « ​​​​​​​la résolution d’un conflit aussi labyrinthique » soit « dirigée par des acteurs non étatiques capables de dépolitiser le conflit » ?Ces turbulences profitent au MarocC’est même « ​​​​​​​une aubaine » pour Rabat, juge Le Monde Afrique, qui « ​​​​​​​entend bien jouer sa partition au Sahel afin de contrer son rival de l’Est ». TSA de son côté, enrage de cette volonté marocaine de « se déployer davantage dans cette région ». Le journal y voit même une tentative de « "parasiter" les efforts de l’Algérie pour trouver une solution à la crise au Mali ».Et le calendrier s’y prête : samedi 23 décembre, Marrakech accueillait une rencontre ministérielle sur l’influence des pays du Sahel. Une rencontre au cours de laquelle, rapporte Le Monde Afrique, « le ministre malien des Affaires étrangères […] n’a pas tari d’éloges sur ‘l’initiative fraternelle’ » du pays en faveur de ses voisins sahéliens. Il faut dire que l’intervention du Maroc fait les affaires de Bamako, qui représente, reconnaît TSA, « une formidable opportunité pour sortir de l’isolement ».Le Niger lui aussi tisse de nouveau des liens diplomatiquesOn l’a appris mercredi 27 décembre : le port autonome de Cotonou a levé l’interdiction des importations de marchandises censées parvenir au Niger. Une décision dont se félicite L’Événement Niger et qui « ​​​​​​​laisse entrevoir une lueur d’espoir que les choses vont s’arranger progressivement pour les Nigériens, par qui les sanctions sont difficilement vécues ».Le journal fait référence aux sanctions prises par la Cédéao après le coup d’État du 26 juillet, qui ont notamment eu pour conséquence la fermeture des frontières entre le Bénin et le Niger. Attention : ces frontières restent fermées. La décision du port permet simplement que des marchandises soient de nouveau stockées dans les hangars.Il n’empêche : pour L’Événement, il pourrait s’agir d’une « ​​​​​​​preuve de bonne foi », de la part de l’un des membres de la Cédéao, pour inciter les autorités nigériennes à « des gestes d’apaisement et à accéd[er] à certaines des exigences de l’organisation ». D’autant qu’il y a quelques jours, le président du Bénin, Patrice Talon, a déclaré vouloir normaliser rapidement ses relations avec le Niger. Affaire à suivre...
12/28/20234 minutes, 6 seconds
Episode Artwork

À la Une: bilan des élections générales en RDC

Après un scrutin où rien ne s’est déroulé exactement comme prévu, chacun voit midi à sa porte : l’opposition veut rejouer le vote alors que les observateurs, pointe Jeune Afrique, voient « le verre à moitié plein » et « tentent de relativiser l’impact des nombreux dysfonctionnements constatés lors des opérations de vote ».Des dysfonctionnements assez importants pour que le vote se poursuive lundi 25 décembre, cinq jours après la date prévue du scrutin. Mais là encore, les autorités choisissent d’y voir du positif, puisque, comme le raconte Actualite.cd, « pour Denis Kadima, président de la Céni, le vote au-delà du calendrier électoral permet à tout Congolais de voter », ce qui explique que les opérations « se poursuivr[ont] jusqu’à ce que toutes les circonscriptions électorales aient voté ». Le même Denis Kadima qui, apprend-on un peu plus loin, dans Actualite.cd toujours, « a (…) salué l’esprit démocratique du peuple congolais » et a appelé ce dernier à « ne pas céder aux manipulations ».À lire aussiÉlections en RDC: dans l'attente des résultats, un climat de contestation s’installe dans l'oppositionL’opposition mécontenteUne contestation « peu surprenante » selon Jeune Afrique de l’opposition qui, tance Objectif Infos, « ne jure que par l’annulation du scrutin ». Moïse Katumbi, principal candidat d’opposition, a ainsi rejoint Denis Mukwege ou Martin Fayulu, lui qui, au départ, « revendiquait la victoire en dépit des irrégularités constatées » rappelle Jeune Afrique. Quant à la Commission électorale, elle n’est pas épargnée : on apprend ainsi, dans les colonnes d’Objectif Infos toujours, que la Lucha, mouvement d’opposition, « appelle (…) à la démission du président de la Céni Denis Kadima », qu’elle aimerait par ailleurs voir traduit en justice pour « amateurisme, incompétence et entrave au processus électoral ».Pourtant, les diverses missions d’observation déployées sur tout le territoire sont beaucoup plus mesurées : toutes « confirment les dysfonctionnements » mais « paraissent déterminées à relativiser leurs conséquences sur la crédibilité des résultats », entre la mission de l’Union africaine qui « estime que les élections se sont terminées sur une note positive », les observateurs de l’Afrique australe qui saluent une atmosphère « calme et paisible », et certaines missions religieuses qui jugent que « les irrégularités constatées le jour du vote ne sont pas de nature à ''affecter la poursuite des autres étapes liées aux opérations'' ».Quant à la mission d’observation menée par la Cenco et l’Église du Christ au Congo, elle « refuse à ce stade de se prononcer ». Une prudence de mise… vu l’influence de ces deux organisations.À lire aussiRDC: le président de la Céni répond aux déclarations de l'archevêque de Kinshasa sur les électionsSénégal: en vue des élections, Ousmane Sonko contourne l’administrationLe chef du Pastef, leader de l’opposition, toujours derrière les barreaux, a fait déposer lundi 25 décembre sa candidature à la présidentielle auprès du Conseil constitutionnel. Une façon de contourner les obstacles rencontrés auprès des autorités – l’impossibilité, notamment, d’obtenir les fiches de parrainage requises. « Une étape cruciale » et surtout « un acte audacieux », estime Senego, intervenu à la dernière minute, puisque ce mardi 26 décembre 2023 marque le dernier jour pour déposer son dossier. Bref, l’histoire, qui dure depuis des mois, va « de rebondissement en rebondissement », soupire Wakat Séra, ce dernier événement en date représentant, en « ce lundi [25 décembre 2023] de Noël, (…) un cadeau pour les partisans de l’opposant ».À lire aussiSénégal/Présidentielle: Ousmane Sonko a déposé son dossier de candidature au Conseil constitutionnelUn geste qui soulève de nombreuses questionsD’abord parce qu’on ne sait pas exactement comment ce dossier a pu être déposé, les proches d'Ousamne Sonko « refusant de divulguer [qui] a effectué cette démarche, gardée depuis dimanche [24 décembre 2023] dernier ». Une discrétion « délibérée », croit savoir Senego, « pour détourner l’attention de l’administration centrale », que le camp Sonko accuse d’obstruction.Et puis, il y a les questions d’ordre juridique, que rappelle Wakat Séra : « Quelle sera la portée de ce dribble magistral (…) ? Le Conseil constitutionnel est-il en droit de recevoir un dossier qui n’a pas obtenu l’aval de l’administration ? » Et, dans la mesure où la justice doit encore se prononcer au sujet de la radiation d’Ousmane Sonko des listes électorales, « qu’en sera-t-il de cet autre blocage ? »Bref, malgré cette étape, « le chemin (…) est encore bien long pour Ousmane Sonko », conclut Wakat Séra. Alors que les élections, elles, approchent : ce sera le 25 février 2024.À lire aussiÉlection présidentielle au Sénégal: les dossiers de candidatures réceptionnés aussi à Noël
12/26/20234 minutes, 6 seconds
Episode Artwork

À la Une : En Guinée, les préoccupations économiques au centre des fêtes après le drame du dépôt de Conakry

12/25/20233 minutes, 31 seconds
Episode Artwork

À la Une: le jour (de vote) sans fin en République démocratique du Congo

Les opérations devaient s’achever avant-hier, mercredi, à 17 heures. Finalement, tard cette nuit, certains Congolais étaient encore au bureau de vote. Et pour cause, relate Jeune Afrique : depuis mercredi matin, « les retards n’ont fait que s’accumuler, alors même que l’affluence des électeurs était au rendez-vous. » Le Phare confirme que, d’après des agents de la Commission électorale, « certains ont voté [mercredi] au-delà de 20h ou encore près de 23h, (…) marqués à la culotte par les témoins des candidats, dont certains ont passé la nuit de mercredi à jeudi dans les bureaux de vote. » Une prolongation critiquée par l’opposition, pour qui ce délai supplémentaire est « hors-la-loi du vote » écrit Wakat Séra et qui « sauf miracle » rejettera les résultats du scrutin.Mais ça y est ! Cette fois, c’est fini. Radio Okapi reprend cette phrase de la Céni hier : « vendredi, nous n’ouvrirons plus les bureaux de vote »… c’est désormais, comme l’écrit Le Phare, « l’heure du suspense. »Dans certains bureaux de vote, le dépouillement a commencéEn raison des retards expérimentés par certains bureaux de vote, c’est un peu la « cacophonie » note Jeune Afrique, « chaque camp étant déterminé à faire circuler, au plus vite, sur les réseaux sociaux, les estimations en sa faveur. » Quant à la Céni, elle a promis de publier les premiers résultats dès aujourd’hui.Wakat Séra fait la moue face à cette « précipitation qui peut paraître bien suspecte pour des élections aussi laborieuses dans leur organisation. »Une circonspection que JA tient à calmer d’entrée de jeu : « l’affichage des résultats bureau par bureau était l’une des exigences de l’opposition, seule manière selon elle de juger de la transparence du processus. » Le Phare de son côté s’enthousiasme même de cette rapidité, une première puisque « dans le passé, on prenait deux semaines pour publier les premiers résultats de manière brute. »L’attente des résultats succède donc à l’attente devant les bureaux de vote… encore un peu de patience !Également à la Une, les suites de l’affaire Norbert Zongo au Burkina FasoOn l’a appris jeudi : la France a abrogé le décret d’extradition concernant François Compaoré, principal suspect dans l’assassinat du journaliste burkinabè Norbert Zongo, il y a 25 ans.Pour rappel pourtant, signale Wakat Séra, c’est bien la France qui, en 2020, « avait autorisé l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso. » Sauf qu’entre-temps, Paris a « embouché la même trompette que la Cour européenne des droits humains » selon laquelle une extradition exposerait François Compaoré à la violation de ses droits fondamentaux.De quoi ajouter de l’eau « au moulin des contempteurs de la France », grimace Aujourd’hui au Faso, car « beaucoup, qui auraient aimé le voir menotté et se défendant devant la justice à Ouagadougou, ne [seront] pas satisfaits. » Les deux pays sont désormais « en quasi divorce », leurs relations se sont gravement dégradées cette dernière année… et, prévoit le journal, la décision de ne pas extrader François Compaoré « rend encore plus corsées les relations France-Burkina. » Mais attention : cette décision ne signe pas la fin du procès. Car même si c’est « le clap de fin du chapitre de l’extradition », ce n’est pas « celui du jugement par contumace. »       Une question : comment Vladimir Poutine reprend-il en main Wagner sur le continent ?Question à laquelle Jeune Afrique tâche de répondre ce vendredi au travers d’une longue enquête. On se souvient de cette image du drapeau du groupe de mercenaires russes, hissé haut sur le fort de Kidal au Mali. « Un symbole de victoire », un « message » adressé aux détracteurs des groupes, mais aussi un avertissement clair, estime JA : « Wagner est indispensable, et entend le montrer. » Une façon aussi de dire que malgré la mort de son chef historique, Evgueni Prigojine, cet été, le groupe paramilitaire n’a pas dit son dernier mot.En fait, au Mali, « le nombre de mercenaires présents a même légèrement augmenté depuis août », expose le magazine. Et puis, surtout, le groupe sort de l’ombre : terminées, « les missions et réunions secrètes à Moscou, Bamako ou Bangui. » Désormais, les responsables russes se déplacent au grand jour sur le continent. Là encore, assène JA, « le message est clair » : le Kremlin a repris les rênes et veut le faire savoir.Changement de visage donc, mais pas de méthodes ; ni au Mali, ni en Centrafrique, où le magazine constate que « le dispositif mis en place par Wagner (…) n’a quasiment pas changé » depuis la mort de son cofondateur. « La tête a été coupée, mais le corps fonctionne encore », raconte une source au magazine. Dit autrement : tout change pour que rien ne change.
12/22/20234 minutes, 22 seconds
Episode Artwork

À la Une: des élections chaotiques en RDC

Cela faisait des semaines que l’inquiétude montait quant à l’organisation du scrutin, ces craintes ont finalement été confirmées : la journée électorale d’hier, mercredi 20 décembre, a été « chaotique » pour de nombreux journaux et observateurs – Le Monde Afrique, Jeune Afrique… le terme se retrouve aussi dans les colonnes d’Actualite.cd.Retards d’ouverture, difficultés d’acheminement du matériel, parfois des violences... les « dysfonctionnements » ont été nombreux. Le Monde Afrique raconte ainsi les obstacles rencontrés dans plusieurs bureaux de Kinshasa : toujours pas de vote à 14 h dans le quartier Binza Delvaux ; des coupures d’électricité empêchant de lancer les machines à voter électroniques, arrivées déchargées (machines qui par ailleurs « étaient défectueuses dans 45 % des bureaux », note le quotidien) ; dans le quartier Basoko enfin, les électeurs étaient forcés d’attendre à l’ombre de gradins, puisque « à 15 heures, les machines n’étaient pas encore arrivées, pour une raison mystérieuse. »Et la capitale est loin d’être la seule à être concernée : « à Kisangani, raconte Actualite.cd, les électeurs sont toujours présents au centre de vote à la tombée de la nuit, utilisant des lampes torches » ; à Tshikapa, dans le Kasaï, Radio Okapi évoque de son côté une agression contre des agents de la Céni, une partie de la population « soupçonnant des agents (…) de vouloir modifier le vote ou de bourrer les urnes dans certains centres de vote. »Malgré tout, les élections tenues dans de nombreux bureaux Jeune Afrique le concède : même si les exemples de dysfonctionnements « sont loin d’avoir été des cas isolés, » « ils ne peuvent résumer à eux seuls la situation d’un pays qui compte plus de 75.000 centres de vote. » Par ailleurs, plusieurs journaux, dont Le Phare, se félicitent pour la motivation des électeurs et particulièrement que « le scrutin présidentiel a suscité le plus d'engouement », par rapport aux élections législatives et locales.Le Phare qui, dans un autre éditorial, va plus loin et, contre toute attente, se réjouit que les « prophètes de malheur » aient été « désillusionnés » : le site admet bien « quelques pépins techniques enregistrés par-ci par-là », quelques retards, mais martèle que « les élections se sont normalement déroulées sur l’ensemble du territoire national. »Prolongation du vote ce jeudiEt c’est bien le signe que tout ne s’est peut-être pas entièrement déroulé comme prévu. Cette mesure a été prise pour permettre aux électeurs, dont les bureaux de vote n’ont pas ouvert hier, de quand même pouvoir se prononcer.Sauf que cette décision suscite de nombreux questionnements. D’abord parce qu’il n’y a pas de cadre légal pour couvrir ce genre de situations. Ensuite, car, comme le déclare dans Jeune Afrique un membre de la mission d’observation de la conférence épiscopale nationale, les observateurs « n’ont pas mandat pour accompagner des élections chaotiques. » Et puis, le magazine s’interroge : « le prolongement du délai dans certains endroits suffira-t-il à permettre à tous les bureaux qui n’ont pas pu ouvrir le 20 décembre de le faire le 21 ? »Bref, soupire JA, « un large flou entoure désormais la suite du processus. »Des doutes sur la légitimité du scrutinC’est ce que craint, en tout cas, une bonne partie des observateurs, d’autant que l’expérience, dans d’autres pays, permet de craindre des débordements. « La RDC n’a pas le monopole de ces irrégularités », commente L’Observateur Paalga qui embraie : « ces dysfonctionnements entachent systématiquement la crédibilité des chiffres sortis des urnes », et peuvent entraîner « des crises post-électorales dont l’ampleur est souvent imprévisible. »Il y a ceux qui craignent des cafouillages, des erreurs dans le comptage des votes ; et puis il y a ceux qui s’inquiètent de fraudes : ainsi d’une opposition qui est, croit savoir Le Monde Afrique, « persuadée que les organes d’organisation, de contrôle et de certification du vote sont inféodées au pouvoir. » Radio Okapi rapporte d’ailleurs que, dans une déclaration commune, « cinq des dix-neuf candidats à la présidentielle  (…) exigent la réorganisation des élections générales en RDC », avec une commission électorale remaniée pour l’occasion.À ce stade, le président de la Céni, Denis Kadima, a écarté toute prolongation supplémentaire du scrutin. Mais chacun reste sur le qui-vive et attend les prochains développements. Car, grimace enfin Le Monde Afrique, « c'est un peu comme dans la théorie du chaos : difficile de prévoir l'impact de petits problèmes initiaux sur le résultat final ».
12/21/20234 minutes, 21 seconds
Episode Artwork

À la Une: les habitants de Conakry sous le choc après l'explosion d'un dépôt de carburants

Au moins quatorze personnes ont perdu la vie dans l'explosion d'un dépôt de carburant du port de la capitale guinéenne. Près de 200 personnes ont aussi été blessées. « Que s'est-il passé » ? La question formulée par Wakat Séra en Une est en fait celle qui anime la population, un peu plus de 24h après l'impressionnant accident. Le Monde Afrique décrit ainsi les « façades d'immeubles ravagées par le souffle de l'explosion et [l]es maisons effondrées » et surtout, cette « immense colonne de flammes et de fumée [qui] a dominé la capitale une bonne partie de la journée ».« Qui, ou quoi, est responsable » de cet accident ? Pour l’instant les autorités n’ont pas avancé de cause, il va falloir attendre le résultat des enquêtes lancées par le gouvernement. D’ici là, Le Pays en est réduit à se demander si « ce drame […] est d’origine accidentelle ou criminelle ».La plupart des journaux privilégient la première option, mettant en avant, comme Aujourd’hui au Faso, « le stationnement anarchique des camions-citernes dans la zone qui est à l’origine de cet incendie ». Même piste évoquée chez Wakat Séra qui pointe vers les autorités un doigt accusateur : « Comment laisser cohabiter un danger aussi important, comme les dépôts et camions citernes remplis d’hydrocarbures, avec les hommes ? »La responsabilité de l’exécutifL’incident réveille le souvenir de l’explosion au port de Beyrouth, en août 2020, en raison d’un stock de nitrite d’ammonium. Ce qui « pose le problème de stockage des produits sensibles et surtout la nécessité, pour les pouvoirs publics, de prendre toutes les mesures de sécurité ». La dangerosité du dépôt de carburant était effectivement connue : « Dire que cela fait des années que les populations demandent […] la délocalisation de ce dépôt qui ne devrait avoir sa place que loin d’elles », se lamente Wakat Séra.Et puis, cet incident met aussi en avant le manque de moyens. C'est peu dire, estime Guinée News, que la « riposte anti-incendie se passe de manière laborieuse […] faute de moyens humains et logistiques ».Quant à la prise en charge des sinistrés, une série de mesures ont été prises par le gouvernement, allant de la gratuité des soins pour les blessés à la fermeture des écoles par sécurité. Wakat Séra ironise sur ces remèdes prescrits « par le médecin après la mort ». Heureusement, se réjouit Guinée News, qu’ « une grande chaîne de solidarité » s’est mise en place « de manière spontanée, grâce à la mobilisation de[s] citoyens ». Plusieurs personnes ont trouvé refuge dans une mosquée, et, raconte Le Monde Afrique, les blessés ont même pu compter sur « une campagne de dons du sang » organisée sur l’esplanade de cette même mosquée.Mais attention à ne pas trop exploiter cette docilité, prévient Guinée News : « ​​​​​​​les Guinéens ont beau être dociles et résilients » lorsque la situation aura trop duré, « ​​​​​​​les risques de convulsions sociales deviendront plus grands ». « ​​​​​​​Au gouvernement, donc, de savoir raison garder. »J-1 avant les élections générales en RDCUn scrutin qui s’annonce « chaotique », grimace Le Monde Afrique, un véritable défi logistique impliquant « de savoir dompter la démesure » dans un pays comptant 44 millions d’électeurs sur une surface de 2,3 millions de km², alors même que, pointe le quotidien, la RDC « est dépourvue d’un réseau routier continu et le fleuve Congo est loin d’être l’autoroute aquatique qu’il pourrait devenir ». Sans compter que 100 000 candidats sont sur la ligne de départ.Et puis, tous les journaux s’accordent à le dire : le scrutin a lieu « dans un climat politique extrêmement clivé ». Actualite.cd revient ainsi sur ces « attaques, parfois ad hominem ​​​​​​​»tandis que Jeune Afrique observe avec appréhension ce « ​​​​​​​dernier virage sous tension avant le vote ». Un climat faisant craindre au magazine des violences postélectorales, d’autant que, « ​​​​​​​pendant cette campagne, les doutes sur la transparence du processus électoral n’ont pas faibli ». Et puis il y a enfin les problèmes sécuritaires, avec plusieurs centaines de milliers de personnes privées de vote dans l’est du pays. Le président sortant, Félix Tshisekedi, serait donc bien inspiré, estime Actualite.cd, « ​​​​​​​d’adresser à la population congolaise un message de paix ». Après tout, il est encore chef de l’État… et donc, « ​​​​​​​garant de la nation ».
12/19/20234 minutes, 9 seconds
Episode Artwork

À la Une: les électeurs tchadiens se sont rendus aux urnes

Les électeurs tchadiens étaient en tout cas invités à se rendre aux urnes pour le référendum autour d'une nouvelle Constitution. Mais en dépit de plusieurs semaines de campagne, peu de votants ont fait le déplacement, y compris dans la capitale, rapporte Ial Tchad. Que ce soit, rapporte le journal, « dans le 2e arrondissement, dans le 3e, le 6e ou encore le 9e arrondissement de Ndjamena, pas d'électeurs alignés : il n'y a que les agents de bureau de vote avec quelques observateurs » qui entourent les urnes et les bulletins. Un agent rencontré par le site raconte que « sur 439 électeurs inscrits, il n'y a qu'une trentaine de votants ».Il s'agit même, poursuit une source interrogée par Tchad Infos, d'un « désert électoral », véritable « désaveu des Tchadiens ». Et une chose est sûre, indique Wakat Séra : on est bien « loin des 80% escomptés par les maîtres militaires par intérim du Tchad ! » et ce « malgré les moyens financiers et matériels » ainsi que « le large ratissage opéré au sein des partis politiques, des chefs traditionnels et de la société de façon générale ». Alors, même si les chiffres de participation ne sont pas encore connus, pour Tchad Infos, « le manque d'engouement constaté (...) suscite des préoccupations quant à la légitimité des résultats » qui découleront de ce vote.Plusieurs journaux croient déjà connaître les résultatsPour de nombreux titres dont L'Observateur Paalga au Burkina Faso, c'est sûr : « Les résultats de ce référendum seront sans surprise, le "oui" étant sûr de l'emporter. » Oui à la proposition de nouvelle Constitution qui défend un État unitaire, face à des fédéralistes appelés à boycotter en masse le scrutin. L'Observateur, dans le fond, est du même avis que ses collègues tchadiens : pour « la sincérité du scrutin, le sérieux des acteurs politiques (...), et la réalité de l'exercice démocratique du pouvoir, (...) il faudra repasser ». Mais qu'importe. « Les apparences seront sauves » et surtout le pouvoir fait « avec ce référendum, de grands pas vers la légitimation républicaine de son pouvoir. »Et ce d'autant plus que le gouvernement de Mahamat Idriss Déby a pu bénéficier d'un soutien inattendu : celui de l'opposant Succès Masra, pendant longtemps l'un des plus farouches critiques du pouvoir. Il faut dire, analyse Wakat Séra, que, poursuivi par la justice tchadienne, Succès Masra « n’a dû son retour à Ndjamena qu’à des négociations avec le régime de transition dirigé par le général Mahamat Idriss Déby ». Du coup, poursuit le titre, « son revirement pour le "oui" au référendum a vite été considéré comme un retour de service rendu, au profit du pouvoir de la transition ». Mais il y a peut-être du positif à en tirer, conclut le journal burkinabè : « Il faut […] espérer que la nouvelle Constitution contribue à accélérer la fin de la transition. »Élections générales en RDCPlus que quelques heures avant la fin de la campagne en vue du triple scrutin de ce mercredi. Et malgré les rumeurs de report, liées aux difficultés logistiques rencontrés par le pouvoir, Le Phare Online précise que la Céni a souhaité « tordre le cou aux rumeurs » et « ​​​​​​​confirmer la tenue des élections générales ». Pas d’inquiétude. Le Phare précise encore que « ​​​​​​​le déploiement des kits électoraux est effectué à environ 95% sur l’ensemble du territoire national ».Bref, tout est réuni pour que la vingtaine de candidats clôturent leur campagne ce soir – de toute façon, rappelle Jeune Afrique, le président sortant Félix Tshisekedi « tient fermement à ce que le calendrier soit respecté » car, croit savoir le magazine, « ​​​​​​​il espère effacer les doutes qui continuent d’entourer le vote de 2018 ». Des doutes qui ont « ​​​​​​​pollué les premières années de son mandat… »Un caillou dans la chaussure du président sortant aussi : l’ombre de Joseph Kabila, qui conservait, rappelle Le Monde Afrique, « ​​​​​​​à l’heure de l’intronisation de Félix Tshisekedi, une représentation parlementaire conséquente », lui donnant un « poids politique » conséquent. Et même si l’ancien président, taiseux, garde désormais le silence… Le Monde Afrique se prépare à une éventuelle réapparition. Forcés à faire « l’exégèse de ses silences, livrés à eux-mêmes », les partisans de l’ancien chef d’État continuent d’espérer, d’autant que Joseph Kabila s’est récemment, et publiquement, réconcilié avec Moïse Katumbi, l’un des principaux challengers du sortant. Bref, conclut un observateur, même si « ​​​​​​​Joseph Kabila est affaibli (…) il a de beaux restes ». À bon entendeur.
12/18/20234 minutes, 19 seconds
Episode Artwork

À la Une: les derniers rebondissements de l'affaire Ousmane Sonko...

C'est à la Une de tous les journaux sénégalais ce vendredi matin… la réintégration de l'opposant Ousmane Sonko sur les listes électorales qui semble ouvrir la voie à sa participation à l'élection présidentielle de février prochain. Toutefois, ce n'est pas si simple... Car l'État sénégalais a décidé de faire appel de cette décision judiciaire rendue hier, qui, comme le rappelle Seneweb a été annoncée « moins de 15 jours avant la clôture des dépôts des dossiers de candidature en perspective de l’élection présidentielle du 25 février 2024 ». Et « les prétendants à ce scrutin ont jusqu’au 26 décembre pour déposer leur dossier devant la Cour constitutionnelle ».Le délai est donc très court, mais les avocats des deux parties ne sont pas d'accord sur la suite à donner à la décision annoncée hier. « Le recours n'est pas suspensif », a déclaré Maître Ciré Clédor Ly, l'un des avocats d'Ousmane Sonko, à sa sortie de l'audience. Et il ajoute : le code électoral est très clair : « Lorsque le juge rend sa décision, cette décision doit être immédiatement exécutée ».  Autrement dit, précise Seneweb, « c'est une manière de couper court aux arguments de ceux qui avancent l'hypothèse selon laquelle le maire de Ziguinchor ne peut être réintégré qu'à la prochaine révision des listes électorales ». Il ne pourrait alors participer à l'élection présidentielle de 2024.De son côté, Le Soleil précise quels sont les arguments de l'État, avancés par ses avocats : « la décision du tribunal n'étant ni définitive, ni exécutoire, Ousmane Sonko reste radié des listes électorales ». Des avocats qui ne baissent pas les bras et ont décidé de se pourvoir en cassation : en conséquence, la décision du tribunal d’instance de Dakar (...) « Ousmane Sonko reste radié desdites listes jusqu’à ce que la cause soit définitivement jugée ».Un feuilleton judiciaire à rebondissementsIl est même loin « de connaître son épilogue », selon Dakaractu qui pose la question. « Ce pourvoi en cassation venant des avocats de l’État prolonge le suspens malgré l’espoir des militants de Sonko, mais n’ouvre-t-il pas un boulevard vers un court délai qui pourrait conduire à une forclusion ? » autrement dit, l'impossibilité, pour Ousmane Sonko, de faire valoir ses droits devant la justice.Ce n'est bien sûr par l'avis des partisans d'Ousmane Sonko. Dans Dakar Matin, Ayib Daffé, mandataire de l'opposant, fait savoir qu'il compte se rendre à la DGE, la Direction générale des Élections, le plus tôt possible, pour récupérer les fiches de parrainage. Il ajoute, sur les ondes de RFM : « cette décision nous conforte dans notre position que la radiation du candidat Ousmane Sonko était précipitée, arbitraire, illégale, irrégulière et sans motif. Une radiation politique qui, dit-il, n’était pas fondée sur le droit ».Une affaire qui intéresse au-delà des frontières du Sénégal. Ainsi, en Côte d'Ivoire, l'Infodrome rappelle tout d'abord qu'Ousmane Sonko est actuellement en prison, mais il ne semble pas douter de ses chances de participer à la prochaine élection présidentielle, avant d'estimer qu'il a eu « gain de cause ».Enfin, Tribune Sahel parle « d'un revirement judiciaire en faveur d'Ousmane Sonko ».  Mais, ajoute le site d'information, « les semaines à venir s’annoncent cruciales, avec un possible appel de l’État en cassation ». Tribune Sahel, très intéressé par la politique sénégalaise, « mêlée d'intrigues judiciaires et d'enjeux démocratiques ». « La saga judiciaire d’Ousmane Sonko continue », nous dit-on, « suscitant des développements captivants pour les citoyens sénégalais et les observateurs internationaux, dans une dynamique propre au paysage politique contemporain. »
12/15/20234 minutes, 1 second
Episode Artwork

À la Une: en Afrique, réactions en demi-teinte après l’accord à la COP28

L’accord a été arraché hier matin, mercredi, de haute lutte, et a été salué par de nombreux observateurs : pour la première fois, le texte final parle d’énergies fossiles, de transition hors de ces systèmes… mais pour beaucoup de journaux du continent, c’est insuffisant. « Ces sommets sur le climat finissent toujours, comme des montagnes, par accoucher de petites souris » maugréée Le Pays, qui en veut pour preuve que le texte final « ne parle plus de ‘sortie’ du pétrole, du gaz, et du charbon, un thème qui a été des mois durant le leitmotiv de plus d’une centaine de pays. »La question des énergies fossiles a tout de même été au cœur des discussions, au détriment du continent, dénonce Le Monde Afrique. D’abord, car ce sujet soulève des inégalités : « si dans les débats tendus des dernières heures, l’attention s’est focalisée sur l’hostilité des gros pays producteurs, analyse Le Monde Afrique, la présidence émiratie a aussi dû entendre le refus du continent de ne pouvoir utiliser ses ressources naturelles, alors que la moitié de sa population reste privée d’accès à l’énergie. »Le sujet des responsabilités passé à la trappe Ainsi de « l’impact disproportionné de la crise climatique sur l’Afrique », qui devait, souligne Le Monde Afrique, être « ‘explicitement’ reconnu dans l’accord final. » Conclusion : « il n’en a rien été. » Pourtant, « les émissions historiquement cumulées de gaz à effet de serre du continent représentent 3 % » seulement du total mondial. Aujourd’hui au Faso détaille : « l’Afrique affiche la plus faible consommation d’énergie primaire par habitant dans le monde » avec des chiffres près de 20 fois moins élevés que ceux des États-Unis.  Reprenant les termes d’un document envoyé par le groupe Afrique au patron de la COP, Sultan al-Jaber, Jeune Afrique pointe de son côté qu’il est « non seulement irréaliste, mais aussi injuste, d’attendre des pays en développement qu’ils supportent le fardeau de [la] transition » hors des énergies fossiles, alors même que de nombreux pays africains font face à des dettes extrêmement élevées.Quelques dispositifs de compensationD’abord avec la mise en œuvre du fonds pertes et dommages ; ensuite, car les participants ont donné leur feu vert pour tripler la capacité de production mondiale d’énergies renouvelables. Des compensations donc « promises au pays pauvres (…) qui subissent de plein fouet l’appétit d’ogre des nations riches » éructe Wakat Séra, pour qui cela reste une absurdité : « l’essentiel n’est-il pas, plutôt, d’arrêter l’émission des gaz à effet de serre ? » Bref, pour le journal burkinabè, cette COP de Dubaï n’est « qu’une foire de plus. » En témoigne, ironise-t-il, la quantité d’énergie dépensée pendant ce sommet, « à travers la meute d’avions qui a traversé la planète, (…) les climatiseurs et cuisines des hôtels et des lieux de réunion qui ont tourné à plein régime, etc. »Il semblerait presque, conclut le journal, que tout soit fait « pour que les mots des COP ne puissent jamais venir à bout des maux de la terre. »En RDC, le compte à rebours s’accélère avant les élections généralesPlus que six jours avant ce scrutin d’envergure ! Sur la façade de la Commission électorale à Kinshasa, le décompte s’affiche en grand… et dans le pays, les candidats s’affairent. Sauf qu’à moins d’une semaine du scrutin, demeure cette interrogation, formulée par Jeune Afrique : les 44 millions d’électeurs du pays « pourront-ils tous voter ? »Le magazine se fait l’écho de l’inquiétude, qui, croit-il savoir, « ne cesse de croître dans les rangs de la Ceni, du gouvernement, et de la communauté internationale. » En cause : les problèmes logistiques qui entravent la livraison du matériel dans les bureaux de vote.Machines à voter, procès-verbaux, bulletins de vote : autant d’outils qui risquent de ne pas arriver à destination à temps, en raison particulièrement « de moyens aériens très limités », raconte Jeune Afrique.Pour faire face, apprend-on, l’exécutif pourrait donc se tourner vers un appui pourtant sur le départ : la Monusco, la mission de l’Onu dans le pays. Encore déployée dans trois provinces de l’est, cette force pourrait élargir son aide… elle a en tout cas « été informée des difficultés de la Céni. » Céni qui, de son côté, continue de faire façade et l’assure : « les élections auront bel et bien lieu le 20 décembre. »
12/14/20234 minutes, 7 seconds
Episode Artwork

À la Une: encore une étape dans le marathon judiciaire d’Ousmane Sonko

Après avoir fait preuve de patience, il va falloir… faire preuve de patience. Censé se prononcer hier sur la réintégration d’Ousmane Sonko sur les listes électorales, le tribunal de Dakar a mis la décision en délibéré jusqu’à demain. Démarrée en février 2021, cette saga commence à « s’étire[r] en longueur » souffle Jeune Afrique, et ce n’est peut-être pas terminé : « en cas de décision défavorable, (…) les avocats de l’opposant auront la possibilité de faire appel ». Auquel cas, «  l semble peu probable que l’affaire puisse être jugée devant la Cour suprême avant le 26 décembre ». La saga pourrait donc recommencer pour une saison supplémentaire.Dakar Matin veut voir dans cet interminable marathon le signe du « courage » et de la « résilience » d’Ousmane Sonko, qui incarne même, selon le journal, « le vent du changement longtemps attendu » face à « des années d’injustice ».Pour la défense d’Ousmane Sonko, une tentative de l’empêcherDe fait, rappelle JA, la décision « conditionne l’éligibilité de l’opposant à la présidentielle de février », et les délais sont serrés : le verdict tombera « moins de deux semaines avant la date de fin de dépôt des candidatures », là encore, en admettant qu’il n’y ait pas d’appel. Et cette élection, insiste Dakar Matin, « représente un moment crucial, où chaque coup porté contre [Ousmane Sonko] résonne comme un affront à la démocratie. »D’où la crainte de nouvelles échauffourées en cas de décision défavorable. Pour Aujourd’hui au Faso, à ce stade, « tout le monde retient son souffle et espère un dénouement sans encombre », après les violences provoquées par la condamnation de l’opposant à deux ans de prison pour corruption de la jeunesse au mois de juin. « Va-t-on, poursuit le titre burkinabè, de nouveau assister à des scènes de guérillas urbaines dans les rues de Dakar et d’autres villes du Sénégal ? »À lire aussiSénégal: le tribunal reporte sa décision sur la légitimité ou non de la radiation de Sonko des listesDans tous les cas, estime Dakar Matin encore, cette affaire met en lumière la nécessité de restaurer le contrat social entre le peuple et la justice : cette dernière « est censée être l’instrument qui garantit l’équité et l’application égale des droits ». Et lorsque cet instrument est perçu comme inéquitable, « marqué par des "deux poids deux mesures" », c’est toute la paix sociale qui est remise en cause, avance le journal. Une lourde responsabilité pèse donc sur le tribunal, prévient Dakar Matin : « l’institution judiciaire est cruciale pour restaurer la confiance, et maintenir l’intégrité de notre nation. »Au Burkina Faso, les 25 ans de la mort de Norbert ZongoEt il s’agit là aussi, accuse L’Observateur Paalga, d’un « interminable feuilleton politico-judiciaire ». Vingt-cinq ans donc que le journaliste burkinabè, directeur de publication de L’Indépendant, a été retrouvé mort, alors qu’il enquêtait sur la mort du chauffeur de François Compaoré, le frère de l’ancien président Blaise Compaoré. Un quart de siècle plus tard, la « longue quête de justice (…) n’a pas abouti », ce qui fait dire à Wakat Séra que cela fait « 25 ans que Norbert Zongo ne repose pas en paix. »Pourtant, retrace L’Observateur Paalga, les moyens étaient là : « face à l’onde de choc créée » par la mort du journaliste, « le pouvoir fut obligé de consentir la mise en place d’une Commission d’enquête indépendante » qui a accouché d’un rapport pointant vers six suspects. Mais cela ne suffit pas à rendre justice, et, accuse Wakat Séra, « de parodies de procès en non-lieu », la vérité « totale » sur ce qui s’est déroulé ce 13 décembre 1998 reste inconnue.Le rôle potentiel de la France pointé par les journauxEt pour cause : la justice française n’a, jusqu’à présent, pas permis l’extradition de François Compaoré, principal suspect dans l’affaire. Sauf que, rappelle Aujourd’hui au Faso, « si à un moment (…) on a eu l’impression que c’est la France qui bloquait ce dossier, (…) tout cela semble être derrière nous car le 3 mars 2020 [Paris] a décidé qu’il était extradable ». C’est à présent du côté de la Cour européenne des droits de l’homme que cela coince, puisque L’Observateur Paalga rappelle que d’après la CEDH, l’extradition de François Compaoré « entraînerait des conséquences d’une gravité exceptionnelle sur sa sécurité et son intégrité. »Et pour cause : depuis les deux coups d’État vécus par le pays, « les assurances données sous Roch Marc Christian Kaboré se sont effondrées ». Il n’empêche : pour le journal, dans un contexte où « de nombreux nuages sont en train de s’amonceler au-dessus de la liberté de la presse pour laquelle Norbert Zongo » s’est battu, mettre un point final au feuilleton judiciaire renfermerait tout un symbole.À lire aussiBurkina Faso: 25 ans après la mort de Norbert Zongo, une volonté de justice intacte
12/13/20234 minutes, 19 seconds
Episode Artwork

À la Une: le référendum constitutionnel au Tchad

Plus que cinq jours avant l'heure de vérité pour la nouvelle Constitution. Le texte, rappelle Jeune Afrique, « instaurerait une limitation de mandats présidentiels à deux quinquennats, mais doit surtout consacrer la forme unitaire et décentralisée de l’État », n’en déplaise à des partis comme le FAR qui, raconte Ialtchad, continuent de faire campagne pour le « non » et surtout de prôner « la fédération, ses avantages et son intérêt pour le Tchad. »Une idée qui séduit depuis des années dans le pays, particulièrement dans le sud où, raconte JA, « flotte depuis de nombreuses années un vent de contestation. Et de fédération. »Des enjeux importants pour le pouvoirD’autant que ce référendum fait office d’épreuve du feu pour le régime de transition de Mahamat Idriss Déby : il s’agit, assure Wakat Sera, du « véritable premier test de popularité » pour la junte, après une transition qui, selon le journal burkinabè « n’a que trop duré » et « met sous les feux de la contestation » le pouvoir en place.Aujourd’hui au Faso va dans le même sens et pointe que « pour de nombreux analystes », le régime chercherait, par ce référendum, « à légaliser et légitimer son pouvoir » ; une forme de « toilettage de la loi fondamentale » en réalité destiné « à faire passer la pilule », suppose encore le site burkinabè.D’une formule radicale, mais aussi limpide, un ministre interrogé par Jeune Afrique résume ainsi la situation : « ce référendum, c’est un peu le premier tour de la prochaine présidentielle. »Un soutien inattendu pour la junteInattendu, mais peut-être aussi crucial : le soutien de Succès Masra, patron des Transformateurs. Fraîchement rentré d’exil, lui-même défenseur, pendant longtemps, du système fédéral, l’opposant a appelé à voter « oui » hier en meeting.Comment expliquer ce revirement ? Wakat Séra suppose qu’il s’agit peut-être, simplement, « d’un renvoi d’ascenseur » au pouvoir de transition, qui a renoncé (« pour l’instant en tout cas » précise le journal) aux poursuites contre l’opposant. En clair, le comportement de Succès Masra risque, prédit le titre burkinabè, d’apporter « de l’eau au moulin de ceux qui le suspectent d’avoir passé un ‘deal’ avec le régime de Déby fils. » Pour Aujourd’hui au Faso, il s’agit en fait, tout simplement, de « realpolitik » : « obtenir un quitus pour revenir au pays (…), mener allègrement ses activités politiques, tout ceci à une contrepartie » persifle le journal.Quelles que soient ses raisons, le patron des Transformateurs a « eu raison » d’appeler à voter oui, conclut Wakat Séra : « retarder l’avènement de la nouvelle loi fondamentale, c’est maintenir le Tchad en mode régime d’exception encore pour un temps indéfini ». Mieux vaut souhaiter aux tchadiens « une constitution comme cadeau de Noël. »Une enquête sur des migrants interceptés au large de Malte par une milice libyenneLes autorités maltaises et européennes coopèrent-elles secrètement avec le fils du maréchal Haftar ? Pour Le Monde Afrique, qui a participé à une enquête collaborative de Lighthouse Reports, la réponse est simplement oui.D’après le quotidien, « à plusieurs reprises, les forces armées maltaises et l’agence européenne de gardes-frontières Frontex ont livré » à la milice Tareq ibn Ziyad, dirigée par Saddam Haftar, « les coordonnées GPS de bateaux cherchant à rejoindre l’Europe ». Objectif : éviter d’avoir à prendre en charge ces migrants sur le sol européen. Mais résultat : « l’interception des migrants et leur envoi forcé vers la Libye, où ils sont victimes de mauvais traitements », des jours d'emprisonnement, de torture et de sévices.Une attitude en violation du droit internationalOui, car, rappelle Le Monde Afrique, la surface maritime mondiale est divisée en « zones de recherche et de sauvetage (…) définies par les Nations unies pour déterminer quels pays sont responsables des secours en mer ». Mais un haut fonctionnaire maltais admet « collabor[er] avec les garde-côtes libyens » via « des moyens de surveillance » ou « des formations ». Alors même que les autorités savent les dangers encourus par les personnes interceptées en Libye – des risques allant des tortures au trafic d’êtres humains.Alors, en public, les autorités de Malte et de l’UE se bouchent le nez : « Haftar (…) n’est pas un interlocuteur approprié pour nous » disent-elles au Monde. Et en privé ? « Le militaire est bien courtisé par Malte et l’Italie », martèle le quotidien.Avec un objectif : endiguer le nombre d’arrivées de migrants. Quel qu’en soit le prix.À écouter aussiTchad: l’opposant Succès Masra change de cap et appelle à dire «oui» à la nouvelle Constitution
12/12/20234 minutes, 25 seconds
Episode Artwork

À la Une: le rideau est retombé sur le 64e sommet de la Cédéao à Abuja

Un sommet largement consacré à la situation au Niger ! Les sanctions contre le pays du pouvoir du général Tiani sont maintenues… mais l’organisation ouest-africaine a tout de même ouvert la porte des discussions avec les putschistes. Position d’équilibriste adoptée bon gré mal gré par l’instance, « fragilisée par ses divisions internes et très sévèrement critiquée par sa propre opinion », croit savoir Le Pays, instance qui n’a donc eu d’autre choix que de mettre « beaucoup d’eau dans [son] vin » sans pour autant donner « un blanc-seing aux putschistes nigériens ».Même analyse du côté de La Nouvelle Tribune : le journal béninois estime que « les choses semblent bouger » dans un contexte géopolitique changeant, marqué par l’approche « des puissances mondiales telles que la Chine, la Russie et des nations du Golfe [ayant] opté pour une approche de respect de la souveraineté du Niger, privilégiant le dialogue ».Pourtant, accuse de son côté Mouryya Niger, le sort de l’ex-président Mohamed Bazoum importe plus à la Cédéao que celui « des populations qu’il gouvernait ». Le titre invective ainsi une Cédéao « totalement sourde aux nombreux appels » à lever les sanctions ainsi qu’aux « supplices des populations civiles ». En cause : l’organisation a posé comme condition préalable à toute discussion, la libération « sans délai » de l’ancien président.À lire aussiLa Cédéao maintient ses sanctions contre le Niger mais ne ferme pas la porte au dialogueLa Cédéao tente de lancer des discussionsEt l’organisation a pour cela désigné des messagers que seront le Bénin, la Sierra Leone et le Togo. Le pays de Faure Gnassingbé a en effet, salue Aujourd’hui au Faso, « su se positionner dans ce délicat dossier » puisque, rapidement après le putsch du général Tiani, alors que la Cédéao avait enfilé « sa tunique de père fouettard », le chef de l’État togolais « a eu le flair de cultiver [une] sorte de neutralité », notamment en rendant rapidement visite aux nouveaux tenants du pouvoir nigérien.  Mais il y a un problème, soulevé par Wakat Sera : même si « le CNSP se sent très proche du Togo, (…) il n’en est pas de même pour le Bénin » dont le président Patrice Talon a pu se montrer favorable à l’option d’une intervention militaire. En témoigne, ajoute Le Pays, la fermeture des frontières en vertu de laquelle les marchandises « transitent par Lomé et non par Cotonou ». Malgré tout, Wakat Séra veut garder espoir : « ce qui est certain », croit savoir le journal, c’est qu’avec Faure Gnassingbé, les deux parties « pourront compter sur un interlocuteur qui veillera sur les liens du dialogue ».À lire aussiNiger: le général Tiani visite Lomé deux jours avant un sommet de la Cédéao pour parler des sanctionsJ-9 avant la présidentielle en République démocratique du CongoEt toujours deux candidats au-dessus de la mêlée : le sortant Félix Tshisekedi, et l’opposant Moïse Katumbi, auquel plusieurs candidats se sont ralliés. Pour Le Phare, le premier suscite sur son passage « scènes de liesse, concerts de klaxon, embouteillages » et même « paralysie des activités sans qu’il y ait une quelconque décision décrétant une journée chômée » ; pour le Congo Libéré au contraire, le favori est bien l’ex-gouverneur du Katanga, dont le succès est tel que, juge le titre, « rarement (…) aura-t-on assisté à une telle communion entre un homme politique et la population ».Plus neutre, Jeune Afrique se contente de signaler qu’il est crucial pour les candidats d’enregistrer des succès à Kinshasa qui est, rappelle le magazine, « de loin la province qui compte le plus grand nombre d’électeurs », avec « plus de cinq millions d’inscrits ». Or, sur ce plan-là, le magazine pointe que « près de dix mille personnes » se sont rassemblées dans la capitale pour assister à la prise de parole de Moïse Katumbi, et ce, malgré plusieurs heures d’attente.À écouter aussiMartin Fayulu: «Ce n’est ni l’argent, ni la tricherie qui doivent voter»L’opposant face aux polémiquesIl y a d’abord le débat autour de la « congolité », rappelle Aujourd’hui au Faso, thèse selon laquelle « il faut avoir ses deux parents congolais pour pouvoir postuler pour la magistrature suprême », or le père de l’opposant est grec. Mais le titre burkinabè évacue cet argument qui, moque-t-il, sent « la peau de banane, le coup bas » et surtout est « indigne de personnalités visant à gouverner le pays ».Mais Moïse Katumbi a aussi été critiqué pour la détention supposée d’un passeport diplomatique zambien, qui lui a valu des accusations « de ne pas être congolais », rappelle Jeune Afrique. La population « attend des explications » renchéritLe Phare, car elle est en droit « de connaître à fond tout celui ou toute celle qui veut accéder à la magistrature suprême ». Les électeurs ont encore huit jours pour se faire une idée.À lire aussiÉlections en RDC: en meeting à Goma, Félix Tshisekedi promet «la libération totale» du Nord-Kivu
12/11/20234 minutes, 17 seconds
Episode Artwork

À la Une: la Cour de justice de la Cédéao déboute le Niger

Il est ici question de la levée des sanctions de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) réclamée par Niamey. L'évènement Niger détaille les arguments du président du tribunal de la Cour de justice de la Cédéao : la requête est jugée « irrecevable », notamment parce que ceux qui représentent actuellement l'état du Niger, sont des militaires qui ont pris le pouvoir par la force, et ne sont donc pas reconnus par la Cédéao et par tous les protocoles que le Niger a signés, a estimé la Cour de justice.Mouryyaniger de son côté parle du « blackout de la Cour de justice de la Cédéao sur le pays du général Tiani. Beaucoup de pères fondateurs de l'organisation communautaire régionale vont se remuer dans leur tombe », ajoute Mourrya qui pose la question : « Est-ce un devoir d’ingratitude de la part d’un organe judiciaire issu d’une institution régionale communautaire fondée à Abuja en 1975 par des militaires ayant tous pris le pouvoir d’État par la force dans leurs pays ? » Mouryyaniger ne cache pas son désaccord face à la décision de la Cour de justice de la Cédéao : « L’instance judiciaire de l'organisation régionale vient conforter la décision des chefs d’État pour davantage aggraver les sanctions sévères et illégales contre les populations que la justice communautaire n’examinera même plus. »Les pays de la région commentent la décision judiciaireC'est ainsi qu'Aujourd'hui au Faso rappelle que les avocats du Niger avaient « soulevé le fait que les sanctions étaient trop drastiques pour les populations à cause du manque de nourriture, médicament et électricité ». Le quotidien remarque aussi que cette décision de justice « intervient à trois jours d’un sommet de la Cédéao, au cours duquel, le plat de résistance sera Mali-Burkina-Niger, pays "putschés", lesquels avec l’Alliance des États du Sahel sont en train de vouloir s’émanciper de la Cédéao ».Le Niger, il en est encore question, avec le Mali, au sujet des liens fiscaux avec la France. Les deux pays ont en effet décidé de « rompre » ces liens fiscaux, annonce bamada.net. Le site d'information malien reprend leur argumentaire : « Les présidents de la transition, le colonel Assimi Goïta du Mali et le général Abdourahamane Tiani du Niger, ont pris cette décision afin de préserver les intérêts supérieurs de leurs peuples respectifs. Cette résolution, stipulent les autorités, s’inscrit dans la vision de renforcement de la souveraineté nationale et de préservation des intérêts économiques fondamentaux des deux pays. »« Langue de travail »Sahel Tribune se fait l’écho de la « redéfinition des langues officielles au Mali et au Burkina Faso. Le Burkina Faso écrit une nouvelle page de son histoire constitutionnelle en reléguant le français au statut de "langue de travail" ». Une décision approuvée avec enthousiasme par Sahel Tribune qui évoque « un virage audacieux. La nation s’apprête, ajoute le site d'information, à hisser les langues nationales au rang de langues officielles, marquant ainsi une révolution linguistique et institutionnelle ».RDC : élection présidentielle en ligne de mireMais pour mener à bien la préparation de ce scrutin, le 20 décembre, il faut des moyens. C'est ce que rappelle la commission électorale nationale indépendante (Céni), qui réclame des avions et des hélicoptères « pour le déploiement du matériel », nous dit actualité.cd.Le site d’information rappelle qu'à « pratiquement moins de deux semaines de la tenue des élections en RDC, la Ceni est encore à la recherche des moyens logistiques pour déployer des kits électoraux. Elle a lancé un appel urgent à l’endroit du chef de l’État Félix Tshisekedi pour solliciter quatre Antonov et dix hélicoptères ».
12/8/20234 minutes, 8 seconds
Episode Artwork

À la Une: des questions autour de l’affaire Martinez Zogo

Une semaine après la remise en liberté avortée de Maxime Eko Eko et de Jean-Pierre Amougou Belinga, deux des principaux suspects dans l’assassinat du célèbre journaliste, une semaine donc après le « piteux spectacle » de cet épisode, écrit Le Pays, on apprend dans les colonnes de Jeune Afrique que la justice camerounaise a un nouveau personnage dans le viseur : Stéphane Martin Savom.« Avec la convocation de [ce dernier], proche de l’influent Ferdinand Ngoh Ngoh, l’affaire pourrait prendre un nouveau tournant », croit savoir le magazine panafricain. Car pour rappel, Ferdinand Ngoh Ngoh n’est autre que le secrétaire général de la présidence ; et selon les informations de JA, « Stéphane Martin Savom aurait (…) servi à plusieurs reprises d’intermédiaire » entre ce dernier et Martinez Zogo. De quoi donner « une nouvelle tournure politique à l’enquête », murmure Jeune Afrique.De nombreuses zones d’ombre à éclairerCette proximité n’est pas le seul élément intrigant dans le profil de Stéphane Martin Savom. Ce dernier vivrait avec une femme, capitaine au sein des renseignements camerounais, et qui travaillait, « jusqu’à l’éclatement de l’affaire Martinez Zogo, révèle Jeune Afrique, sous les ordres de Justin Danwe, le principal suspect dans l’assassinat du journaliste ».À ce stade, il ne s’agit que d’une piste explorée par la justice. Il n’empêche : conjuguée à l’imbroglio autour de Maxime Eko Eko et Jean-Pierre Amougou Belinga, cela fait beaucoup d’interrogations sur le rôle de la politique dans cette affaire. « L’hypothèse que des pressions aient été exercées sur la Justice n’est pas à exclure », considère ainsi Le Pays, qui n’a qu’une certitude : « Tout cela fait désordre. »Visite de Brice Oligui Nguema au CamerounLe général putschiste devenu président de la transition gabonaise a rencontré hier mercredi Paul Biya. « L’occasion, analyse le Journal du Cameroun, d’aborder les questions se rapportant au retour à la démocratie au Gabon »ainsi que « les sujets relatifs à la CEEAC », la communauté économique sous régionale dont le Gabon a été suspendu après le putsch de cet été. En somme : une simple « visite de raison », estime Le Pays, inscrite dans la droite ligne des déplacements précédents en Guinée équatoriale, au Congo, en RDC ou encore au Tchad. De manière plus lyrique, Cameroon Tribune se réjouit que « le président de la transition gabonaise vient sans doute puiser à la source de la sagesse » de Paul Biya.Outre ces considérations, c’est aussi l’occasion, salue L’Union, au Gabon, d’ « injecter du sang neuf dans la relation » entre les deux pays, qui a pris du plomb dans l’aile lorsque Yaoundé a condamné le putsch de cet été contre Ali Bongo. Paul Biya a tout intérêt à « maintenir des liens d’amitié et de coopération » avec son voisin, dirigé par une nouvelle équipe, poursuit Le Pays ; tandis qu’il vaut mieux pour le Gabon « réchauffer » ses rapports avec les autres pays de la région. À l’issue de ce déplacement, ne restera plus qu’une visite de courtoisie à effectuer, en Angola.Le ministre britannique des Affaires étrangères au RwandaL'objectif est de relancer l’accord sur l’immigration entre Londres et Kigali, qui prévoit que les demandeurs d’asile au Royaume-Uni soient expulsés vers le Rwanda. Ce texte, préparé depuis un an et demi, a été mis à l’arrêt par la justice britannique début novembre. Pas de quoi décourager les deux diplomaties : Le Monde Afrique explique que le nouveau texte « reprend dans les grandes lignes les termes de l’accord signé au printemps 2022, mais en entendant répondre aux objections de la Cour suprême ».La nouvelle version du traité, explique le New Times au Rwanda, « garantit que tout migrant envoyé au Rwanda pour demander l’asile n’a aucun risque d’être refoulé », c’est-à-dire envoyé vers un pays où leurs droits pourraient être menacés. Malgré ces efforts, pas certain que l’accord devienne opérationnel : « Même le gouvernement Sunak en doute », pointe Le Monde Afrique, et cherche donc à préparer un projet de loi pour « déclarer le Rwanda "sûr" au regard de l’asile, de manière à limiter au maximum les recours juridiques contre les » expulsions. Et ce malgré la levée de boucliers provoquée par ce texte du côté associatif…
12/7/20234 minutes, 6 seconds
Episode Artwork

À la Une: l’armée du Nigeria sous le feu des critiques

Quatre-vingt-cinq civils, au moins, sont morts dans une frappe militaire contre un village de l’État de Kaduna dimanche, tous rassemblés, raconte Le Pays, « à l’occasion d’une fête musulmane ». D’abord réticente à admettre ses torts, la grande muette a donc fini par reconnaître être à l’origine de cette frappe… Une bavure de plus d’après Aujourd’hui au Faso : selon le titre, ces erreurs meurtrières « se multiplient » et on en recenserait même « 300 depuis 2017 ». « Ça fait beaucoup, pour une armée professionnelle », s’agace le journal burkinabè.Même constat dans la presse nigériane où, écrit le Guardian, l’opposant Peter Obi a « demandé aux militaires nigérians d’essayer d’éviter d’être une honte pour eux-mêmes et les autres ».Une mission anti-terroristeC’est ce qu’explique le quotidien nigérian The Vanguard : « l’attaque de drone (…) se basait sur des informations au sujet d’activités indésirables de terroristes dans la zone ». Dans une région où les groupes armés sont très bien implantés, les moyens de surveillance aériens ont détecté des mouvements de groupes de personnes, et les ont interprétés comme des déplacements de terroristes… En fait, il ne s’agissait que de civils.Malheureusement, déplore Aujourd’hui au Faso, alors que le géant nigérian est « confronté depuis des lustres » aux terroristes, notamment ceux de Boko Haram, « l’armée a souvent fait dans la démesure et le zèle ». Le Vanguard rétorque : « les terroristes se font régulièrement passer pour des civils afin que ces derniers paient le prix de leurs atrocités ».Il est donc grand temps, réclame Le Pays, « de faire en sorte que de tels drames ne se reproduisent plus ». Et pour cela, il faut comprendre ce qui s’est passé, donc, « avoir l’audace de diligenter une enquête sérieuse » et ce « dans des conditions de totale transparence ». Comment, sinon, maintenir la confiance au sein de la population ? Les mêmes habitants dont, pointe le journal, la collaboration est « nécessaire pour éradiquer » la présence terroriste. Il y a donc urgence à faire la lumière sur cette situation… Mais pour l’instant, précise le Vanguard, l’armée promet surtout « de continuer à trouver des solutions innovantes ».L’insécurité, priorité n°1 en République démocratique du CongoObjectif affiché par le président sortant Félix Tshisekedi mais « combat perdu » pour Le Monde Afrique, malgré ses diverses tentatives depuis 2021. Au point que c’en est devenu « un angle d’attaque commun » de l’opposition, estime le quotidien, « tout particulièrement dans l’est du pays, frontalier de l’Ouganda et du Rwanda », pays avec lequel les relations diplomatiques sont devenues glaciales à cause, précisément, de l’insécurité.Malgré la désignation de Jean-Pierre Bemba (« homme d’expérience charismatique ») à la tête de la défense ; malgré l’enrôlement de 40 000 recrues ; malgré « le ménage dans les états-majors » et malgré le fait de s’être « tourné vers les organisations régionales », le succès est mitigé. Un échec que Le Monde met sur le compte des intérêts particuliers : au sein de la force régionale, la force de l’EAC, « chacun (…) semble suivre son propre agenda. Aucun n’a engagé le combat contre le M23 ».Un retrait programmé dans ce contexteLe départ a commencé il y a quelques jours, la force de l’EAC étant censée avoir quitté les lieux d’ici deux jours. Alors, quelle solution ? Pour une militante et membre de la société civile interrogée par Actualite.cd, « la paix dans l’Est est tributaire de paramètres qui dépassent complètement les enjeux régionaux ». La vraie solution résiderait donc, selon cette actrice, « dans une prise de conscience de la population », mais aussi de profondes réformes : institutions, justice, organisation stratégique…Plus terre à terre, les autorités ont d’autres choses en tête : La Référence Plus évoque ainsi les affirmations du pouvoir, selon lesquelles « l’armée nationale est en train de monter en puissance, avec l’objectif d’assurer elle-même la défense du territoire ». Et puis, il y a le potentiel « déploiement de contingents de la communauté d’Afrique australe », dont la RDC est membre. On attend de voir : annoncé depuis mai, cet objectif n’a pas encore été concrétisé, faute notamment de financements. Avec un risque, s’inquiète Le Monde Afrique : celui « d’un vide sécuritaire ».
12/6/20234 minutes, 12 seconds
Episode Artwork

À la Une: le couperet est tombé pour Mohamed Ould Abdel Aziz

L’ancien président mauritanien a été condamné hier à cinq ans de prison ferme pour, notamment, enrichissement illicite. « Triste fin d’année ! » grince Wakat Séra, triste fin de règne pourrait-on même écrire, puisque Le Monde Afrique considère que « l’ex-président (…) voit s’effondrer son rêve de continuer à gouverner dans l’ombre ». À l’ombre il y sera néanmoins, car « la peine est sévère » estime le quotidien, « même si elle ne suit pas les réquisitions du parquet, qui avait demandé vingt ans d’emprisonnement ».  Il n’en reste pas moins que c’est la sentence la plus lourde, alors que « toutes les autres personnalités mises en cause dans cette affaire » visant à mettre à jour tout un système de corruption, toutes ces figures donc, pointe Wakat Séra « s’en tirent avec des peines dont la plus lourde est de deux ans avec sursis, et de six mois fermes » - les deux anciens Premiers ministres étant même entièrement blanchis. Mohamed Ould Abdel Aziz et sa théorie du complot politique Mohamed Ould Abdel Aziz n’a pas cessé, ces dix derniers mois, de dénoncer un complot politique ourdi par son successeur, Mohamed Ould Ghazouani. Le jugement de Wakat Séra est implacable : « difficile de ne pas abonder dans ce sens ».  Sans aller jusque-là, Le Monde Afrique de son côté concède que « l’amitié vieille de quarante ans entre les deux hommes (…) n’aura pas survécu à leur passation de pouvoir ». Aussitôt élu, Mohamed Ould Ghazouani a voulu prendre ses distances avec un prédécesseur devenu encombrant, envahissant, voulant tirer les ficelles. Un spécialiste de la scène politique mauritanienne confie ainsi au Monde qu’Aziz « se voyait déjà tenir les rênes du pouvoir, comme l’a fait Vladimir Poutine avec Dmitri Medvedev ». Alors, sans aller jusqu’à fomenter une déchéance judiciaire, Mohamed Ould Ghazouani a peut-être vu une opportunité dans le rapport de la commission d’enquête accablant son ancien ami.  Mais il serait bien inspiré de prendre garde à ses arrières… Wakat Séra le met ainsi en garde : « les dirigeants d’hier et d’aujourd’hui doivent savoir qu’une vie de citoyen lamda, donc soumise à tous les aléas, les attend » après leur temps au pouvoir.  Quant au Monde Afrique, il rappelle que si Mohamed Ould Abdel Aziz a été condamné, l’actuel président était aussi en filigrane, au cœur de ce procès… « qui a largement visé un régime qu’il a servi ».  Le pouvoir en difficulté aussi en Guinée Bissau  « Un petit pays aux grands problèmes », annonce Le Pays sur sa page d’accueil. Le Parlement a été dissous hier par le président Umaro Sissoco Embalo, après ce qu’il a qualifié de tentative de coup d’État – des membres de la Garde nationale ont exfiltré deux ministres des locaux de la police judiciaire, puis se sont opposés à la Garde présidentielle.  L’histoire bégaie donc : « et de deux » souffle Aujourd’hui au Faso, rappelant qu’ « en mai 2022, [le président] avait congédié le parlement, (…) conséquence d’une tentative de coup d’État » survenue en février.  Bref, le pays a bien du mal à se débarrasser de « ses spasmes socio-politiques » dont le dernier en date est lié à la cohabitation cahin-caha entre le président qui a, rappelle Le Pays, « voulu s’affranchir de la tutelle de l’historique Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap Vert » alors que l’assemblée et plusieurs ministères sont dominés par ce même PAIGC. En vérité donc, poursuit Aujourd’hui au Faso, Umaro Sissoco Embalo n’avait pas vraiment le choix, puisqu’il « n’y a jamais eu de consensus politique » et que « pouvoir et opposition n’ont jamais abouti à un "gentlemen’s agreement" ». Une crise profonde toujours vivace Et c’est ce qui inquiète les journaux ce matin. D’accord, le parlement a été dissous… mais aucune date n’a été annoncée pour les futures élections, et de toute façon, la décision du président est déjà qualifiée d’inconstitutionnelle par certains. Il ne suffit donc pas de colmater les brèches : pour Le Pays, le président devrait mettre « un point d’honneur à résoudre durablement la crise politique persistante qui paralyse son pays ». Même recommandation pour Aujourd’hui au Faso, à défaut de quoi, prédit le titre, « il y aura encore des élections législatives anticipées, et on risque encore de se retrouver avec les mêmes acteurs politiques qui seront réélus » - et à terme, les mêmes conflits, et les mêmes solutions de dépannage. Bref, conclut le journal, si rien ne change, le pays risque de rouler sa « pierre de Sisyphe » politique indéfiniment.  
12/5/20234 minutes, 11 seconds
Episode Artwork

À la Une: ils ne sont plus que deux dans le club des 5

Le Burkina Faso et le Niger suivent les pas du Mali : les deux pays ont annoncé, samedi, quitter le G5 Sahel… réduit, à présent, à la Mauritanie et au Tchad. Une nouvelle qui ne surprend pas vraiment les journaux ce lundi matin. « Ce qui devait arriver arriva ! » soupire Wakat Séra au Burkina Faso, tandis que Mouryya Niger considère de toute façon que le « G5 Sahel était une organisation mort-née. » « On avait même, renchérit L’Observateur Paalga, oublié son existence. » Finalement, ironise le journal, le Burkina Faso et le Niger ont redonné du souffle à ce groupe, « nous [ont] rappel[é] qu’il vivait toujours… en le quittant. »  Pourtant, les ambitions étaient là : « mutualiser les moyens humains, logistiques, financiers, et les renseignements pour venir à bout de l’hydre terroriste », sans oublier « un volet social et économique. »Les premières difficultés sont rapidement apparuesEn réalité, « le bébé, âgé aujourd’hui de 9 ans, n’a jamais pu […] tenir sur ses deux pieds pour marcher » analyse Wakat Séra. Et pour cause : l’instance a peiné à se faire reconnaître, adopter, par la communauté internationale, et a manqué de moyens financiers. « Faute de parrain fort, le tout-petit ne pouvait [donc] prétendre grandir normalement. »Et puis, il y a eu des difficultés géopolitiques : L’observateur Paalga estime ainsi que « deux pays étaient un obstacle de taille », les États-Unis d’abord, qui ont opposé leur veto, « empêchant la mobilisation des fonds de la part de l’ONU » ; l’Algérie, ensuite, « qui tenait à exclure la France comme locomotive de l’institution. »Le G5 était donc déjà moribond, et les derniers mois lui ont porté le coup de grâce : le départ du Mali en mai 2022 a marqué une première étape, entérinée en septembre avec la création de l’AES, l’Alliance des Etats du Sahel, réunissant Mali, Niger et Burkina Faso. En créant cet organe, estime Wakat Séra, « il devenait tout à fait illogique que [ces pays] continuent de faire partie d’une structure » qu’ils ont rejetée. Bref, conclut le journal: « le G5 Sahel est donc mort ; vive l’AES ! »Des axes similaires à ceux du G5Ce weekend, les présidents malien, burkinabè et nigérien ont introduit un triptyque directeur, les « 3D » rappelés par Aujourd’hui au Faso : « Défense-Diplomatie-Développement. » Mais à la différence du G5 Sahel, l’AES assure qu’il pourra compter sur ses propres forces : « le G5 Sahel ayant été dans les faits un albatros dépouillé d’ailes, l’avènement d’une structure à forte tendance militaire était impératif », résume Aujourd’hui au Faso. C’est pour cette même raison que les pays membres envisagent déjà, selon le titre, de renforcer leur coopération sur d’autres plans : « mis au ban de la communauté internationale […] les trois pays veulent tracer un nouveau [sillon] pour se faire entendre. » D’où, croit savoir le journal burkinabè, l’éventuelle création d’une banque centrale de l’AES, pourquoi pas même « d’une monnaie commune aux 3 pays et à terme peut-être un divorce avec la Cedeao. »Sans rentrer dans le détail, au Niger, Tam Tam Info parie aussi sur la mise en place d’ « une collaboration qui va s’étendre aux autres secteurs, avec l’adoption de l’architecture institutionnelle de l’AES. »Reste cette question, posée par Wakat Séra : « après le G5 Sahel, les pays de l’AES […] iront-ils plus loin ? » Rendez-vous dans quelques mois : ces interrogations ont, de toute façon, philosophe le journal, « probablement trouvé réponse au niveau des têtes pensantes de l’AES. »Le climat également à la Une La COP28 se poursuit à Dubaï. Plusieurs engagements ont déjà été pris, dont celui de tripler les énergies renouvelables d’ici à 2030. Mais les promesses n’engagent que ceux qui y croient, d’autant que, souligne Le Pays, c’est un serment « volontaire et non contraignant. » D’ailleurs, « de grands pollueurs comme la Russie, l’Arabie Saoudite, la Chine, […] ne figurent pas sur la liste des pays signataires », c’est dire s’il « ne faut pas trop rêver » maugrée le journal.Tout de même, Le Pays salue la création d’un fonds « Pertes et dommages », à laquelle a participé l’Afrique, rappelle Reporterre, qui livre un portrait d’Emmanuel Michael Mwanyongo, ancien diplomate malawite auquel le média consacre un portrait. Dans les colonnes du journal, il regrette manquer « de tout : de documentation, de livres », pour éduquer au changement climatique. Comme les promesses de faire des efforts, ce travail « salutaire, » « peine encore à porter ses fruits. » Alors Le Pays préfère se faire sceptique pour ne pas être déçu : comme Saint-Thomas, le journal a décidé « d’attendre de voir avant de croire. »
12/4/20234 minutes, 29 seconds
Episode Artwork

À la Une: la COP28 et le peu d'attente des pays africains

« Encore le blabla des grands pollueurs et le continent qui trinque toujours ! », s'exclame Aujourd'hui au Faso. Le journal pointe le fait que les pays africains ressentent de plus en plus les effets du réchauffement climatique : « On ressassera les mêmes mantras : que les pays africains moins pollueurs subissent le plus les affres du dérèglement climatique », poursuit l'édito pour qui ce sommet ne sera qu'une « piqûre de rappel aux promesses faites et non tenues ou tenues à moitié ».« Vu d'Afrique, les COP se suivent et se ressemblent », abonde Le Pays qui se demande si, cette fois, la voix de l'Afrique « sera entendue ». Elle rappelle qu'avant cette COP s'est tenue en septembre à Nairobi, au Kenya, « le premier sommet africain du climat visant à permettre à l'Afrique de parler d'une seule voix ». Un sommet qui avait donné lieu à une déclaration commune, où les États participant s'étaient entendus, notamment, pour augmenter la capacité de production d'énergie renouvelable. William Ruto pour représenter les intérêts africainsLe président kényan est arrivé jeudi 30 novembre 2023 à Dubaï. Le Kenya est considéré comme « la centrale verte du continent », souligne Nation. Et depuis son arrivée au pouvoir, poursuit le journal kényan, le président a « systématiquement mis en évidence le besoin d'une action concrète pour lutter contre le réchauffement climatique ». Nation dévoile les ambitions du chef de l'État : « William Ruto espère faire du Kenya et du continent les principaux centres mondiaux de la décarbonation. » Déjà, un premier pas a été fait hier jeudi avec un accord surprise, trouvé sur les pertes et dommages ; il s’agit d’un fonds destiné à compenser les dégâts causés par le réchauffement climatique dans les pays du Sud.La campagne présidentielle se poursuit en RDCLa campagne a du mal à démarrer pour l'instant dans la capitale. « Toujours pas d'engouement à Kinshasa », titre Radio Okapi, qui note que sur place, le « seul signe d'effervescence est le nombre impressionnant des affiches aux effigies des candidats ».Le journal burkinabè Wakat Sera, de son côté, s'inquiète des tensions qui émaillent cette campagne. « Le temps se gâte », prévient-il, revenant sur l'attaque du meeting de Moïse Katumbi à Kindu, dans l'est du pays. Wakat Sera parle d'une « journée cauchemardesque » et note que dans ce contexte, « l'Union européenne jette l'éponge dans l'observation des élections selon son schéma initial ».Au Sénégal, nouveau revers pour Ousmane SonkoLe paiement de la caution de l’opposant sénégalais, étape obligatoire pour être candidat à la présidentielle, a été refusé. « La CDC renvoie le chèque d'Ayib Daffé ! », s'exclame Dakaractu. Ayib Daffé, mandataire d'Ousmane Sonko, avait déposé une caution de 30 millions de francs CFA. « Après vérification, la CDC a relevé que le candidat ne figurait pas sur les listes électorales, ce qui a conduit au retour de la caution », explique Senenews qui rapporte les propos d'Ayib Daffé. Il dénonce « une volte-face brutale et inexplicable ».
12/1/20234 minutes, 3 seconds
Episode Artwork

À la Une: l’UE jette l’éponge en République démocratique du Congo

Les Vingt-Sept ont annulé hier mercredi leur mission d’observation avant les élections générales du 20 décembre. En cause : l’Union européenne n’a pas reçu l’autorisation pour déployer son matériel (téléphones ou kit internet). Dommage, regrette Aujourd’hui au Faso : cette « observation aurait permis de raffermir la relation bilatérale UE-RDC » et de rassurer « une Europe qui craint que l’avenir de la démocratie soit sur le gril au tournant de ces élections ».Une inquiétude évoquée à demi-mots par l’Union hier, puisque, comme le rapporte Radio Okapi, « l’UE encourage les autorités de la RDC (…) à poursuivre leurs efforts pour faire en sorte que "le peuple congolais puisse exercer pleinement ses droits politiques et civils" ». Le gouvernement congolais a, de son côté, réagi et a dit regretter l’annulation de cette mission, « au moment, précise 7 sur 7.cd, des discussions avec des experts européens sur les modalités pratiques de son déploiement ».Pas une complète surpriseIl faut dire, comme le souligne Jeune Afrique, que le déploiement de la quarantaine d’observateurs dépêchés par Bruxelles « a rapidement connu des couacs ». Outre la question du matériel, des tensions ont émergé autour de la désignation du nouvel ambassadeur de l’UE dans le pays. Et puis, il y a un passif, que relève Aujourd’hui au Faso : « Une sorte de guigne suit les missions d’observateurs en RDC depuis une décennie », aucune équipe n’ayant pu suivre de scrutin depuis 2011. De la malchance ? Pas vraiment, estime Jeune Afrique, qui y voit surtout le dernier symptôme en date de « relations déjà compliquées entre Kinshasa et l’UE ».Alors certes, il y a de quoi faire craindre à certains, comme Wakat Séra, « un recul majeur », car le titre estime que la mission de l’UE ne pouvait « que renforcer le crédit de ces élections ». Mais justement, voilà une opportunité à saisir, s’enthousiasme Aujourd’hui au Faso : « Ce désistement de l’UE est une aubaine pour la RDC, de montrer qu’elle peut organiser des élections par elle-même qui soient crédibles, objectives et acceptées. »Félix Tshisekedi attendu à Dubaï dans ce contexteLe président participe à la COP28 sur le climat, assises que « la RDC a grand intérêt à ne pas manquer en tant que "pays solution" », pointe Politico.cd. Et pour cause : le pays abrite de nombreux espaces « de grande importance écologique », rappelle un acteur de la société civile interrogé par le journal, mais aussi l’une des plus grandes forêts primaires au monde.Félix Tshisekedi sera accompagné de ses homologues, le Sénégalais Macky Sall, le Kényan William Ruto ou encore le Congolais Denis Sassou Nguesso. Car « l’Afrique a son mot à dire, martèle Le Pays, avec 4% des émissions de gaz à effet de serre, [c’]est de loin le continent le moins pollueur de la planète ». Et pourtant, « il reste le plus vulnérable aux effets du changement climatique ». Fragilité encore exacerbée par le fait que, d’une part, « ​​​​​​​les grandes puissances ne semblent pas prêtes à payer le prix de l’adaptation du continent aux changements climatiques ». Et que, d’autre part, « ​​​​​​​les enjeux sont énormes au point de toucher aux intérêts » de ces mêmes puissances, réticentes « ​​​​​​​à consentir les sacrifices nécessaires à la préservation de la planète ».L’exemple des compensations carboneIllustration mise en avant ce matin par Le Monde Afrique. Pour rappel, ce mécanisme permet à un pays qui dépasse ses objectifs de réduction d’émissions, de vendre ses « excédents » sous forme de crédits à un pays plus pollueur. En clair, c’est la théorie des vases communicants.Sauf que, dénonce un biologiste dans les colonnes du quotidien, cela permet aux pays industrialisés « ​​​​​​​d’échapper à leurs responsabilités, simplement parce qu’ils ont les moyens de payer ». Ainsi de l’exemple de Blue Carbon, société émiratie qui a signé, dévoile le Monde, « ​​​​​​​des protocoles d’accord pour des projets de gestion des forêts avec quatre pays africains ». Dans le détail, un dizième de la superficie du Liberia est concerné, idem pour la Zambie et la Tanzanie, et même un cinquième de la superficie du Zimbabwe.Au Liberia particulièrement, le texte prévoit que l’entreprise touche plus des deux tiers des revenus générés par la vente des crédits carbones, contre seulement 30% pour le gouvernement libérien. De quoi provoquer la colère de certains acteurs rencontrés : « À qui appartient la forêt ? »Et puis, ce type d'exemples ne fait que renforcer cette interrogation, portée par Le Pays : cette fois, « la voix de l’Afrique sera-t-elle entendue ​​​​​​​? »
11/30/20234 minutes, 26 seconds
Episode Artwork

À la Une: des violences lors de la campagne électorale en RDC

Arrivé à Kindu, dans l’est, pour promouvoir son programme, l’opposant Moïse Katumbi a été accueilli par des jets de pierre – une personne est morte, une autre a été blessée dans ces échauffourées qui constituent, note Radio Okapi, « le premier incident grave rapporté depuis le début (…) de la campagne pour les élections générales » prévues dans un peu moins d’un mois.Malgré tout, le site note que le candidat s’est rendu au lieu de son meeting, où il a pu s’exprimer devant « une foule immense » venue pour l’occasion. Un signal de plus, selon Le Congo Libéré, du « démarrage en trombe » de Moïse Katumbi, qui s’est imposé, « au terme de cette première semaine de campagne, comme le principal candidat de l’opposition » et peut-être même, veut croire le journal, « comme le favori de cette élection présidentielle ».Félix Tshisekedi peine à décollerC’est l’analyse qu’en fait Le Congo Libéré, qui qualifie même la campagne de « cauchemar » pour le sortant, malgré, égrène le journal, « les moyens de l’État mobilisés, l’argent public déversé, les fonctionnaires réquisitionnés » et « les violences à l’encontre de ses opposants », référence aux événements hier de Kindu qui auraient, pour certains cadres du parti de Moïse Katumbi, été orchestrés.Malgré les moyens qu’il s’est donnés donc, cette première semaine de campagne aurait, croit savoir Le Congo Libéré, « fait naître le doute dans le camp présidentiel » et « douché [l]es espoirs » d’accéder à un second mandat « en toute sérénité. »  En cause, selon le titre : « Félix Tshisekedi n’a pas attiré les foules escomptées » lors de différents événements. Et le journal veut pour preuve de ce malaise le départ inopiné du président sortant pour la COP28 à Dubaï. Déplacement pointé du doigt, aussi, dans les colonnes d’Actualite.cd où une Kinoise, rencontrée par le journal, juge que « ces attitudes laissent à croire qu’il y a anguille sous roche ».Jeune Afrique prend plutôt le contrepied de ce positionnement et évoque au contraire, dans un long article revenant sur le mandat de Félix Tshisekedi, un sortant « convaincu de son avantage » malgré une campagne pouvant « donner l’impression d’être désordonnée » en raison de l’équipe nombreuse qui l’entoure. Qu’importe, le sortant a déjà les yeux sur l’après : « ​​​​​​​en cas de succès, [il] a déjà en tête d’entamer une réforme constitutionnelle ». Bref, les yeux rivés sur la route devant lui.La présidentielle malgache dans le rétroviseurLa Haute cour constitutionnelle devrait se prononcer d’ici quelques jours sur la victoire du sortant Andry Rajoelina à la récente élection : la date de vendredi a été annoncée, ce qui signifie, relève L’Express de Madagascar, que « la HCC prend de l’avance sur le délai de neuf jours que lui accordent les dispositions légales » et ce malgré les quinze recours déposés depuis la proclamation des résultats samedi.Mais le suspense reste léger : Midi Madagascar prévoit déjà que la cérémonie « ​​​​​​​qui aura lieu en fin de semaine devrait confirmer la victoire du candidat », puisqu’au cours de la campagne, « ​​​​​​​les interpellations » de l’opposition « ​​​​​​​n’ont eu aucun effet ».Et ce, en dépit des critiques sur l’organisation du scrutin. Scrutin vivement contesté par une partie des journaux de la Grande Île, dont Madagascar Tribune qui déplore le choix du « forcing d’une victoire électorale au premier tour, malgré le déficit flagrant de légitimité de la méthode, aggravé par un prévisible taux d’abstention record ».Parmi les griefs de certains membres de l’opposition, listés par L’Express de Madagascar : le « recensement pour la refonte de la liste électorale, en passant par la dénonciation de "faits illégaux" durant la campagne, jusqu’à la publication provisoire ». Une combativité de façade seulement, face à une opinion lassée, qui s’est peu déplacée le jour du scrutin. Et c’est, interprète le journal, exactement le déroulé des événements sur lequel comptait le camp Rajoelina. En somme, un scénario vu, revu, et prévu.
11/29/20234 minutes, 12 seconds
Episode Artwork

À la Une: le Niger tourne le dos à sa loi contre l’immigration

Le président de transition, le général Tiani, a abrogé la loi criminalisant les migrations le 27 novembre – qui prévoyait des peines contre toute personne aidant des migrants à passer la frontière. Cette décision, salue Mouryya Niger, « respire les vibrations d’une réponse à l’Union européenne » en réponse, précise L'Événement Niger, « à la position de l’UE qui a voté une résolution pour exiger la mise en liberté du président déchu Mohamed Bazoum, et son rétablissement au pouvoir ».Cette abrogation actée par le général Tiani est donc un témoignage supplémentaire – si besoin était -, de la dégradation des relations entre Niamey et ses anciens partenaires occidentaux, « encore un coup de canif, déplore Aujourd’hui au Faso, à la coopération avec l’UE », un « gros pavé dans le jardin européen ».Endiguer les flux migratoires en EuropeCette loi était même, juge L’Événement Niger, une forme d’ « ​​​​​​​externalisation des frontières européennes ». Alors même que « ​​​​​​​des migrants peuvent quitter des capitales de l’espace Cédéao et effectuer librement leurs voyages », assène un membre de la société civile interrogé par le journal nigérien, « ​​​​​​​c’est quand ils arrivent [dans cette ville, la "porte du désert"] que leur projet migratoire est un interdit ».Empêchés de franchir les limites invisibles, tracées dans le sable, qui mènent vers la Libye ou l’Algérie, des milliers de migrants se sont donc retrouvés bloqués à Agadez, devenue, déplore Aujourd’hui au Faso, « ​​​​​​​un hub forcé de migrants illicites ».Revers pour l’UE, satisfaction pour certaines communautésCar une véritable économie s’était développée autour des migrations : ainsi, croit savoir L’Événement Niger, qui affirme s’appuyer sur des chiffres du Conseil régional, « après 11 mois de la mise en application de la loi, en 2015, l’économie de la région avait perdu environ 65 milliards de francs CFA ».Une manne financière tarie donc avec la loi criminalisant les migrations, qui avait permis, concède Aujourd’hui au Faso, au moins officiellement, « ​​​​​​​de mettre un terme au trafic crapuleux et criminel des passeurs » et autres « ​​​​​​​trafiquants de tous acabits ». Alors, le titre burkinabè regrette que pour seule réponse à une Union avec laquelle les relations sont devenues délétères, celui qu’elle appelle ironiquement « ​​​​​​​G.I. Tiani » n’ait « ​​​​​​​pas trouvé mieux que d’ouvrir cette sorte de route de Shangri-la désertique ». Et à la fin, grince le même membre de la société civile cité plus haut, « ce sont [les migrants] qui reçoivent le coup de bâton ».Discussions entre Patrice Talon et Boni YayiLe président béninois et son prédécesseur, chef du parti les Démocrates, se sont rencontrés hier lundi à Cotonou. « L’opportunité d’échanger sur plusieurs sujets d’actualité », expose sobrement La Nouvelle Tribune, comme le retour des exilés, l’audit du fichier électoral pour les scrutins généraux de 2026, ou l’éventuelle libération de certains détenus – dont Joël Ayivo et Reckya Madougou par exemple.Surtout, le titre béninois s’enthousiasme du symbole que constitue cette rencontre, « ​​​​​​​démarche de dialogue » qui, même, « représente un pas important vers la réconciliation et le renforcement de la démocratie » dans le pays.Mais le journal pose une nuance, une mise en garde contre « ​​​​​​​l’hypocrisie politique » qui peut parfois teinter ce genre de rencontres. Or, c’est précisément ce que pointe Le Pays, qui s’interroge sur « ​​​​​​​la sincérité de [l]a démarche » de Patrice Talon - démarche que le journal burkinabè salue néanmoins, y voyant un signe « ​​​​​​​d’élégance politique et de considération envers son opposition ». Mais la prudence reste de mise car, « ​​​​​​​une chose est de recevoir l’opposition en audience, une autre est d’accéder à ses requêtes ».Des résultats en demi-teinteCertains sujets ont rencontré des fins de non-recevoir du président, comme le sort de Reckya Madougou. Il faut dire, analyse La Nouvelle Tribune, que le chef de l’État « ​​​​​​​n’a certainement pas envie d’avoir des soucis supplémentaires ». Alors, certes, des gestes envers ses adversaires politiques pourraient rejaillir positivement sur lui, mais « à quel prix » ?Bref, trop risqué – alors les deux leaders politiques ont plutôt accordé leurs violons au sujet de la révision du fichier électoral et de la composition de la commission électorale suffisant, espère Le Pays, pour « dissiper les doutes de l’opposition »et « créer un climat de confiance favorable à la paix sociale ». Il en va, martèle enfin le journal, « ​​​​​​​de l’intérêt de tous ».
11/28/20234 minutes, 28 seconds
Episode Artwork

À la Une: le calme est revenu à Freetown

La capitale de la Sierra Leone a été le théâtre, ce dimanche, de violents affrontements. Et si la fièvre est retombée, « c’est toujours l’embrouillamini total », écrit Aujourd’hui au Faso. La situation est particulièrement confuse, retrace de son côté Wakat Séra : il est question « d’une poudrière qui aurait été forcée, et des armes dérobées », « les autorités relèvent que des individus non identifiés ont tenté de forcer une armurerie militaire » tandis que « des prisons ont été attaquées, donnant l’occasion à plusieurs détenus de prendre le large. »Autant d’éléments qui poussent Aujourd’hui au Faso à se poser de nombreuses questions : « qui sont ces individus qui ont essayé de forcer l’armurerie du casernement militaire ? Quelles étaient leurs intentions ? Étaient-ce des militaires ou des civils ? »Une autre question : est-ce une tentative de coup d’Etat ?C’est en tout cas ce que semble sous-entendre la Cédéao dans un communiqué condamnant les violences. Le président Julius Maada Bio a, lui, évoqué une tentative de déstabilisation de l’État, en « évitant soigneusement, toutefois, note la BBC Afrique, de parler de tentative de coup. » Pour le Sierra Leone Telegraph, pas de doute : il s’agit bien d’un putsch raté.Aujourd’hui au Faso, de son côté, flaire aussi « une forte odeur de putsch étouffé » dans l’air, et pense pouvoir y déceler « les frustrations contenues par l’opposition à l’issue des élections de juin 2023 », qui, peut-être, « refont surface. » Analyse semble-t-il partagée par le Sierra Leone Telegraph, qui rappelle que « le principal parti d’opposition et les observateurs internationaux ont accusé la commission électorale de ‘voler’ les votes, en faveur du président Bio » lors du scrutin. À cela, il faut ajouter une économie « en grande difficulté ». L'inflation atteint les 60 % et « les prix des aliments de base et des biens de première nécessité sont à présent hors de portée des citoyens ordinaires, dont 70 % sont au chômage » écrit encore le titre.Autant d’éléments qui poussent le Telegraph à jouer les Cassandre et craindre que d’autres tentatives vont venir, « jusqu’à ce que la volonté démocratique et les libertés civiles de la population soient respectées. »Une enquête journalistique sur Stanis BujakeraLe média indépendant de République démocratique du Congo a publié hier, dimanche soir une enquête sur les accusations contre le journaliste Stanis Bujakera, que la justice accuse d’avoir fabriqué une note des renseignements décrivant comment ces derniers auraient tué le député Chérubin Okende. Actualite.cd rappelle que « le parquet congolais dit l’avoir identifié comme le premier émetteur de ce document, grâce à une analyse des métadonnées et une adresse IP. » Sauf, que, affirme le journal, « l’enquête menée [par les journalistes] prouve que cette affirmation est fausse. » D’abord, car les responsables de Telegram (service de messagerie cryptée qui aurait été utilisé pour diffuser le document), contactés, assurent que « Telegram supprime toutes les métadonnées, » tandis que WhatsApp rappelle « son opposition de principe à la traçabilité (…) et le caractère limité de sa collaboration avec les forces de l’ordre. »Un expert en informatique interrogé estime lui que « les éléments de preuve contenus dans les déclarations du procureur ne sont d’emblée ‘pas crédibles’ » ; le même chercheur, après investigations, « finit par exclure complètement que cette adresse [l’adresse IP incriminée] soit liée à Stanis Bujakera et l’attribue plutôt à un serveur web localisé en Espagne. » Mais le pouvoir assure, deux mois après la mise en détention de Stanis Bujakera, que la "vérité" passe "par sa mise en détention."Musique pour finirNos auditeurs auront peut-être reconnu ces quelques notes… la rumba congolaise de Fally Ipupa à l’honneur sur le site du Monde Afrique ! L'histoire d’ « un chanteur de rumba congolaise parmi d’autres », natif d’un quartier du centre de Kinshasa, chanteur dans les églises avant de devenir une « vedette » capable de « remplir les plus grandes salles d’Europe », comme l’a démontré son concert samedi à l’U Arena, en banlieue parisienne.D’où vient ce succès ? Le quotidien a sa petite idée : sa réussite, ce serait « ce balancier permanent entre l’audience des origines et celle des musiques urbaines », cette alternance entre courtes chansons, en français, et titres plus longs, en lingala. Une formule que le chanteur ambitionne d’exporter : après la RDC, la France, le reste de l’Europe, il « rêve de conquérir l’Amérique » raconte Le Monde… pour faire flotter haut les couleurs de son pays.
11/27/20234 minutes, 46 seconds
Episode Artwork

À la Une: la visite du général Tiani au Mali et au Burkina Faso

Le chef de la junte nigérienne est arrivé hier, jeudi après-midi, à Ouagadougou, en provenance de Bamako. « Une journée marathon », nous dit Mouryyaniger, qui précise : « Si le Général Abdourahmane Tiani qui a renversé le président Mohamed Bazoum a choisi Bamako pour sa première sortie, cela tient au fait que le Colonel Assimi Goita est le premier à réussir son aventure politique militaire au Sahel (...) C’est lui en personne qui est venu accueillir son frère aîné le Général Tiani au bas de la passerelle à sa descente d’avion à l’aéroport international Modibo Keita Senou de Bamako. Il a ensuite été reçu au palais de Koulouba pour une rencontre en tête-à-tête », souligne Mourryaniger, qui se montre plutôt optimiste pour la suite des évènements. « La mutualisation des expériences techniques et professionnelles des trois pays (Niger, Mali, Burkina) via l’alliance des États du Sahel, récemment scellée entre eux, pourrait bien insuffler une nouvelle dynamique de lutte anti-terroriste et de développement au Sahel ».De son côté, Sahel Tribune parle d'un « Tango diplomatique sous le ciel de Bamako ». Sous la photo du général Tiani et du colonel Assimi Goïta, le site d'information ne recule pas devant les envolées lyriques : « Ce ballet diplomatique sous le ciel de Bamako est bien plus qu’un simple spectacle de feux d’artifice politique. C’est une symphonie complexe, un pas de danse délicat entre nations déterminées à coopérer malgré les défis. Espérons que ce tango diplomatique marque le début d’une ère de coopération renforcée, où le Mali et le Niger, main dans la main, danseront vers un avenir de prospérité partagée et d’unité renouvelée. »La visite du général Tiani à Ouagadougou où il a rencontré le capitaine Ibrahim TraoréLe Faso.net voit là « une occasion pour les deux Chefs d’État d’échanger sur les problématiques communes aux deux pays, notamment la lutte contre le terrorisme et les questions de développement socio-économiques ». On voit les deux hommes, tous deux en treillis, se saluer cordialement.  « Le général Tiani », poursuit le site burkinabé, « a été accueilli à l’aéroport international de Ouagadougou par le Président de la Transition, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré avec tous les honneurs dus à son rang ; exécution des hymnes nationaux, honneurs militaires. »Wakatsera, de son côté, ironise sur les « deux premiers sauts de puce du général Tiani » et parle-lui aussi d'un accueil en grande pompe, évoquant ses deux étapes à Bamako et à Ouagadougou  : « Que ce soit dans l’une ou l’autre des deux capitales, il a été rendu au général Tiani, un accueil des grands jours, avec les honneurs militaires, la traditionnelle eau de bienvenue dans une calebasse ou la gerbe de fleurs classique offerte par une jeune fille ».Pour le site burkinabé, nul doute que cette visite est justifiée par la lutte contre le terrorisme : il estime ainsi que « la zone dite des ' Trois frontières ' infestée par le groupe État islamique a, plus que jamais, besoin de cette coalition des armées malienne, nigérienne et burkinabè, pour se sortir d’affaire, avec le départ de la force française Barkhane dont les éléments ont mis hors d’état de nuire, bien des chefs terroristes et anéanti leurs bases ».Mais ce n'est pas tout... conclut Wakatsera : « comme pour rappeler au général Tiani que demain n’est pas la veille de la fin de ce calvaire », c’est alors que son avion volait entre deux frontières voisines du Niger que le Parlement européen, « a fermement condamné le coup d’État militaire qui a eu lieu le 26 juillet 2023 et exigé la libération immédiate et inconditionnelle du président Bazoum, de sa famille et de toutes les personnes détenues arbitrairement, ainsi que l’abandon de toutes les charges qui pèsent sur lui ». »Une condamnation dont se serait certainement bien passé l'homme fort du Niger. 
11/24/20234 minutes, 11 seconds
Episode Artwork

À la Une: un drapeau hissé dans le ciel de Kidal

Oui, et il ne s’agit pas du drapeau du Mali, mais bien de celui des paramilitaires russes du groupe Wagner : une tête de mort blanche, menaçante, sur fond noir, jette son regard sur les habitants de la cité tout juste reprise aux ex-rebelles touaregs. « Tout un symbole, relève Jeune Afrique, qui vient contredire le discours officiel du régime d’Assimi Goïta faisant la part belle à l’armée malienne. »De fait, selon le récit circulant au Mali, Kidal « aurait été exclusivement reconquise par les Forces armées maliennes. » Et le magazine panafricain note encore dans les propos du chef de la junte ou de la télévision nationale, il n’y a « nulle mention des mercenaires de Wagner – même sous le vocable ‘d’instructeurs russes’ habituellement utilisé par les autorités maliennes. » Et ce malgré le rôle, que JA estime « déterminant, » des mercenaires de Wagner, dans la reprise de la ville septentrionale. Le magazine enfonce le clou : la vidéo montrant le drapeau du groupe sur le fort, « confirme » le « statut de meneur » des paramilitaires… car ces images « n’aurai[en]t probablement jamais pu être tournée[s] si les mercenaires russes n’avaient une forme d’ascendant sur leurs partenaires maliens. »Réaction courroucée des autorités Wakat Séra pointe que, « les paramilitaires russes auraient voulu porter un coup à la fierté des FAMa (…) qu’ils n’auraient pas agi autrement. (...) Au risque de provoquer l’ire des colonels de Bamako. » De fait, les autorités ont d’abord évoqué, à tort, une fausse information, avant que l’étendard malien soit rétabli au sommet du fort hier en fin d’après-midi. « Pas question pour le colonel Assimi Goïta et ses lieutenants, poursuit le titre burkinabè, de voir écornée cette souveraineté à laquelle ils tiennent tant, » eux qui « en ont fait le pilier et l’étoile polaire de leur combat. »Un coup d’œil à la presse malienne permet de s’en rendre compte : pas un mot du drapeau des paramilitaires russes, en revanche, Mali Actu vante « la victoire des forces armées maliennes, (…) source de fierté pour le peuple malien », preuve selon le site que « le Mali est capable de se défendre seul contre les terroristes » et leurs soutiens.Questionnements autour d’un charnier Charnier découvert par les FAMa et qu’ils attribuaient aux rebelles du CSP… or, ces derniers ont démenti, hier, et dénoncent, rapporte Wakat Séra, une « pure mise en scène que l’armée malienne aurait orchestrée. »Difficile à ce stade de démêler le vrai du faux. Ce qui est certain, c’est que les questions soulevées par cette découverte sont nombreuses : « Qui l’a creusé ? Où est-il localisé ? Combien de corps y sont entassés ? » s’interroge ainsi Wakat Séra, dans les pas d’Aujourd’hui au Faso qui se demande « qui a perpétré [ce charnier] ? À quelles fins ? Quelle est l’identité des victimes ? » Les deux journaux burkinabè finissent par partager un même doute : « ce charnier existe-t-il seulement ? »Toujours dans la presse, les élections en RDC La campagne se poursuit en vue des scrutins de fin d’année… sauf dans les provinces du Rutshuru et du Masisi, dans l’Est du pays, en raison de l’insécurité. En cela, la situation autour de Goma est, pour Aujourd’hui au Faso, une illustration de plus que « l’insécurité, qu’elle soit liée à une rébellion ou à du terrorisme, est une menace pour la tenue et la transparence (…) des processus électoraux. »Autre potentielle menace sur l’équité de cette campagne, pointée par Actualité.cd, « le clan de Moïse Katumbi dénonce déjà une partialité dans le traitement qui lui est réservé à certains endroits. » Un cadre du parti interrogé par le journal accuse ainsi l’équipe du président sortant, Félix Tshisekedi, d’avoir « assuré le monopole d’occupation de tous les panneaux publicitaires » dans certaines villes, et de compliquer encore les choses, car l’avion affrété par Moïse Katumbi « n’a toujours pas été autorisé alors que les formalités ont été remplies dûment », poursuit le titre congolais.Tous les regards sont donc braqués sur Moïse Katumbi. Avec une question principale, posée par Jeune Afrique : « Katumbi peut-il s’imposer comme le candidat commun de l’opposition ? » Plusieurs candidats ont déjà annoncé se rallier à lui, mais certains, comme Denis Mukwege ou Martin Fayulu, accueillent fraîchement l’initiative ; et, raconte Jeune Afrique, Moïse Katumbi est « soupçonné d’avoir voulu forcer la main de ses collègues. » Quoi qu’il en soit, conclut le magazine, « les dissensions actuelles sont révélatrices des divergences que connaît l’opposition depuis plusieurs semaines » … d’où cette interrogation d’un membre de l’opposition : « que gagne-t-on à rester en-dehors d’un ticket commun ? »
11/23/20234 minutes, 6 seconds
Episode Artwork

À la Une: Guillaume Soro réapparaît à Ouagadougou!

Quelques jours après avoir rencontré le chef de la junte à Niamey, l’ex-Premier ministre ivoirien tombé en disgrâce a été reçu hier par le capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition au Burkina Faso. Un pays où « Guillaume Soro est tout sauf en terre inconnue », écrit Wakat Séra, où ses visites, « officielles comme privées » se sont succédées jusqu’en 2016. Sans oublier, embraie Aujourd’hui au Faso, « et c’est un secret de polichinelle, que le Faso fut la base arrière de la rébellion ivoirienne, dirigée par un certain Guillaume Soro ! ». Bref, « Soro, c’est l’un des plus burkinabè des Ivoiriens ».Surtout, à Ouagadougou, Guillaume Soro est près, tout près de la Côte d’Ivoire : dans la capitale il n’est « qu’à un millier de kilomètres d’Abidjan », relève encore Wakat Séra et même, constate L’Infodrome côté ivoirien, « l’ancien poulain du président Ouattara se rapproche de plus en plus de (…) son pays ». Une Côte d’Ivoire « si proche mais pourtant si loin », en raison des lourdes condamnations qui empêchent Guillaume Soro de rentrer libre au pays.Un message du Burkina Faso à la Côte d’IvoireA tout le moins, il s’agit d’un « geste inamical » juge Aujourd’hui au Faso, par lequel « Ouaga prouve que le Burkina Faso ne tient pas compte des états d’âme du voisin ivoirien ». En tout cas, rebondit L’Infodrome, il ne s’agit sûrement pas d’un hasard, « dans un contexte socio-politique marqué par des tensions entre les deux pays, notamment avec l’affaire des deux gendarmes ivoiriens encore détenus au pays des hommes intègres ».Cette visite démontre en tout cas une chose selon Wakat Séra : que « l’eau a coulé sous les ponts » depuis l’époque où Guillaume Soro était poursuivi au Burkina Faso pour des accusations de soutien à un coup d’État. Aujourd’hui au Faso ne dit pas autre chose, lui qui considère que cet entretien entre Soro et les autorités « ne peut être vu que sous le prisme d’un réchauffement » avec le pouvoir.Un réchauffement avec Guillaume Soro ?C'est en tout cas la recommandation de Wakat Séra, qui se fend du conseil suivant : le président ivoirien Alassane Ouattara, « chantre de la réconciliation », serait peut-être bien inspiré d’ouvrir la porte lui aussi à un apaisement des tensions… en tout cas, pour le titre burkinabè, c’est sûr : le président ivoirien «  doit faire jouer la sagesse dont nombre de personnes le donnent dépositaire, et mettre fin définitivement à l’exil de Guillaume Soro », qui dure depuis quatre ans. Et sur le volet des conseils, Aujourd’hui au Faso en a un aussi : attention à la « mise en garde » envoyée par le Burkina Faso avec ce geste… attention à ce qu’Alassane Ouattaro ne fasse pas de ses voisins « des sanctuaires pour ses ennemis »… autant se rabibocher… après tout, conclut le titre, « un ressort cassé, ça se soude ! »À la Une aussi, la campagne pour la présidentielle en RDCAvec, principale nouveauté hier, des informations sur le programme de Denis Mukwege. Des lignes de conduite qui reposent « essentiellement sur des préoccupations sécuritaires » résume Jeune Afrique, mais aussi sur « la lutte contre la pauvreté et contre les "antivaleurs" » le tout articulé autour de dix piliers… avec cette formule, reprise par le magazine panafricain, « la fin de la guerre, la fin de la faim, et la fin des vices ».Ce qui intrigue surtout, c’est le signal que ce geste envoie. Cela pourrait signifier que Denis Mukwege n’envisage pas à ce stade de se ranger derrière Moïse Katumbi, contrairement à plusieurs autres candidats d’opposition dont Matata Ponyo. Interrogé par Jeune Afrique, un soutien du médecin estime qu’il est « normal » que le candidat présente son programme, puisqu’il « s’est avant tout engagé dans cette élection à titre individuel ».Mais, analyse Jeune Afrique, « officiellement, le plus célèbre des gynécologues congolais demeure ouvert à la discussion » et « il voit, dans les annonces de ralliement » des uns et des autres, « une manière de faire pression sur lui ».De la pression, il y en a, et de plus en plus, car le temps file et, prévient enfin JA, « à un mois des élections, [il] ne joue pas en faveur des opposants ».
11/22/20233 minutes, 57 seconds
Episode Artwork

À la Une: le Pastef dévoile son jeu au Sénégal

Le leader du parti, Ousmane Sonko, est empêché de candidater à la présidentielle de l’an prochain ? Qu’à cela ne tienne ! La formation a révélé hier le nom de son nouveau poulain : Bassirou Diomaye Faye.  Une stratégie devant laquelle Le Pays, au Burkina Faso, fait la moue, pour plusieurs raisons. D’abord car le Pastef a été dissous il y a plusieurs mois ce qui « paraît un handicap majeur », ironise le journal. Comment en effet valider la candidature « d’un parti censé ne pas exister officiellement ? »  Deuxième obstacle : Bassirou Diomaye Faye est, lui-même, derrière les barreaux. Alors, Le Pays « se demande à quoi rime ce choix porté sur un candidat qui non seulement ne jouit pas de la liberté de ses mouvements, mais aussi sur la tête de qui plane la même épée de Damoclès d’inégibilité en cas de lourde condamnation ».Car, rappelle Jeune Afrique, le bras droit d’Ousmane Sonko a été interpellé en avril « pour la publication d’un post sur les réseaux sociaux où il mettait en doute l’indépendance de certains magistrats ». Et depuis, « son dossier s’est encore compliqué » puisqu’il est « désormais poursuivi pour un nouvel éventail de charges » dont appel à l’insurrection et atteinte à la sûreté de l’État. Rien qui ne l’empêche d’être candidat tant que l’affaire n’a pas été jugée.Une personnalité de plus en jeu pour l’électionLa route jusqu’au palais présidentiel commence à être embouteillée. Dans un rare entretien accordé à Jeune Afrique, le chef d’État sortant Macky Sall lui-même souligne qu’ « on dénombre déjà plus de deux cent candidats », tout en appelant à être mesuré : « Le processus [des parrainages] constitue un filtre qui ramènera les choses à leur juste proportion. » À ce moment seulement, « il sera temps d’analyser les forces (…) qui seront vraiment sur la ligne de départ ».Car il faut 44 559 signatures au minimum pour pouvoir se présenter. Or, pointe Aujourd’hui au Faso, rien ne garantit que Bassirou Faye pourra « capitaliser sur la sympathie qui colle à la peau de Sonko ». Quoi qu’il advienne, le titre juge que cela « préparera le terrain pour [le leader du Pastef] en 2030 ». En admettant qu’il soit toujours dans le jeu politique en tout cas, Macky Sall, à qui il s’est farouchement opposé, ne parierait pas dessus : « En politique, il y a des phénomènes qui apparaissent. Certains disparaissent comme ils étaient venus. (…) C’est ainsi. »Préparatifs pour la présidentielle en RDCEt là encore une pléthore de candidats : 25 800 pour les législatives, 44 000 pour les provinciales, et 23 pour la présidentielle. Un chiffre qui ne cesse de baisser depuis dimanche et pour cause : plusieurs candidats se rallient à Moïse Katumbi, au point que dans le pays, Objectif Infos se demande si « l’on tend vers une candidature commune de l’opposition ». Il est « trop tôt pour l’affirmer », convient encore le titre mais, après la défection de Matata Ponyo, puis Seth Kikuni et enfin Franck Diongo, « les signaux restent positifs en faveur de la désignation d’un candidat » pour tous, s’enthousiasme le journal.  De là à voir en Moïse Katumbi le « candidat de tous les espoirs », il n’y a qu’un pas qu’Objectif Infos serait prêt à franchir. Si Wakat Séra ne le rattrapait pas pour nuancer : certes, le candidat peut profiter du désistement de plusieurs concurrents. Mais, « l’ancien gouverneur du Katanga aura en face de lui – sauf revirement spectaculaire de leurs parts – d’autres poids lourds de l’opposition ». Martin Fayulu ou Denis Mukwege pour ne citer qu’eux.  En tout cas, cela n’empêchera pas Objectif Infos à rêver d’un pouvoir qui puisse réussir là où « Félix Tshisekedi, à en croire l’opposition, a échoué (…) sécuriser les Congolais ».  La sécurité, promesse de Félix TshisekediParticulièrement dans l’est du pays, à la frontière avec le Rwanda, où Le Monde Afrique assène lui aussi que le président congolais « n’est pas parvenu à pacifier la région », toujours en proie aux combats avec les rebelles du M23. La situation semble même empirer par endroits, comme autour de Goma où, observe le quotidien le groupe « resserre son emprise ». Et si dans la ville, la guerre semble « si loin si proche », pour les 450 000 habitants du Nord Kivu qui ont dû quitter leur maison, une « colère sourde » grandit peu à peu.  Mais dans deux zones de la province, là où la frustration grandit le plus, le vote ne pourra avoir lieu. Et de toute façon, juge Wakat Séra, « rien  ne fait peur au président candidat ». Rendez vous dans un mois.
11/21/20234 minutes, 11 seconds
Episode Artwork

À la Une: réactions après la défaite de George Weah au Liberia

Le président sortant ne réalisera pas le doublé : il s’est fait dribbler par son opposant Joseph Boakai. Une défaite concédée avant même les résultats définitifs par l’ancien Ballon d’or, et sur laquelle la presse continue de revenir ce lundi, croyant voir dans son attitude des réminiscences de « son esprit exemplaire de fair-play footballistique », tel l’Observateur Paalga au Burkina Faso. Le journal burkinabè souffle de soulagement, comme d’ailleurs Wakat Séra : « George Weah a désamorcé la bombe sociale que bien des observateurs redoutaient », à savoir celle de violences post-électorales.Pas de violence donc pour cette troisième alternance pacifique, « scénario d’un président-candidat qui perd les élections », dans lequel Aujourd’hui au Faso voit « la preuve que le scrutin, peu ou prou, s’est déroulé dans la transparence ». Autant d’éléments poussant le titre burkinabè à décerner au Liberia « un nouveau laurier de démocratie ».Les raisons d’un échecLes promesses n’engagent que ceux qui y croient – mais attention au retour de bâton. Et c’est, pour plusieurs journaux, précisément ce qui est arrivé à « l’enfant de Santa Clara » qui, rappelle Le Monde Afrique, promettait en 2017, « une lutte implacable contre la corruption et la misère ». Six ans plus tard, « l’euphorie a très vite fait place à la désillusion. La majorité des Libériens auront donc exprimé cette année contre Mister George un vote protestataire, plus qu’une adhésion franche au programme de son adversaire », analyse donc L'Observateur Paalga.Face à une situation plus difficile encore qu’il y a six ans – les crises successives d’Ebola, puis du Covid, ont mis à mal l’économie d’un pays déjà fragile. Le parcours de technocrate de Joseph Boakai, aux antipodes de celui de George Weah, a aussi su « réveiller l’espoir », analyse Le Monde Afrique. Car il peut se prévaloir de quarante ans de carrière, durant lesquels il a été successivement ministre de l’Agriculture, dirigeant de grandes entreprises, vice-président. Autant de galons qui, estime Wakat Séra, donnent au président-élu sa « solide casquette d’homme d’État », encore renforcée par le fait que ce « fils de paysans sait parler à ses compatriotes le langage qu’ils connaissent ».De lourds défis à venirSans être responsable des « manquements » de l’ère Weah, Joseph Boakai en hérite pourtant, pointe encore le titre burkinabè. Et dans un pays où « tout est urgent et prioritaire », il va falloir faire preuve de stratégie et de savoir-faire.Mais, les électeurs, eux aussi, auront du travail, conclut le Liberian Observer. Car la population se doit, prévient le journal, de « répondre présent à chaque occasion, et pas seulement dans les bureaux de vote ». Exit « l’idée reçue au sujet de la démocratie, selon laquelle la population est spectatrice de la performance des élus ». Au contraire, poursuit l’Observer, il faut « appliquer une pression éclairée » sur ladite performance pour s’assurer que les volontés populaires sont respectées. En somme, un travail main dans la main.Les votants dans l’isoloir aussi en RDC dans un moisPour les élections présidentielle, législatives et provinciales et à un mois du scrutin, la campagne a été lancée hier dimanche. Peu de réactions à ce stade dans la presse congolaise – les titres burkinabè eux ne se privent pas de commenter cette période qu’ils voient déjà « âpre et haletante », comme Aujourd’hui au Faso, « au regard du poids des candidats ». Parmi les 25 en lice – ils étaient 26 jusqu’à ce que Matata Ponyo se rallie à Moïse Katumbi – on peut en effet désigner le sortant Félix Tshisekedi, le prix Nobel Denis Mukwege ou encore le déçu de 2018 Martin Fayulu.Et même si tous, « comme des d’Artagnan, Porthos ou Aramis se lanceront sabre au clair à la conquête de la présidence » dans un pays où l’insécurité est grandissante, il faudra « tout faire, prévient Le Pays, pour éviter des accrochages ou affrontements entre militants et sympathisants » issus de telle ou telle écurie. Des différents candidats à leurs soutiens en passant par les observateurs internationaux, il faut, prescrit encore le titre, « que soient respectées les règles du jeu ». En gardant cette ligne de conduite en tête : « Seule doit prévaloir la force de l’argument, et non l’argument de la force. »
11/20/20234 minutes, 13 seconds
Episode Artwork

À la Une: le 1er tour de l'élection présidentielle à Madagascar...

Alors que les tous premiers résultats font apparaître une forte abstention, l'Express de Madagascar crie victoire.« La messe est dite », annonce-t-il, précisant que « les premières tendances des résultats provisoires donnent une confortable avance au candidat Rajoelina ». Le journal parle même du « tsunami électoral », que pourrait déclencher le président sortant. Mais il n'oublie pas de souligner que « l'autre point marquant de ce premier tour de présidentielle, est le faible taux de participation... » Il est vrai que la plupart des candidats avaient appelé aux boycott du scrutin, l'Express de Madagascar précise que « le collectif des candidats affirme qu’il s’agit “d’une victoire” de l’appel à l’abstention qu’il a lancé. »Dans Tribune Madagascar.com, un éditorial en forme de coup de gueule... « La capacité de langue de bois et de verbiage diplomatique que l’on subit des observateurs internationaux qu’il s’agisse des chancelleries, des misions européennes ou autres observateurs africains détachés sur l’Ile quant au regard qu’ils ont sur la situation politique de la Grande Ile, nous irrite au plus haut point. », nous dit-on. Toutefois, « Il serait temps de régler l’ambivalence de nos relations avec la communauté internationale : le lundi, sur des avis déplaisants émis par des observateurs étrangers, on va pousser des cris d’orfraie et hurler à l’ingérence...  Et le Mardi on va appeler les casques bleus au secours ... pour espérer mettre fin aux exactions d’un pouvoir qui dérape au-delà de toutes les limites ». Conclusion de Tribune Madagascar. « Cette ambivalence relève avant tout d’une profonde méconnaissance de ce qui dicte la politique et la diplomatie de nos « partenaires  étrangers… Ou plutôt de ce qui dicte leurs initiatives et réactions… ce qui ne fait en général pas une politique ».La police à Kidal« Le déploiement de près de 200 policiers dans la ville de Kidal est en cours », titre Maliweb.  « Un document de la hiérarchie de la police largement partagé sur les réseaux sociaux atteste cette information » ... « À peine, les forces de défenses maliennes ont fait leur entrée triomphale dans le bastion de la rébellion Touarègue, que le gouvernement prend des dispositions pour déployer environ 200 policiers dans les deux commissariats de la ville ». Et Maliweb d'ajouter : « les initiatives pour rassurer les populations de la ville de Kidal se font par le retour à la sécurité ».De son côté, Malijet publie la déclaration officielle du premier ministre Choguel Kokalla Maïga, après l'entrée de l'armée malienne et de ses supplétifs russes à Kidal. « C'est une victoire pour l'unité et la stabilité ». « Ce triomphe » ajoute-t-il, « n'aurait pas été possible sans la patience de notre peuple, sans la clairvoyance des chefs militaires et sans les sacrifices de dignes filles et fils du Mali, tombés sur le champ d'honneur »... « je demeure convaincu que la paix et la réconciliation restent un challenge à la portée de notre grande nation. »Ousmane SonkoC’est ce vendredi que se joue le sort de la candidature à la présidentielle du principal opposant au pouvoir, Ousmane Sonko. La Cour suprême doit, se prononcer sur la légalité ou non de sa radiation des listes électorales. « Ce vendredi 17 novembre, le monde entier va écouter et observer le Sénégal », annonce Rewmi.com qui publie la photo d'une veillée nocturne qui s'est tenue hier soir.  On y voit des partisans d'Ousmane Sonko, qui portent des pancartes demandant sa libération, autour de quelques bougies disposées au sol.  Et selon le site d'information sénégalais, « Les militants et sympathisants de Sonko ne comptent pas rester les bras croisés ou attendre sagement les verdicts dans leurs maisons. Les patriotes envisagent de grands rassemblements dans l’étendue du territoire national pour mettre la pression sur les décideurs du destin de leur leader. »De son côté, Ousmane Sonko s'est exprimé sur les réseaux sociaux. Sénégo publie son post en intégralité. « Je continue à réclamer ma libération, car cette arrestation n’est, en fait, qu’une prise d’otage politique, pour empêcher ma candidature à la présidentielle de février 2024 », affirme l'opposant qui ajoute :  « je réclame la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques afin qu’ils retrouvent leur famille, car leur souffrance a assez duré ». Ousmane Sonko qui fait allusion aux drames de l'émigration clandestine... « la jeunesse sénégalaise désespérée se tourne vers les méandres des océans et du désert, et l’État sénégalais, complice, ne pose aucune action pour empêcher ces drames devenus le lot quotidien des familles ». Enfin, l'opposant appelle ses partisans à maintenir la pression. Il appelle « tous les Sénégalais, épris de justice, à s’organiser sur toute l’étendue du territoire national pour exercer leur droit constitutionnel à la résistance et refuser », dit-il, « le dictat d’une minorité ».
11/17/20235 minutes, 10 seconds
Episode Artwork

À la Une: les Malgaches invités dans les bureaux de vote

« Aux urnes citoyens ! » s’exclame Midi Madagascar, ce jeudi. Les 11 millions d’électeurs votent depuis quelques heures ((6h locale, 3h TU)) pour choisir leur prochain président. « Un événement politique sans précédent dans l’histoire du pays », estime le journal malgache quelques pages plus loin, en raison d’une « série de situations exceptionnelles, révélant des fissures profondes dans le processus démocratique. » Avec, en tête de ces particularités : le fait que la grande majorité des candidats boycottent l’élection. « Ils sont en principe treize candidats à s’aligner aujourd’hui » explique ainsi L’Observateur Paalga, mais « en principe seulement, car 10 candidats au fauteuil suprême, parmi lesquels l’ancien président Marc Ravalomanana, ont appelé » à tourner le dos au scrutin.Il faut dire que la campagne a été particulièrement trouble – le Monde Afrique évoque même un « climat de tension d’une rare intensité. » C’est donc, pour L’Express de Madagascar, « tant bien que mal », que le premier tour de cette élection a lieu, « au milieu d’une conjoncture dominée par les querelles politiques. » Pour rappel, une partie de l’opposition a dénoncé des irrégularités dans l’organisation du vote ; une polémique a aussi éclaté au sujet de la bi-nationalité du sortant Andry Rajoelina, polémique qui a rythmé ces derniers mois.Une élection lourde d’enjeuxIl y a d’abord la Commission électorale, qui joue une partie de sa crédibilité sur ce vote. Très contestée dans la période qui a précédé le scrutin, la Céni « est attendue au tournant » pointe L’Express de Madagascar, et même « elle n’a pas le droit à l’erreur » car « la moindre peccadille sera exacerbée par les détracteurs du processus. »Et puis, et cela plusieurs journaux le pointent, il y a la question de la participation. Nombre des candidats d’opposition ayant appelé à s’abstenir, Le Pays juge qu’une mobilisation massive des électeurs « serait une victoire d’étape pour le candidat du pouvoir » alors qu’à l’inverse, une faible participation « représenterait pour Rajoelina un véritable camouflet, après avoir préféré avancer tête baissée face aux récriminations de ses adversaires politiques. »Une analyse que ne partage pas L’Express de Madagascar : le titre met en garde contre une surinterprétation des chiffres, car, croit-il, « étant donné la tendance abstentionniste des électeurs malgaches, l’abstention pourrait ne pas être la meilleure manière de démontrer la non-approbation du processus électorale. » Comment, en effet, distinguer les abstentionnistes qui contestent le scrutin de ceux qui, tout simplement, n’ont pas le réflexe d’aller voter ?Les attentes de la populationPopulation qui, souligne Midi Madagascar, a parfaitement conscience que « de [son] vote va dépendre de [son] avenir et celui de [ses] enfants pour les cinq années à venir. »Et sur ce plan, Wakat Séra juge, amer, que dans cette présidentielle, « tout se résume à l’espoir » car les secteurs essentiels – éducation, santé, infrastructures – en sont, selon le journal burkinabè, « réduits à se reposer sur des projets qui ne sont, en réalité, que de véritables éléphants blancs. » Le journal poursuit en égrenant la « persistance de la corruption », l’« impossible autosuffisance alimentaire et industrialisation du pays » ou encore les « coupures d’électricité entraînant des délestages monstre. » 8 malgaches sur 10 vivent en effet sous le seuil de pauvreté ; près de la moitié d’entre eux n’ont pas accès à l’eau.Bref, c’est un Andry Rajoelina « lesté d’un bilan peu flatteur » qui va tenter de s’envoler vers la première place du scrutin, avec en toile de fond, prédit Wakat Séra encore, une « crise préélectorale qui muera probablement en crise post-électorale si rien n’est fait. »Les journaux inquiets de « l’après »À quoi ressemblera « le lendemain du scrutin » ? Beaucoup de titres, à commencer par L’Express de Madagascar, ont les yeux rivés sur cet après. Car, s’inquiète le titre, aucun des trois candidats engagés dans la campagne « n’a clairement répondu à la question sur la manière dont ils comptent résorber le clivage politique qui s’est installé ces dernières semaines. » Des tensions dont L’Observateur Paalga craint aussi qu’elles ne « remettent en cause la fragile paix sociale dans le pays » là où, pessimiste, Wakat Séra considère que « l’explosion de la marmite […] risque d’être inévitable. »Ne reste plus qu’à aller voter – et à charge du futur président de rétablir la sérénité. Ce sera là, conclut L’Express de Madagascar, son « premier challenge politique. »  
11/16/20234 minutes, 22 seconds
Episode Artwork

À la Une: l’armée malienne remet la main sur Kidal

« Ça y est ! Cette fois, c’est la bonne. » Ce cri de soulagement, c’est celui de l’Observateur Paalga ce matin. Et pour cause : lourdement appuyés par les paramilitaires du groupe Wagner, les soldats ont repris le contrôle de ce bastion rebelle ; une première depuis plus de dix ans et un véritable « tournant copernicien dans la guerre oblique au long cours que mène le Mali contre ses ennemis », se réjouit Aujourd’hui au Faso. Une victoire pour Bamako donc mais aussi, souligne Le Monde Afrique, « une victoire personnelle pour le colonel Assimi Goïta, » « arrivé au pouvoir avec un agenda souverainiste et sur une promesse de reconquête des territoires perdus. »Victoire de terrain, victoire personnelle mais aussi « victoire symbolique », poursuit le quotidien, sur un territoire considéré comme le bastion inexpugnable » des rebelles touaregs depuis l’indépendance du pays en 1960.D’importants moyens militairesSi L’Observateur Paalga souligne que « les FAMa n’ont pas toujours fait le poids face aux groupes armés de la rébellion », eh bien cette fois, « la donne militaire a nettement changé. » Il y a d’abord l’appui des paramilitaires russes du groupe Wagner ; et puis les journaux soulignent aussi unanimement, à l’image d’Aujourd’hui au Faso, les « bombardements aériens » qui ont eu raison des éléments du CSP, « claquemurés » dans l’ancien camp de la Minusma et qui eux, privilégiaient les combats de guérilla, aidés de leur connaissance du terrain.Plus précisément, apprend-on dans les colonnes du Monde Afrique, ce sont les « bombardements répétés des drones […] de fabrication turque » qui ont permis de renverser la situation et d’éviter le « fiasco » de la précédente tentative de reconquête, en 2014.Quid de la suite des événements ?C’est une chose de gagner du terrain, encore faut-il le conserver. Tout l’enjeu réside donc dans cette question formulée par Aujourd’hui au Faso : « Et maintenant, que feront les FAMa de cette victoire ? » Les journaux partagent une même inquiétude, que pointe L’Observateur Paalga : celle d’une alliance « avec les groupes armés terroristes » contre « un ennemi commun. »Un nom, en particulier, revient : celui d’Iyad ag Ghali, ancien chef rebelle touareg, avant de devenir le plus haut cadre d’al-Qaïda dans la région. Ce personnage pourrait être « l’autre bénéficiaire, moins attendu, de cette reconquête » soupçonne Le Monde Afrique… et Le Pays de rappeler qu’il a « toujours maintenu des liens avec la majeure partie des groupes armés majoritairement touaregs » et qui pourrait donc « les attirer vers lui » à la faveur d’une alliance de circonstances.Bref, les rebelles ont beau s’être repliés, il y a fort à parier que le travail soit encore long. De toute façon, pour s’estimer vraiment vainqueur, le gouvernement de Bamako devra remporter une autre bataille que celle de Kidal, conclut Aujourd’hui au Faso : celle de « l’apaisement des cœurs. »Élections au Liberia dans un climat plutôt calmeOn prend les mêmes, et on recommence ! Pour la deuxième présidentielle de suite, le sortant George Weah et l’opposant Joseph Boakai s’affrontaient au second tour. L’impression de déjà-vu va-t-elle s’arrêter là où, comme s’interroge Wakat Séra, « l’histoire va-t-elle se répéter », avec une victoire de George Weah ?Rien n’est certain car le président sortant fait face à la déception de la jeunesse qui l’a porté au pouvoir, « désabusée par les promesses non tenues, » ; des jeunes qui « ne savent plus s’il faut invoquer Saint-George qui, pendant sept années, a fui leurs problèmes » dénonce Wakat Séra ou « Saint-Joseph, 78 ans, qui s’érige en ‘sauveur’ » d’un pays où chômage et pauvreté marchent main dans la main.Des scores très serrés au premier tourÀ peine 7.000 voix d’écart – difficile donc, de prédire lequel des deux l’emportera. Sur place, le Libérien Times estime que « le gagnant sera [donc] probablement celui que les Libériens trouveront le plus à même de combattre plusieurs problèmes, dont la pauvreté, la corruption et l’insécurité. » Car le titre nous apprend que près des trois quarts des Libériens signalent ne pas avoir eu assez d’argent pour se nourrir l’année passée ; et que seulement un tiers d’entre eux se sentait en sécurité en marchant seul la nuit, un taux « parmi les plus bas dans le monde. »Quel que soit le résultat, Wakat Séra espère surtout une chose : que « les chiffres qui sortiront du ventre des urnes soient l’expression véritable de la volonté des électeurs » … pour que subsiste le calme rencontré pendant le vote.
11/15/20234 minutes, 28 seconds
Episode Artwork

À la Une: on sait où se trouve Guillaume Soro

Oui et ce n’est pas au Mali comme certains le pressentaient… ni à Istanbul, Chypre ou Dubaï. Alors, Le Monde Afrique  ironise : « Guillaume Soro serait-il devenu le furet de la politique ivoirienne ? » En réalité, c’est au Niger que l’ancien chef rebelle, ancien Premier ministre ivoirien a trouvé refuge, comme son parti l’a annoncé hier, lundi, dans un communiqué – sans exclure des escales au Burkina Faso, au Mali ou en Guinée-Bissau.Silence radio de la part de la presse ivoirienne… les titres burkinabè eux ne se privent pas ! Ainsi de Wakat Séra qui s’amuse de « l’importance de ce nouveau citoyen nigérien », reçu par le président de transition, le général Tiani, dès son arrivée, témoignage aussi de « l’intérêt » que peut revêtir Guillaume Soro pour les putschistes.Une fois de plus, l’ancien protégé d’Alassane Ouattara se drape dans « un sens de la mise en scène dont il a le secret et une faconde qu’il apprécie », mais surtout, il multiplie les actions. Aujourd’hui au Faso ne dit pas autre chose et souligne, d’entrée de jeu, que « les choses sont allées vite et s’enchaînent », tandis qu’en parallèle, « les images sont largement commentées sur les réseaux sociaux. » Tout en réussissant à cultiver une forme de silence.Peu de précisions sur la suiteCette installation au Niger est-elle « définitive » ? Ou bien est-ce une simple « escale avant de continuer dans la capitale économique ivoirienne », poursuit L’Observateur Paalga qui décidément a une litanie d’interrogations : « Qu’est-ce que les deux hommes [Soro et Tiani] se sont dit exactement ? Qu’a-t-on promis au président de Générations et peuples solidaires ? » Force est de constater qu’à ce stade, c’est toujours « mystère et boule de gomme. »Mais le point d’interrogation principal se trouve dans les colonnes de Wakat Séra : « Pourquoi Guillaume Soro a-t-il jeté son dévolu sur des pays voisins de la Côte d’Ivoire, et dont certains sont en froid avec les autorités ivoiriennes ? » Aujourd’hui au Faso esquisse un début de réponse : hormis la Guinée-Bissau, les pays d’accueil choisis ont « deux dénominateurs communs : ils sont frappés par le terrorisme et les rébellions ; et leurs relations avec la Côte d’Ivoire sont cordiales » - façon de dire que ces rapports sont froids depuis l’accession au pouvoir de la junte nigérienne car, pointe L’Observateur Paalga, Alassane Ouattara faisait partie des « tenants de la ligne dure de la Cédéao, qui ont poussé à la prise de sanctions politiques, économiques, commerciales et financières » particulièrement sévères. Pour le journal burkinabè, il n’y a donc pas lieu de chercher plus loin que cet adage : « l’ennemi de mon ennemi est mon ami. »Claude Pivi toujours introuvableLes forces de l’ordre guinéennes n’ont pas réussi à mettre la main sur l’ancien capitaine, près de deux semaines après l’attaque contre la prison centrale de Conakry. C’est donc sans cet accusé de premier plan que s’est rouvert, hier, le procès du massacre du 28-septembre. Jamais absent n’aura été aussi présent : en fait, « l’ombre de ‘Coplan’ plan[ait] sur le tribunal », juge Aujourd’hui au Faso. Et elle devrait continuer de hanter les débats, prédit le journal, « tant qu’on ne le retrouvera pas. » D’abord car, « il constitue une des boîtes noires du massacre et des viols du 28 septembre. »Mais aussi, car chacun s’inquiète pour sa sécurité, les témoins évidemment, raconte L’Observateur Paalga, mais aussi les avocats eux-mêmes. Des hommes en robe noire bien en peine de faire leur travail car ils subissent, détaille Jeune Afrique, des « difficultés » pour accéder à la prison de Conakry – conséquence des « mesures prises pour sécuriser les lieux », entre la présence de gendarmes à la Maison centrale et les rondes effectuées de nuit autour des domiciles de certains avocats de la défense, dénonce l’un d’entre eux dans les pages du magazine.Quelles options pour la suite ?Il y a bien ce que suggère Jeune Afrique : « prendre des mesures pour garantir la sécurité des différents acteurs. » Mais sur ce point, les avis divergent, certains avocats cités par le magazine craignant d’être espionnés par les gardes du corps qui pourraient leur être affectés.En attendant, « Pivi court toujours »… on ne sait où il se trouve… « une question dont la réponse vaut de l’or » aux yeux du pouvoir, littéralement ou presque : environ 55.000 euros sont promis à ceux qui donneront « toute information permettant la capture » de l’ancien proche de Moussa Dadis Camara.
11/14/20234 minutes, 20 seconds
Episode Artwork

À la Une: Guillaume Soro bientôt de retour en Côte d’Ivoire?

En tout cas, l'ancien chef rebelle et ancien Premier ministre compte rentrer de son exil du continent. C’est ce qu’il a annoncé hier dimanche dans une vidéo postée sur X, sans préciser, en réalité, s’il comptait rejoindre la Côte d'Ivoire ou ailleurs.  Mais la plupart des titres de presse partent du principe, ce lundi matin, que c’est bien au pays qu’il veut revenir - une décision « inattendue », estime Aujourd’hui au Faso, qui « pourrait signifier que [Guillaume Soro] en a marre de fuir et compte affronter désormais son destin ». Mais pour le titre burkinabè, « surtout on sent que cette soif inextinguible de rejoindre sa Côte d’Ivoire est un message fort à Alassane Ouattara, (…) quasiment un défi lancé au président ». Puisque, on le rappelle, l’ancien fidèle du chef de l’État a été condamné à l’emprisonnement à vie, accusé d’avoir monté une opération pour le renverser.  Mais le voilà donc « fatigué d’errer de pays en pays, [...] miné par la nostalgie de sa mère-patrie », raconte Wakat Séra, mais aussi et peut-être surtout « à court de ressources financières », imagine le journal. Sauf que vu les relations que Guillaume Soro entretient avec Alassane Ouattara, il y a fort à parier qu'il « ne sera pas accueilli à bras ouverts ». Et Wakat Séra ironise : Alassane Ouattara « ne tuera sûrement pas le veau le plus gras pour fêter ce retour ».Quelle réaction attendre ?Aujourd’hui au Faso se pose la même question : « Comment cette annonce a été accueillie à Abidjan ? » Wakat Séra croit avoir une réponse à offrir : la nouvelle, est « ressentie comme une bombe » dans le pays, qui « donnera certainement des nuits blanches à Abidjan ».Des nuits blanches et peut-être des colères noires, car Wakat Séra note encore que « le vocable de "réconciliation" », dont Alassane Ouattara s’est fait le chantre des années durant, « a disparu de la composition du nouveau gouvernement mis en place par Robert Beugré Mambé », le nouveau Premier ministre. Comme si un cap avait été franchi, comme si une porte avait été refermée. Alors, le chef de l’État et son ancien protégé pourront-ils « un jour, enterrer la hache de guerre » ? « Rien n’est moins sûr », conclut le journal.  Au Mali, les suites de la bataille de KidalCela fait trois jours que l’armée et les ex-rebelles touaregs du CSP s’affrontent pour le contrôle de cette ville du nord du Mali. Et, raconte Le Pays, cette « campagne de reconquête » lancée par les Fama « s’est accélérée depuis samedi » avec, ajoute L’Observateur Paalga, « un changement de tactique militaire » qui voit les soldats « combiner bombardements aériens et mouvement de troupes au sol ».Une nouvelle stratégie qui a permis, affirme Sahel Tribune au Mali, « des progrès considérables » : « grâce à la coordination des forces terrestres et aériennes, les positions des groupes armés ont été complètement dispersées », s’enthousiasme encore le titre. Sauf que, tempère L’Observateur Paalga, il s’agit aussi d’une « guerre des communiqués » dans laquelle « chaque camp s’attribue la victoire ». Difficile de savoir donc ce qu’il en est exactement, mais une chose est sûre : « Les combats font rage. »Les craintes d’une extension de la criseOui car, juge L’Observateur Paalga, « il y a fort à parier que la CMA pourrait nouer une alliance avec les groupes armés terroristes qui ont pignon sur les dunes maliennes » depuis des années. Car, complète Le Pays, une victoire de l’armée dans la zone signerait « la fin des haricots pour les terroristes du Jnim (…) car avec cette nouvelle donne, [ils] seront fatalement pris en étau », n’ayant plus de base arrière où se réfugier. Les deux journaux n’ont donc pas de mal à imaginer que les rebelles « agissent en tandem avec les groupes terroristes (…) au nom d’une alliance de circonstances pour la survie de tous ».Loin d’être l’objectif final, la reprise de Kidal pourrait donc n’être qu’un « début de libération de ce septentrion malien », analyse Aujourd’hui au Faso, point de départ peut-être d’un « combat dans la durée et à l’issue incertaine » - d’autant que l’armée malienne et ses supplétifs ont beau avoir l’avantage matériel, « le CSP possède la géographie, le terrain ; chaque coin et recoin n’a aucun secret pour les rebelles ». Or, « dans toute guerre, c’est le terrain qui commande la manœuvre ». Bref, conclut L’Observateur Paalga : « Une chose est de reconquérir Kidal, une autre est de pacifier le septentrion malien. »
11/13/20234 minutes, 22 seconds
Episode Artwork

À la Une: la guerre se poursuit dans la région de Kidal, dans le nord du Mali

Tous les sites d'information maliens s'en font l'écho, notamment Malijet et Bamada.net. Les forces armées maliennes (Fama) « ont lancé hier des opérations stratégiques... Ces interventions, d'une importance capitale, sont menées, nous dit Bamada, avec un engagement ferme envers le respect des droits de l'homme, mettant en avant la mission primordiale des Fama, à savoir rétablir la paix et la stabilité dans le nord du pays ». Pour Malijet, il s'agit « d'éradiquer toutes les menaces terroristes dans la région de Kidal, là encore, nous dit-on, dans le respect des droits de l'homme. [...] L'armée tient à rassurer les populations, elles ne doivent pas céder à panique ni à la propagande des terroristes ». Des frappes qui font toutefois des victimes civiles. Mais ni Malijet, ni Bamada, n'évoquent la mort de plusieurs d'entre eux, dont des enfants, mardi, lors de frappes menées par les Forces armées maliennes contre les rebelles du CSP.Le massacre de plusieurs dizaines de civils au Burkina FasoLes sites d'info burkinabés ne reviennent pas sur cette dernière information, mais s'intéressent à ce qui se passe au Mali voisin, dans la région de Kidal. « Bourreaux sans frontières, que vous ont donc fait les enfants de Kidal et de Gaza ? », s'interroge WakatSera, qui poursuit : « À Kidal, où la guerre ne fait que commencer entre l’armée malienne et les rebelles du CSP-PSD...  Ce sont, selon les chiffres des combattants du CSP-PSD, au moins huit enfants qui sont restés sur le carreau, suite aux frappes attribuées aux Forces armées maliennes. [...] Malheureusement pour les enfants, à Kidal comme à Gaza, rien ne semble pouvoir arrêter ces armes qui ravagent tout sur leur passage et ne laissent que larmes et désolation », déplore WakatSera.En Guinée, la cavale de Jean-Claude Pivi continueC'est guinée7 qui revient sur cette cavale et sur la somme promise - 500 millions de francs guinéens - par les autorités guinéennes à qui permettrait l'arrestation de l'ex-homme fort de la junte qui a dirigé le pays, entre 2008 et 2009. « Wanted, comme au temps des chasseurs de primes, comme aux heures les plus sombres du far West », s'exclame le site d'information guinéen, qui fait référence à l'évasion de quatre prisonniers, dont l'ex-chef de la junte Moussa Dadis Camara, le 4 novembre dernier. Tous ont été repris, sauf Jean-Claude Pivi. « L'homme le plus recherché de Guinée, était celui, qui enfilait ses habits de "justicier" pour faire sa loi, exerçant au passage sa technique bien maîtrisée de transformer un homme en fagot de bois, poursuit guinée7. Décrit par certains comme une "brute épaisse", ceux qui connaissent de plus près ce karatéka capable de briser une brique d’un coup de poing disent qu’ils sont souvent étonnés par son air débonnaire voire affable dans la vie de tous les jours. Seulement voilà, ajoute le site d'information, l’image de tous les jours est bigrement ternie par les accusations portées contre lui, suite aux dramatiques événements du 28 septembre 2009, quand une horde de militaires, gendarmes et policiers a fondu sur le grand stade de Dixinn pour y commettre meurtres (au moins 157 tués), viols (au moins 100 femmes violées) et des centaines d’autres très graves exactions. »Le site d'information Ledjely commente lui aussi la décision prise par les autorités de promettre une prime de 500 millions de francs guinéens. « C’est une mesure qui achève de convaincre que pour l’heure, les autorités n’ont aucune piste à propos de Claude Pivi. Et que désormais, elles se remettent à une hypothétique dénonciation de ce dernier par les citoyens. »
11/10/20233 minutes, 51 seconds
Episode Artwork

À la Une: les rapports entre la France et le continent africain

Deux députés français ont déposé hier mercredi un rapport parlementaire sur ces relations, véritable « guide de survie en temps de crise », souligne Le Monde Afrique, avec une question centrale : « Comment sauver la place de la France en Afrique ? »Pour Aujourd’hui au Faso, la réponse est simple : « Une "tabula rasa" », du moins interprète le journal burkinabè, c’est ce que préconisent Bruno Fuchs et Michèle Tabarot, à l’origine de ce document. « 175 pages, rappelle encore le titre, résultat d’auditions de personnalités français et africaines, dont [...] François Hollande et Mohamed Bazoum » avant d’être déposé.Un travail volumineux, dont on n’avait pas nécessairement besoin « pour savoir que la friture s’épaissit de plus en plus sur la ligne France-Afrique », ironise Wakat Séra, malgré le travail fourni, que le journal « salue » d’ailleurs, il est « ​​​​​​​difficile de ne pas reconnaître que Bruno Fuchs et Michèle Tabarot ont enfoncé une porte largement ouverte ».Certes, difficile d’ignorer que les relations entre l’Hexagone et le continent se sont obscurcies ces derniers temps. Quand exactement ? Wakat Séra fait remonter la dégradation à plusieurs décennies. Aujourd’hui au Faso situe la bascule aux moments des putschs en Afrique de l’Ouest. Mais, assène Le Monde Afrique, « le constat est implacable ».Plusieurs erreurs françaises en AfriqueMaladresse ou paternalisme mal placé ? En tout cas, sans aucun doute, une « ​​​​​​​incohérence du discours français à l’égard des États africains », analyse Le Monde Afrique. Avec, comme illustration, la relative nonchalance de Paris vis-à-vis de la prise de pouvoir de Mahamat Idriss Déby au Tchad, alors que les putschs au Mali, au Burkina Faso et surtout au Niger ont été sévèrement critiqués.Et puis, dès son arrivée à l’Élysée, Emmanuel Macron a promis de tourner le dos à des décennies de Françafrique, sans pour autant réussir à se débarrasser, dénonce Wakat Séra, « ​​​​​​​du vocabulaire et des attitudes dignes de l’époque coloniale, pourtant révolue ».Et de citer, en vrac, les sorties de Jacques Chirac : une Afrique « pas mûre pour la démocratie », de Nicolas Sarkozy : « le grand drame de l’homme africain… » ou même d’Emmanuel Macron lui-même. Des exemples de « condescendance », s’insurge Aujourd’hui au Faso, qui « horripile[nt] la jeunesse africaine ». Le journal ne cherche pas plus loin : ce sont ces éléments qui ont « créé ce désamour qui frise le divorce ». Alors qu’envisager pour la « thérapie de couple » ? D’abord, pas de panique, préconise Aujourd’hui au Faso. Après tout, comme pour les personnes, « dans les relations entre les pays, il y a des hauts et des bas » et « rien n’est définitif ».Quant au rapport, il préconise un véritable traitement de choc : plus de cohérence, moins d'ingérence ; sortir du tout-militaire et privilégier la présence de diplomates - pourquoi pas avec une filière spécifique au quai d'Orsay ? ; repenser la politique des visas, « ​​​​​​​perçue comme ‘humiliante’ par les élites africaines », estime Le Monde et surtout, sortir d’une posture pouvant apparaître comme méprisante.Si tout cela est fait, alors, espère Wakat Séra, « on pourra crier, "à bas la Françafrique" et "vive la France et l’Afrique" ».Les femmes scientifiques sur le continentLes journaux s’y consacrent à l’occasion de la remise du prix Femmes et sciences en Afrique subsaharienne, décerné depuis 2010 à l’initiative notamment de la Fondation l’Oréal pour braquer la lumière sur ces scientifiques.Des femmes qui sont « confrontées à un véritable parcours de la combattante », déclare la directrice de la Fondation l’Oréal, dans les colonnes du Point Afrique. Car, en plus des difficultés communes à toutes les scientifiques du monde, elles doivent aussi dépasser « ​​​​​​​des conditions matérielles extrêmement » défavorables, la recherche scientifique étant sur le continent, selon cette interlocutrice, « ​​​​​​​vraiment le parent pauvre des politiques publiques ».Et puis il y a la question de « l’invisibilisation des femmes, [...] une stratégie du patriarcat depuis la nuit des temps », pointe cette interviewée. De fait, « un tiers seulement des scientifiques en Afrique sont des femmes », relève Le Monde Afrique, ce qui signifie que, « ​​​​​​​au rythme actuel », il faudrait « un siècle [...] pour que les femmes scientifiques du continent soient à parité avec leurs homologues masculins ».Ce n’est pourtant pas faute de compétences : le quotidien rappelle que ces chercheuses travaillent sur tous les domaines en pointe, « ​​​​​​​pharmacologie, génétique, accès à l’eau, [...] intelligence artificielle » ou encore « ​​​​​​​astronomie ». Et deviennent par ailleurs, « chemin faisant, [...] des modèles pour des générations de fillettes ». Alors pourquoi pas rêver ? Le changement pourrait être au coin de la rue.
11/9/20234 minutes, 18 seconds
Episode Artwork

À la Une: les affrontements ont commencé à Kidal

L’armée a eu recours hier à des frappes de drones sur cette ville du nord du Mali, objet depuis des semaines de tensions entre le gouvernement et la rébellion du CSP. « Tous (…) la redoutaient. (…) La guerre de Kidal aura donc lieu. » constate, fataliste, Wakat Séra au Burkina Faso. Il faut dire, admet le titre, que personne n’avait « véritablement le moindre espoir qu’elle soit évitée. » Et pour cause, explique Le Pays : « les groupes rebelles du Nord, qui ont toujours mis un point d’honneur dans la défense de leur citadelle, n’ont jamais fait mystère de leur opposition à la rétrocession des camps de la Minusma. »Analyse partagée par Jeune Afrique  qui rappelle que Kidal est le « berceau des différentes rébellions touarègues. » Hors de question donc pour ces dernières de perdre leur fief ; mais cet enjeu rencontre celui, contraire, de l’armée et de « la junte d’Assimi Goïta, qui a promis de reconquérir [la ville]. »Aujourd’hui au Faso  résume ainsi les choses : « d’une part, on a les FAMa et les walkyries de Wagner qui veulent prouver qu’ils vont vaincre le CSP sans aide extérieure, et que de vide sécuritaire il n’y aura point. De l’autre côté, un CSP qui est en terrain connu, et même conquis » puisqu’au départ des Casques bleus, les anciens rebelles ont pris le contrôle du camp de la Minusma.Jusqu’où les forces en présence iront-elles ?Dans ces affrontements, Aujourd’hui au Faso reconnaît « un air de reconquête » teinté de « la peur d’un nouvel échec, » d’où, croit savoir le journal, « ces frappes de drones, quasi à l’aveuglette. » On apprend en effet dans les colonnes de Jeune Afrique qu’un premier bombardement a touché le camp militaire ; un second proche d’une école ; et un dernier enfin, a touché une réunion de notables. Bref, les victimes sont essentiellement, voire exclusivement civiles – l’armée n’a pas communiqué et le CSP assure qu’il n’y a aucune perte dans ses rangs. Wakat Séra prévoit qu’il ne s’agit là que d’un début : « le camp de la Minusma, estime le journal, n’a certainement pas fini d’être pilonné et sera (…) le théâtre d’un conflit dans lequel périront de nombreuses victimes collatérales innocentes. »Préoccupation partagée par Aujourd’hui au Faso, pour qui ce qu’il appelle des « bavures » de l’armée « risquent de se démultiplier, à force de vouloir coûte que coûte déloger le CSP du camp. » Pour cette base et pour l’aéroport, « jusqu’où iront les FAMa ? » Le journal burkinabè va plus loin encore et s’interroge : l’armée serait-elle prête à « détruire carrément Kidal ? »La Minusma, arrivée à GaoIl aura fallu une semaine de trajet au départ de Kidal, puisque les autorités ont refusé de permettre un pont aérien. Un véritable « périple, agité et (…) fait de rationnement d’eau et de nourriture » rapporte Wakat Séra. Mais les mésaventures ne sont peut-être pas terminées pour les hommes de la mission onusienne, « loin d’être en terre amie », rappelle le titre… d’abord chassés par la junte, les casques bleus sont maintenant empêchés de partir, faute des autorisations de vol nécessaires. A défaut d’avancées concrètes, Wakat Séra ne peut donc qu’espérer : « vivement qu’un modus vivendi soit trouvé entre chasseurs et chassés pour faciliter le départ de ces derniers. »Le cacao ivoirien dans la presseLe Monde Afrique  se penche sur ces producteurs qui souhaitent « décoloniser le cacao » c’est-à-dire, rendre le pouvoir aux pays producteurs sur ce marché. Pour donner un ordre d’idées, la Côte d’Ivoire fournit près de la moitié de la production mondiale de cacao. Pourtant, le pays ne compte que 24 chocolatiers – mondialement, c’est l’Allemagne qui remporte, non pas la médaille, mais la fève.Un « paradoxe connu » auquel quelques producteurs ont décidé de mettre fin. Le pari ? Il s’agirait, raconte Le Monde, « d’acheter aux agriculteurs ivoiriens les cabosses fraiches (…) pour pratiquer soi-même l’écabossage, la fermentation et le séchage. » En clair : tout est fait sur place, et le chocolatier « garde le contrôle sur sa matière première. » Objectif affiché : « transformer le caillou en diamant » selon le producteur à l’origine de cette initiative et rencontré par le quotidien. Et l’initiative est déjà sur les rails puisque courant 2024, raconte Le Monde, aura lieu « un nouveau concours de chocolaterie spécifiquement africaine. » Pas de doute, j’en serai !
11/8/20234 minutes, 15 seconds
Episode Artwork

À la Une: «le jour d’après», suite à l’attaque de la prison centrale de Conakry

Trois jours après l’opération commando qui a permis l’évasion de 4 détenus de haut rang, tous impliqués dans le procès du massacre du 28-septembre – dont l’ancien chef d’Etat Moussa Dadis Camara -, de nombreux journaux s’interrogent sur la suite. Le cours du procès justement, va-t-il être modifié par cet événement ?Sur Guinée Matin, les divers interlocuteurs rencontrés sont unanimes : « cette évasion va impacter le déroulé normal du procès ». Pourtant, dans Guinée 7, l’avocat de Moussa Dadis Camara l’assure : « le procès du 28 septembre ne doit pas s’arrêter. » Et ce conseil va même plus loin… certain que « c’est le vœu le plus ardent [de l’ex-chef d’État] que la lumière soit faite sur ces événements. »Mais ces vœux pieux ne rassurent pas vraiment la presse ; surtout que, s’inquiète Guinée Matin, « il y a lieu de craindre pour la sécurité des autres accusés » dans ce dossier. D’autant, rappelle un professeur de droit rencontré, que « les victimes constituées parties civiles étaient très réticentes » et « ont mis du temps » à accepter d’être exposées à la barre.Même analyse, toujours dans les colonnes de Guinée Matin, avec l’organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme : « la question de la sécurité a toujours été redoutée. (…) Nous avons toujours dit aux autorités de créer ce climat qui permet de renforcer la sécurité des victimes, des magistrats… », s’inquiète ainsi un porte-parole.Claude Pivi toujours en cavaleDes quatre évadés de samedi, il est le seul à être encore dans la nature – un interlocuteur rencontré par Le Djély  croit savoir que « si Claude Pivi (…) ne s’est pas encore rendu, cela serait lié à la crainte qu’il éprouverait pour sa vie. » Rappelons que la théorie la plus répandue veut que ce soit son fils, Verni Pivi, qui a orchestré les opérations de samedi.En attendant d’y voir plus clair sur cet événement – qui sont les commanditaires ? les personnes impliquées ? et même, se demande Le Djély, « les objectifs » allaient-ils « au-delà du désir de faire évader des prisonniers » ?En attendant donc d’y voir plus clair, le colonel Mamadi Doumbouya, chef de la transition, « n’a pas fait dans la dentelle » juge Le Pays, en radiant de l’armée plusieurs dizaines de soldats.À juste titre, à en croire le journal : « Sans aucun doute, des complicités, il y en a eu » assène-t-il. « Sinon, il est inconcevable qu’un commando vienne de l’extérieur (…) dans une prison considérée comme la plus grande du pays et la mieux surveillée. » Mais le titre burkinabè prévient : alors « qu’il y a des divisions au sein de l’armée guinéenne, pour ne pas parler de clans, » « attention à l’effet boomerang ! »  Les 41 bougies de Paul BiyaCe lundi 6 novembre marquait l’anniversaire de ses 41 ans… à la tête du Cameroun. Quarante et un ans « de progrès et d’échecs » si l’on en croit le Journal du Cameroun – qui met toutefois largement l’accent sur les premiers, pas vraiment sur les seconds. Le journal estime notamment que Paul Biya a « sem[é] le pluralisme politique et la démocratie » — et s’il admet bien que les partis du pays « font parfois face » à des interdictions de manifester, cet argument est vite balayé par le journal. Et de saluer encore « l’homme du 6 novembre », qui, « au lieu de la répression de la subversion, […] préfère la liberté. »Un ton pour le moins mélioratif, bien loin de celui employé par Le Pays. Le journal burkinabè n’a pas de mots assez durs contre « la boulimie du pouvoir » du chef d’État. C’est bien simple, ironise de son côté Wakat Séra, Paul Biya n’est plus le locataire mais « le propriétaire du palais présidentiel d’Etoudi. »Une longévité encore prolongée ?Le Pays prévoit déjà une candidature de Paul Biya à la présidentielle de 2025 – en tout cas, « ce ne serait pas une surprise » constate le journal. D’ailleurs, abonde Wakat Séra, une partie de la population « a déjà commencé à réclamer sa candidature pour la prochaine élection. »Mais attention, prévient le titre : « tous les autres longs règnes sur le continent noir » se sont « mal terminés. » Et, ajoute encore Le Pays, ces mandats à répétition « pose[nt] la problématique de l’avenir politique du Cameroun. » « Paul Biya forever » oui, ironise Wakat Séra, « surtout avec une opposition quasi inexistante. » Il n’empêche : « la perspective de l’après-Biya » doit être envisagée. Et Le Pays enfonce le clou : « le seul combat qui vaille aujourd’hui » pour le président, « c’est de réussir sa succession. »
11/7/20234 minutes, 17 seconds
Episode Artwork

À la Une: ce qui pourrait être une tentative d’évasion de Moussa Dadis Camara en Guinée

Un geste aussi bref que commenté, sur tout le continent ! Le retour en liberté de l’ancien dictateur, au pouvoir en 2008 et 2009, n’aura duré que quelques heures : presque, ironise Wakat Séra, « comme si l’ex-chef de la junte (…) avait entrepris de faire une petite promenade de début de week-end hors de sa cellule. »En fait d’une balade champêtre, il s’agissait bel et bien d’une « tentative d’évasion, [d’un] enlèvement ou [d’un] coup d’Etat » : à ce stade, Le Pays au Burkina Faso a du mal à choisir entre ces trois options.Quoi qu’il en soit, l’initiative a fait long feu : très vite, raconte Le Djély, « l’un après l’autre, » Moussa Dadis Camara et 2 de ses co-accusés dans le procès du massacre du 28-septembre, sont « revenus à la prison civile de Conakry. »Bref, une évasion « manifestement avortée », finalement « pas si bien préparée », note encore Le Djély, même s’il est difficile à ce stade de savoir ce qui a écourté les opérations : prise de conscience « que l’entreprise était vouée à l’échec » ou victoire des forces de l’ordre.Un évadé toujours en cavaleMême si Guinée 7 s’amuse que Moussa Dadis Camara, le colonel Thiegboro Camara et Blaise Gomou soient « de retour à la case prison », l’un des « co évadés » du groupe semble être toujours dans la nature : le colonel Claude Pivi, « dont le fils, précise Wakat Séra, serait le chef d’orchestre » de cette tentative.Le Pays croit même savoir que cet « ancien sous-officier radié des effectifs de l’armée » a « véritablement le profil de l’emploi », lui qui a été chassé des rangs de la grande muette pour avoir participé à un braquage, puis a été dans le viseur de la justice pour, précisément, « avoir planifié une première opération pour sortir son géniteur du cachot. »Tensions à Conakry L’inquiétude retombe difficilement ; d’autant plus que, insiste Le Pays, « Claude Pivi est toujours dans le cosmos », « introuvable » même selon les mots de Guinée Matin. Or, pour Le Pays, « aussi longtemps que les fugitifs n’auront pas été tous arrêtés », « la prudence doit rester de mise. » Dans ce contexte, Guinée 7 constate que les rues étaient particulièrement vides ce week-end à Conakry, avec des tirs d’armes à feu dans plusieurs quartiers.Un accès de prudence d’autant plus prudent que, s’inquiète Le Pays, « cette descente musclée sur la plus grande prison de Guinée révèle un système de sécurité lacunaire autour des sites sensibles. » Comment, en effet, renchérit Wakat Séra, comment des hommes armés ont-ils « pu arriver jusqu’à la Maison centrale, située dans l’un des endroits les mieux surveillés de Conakry, (…) presque au milieu de plusieurs postes militaires ? »Inquiétudes également au sommet de l’ÉtatPour Le Pays, le colonel Mamadi Doumbouya, actuel chef de la junte, ferait bien de « se faire du mouron » au même titre que la population. Car les quatre évadés, ou exfiltrés, de ce week-end, ont un point commun : ils sont « à la fois originaires de la même région et toujours populaires au sein de la troupe. » On peut donc facilement imaginer « des ralliements (…) qui pourraient déboucher sur des revendications » dont, pourquoi pas, le départ du chef des militaires au pouvoir.Une thèse imaginée aussi par Wakat Séra qui prédit donc déjà que les récents éléments pourraient « empêcher le colonel Mamadi Doumbouya d’avoir le sommeil tranquille. »Les journaux penchés sur la présidentielle à Madagascar…L’élection doit avoir lieu dans 10 jours, dans un pays « dans l’impasse » raconte Le Monde Afrique ; car « la tension est à son comble entre l’opposition et le président sortant » Andj Radzoel’n, et « le climat politique ne cesse de se dégrader » rappelle Jeune Afrique. Sur place, Midi Madagascar va même plus loin : « l’ambiance politique dans la capitale est explosive », assène le journal : après les affrontements, les invectives, « on craint [même] l’utilisation de mercenaires » par les deux camps.Dans ce décor général, le rôle d’un acteur est questionné : celui de la France. Une France qui a, « dès le début de la crise », eu à cœur de « ne pas se singulariser » pointe Le Monde. Sauf qu’au lieu de passer pour une mise en retrait salutaire, cette attitude est prise pour « un soutien qui ne dit pas son nom à l’égard du président sortant. » Alors, le quotidien s’interroge : « faut-il attendre que le sang coule dans les rues d’Antananarivo pour que les gouvernements étrangers sortent de leur réserve ? »
11/6/20234 minutes, 15 seconds
Episode Artwork

À la Une: en Éthiopie, les incertitudes un an après le cessez-le-feu entre rebelles tigréens et armée fédérale

Les incertitudes demeurent, selon The New Humanitarian. Le site internet spécialiste des questions humanitaires parle d'un accord de paix inachevé. Le média donne ainsi la parole à d'anciens combattants tigréens, comme cette jeune femme qui survit aujourd'hui avec 35 dollars par mois : « Elle se dit oubliée, traitée comme un vieux chewing-gum » et attend une hypothétique réintégration dans la société. Une illustration des nombreux ratés de la démobilisation un après la fin de la guerre.Dans un autre reportage au Tigré, le Addis Standard affiche le dénuement des ex-miliciens dans les camps dits de transit, le manque de médicaments, de nourriture.Selon The New Humanitarian, ce processus de démobilisation, le plus important jamais envisagé, concerne plus de 370 000 combattants et doit durer cinq ans avec l'aide des Nations unies. Le problème, c'est que personne ne veut payer la facture totale de 850 millions de dollars avec le gouvernement éthiopien. Un énorme risque selon un diplomate cité par le média en ligne car la plupart des ex-combattants ont encore des armes.Opacité dans l'attribution de blocs gaziers dans l'est de la RDCUne enquête co-signée par l'agence Reuters et The Bureau of Investigative Journalism pointe des irrégularités dans les résultats de l'appel d'offre émis par le gouvernement. Ce dernier concerne l'extraction d'hydrocarbures notamment autour du Lac Kivu. La société canadienne Alfajiri y a remporté l'une des zones en jeu et ce alors qu'elle ne présentait pas les garanties financières nécessaires, selon un rapport de présélection. Il faut dire que la société a été créée trois semaines après l'annonce de la mise aux enchères des marchés d'exploitation.L'enquête révèle aussi comment Alfajiri a vu son offre technique nettement réévaluée à la hausse, même si la société n'a pas démontré qu'elle employait du personnel qualifié dans un premier temps.L'affaire fait en tout réagir en RDC : sur Actualité.CD, la plateforme « Le Congo n'est pas à vendre », déplore l'absence de transparence dans le choix des lauréats. Son porte-parole s'insurge : « Il faut arrêter de sélectionner des sociétés qui n'ont pas les compétences. » Le ministère congolais des Hydrocarbures indique de son côté avoir respecté les évaluations du rapport final de sélection des offres.« L'empire de papier » d'un entrepreneur kényanJulius Mwale est présenté comme le principal investisseur de villes intelligentes comme Akon City dans la région de Thiès au Sénégal. Sauf que, nous révèle Mediapart, ce milliardaire autoproclamé est régulièrement accusé de laisser des factures impayées et ses projets n'ont jamais abouti. Akon City est toujours un chantier en friche aujourd'hui.L'enquête détaille donc comment Julius Mwale s'affiche auprès de chefs d'État et a réussi à convaincre des mannequins sud-africains, d'anciens militaires américains et donc la popstar américaine Akon, de financer ces soi-disant projets de « smart cities » au risque d'être condamné.Julius Mwale est ainsi dans le collimateur de la justice, aux États-Unis ou encore au Kenya pour ne pas avoir réglé plus de deux millions de dollars de factures ces quinze dernières années. L'une des plaignantes cingle : « C'est un escroc, un fraudeur, je ne comprends pas comment il fait pour être encore dans le coup... » L'avocat de Julius Mwale, lui, « dénonce une enquête diffamatoire aux relents racistes qui semble discréditer les personnes noires comme des escrocs ».Les célébrations des Springboks continuent en Afrique du SudLes rugbymen sud-africains font encore la fête comme l'a constaté la télévision eNCA. Près d'une semaine après leur victoire à la Coupe du monde en France, les champions ont commencé leur tour d'honneur dans un bus à impériale sur l'avenue centrale de la capitale Pretoria. Autour d'eux, des dizaines de milliers de supporters et le président Cyril Ramaphosa.Pour terminer en musique, le quotidien The Star raconte comment les Springboks ont sabré le champagne avec le chanteur Zakes Bantwini et son tube « Mama Thula ».
11/3/20234 minutes, 16 seconds
Episode Artwork

À la Une: une décennie de deuil sur RFI

Il y a dix ans jour pour jour : Ghislaine Dupont, journaliste, et Claude Verlon, technicien de reportage, étaient assassinés au cours d’un déplacement à Kidal. Depuis, demeurent de nombreuses zones d’ombre, au point que Le Pays, au Burkina Faso, s’interroge : « Saura-t-on jamais la vérité ? »En une décennie, on en a appris un peu sur les circonstances de la mort de nos confrères : ils ont interviewé un leader du mouvement national de libération de l’Azawad, « un de ces entretiens dont raffolent les consommateurs toujours plus assoiffés d’info », note amèrement Wakat Séra, puis ont été kidnappés, et assassinés dans la foulée. Un attentat revendiqué par al-Qaïda au Maghreb islamique. Mais au-delà de ces quelques éléments, l’enquête avance peu, « entravée notamment, souligne Jeune Afrique, par le secret-défense » ainsi que les « obstacles diplomatiques et bureaucratiques ». Des entraves administratives qui font dire à Wakat Séra que « l’épais brouillard qui enveloppe les identités des auteurs et commanditaires » de l’assassinat de nos confrères, « semble en arranger certains, raison d’État oblige ».Des pouvoirs parfois peu coopératifsAu cœur des récriminations des journaux : le secret-défense donc, que Paris a « traîn[é] des pieds » pour lever, selon Le Pays. Une démarche de toute façon partielle, « par la déclassification de données téléphoniques seulement huit ans après les faits » mais, dénonce Wakat Séra, « largement amputés de leur quintessence, donc devenus inexploitables ». Une situation qui fait croire au Pays que « Paris pourrait avoir des choses à cacher dans ce dossier sensible ».De fait, regrette la sœur de Claude Verlon rencontrée par Jeune Afrique, « c’est compliqué […] de ne pas avoir l’impression qu’on nous dissimule des choses », puisque « quand on ne nous dit pas que les documents demandés n’existent pas, on obtient des documents caviardés ».Et « le départ de l’armée française du Mali […] n’y aura rien changé ». Car il y a aussi les réticences des Nations unies. JA rappelle ainsi que cela fait « des années » que la justice « réclame l’accès aux photos prises par la Minusma présente à Kidal » au moment de l’enlèvement. Sans succès.Opérations ralenties par le coup de froid entre Paris et BamakoJeune Afrique pointe que « ​​​​​​​pour les proches de Ghislaine et Claude […] le divorce diplomatique entre Paris et Bamako depuis l’arrivée au pouvoir du colonel Assimi Goïta en 2021, a été vécu comme un coup de massue ». D’autant que, croit savoir Wakat Séra, des « ​​​​​​​pistes de complicité conduisent » aussi vers « ​​​​​​​l’Algérie qui, elle non plus, n’a plus de coopération judiciaire avec Paris ».Et puis il y a enfin les difficultés liées au temps. « Dix ans déjà ! », souffle Wakat Séra. Le Pays pointe ainsi que « ​​​​​​​dix ans après, le temps semble en avoir rajouté à l’opacité du dossier judiciaire », d’autant qu’en une décennie, « ​​​​​​​beaucoup de vents ont soufflé sur les dunes du désert malien, qui ont pu effacer des indices matériels » peut-être utiles aux investigations.Reste toujours l’espoir, qui « ​​​​​​​existera toujours », tant que « ​​​​​​​seulement un assassin présumé » ou « ​​​​​​​un commanditaire […] ser[on]t encore de ce monde », maintient Wakat Séra. Et puis, se console le journal, « ​​​​​​​ce qui est bien vivant, se console Wakat Séra, c’est la mémoire » de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, « ​​​​​​​honorée par diverses actions », comme le prix RFI remis tous les ans à la date anniversaire.Question colonialeParticulièrement présente dans l’est du continent cette semaine, avec un contraste : celui entre le roi Charles III qui a refusé, au Kenya, de présenter les excuses du Royaume-Uni pour les atrocités commises pendant la colonisation ; et en Tanzanie, le président allemand Frank-Walter Stenmeier, qui a « ​​​​​​​fait face au sombre passé colonial » de son pays, se félicite The Citizen. Un changement de ton amorcé « ​​​​​​​ces vingt dernières années », retrace le journal tanzanien : dépouilles rendues à la Namibie, restitution d’objets pillés, et désormais cette demande de pardon. « Berlin franchit le pas !, salue Le Pays, là où d’autres anciennes puissances coloniales tergiversent, laissant entrevoir une forme de condescendance. » À bon entendeur…
11/2/20234 minutes, 1 second
Episode Artwork

À la Une: à Kidal, la Minusma n’est plus qu’un souvenir

La mission des Nations unies au Mali a plié bagage hier mardi, en avance par rapport au calendrier initial puisque, rappelle Libération en France, « les casques bleus envisageaient de décrocher de Kidal plutôt vers la mi-novembre ».Les casques bleus laissent derrière eux la région du nord-est du pays, « des populations visiblement orphelines » selon Wakat Séra, et surtout, « la Minusma abandonne […] derrière elle un camp, visiblement objet de bien des convoitises ».D’un côté, les anciens rebelles membres du Cadre stratégique permanent, qui revendiquent le contrôle de la région et qui ont assuré, raconte Jeune Afrique, avoir pris le contrôle du camp tout juste évacué ; et ce, pointe Libération, « au grand dam de l’armée malienne ­­– de l’autre côté, donc – qui comptait mettre la main » dessus.Fébrilité des deux côtésLe départ est tout frais mais cela fait plusieurs jours que « les deux parties qui veulent [le camp] se regardent en chien de faïence ». Deux parties aux abois et un risque, souligné par le titre burkinabè : « La guerre de Kidal, tant redoutée mais pratiquement inévitable, aura-t-elle lieu ? » À tout le moins, estime le journal, pessimiste, « la marmite (…) au premier bouillonnement, ne pourra que déborder ».Pour faire retomber ces tensions, il faudrait une tierce personne, une forme d’arbitre. Sauf que, regrette Wakat Séra, « les militaires au pouvoir [ont] isolé progressivement le Mali de la scène internationale ». Alors, « qui, pour servir de médiateur ​​​​​​​? »Nouvelles tensions entre la RDC et le RwandaInvité au Sommet des Trois-Bassins à Brazzaville, le président congolais Félix Tshisekedi a profité de sa prise de parole pour livrer une charge sans ambigüité contre le Rwanda d’un Paul Kagame absent. Tout avait été fait pour éviter ce dernier, croit savoir Jeune Afrique. Avec un protocole minutieusement établi : Paul Kagame « ​​​​​​​devait être installé loin de [Félix Tshisekedi] lors de la plénière » et même « placé de côté autour de la table ronde du huis clos, afin que leurs regards n’aient pas à se croiser ». Bref, hors de question de se côtoyer, et même de se « ​​​​​​​saluer ».C’est dans ce contexte que Félix Tshisekedi a accusé son voisin rwandais, entre autres, de « finance[r] des groupes armés » qui volent les richesses du parc des Virunga, « et cela, après avoir perpétré des attaques meurtrières et sanglantes contre les populations civiles », écrit Politico.cd qui reprend à son compte les propos du président. Pourtant, et malgré l’aveu d’un chef d’État « ​​​​​​​pas tenté de construire des ponts, mais plutôt des murs », Politico.cd estime que le chef d’État a « ​​​​​​​lanc[é] un appel à la paix entre les nations africaines », là où Jeune Afrique pointe une « ​​​​​​​obsession » du chef de l’État pour son adversaire absent.Charles III refuse de s’excuser au KenyaEn visite pour la première fois dans le pays colonisé en son temps par le Royaume-Uni, le roi britannique a bien admis qu’il n’y avait « ​​​​​​​aucune justification » pour les « horribles actes de violence commis contre les Kényans », écrit le Washington Post ; mais pour autant il n’a « pas livré les excuses complètes » que de nombreux Kényans réclamaient. En clair, analyse le journal américain, le monarque « ​​​​​​​s’est rapproché de la ligne du gouvernement britannique […] et s’est tenu éloigné de tout vocable qui aurait pu ouvrir un débat plus large au sujet de réparations ».C’est pourtant exactement ce que souhaitait la société civile, pointe, au Rwanda, le New Times, qui rappelle qu' « ​​​​​​​une autre source persistante de tensions est la présence de soldats britanniques au Kenya », dont les activités sont sous le coup d’une enquête depuis le mois d’août.Autant de sujets « embarrassants » déplore The Nation au Kenya, et qui ont donc été « rapidement » évacués par le président Ruto, peut-être, interprète le journal, « pour noyer le poisson et éviter de mettre son invité dans une position gênante ». Au lieu de quoi, et comme c’était d’ailleurs annoncé depuis le départ, les deux hommes ont préféré souligner « la nécessité, pour les deux pays, de coopérer dans plusieurs domaines, dont la sécurité et la lutte contre le changement climatique ».Le piège a donc été évité pour cette première étape mais Charles III doit encore passer trois jours au Kenya, et le sujet pourrait bien la toile de fond de ces déplacements.
11/1/20234 minutes, 17 seconds
Episode Artwork

À la Une: la chute de Blaise Compaoré il y a neuf ans jour pour jour

L’ancien président burkinabè, à la tête du pays pendant 27 ans, a été chassé du pouvoir le 31 octobre 2014, par un « ouragan » dont il n’a « pas su mesurer » l’ampleur, se remémore Aujourd’hui au Faso. Une journée encore très vive dans l’esprit des Burkinabè. Le porte-parole du mouvement Balai citoyen, Eric Ismaël Kinda, interrogé par Le Faso, se souvient ainsi de l’arrivée « des manifestants au niveau de l’Assemblée nationale » ; du « rassemblement au niveau de la place de la révolution » ; les images de ces Ouagalais qui « se sont mobilisés pour nettoyer la ville afin d’envoyer un message fort ».Depuis, cette date représente, selon Le Pays, « la fin des illusions du président Compaoré qui espérait enjamber le mur de la Constitution » mais symbolise « ​​​​​​​aussi et surtout le début d’une nouvelle ère démocratique dans le pays ».Mais près d’une décennie plus tard, que reste-t-il de l’élan d’espoir suscité ? « ​​​​​​​Est-ce qu’un nouveau Burkina Faso est sorti de terre ? », s’interroge Le Pays toujours. Ou, sans aller aussi loin, est-ce qu’au moins « ​​​​​​​le pays des hommes intègres se porte mieux ? » À ces questions, le quotidien burkinabè répond avec circonspection. D’abord, la justice n’a pas encore apporté de réponse à la mort de 24 personnes durant l’insurrection populaire ; ensuite, même si cette dernière « a permis une éclaircie démocratique (…) avec l’élection dans les urnes du premier président civil de l’histoire du pays », la parenthèse Kaboré a vite été refermée.Depuis, la déceptionDepuis, regrette Aujourd’hui au Faso, « ​​​​​​​au jihadisme ambiant » toujours pas cornaqué, s’ajoute « ​​​​​​​une seconde transition sept ans après la première ». Bref, « ​​​​​​​il y a manifestement quelque chose qui n’a pas fonctionné dans l’intervalle » entre la chute de Compaoré et aujourd’hui.Aujourd’hui au Faso, n’hésite pas à franchir le Rubicon, et estime que « rétrospectivement, il faut rendre justice à Blaise Compaoré (…) d’avoir fait du Burkina un havre de paix ». Dans les colonnes du Faso, Eric Ismaël Kinda appelle toutefois à la modération, même si « ​​​​​​​ceux qui regrettent [l’ancien président] sont dans leur droit et ont leurs raisons ». Sauf que pour cet enseignant en philosophie, ce sont les comportements de l’ancien chef d’État qui sont retombés sur le pays. Un président qui de toute façon était selon lui « un pion de l’Occident ».Une dimension décolonialeTant et si bien qu’Achille Mbembe parle de « ​​​​​​​seconde décolonisation », rappelle Le Monde Afrique – une période marquée « par les manifestations hostiles à la France, qui témoignent bien d’un désir de tourner la page des relations asymétriques avec l’ancienne métropole ». Et le quotidien renchérit : « Malgré les assurances répétées de la volonté des autorités françaises (…) la page coloniale n’a pas véritablement été tournée. » Mais la France n’est pas seule concernée et le Monde cite ainsi, pêle-mêle, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, ou encore l’Angleterre, qui regarde son passé colonial en face via, notamment, un musée de l’esclavage à Liverpool.Charles III en visite au KenyaUne arrivée « ​​​​​​​sans tambours ni trompettes », note le Standard, pour marquer le début de ce déplacement de quatre jours dans un pays « ​​​​​​​spécial, d’une certaine manière, pour le roi Charles, continue le journal kényan, puisque sa mère, la reine Elizabeth II a pris le pouvoir en 1952 alors qu’elle était en déplacement au Kenya » .Ce voyage, le premier du roi dans une ancienne colonie et dans un pays du Commonwealth depuis son accession au trône, souligne aussi, selon le Standard, « ​​​​​​​les liens profonds entre les deux pays, qui devraient être exploitées autant que possible, pour le bien » du Kenya aussi bien que du Royaume-Uni.Et ce, malgré les relations coloniales que les deux pays ont un jour entretenues – des relations que le quotidien préfère laisser derrière lui : « Il s’agit du passé, et nous devons regarder vers l’avenir, même lorsque nous cherchons à obtenir justice pour le mal qui nous a été fait. » Et cette justice, précisément, passe selon le Standard par « la raison et la coopération ». Alors, le journal se prend à rêver que la visite royale signe le début d’une nouvelle ère pour la relation britannico-kényane, et conclut, comme il se doit – par un mot simple mais dont on sent le poids des enjeux : « ​​​​​​​Bienvenue, Charles III. »
10/31/20234 minutes, 35 seconds
Episode Artwork

À la Une: le départ accéléré des Casques bleus au Mali

Les soldats de la Minusma ont jusqu’au 31 décembre pour quitter le sol malien ; mais face à l’insécurité, les Nations unies préfèrent accélérer le mouvement et quitter le camp de Kidal, dans le nord, entre aujourd’hui et demain. Donc, pointe Aujourd’hui au Faso, « pas de rétrocession normale aux soldats maliens. » Sauf que, écrit de son côté Wakat Séra, « l’armée malienne ne l’entend pas de cette oreille » et pour cause : « ce déménagement précipité pourrait laisser le camp entre les mains des rebelles touaregs qui revendiquent Kidal comme étant sous leur autorité. »D’autant qu’entre les Fama et le CSP de l’ancienne rébellion, cela fait déjà plusieurs semaines que les relations se détériorent. Wakat Séra en frémit : « le temps avance et les ingrédients d’un affrontement (…) se précisent… », au grand désespoir de Casques bleus toujours sur place, mais sans être en mission. Car malgré leur retrait à vitesse grand V – les journaux ne se privent pas de parler de « précipitation » - malgré donc ce retrait accéléré, les casques bleus sont privés des autorisations de vol qui leur permettraient de rallier leurs pays respectifs. Et si la situation traîne trop en longueur, Wakat Séra craint que la mission onusienne soit « entre deux feux. » Aujourd’hui au Faso abonde : « la Minusma veut partir avant d’être prise entre le marteau des Fama et l’enclume du CSP et des terroristes. »Difficile pour l’instant d’en dire plus… il reste 36 heures aux soldats onusiens pour partir de Kidal selon leur nouveau calendrier. En attendant, conclut Aujourd’hui au Faso, c’est toujours la même chose : « on choisit souvent (…) la date de son arrivée, pas forcément celle de son retour. »4ᵉ trophée mondial pour les Springboks d’Afrique du SudLes supporters des rugbymen sud-africains ont encore un peu de temps à trépigner… leurs joueurs ne rentrent que demain, mardi, au pays… Mais ils ont déjà commencé à célébrer leur victoire au mondial de rugby – la 4ᵉ de leur palmarès. L'haka des All Blacks, qu’ils affrontaient ? Même pas peur ! « Au cri guerrier inaudible » des Néo-Zélandais, « ont répondu des chants maison à la gloire de leurs dieux du stade, » écrit Le Monde Afrique  – des chants d’autant plus déchaînés que, pour le troisième match de suite, les Sud-Africains ont arraché la victoire avec un tout petit point de différence. Ces quelques semaines de compétition ont « effrité les nerfs de supporters de plus en plus emplis d’espoir », souffle le Mail and Guardian en Afrique du Sud. Après avoir battu la France, pays hôte, et avoir gagné contre l’Angleterre « avec la plus étroite des avances », les Springboks n’étaient pas dans la meilleure des postures. « Une autre victoire à un point d’avance serait sortie des confins de la fantaisie statistique » analyse même le Mail and Guardian… Mais c’est ce qu’il y a de fascinant avec les mathématiques, même la probabilité la plus improbable, justement, existe. Et c’est précisément ce qui s’est passé samedi soir. Alors forcément, s’émeut le titre, quand le coup de sifflet final a retenti, les supporters « n’étaient pas heureux. Ils étaient extatiques. »Une victoire-exemple pour le pays Car, comme le rappelle le Mail and Guardian, toujours quelques pages plus loin, pour le patron du rugby national Rassie Erasmus, « avoir une équipe diverse, multiculturelle, une équipe qui gagne, est essentiel. Tout le monde doit être représenté » dans un pays au lourd historique racial. Résultat de cette politique d’ouverture : « lorsqu’ils gagnent, les Boks suscitent une fierté nationale. »D’autant plus qu’en dehors des victoires sur gazon, rappelle Le Monde Afrique, « les Sud-Africains sont déprimés par un sentiment de déclassement, lié à la dégradation des infrastructures, à la corruption, au crime ou à la crise de l’électricité. » Et même si le cœur était à la fête ce week-end, la population va affronter ce lundi, la véritable « gueule de bois » : « de nouveau affronter le quotidien. »Alors, avant ce retour à la réalité, les supporters rencontrés par le quotidien se prenaient à rêver : « le plan du rugby sud-africain pourrait être adapté à l’Afrique du Sud : les bonnes personnes, aux bonnes positions » expose ainsi l’un de ces fans.Une idée dont le président Ramaphosa, parti en France soulever le trophée, ferait bien de s’inspirer, selon Le Monde, qui conclut, taquin : « Et s’il retenait une leçon de cette victoire ? »
10/30/20234 minutes, 5 seconds
Episode Artwork

À la Une: «La guerre de Kidal aura-t-elle lieu ?» se demande Maliweb

En tout cas les FAMa « fourbissent les armes » écrit le site alors que le retrait de la Minusma pourrait se faire encore plus vite que prévu, dans quelques jours. Et pour Maliweb, la Mission onusienne « est accusée […] de ne pas jouer franc-jeu dans cette histoire ».Pour appuyer ses propos, le site y va de son adage mandingue : « Le chef déchu ne peut souhaiter que le mal à son village ».Ce chef déchu, c’est ParisCar « il faut être naïf » poursuit l’article « pour croire que la France va digérer son éviction du Sahel et foutre la paix à notre pays ». Les autorités françaises n’auraient plus qu’un seul objectif : « la partition » du Mali « pour garantir les intérêts français au Sahel », et elles feraient donc pression sur la Minusma afin que cette dernière accélère son départ, empêchant les FAMa de « prendre possession des camps » abandonnés par l’ONU, et entraînant de facto un affrontement avec les rebelles de Kidal. « En se laissant instrumentaliser par la France qui la pousse à rouler le Mali dans la farine à Kidal » conclut Maliweb, la Minusma « s’expose à une fin de mission cauchemardesque ! ».Et le départ est aussi « anticipé et difficile » pour les soldats tchadiens explique Aujourd’8 au Faso…… Un départ anticipé qui serait, explique le site, « un signe de protestation » de ces soldats alors que les autorités maliennes de transition n’ont pas accordé d’autorisations de vol pour rallier N’Djamena. Si ça continue à ce rythme-là, les troupes tchadiennes auront totalement quitté la ville de Kidal « d’ici la semaine prochaine » écrit Le Pays qui dénonce une forme d’« ingratitude » de la part de Bamako alors que les soldats tchadiens, peut-on lire, « ont mouillé le treillis dans la traque des terroristes », certains « y ont laissé la vie »… L’article conclut : « Franchement, le contingent tchadien ne mérite pas ça ! »La Presse sénégalaise publie ce matin le communiqué du Procureur de la République qui annonce des poursuites après la fuite d’un rapport médical concernant Ousmane Sonko.La santé de l’opposant se retrouve « au cœur d’un imbroglio judicio-médical » titre Seneplus après la diffusion sur les réseaux sociaux et dans certains médias de ces informations sur l’état de santé du maire de Ziguinchor.Les nouvelles ne seraient pas bonnes selon le médecin en charge d’Ousmane Sonko, en détention depuis plusieurs mois et qui a entamé, rappelle le site, « plusieurs grèves de la faim pour protester contre son incarcération ». Sénéplus poursuit : « L'affaire ravive les tensions politiques ». Mais il n’y a pas que le Sénégal qui est concerné pour Dakarmatin selon qui l’état de santé d’Ousmane Sonko « exige une réponse immédiate de la communauté internationale ». « La santé d’un individu ne devrait jamais être politisée » peut-on lire, « et il est impératif que toute personne, quelle que soit son affiliation politique, ait accès à des soins médicaux appropriés ». Dakarmatin poursuit : « Il est temps de lancer une alerte rouge pour la santé et la sécurité » de l’opposant.Dakarmatin qui annonce aussi un nouveau drame de la migration dans les eaux sénégalaises…« Une pirogue qui transportait des migrants clandestins a chaviré », hier jeudi, au large de Saint-Louis, écrit le site qui parle d’au moins un mort et de plusieurs disparus.Depuis quelques semaines maintenant, les départs à bord d’embarcations de fortune se multiplient depuis les côtes sénégalaises. Le Soleil y consacre un dossier qui, bien sûr, ne nie pas les morts, nombreux, pendant les traversées, mais qui veut souligner aussi les « conséquences psychologiques » chez les rescapés, avec de « multiples cas de folie ».Le site publie par exemple le témoignage d’un migrant qui confesse avoir contribué à jeter par-dessus bord une personne jugée trop agitée. Et puis « les jeunes candidats » à l’immigration « ne sont pas les seules victimes » écrit Le Soleil qui parle du traumatisme pour les proches de celles et ceux qui sont morts ou portés disparus. « C’est comme si le ciel m’était tombé dessus » raconte notamment une Saint-Louisienne qui se souvient de ce jour, il y a trois ans, lorsqu’elle a appris la mort de son mari qui tentait de rallier l’Espagne. Elle confie avoir l’impression, terrible, chaque nuit, de revoir son visage. Mariama, elle, ne dort plus depuis que son frère est porté disparu… Avec ses parents, ils avaient appris à la télévision le chavirement d’une pirogue, sans se douter qu’Assane, 24 ans, était à bord, ce n’est que le lendemain qu’ils ont appris la nouvelle. Et malgré la quasi-évidence de l’issue dramatique, sa famille admet garder l’espoir de le revoir un jour sain et sauf.Alors « Que faire » se demande Aujourd’hui au Faso pour dissuader les migrants de risquer ainsi leur vie ? Car « l’Europe n’en peut plus, et l’Afrique demeure impuissante » explique l’article selon qui il faut créer du travail et faire en sorte « que l’égalité des chances soit une réalité, qu’il y ait de la justice sociale, la méritocratie et non le larbinisme ».
10/27/20234 minutes, 9 seconds
Episode Artwork

À la Une: la Cédéao semble baisser les armes au Niger

Plusieurs pays contributeurs de la force en attente ne sont plus en état d’alerte. « La Cédéao s’est dégonflée », ironise Wakat Séra qui se félicite que l’organisation semble tourner le dos à une opération reposant sur « l’affrontement entre frères d’armes de la sous-région » et dont « les morceaux auraient été difficiles, voire impossibles, à recoller. » Fort heureusement, considère le journal, le président en exercice de la Cédéao, Bola Tinubu « s’est rendu compte qu’il avait confondu vitesse et précipitation. » Ne reste donc qu’une option :  « seule la voie sage des négociations accompagnera la batterie des mesures prises contre les putschistes de Niamey » qui ont pris le pouvoir il y a trois mois tout juste.Trois mois c’est « peut-être trop tôt » pour tirer le bilan, de l’aveu même de L’Observateur Paalga qui se prête tout de même à l’exercice et salue, lui aussi, l’éloignement de la menace militaire de la Cédéao, « seule victoire notable », regrette le journal, particulièrement accusateur.Sur le plan sécuritaire ? Pas vraiment d’amélioration, « bien au contraire », tacle le titre burkinabè. Dans le domaine économique ? Les sanctions régionales « ont plombé du jour au lendemain la situation économique du pays. » Ce dont la population souffre au premier chef, même si, croit savoir L’Observateur Paalga, « les nouvelles autorités s’en lavent les mains, préférant rejeter la responsabilité sur ceux qui sanctionnent que sur ceux qui en sont la cause. »Une analyse que semble partager Wakat Séra, désolé « pour les populations prises en otage par les militaires nigériens », d’autant que « les sanctions toujours en œuvre se corsent par un arsenal de mesures à l’Union européenne. » Alors le journal burkinabè a un dernier conseil pour les militaires au pouvoir : « il urge de passer au rétablissement de l’ordre constitutionnel. »Tournant décisif pour le SénégalC’est ce qu’écrit SenePlus, à tout juste 4 mois de la présidentielle. Avec, au centre de l’attention toujours, les turpitudes d’Ousmane Sonko qui, rappelle le site, « reste empêché de participer malgré une décision de justice en sa faveur. » En fait, pour l’instant, la bataille judiciaire autour de la radiation, ou non, du leader du Pastef des listes électorales, se poursuit. Et la grève de la faim d’Ousmane Sonko, hospitalisé cette semaine, pourrait encore échauffer les esprits.Le Point Afrique ne cache pas son inquiétude : « avec la candidature de Sonko, le Sénégal se trouve à un point de bascule » estime le magazine qui se remémore les transitions « chaotiques à chaque changement de pouvoir. » Or Sonko « a su s’imposer comme le champion de la jeunesse sénégalaise… » Alors, certains observateurs contactés par le Point craignent un éclatement, préoccupation partagée par SenePlus qui voit dans ce scrutin autant un « tournant décisif » pour le pays qu’une « épreuve » traversée par la démocratie sénégalaise.Organiser la CAN 2024 : véritable défiEt les autorités ivoiriennes sont pour le moins fébriles, la compétition doit commencer le 13 janvier, autant dire « demain » selon un ministre cité dans les colonnes du Monde Afrique . Il y a donc « urgence », mais aussi « beaucoup à faire. » Et tout cela coûte cher, très cher : « au total, rapporte le quotidien, l’État a investi plus de 500 milliards de francs CFA pour la construction et la réhabilitation des infrastructures » - parmi lesquelles 4 stades sortis de terre, 24 terrains d’entraînement remis à neuf, des « villages CAN » construits à vitesse grand V ou encore la rénovation des routes entre les villes d’accueil.En théorie, ces investissements « doivent profiter aux ivoiriens. » Mais il y a une crainte : celle de « scandales comme celui du bassin olympique des JO de Rio ou du village des athlètes des Jeux d’hiver de Sotchi, à l’abandon. » Bref, les autorités veulent éviter aussi bien l’humiliation sur la scène internationale que d’investir dans un « éléphant blanc » qui ferait tâche sur la scène intérieure.Et pour être certain qu’à l’issue de la compétition, la population profite elle aussi des infrastructures, une seule solution pour un économiste rencontré par le Monde : mettre en place des mesures sociales, « lutter contre le racket des coupeurs de route », contre la corruption aussi…. Et surtout, « s’assurer du bon déroulement de l’événement » pour donner envie aux investisseurs de mettre la main à la poche.
10/26/20233 minutes, 57 seconds
Episode Artwork

À la Une: George Weah va-t-il réaliser le doublé?

Le président sortant du Liberia est en tête du premier tour de la présidentielle, mais avec moins d’un demi-point d’avance sur l’opposant Joseph Boakai. Alors Wakat Séra prévient : « Rien n’est joué ! »George Weah va devoir s’accrocher. Au Burkina Faso toujours, Le Pays s’amuse : le sortant « aura beau chausser les crampons et faire des dribbles, il lui sera difficile de remporter le match ; tant il semble esseulé ». Et tant, surtout, son bilan est maigre. Observation partagée par Le Pays et Wakat Séra qui se désolent pour la jeunesse libérienne, elle « qui avait placé une confiance presque aveugle dans les pieds – pardon, sur les épaules – de l’un des anciens meilleurs footballeurs de son temps » et qui « n’a aujourd’hui, que ses yeux pour pleurer de déception ». La corruption, contre laquelle George Weah avait promis de lutter, a progressé. Les conditions de vie des plus précaires ne se sont pas améliorées. Bref, tance Wakat Séra, « le mieux-être auquel [les Libériens] aspiraient est demeuré une chimère ».Le spectre d’une crise post-électorale évitéEt le Pays s’en félicite d'autant plus que c’est pour le journal burkinabè une rareté. En général, sur le continent, estime-t-il, « un second tour avec un président sortant, candidat à sa propre succession, n’est pas envisageable ». Après tout, ironise-t-il, « on n’organise pas des élections pour les perdre ». En ce sens, George Weah montre la voie…Analyse partagée par le Liberian Observer selon qui « la participation élevée [plus de 58%], particulièrement chez les jeunes et les femmes, démontre l’aspiration collective à un avenir prospère ».Reste à transformer l’essai d'ici au second tour et après, quel qu’en soit le vainqueur ; ce serait une façon, estime le journal libérien, « de se consacrer aux valeurs démocratiques » et de faire un pas « vers un avenir meilleur ». Mais d’ores et déjà, ce premier tour réussi fait affirmer aux rédacteurs du Pays que « ceux qui voudraient la preuve que les Libériens croient en la démocratie, en ont désormais une ».À lire aussiLiberia : les résultats définitifs confirment le second tour entre George Weah et Joseph BoakaiAttention aux cyberattaques pendant la CANAvertissement lancé ce mercredi par Le Point Afrique en vue de la prochaine Coupe d’Afrique des nations. Avec plus de 400 millions de téléspectateurs, rappelle l'hebdo, il s’agit d’un « événement majeur » qui « transcende les frontières ».Sauf que voilà : la même audience qui fait la force de la CAN en fait aussi sa faiblesse, car elle « crée une opportunité particulièrement attractive pour les cybercriminels ». Parmi les risques énumérés par le Point : le piratage des images et le streaming illégal ; le vol de données sur les performances des athlètes ou la divulgation d’informations confidentielles à leur sujet.D’où cet appel du magazine à lancer un véritable programme de réformes en la matière. Et le journal de conclure : « La passion pour le football ne doit en aucun cas éclipser cette priorité cruciale en matière de sécurité. »Les projecteurs braqués sur un média somalien 100% fémininDans ses colonnes, Le Monde Afrique choisit d’éclairer Bilan (en somali, cela veut dire « lumière »), le premier média somalien entièrement composé de jeunes femmes. Elles sont six à composer la rédaction, qui « plusieurs fois par semaine, produit des reportages et des articles sur des sujets de société qui passent habituellement sous les radars », comme l’hygiène menstruelle des adolescentes.Mais, dans un pays où, rappelle Le Monde, « la charia cohabite avec le droit commun », ces jeunes femmes, toutes âgées de moins de 30 ans, ont dû braver les obstacles et les shebab. Critiquées sur les réseaux sociaux, incomprises par leurs familles, certaines ont aussi été directement prises pour cible par les islamistes, comme cette journaliste qui raconte : « Ils ont menacé ma famille de représailles si je continuais ma carrière. » Avant de mettre leur menace à exécution « en posant une bombe dans le restaurant de sa mère ».Malgré tout, les six jeunes femmes n’en démordent pas, rapporte Le Monde, « la prochaine étape consiste à étendre Bilan à d’autres villes de Somalie et à recruter de nouvelles femmes journalistes ». Si l’une d’entre elles a pu « grandir et étudier à Dadaab, le plus grand camp de réfugiés au monde, avant de […] devenir membre du premier média féminin de son pays », tous les espoirs sont permis.
10/25/20234 minutes, 15 seconds
Episode Artwork

À la Une: des dizaines de bateaux transportant des migrants accostent aux Canaries

L’archipel espagnol fait face ces derniers mois à une recrudescence des arrivées de migrants clandestins. On estime leur nombre à près de 1 500 rien que le week-end dernier. Au Sénégal, d’où partent une grande partie des navires, Le Quotidien raconte ces embarcations de fortune, remplies « de centaines de paquets de biscuits, une dizaine de bouteilles de carburant, de l’eau ». Tout le nécessaire pour la périlleuse traversée. Le journal décrit surtout ces « rescapés, [...] dans une situation pitoyable, [...] ayant perdu toutes leurs forces » dans leur quête d’un « ailleurs meilleur », lorsqu’ils ne sont pas morts, disparus en Méditerranée qui, soupire Le Quotidien toujours, « devient le cimetière de milliers de jeunes ».Ce n’est pas que le phénomène soit nouveau. L’Observateur Paalga pointe ainsi, doctement, que « les migrations sont aussi vieilles que l’humanité » avec toujours le même objectif : « La recherche du bien-être. »Une ampleur nouvelleDes flux migratoires à un niveau « jamais enregistrée depuis 2006 », insiste le quotidien. Et ce malgré, « les risques inhérents à la traversée à bord de rafiots » - dans le cas des Canaries, souvent des pirogues ; malgré aussi « les mesures drastiques de contrôle instaurées dans les pays d’accueil » qui verrouillent de plus en plus leurs accès.Alors, l’Observateur Paalga s’insurge contre « les passeurs et la myriade d’intermédiaires qui se nourrissent du désespoir des jeunes Africains ». Mais aussi contre les causes de cette fuite en avant. « La situation économique des États qui ne parviennent toujours pas (…] à résorber un tant soit peu le chômage des jeunes, [...] la gouvernance problématique », et, dans le cas « récent et spécifique » du Sahel, « le phénomène du terrorisme ».Les putschistes nigériens adoucissent le tonDepuis le coup d’État du 26 juillet, les nuages s’accumulent. Alors les militaires pourraient changer leur fusil d’épaule. Le Pays, au Burkina Faso, observe ainsi que « l’heure semble au rapprochement entre les tombeurs de Mohamed Bazoum et l’organisation sous-régionale ». Même analyse chez Wakat Séra qui note ironiquement que, « c’est la Cédéao, qui maniait le bâton et la carotte » et gérait les négociations que les putschistes accusent d’être « belliqueuse ».Il faut dire, souligne Le Pays, qu’entre les sanctions des uns et des autres, le pays est confronté à « une situation économique et financière de plus en plus difficilement tenable ». À quoi Wakat Séra rétorque : « Pouvait-il en être autrement ? » Car il ne faut pas oublier que « le pouvoir kaki d’Abdourahamane Tiani » n’y est « pas allé du dos de la cuillère avec la Cédéao ». Mais voilà : il y a les sanctions ouest-africaines, les mesures ciblées européennes, et depuis peu, rappelle Jeune Afrique, « la suspension des versements de l’aide économique américaine ». Autant d’éléments qui expliquent, selon Le Pays, le revirement du pouvoir. Pour autant, l’organisation « fera-t-elle le pas dans le sens de la requête des putschistes ? Rien n’est moins sûr », prophétise le journal.Au Maroc, l’espoir autour de la MoudawanaC’est comme cela qu’est communément désigné le code de la famille… promis à une prochaine réforme puisque, nous rappelle Le Monde Afrique, « le roi [Mohamed VI] a appelé le gouvernement à s’emparer du sujet » et soumettre des propositions d'ici à quelques mois.Une volonté qui fait penser à Jeune Afrique que le souverain n'est pas loin d'être « féministe », mais tout Olympe de Gouges des temps modernes qu'il soit, le roi lance un vaste chantier. Il y a vingt ans, se souvient Le Monde Afrique, « la Moudawana avait divisé la classe politique autant que la société toute entière », avec « des débats tournant parfois à l’affrontement ».Or sur ce plan, les choses n'ont peut-être pas changé. JA prévient ainsi que Mohamed VI doit composer avec « des personnes et des institutions autrement plus conservatrices », dont, pointe le magazine, « des pans entiers ont été minés par des années d’islam politique ».Or précisément, « aucune réforme réelle de la Moudawana » sur le thème très attendu par exemple de l’héritage, « ne peut se faire sans une [...] capacité à interroger le texte coranique ». Sans quoi, les modifications du texte resteraient très superficielles, cosmétiques. Bref, conclut Jeune Afrique, il va falloir « un sérieux travail de pédagogie sur la notion de virilité » pour ne pas qu’ « une fois de plus », la question féminine soit « sacrifiée sur l’autel de la religion ».
10/24/20234 minutes, 16 seconds
Episode Artwork

À la Une: le rideau retombe sur le forum Paix et sécurité à Lomé

Loin d’un véritable sommet, c’était, selon les termes de L’Observateur Paalga au Burkina Faso, une véritable « autopsie des crises sécuritaires qui affectent le monde ». Une façon surtout pour le Togo, qui accueillait ce tout nouveau rendez-vous, d’entretenir « ses ambitions d’offrir une alternative diplomatique à la résolution » des problématiques de paix – et particulièrement aux questions de transitions démocratiques, le thème de cette édition. Togo Presse vante d’ailleurs, avec enthousiasme, ce rendez-vous qui selon lui « se veut un espace de dialogue ouvert sur les défis » traversés par le continent.De fait, alors que « rares sont les dirigeants de la région à avoir maintenu un lien de confiance avec les militaires putschistes » au pouvoir au Mali, au Faso ou encore en Guinée, le Togo a adopté une stratégie consistant à jouer « ouvertement la carte du dialogue et de la conciliation », souligne Jeune Afrique. Une posture diplomatique « singulière », certes mais que salue Aujourd’hui au Faso : le pouvoir togolais « a eu le nez creux » en lançant cette initiative, dans un contexte de multiplication des coups d’État. D’autant que, estime Togo Presse, « tous les États sont en transition, au vu de la situation qui prévaut dans toutes les régions du continent ».Vague putschisteAujourd’hui au Faso rappelle ainsi qu’en quatre décennies post-indépendance, « plusieurs dizaines de putschs, réussis ou manqués » ont eu lieu en Afrique. Le journal burkinabè pose son diagnostic : le continent souffre de terribles « convulsions politiques » qu’il convient de « résorber ».Et « peu importe » ce qu’en pensent certains diplomates de la Cédéao, qui, ironise Jeune Afrique, « n’apprécient guère cette stratégie de la carotte plutôt que du bâton ». Putschiste ou pas, « le président Faure Gnassingbé dialogue avec tout le monde » promeut son ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey dans les colonnes du magazine qui en veut pour preuve que « depuis les années 1980, le Togo a beaucoup aidé à la résolution de crises au Tchad, en Sierra Leone, au Liberia » ou encore « en Côte d’Ivoire ».Problème de cette position de médiateur : elle relève d’un équilibrisme fragile, et potentiellement de l’attentisme. Robert Dussey l’admet d’ailleurs lui-même : « Il ne veu[t] pas apporter de jugement » sur tel pays ; « n’a pas de commentaire à faire » sur tel autre ; sa position se résume à cette phrase : « nous voulons les laisser discuter en interne. » Mais quoi qu’il advienne, conclut Aujourd’hui au Faso, « c’est un forum à saluer » car il a jeté les bases de questionnements politiques cruciaux.L’Égypte, autre médiateur sur le continentEt même un « médiateur de premier plan », selon Le Monde Afrique, avec une ambition : « S'imposer comme acteur incontournable » dans la crise qui dévaste actuellement le Proche-Orient. Peut-être est-ce là, la réponse à l’inquiétude de Wakat Séra qui se demande « qui va arrêter la folie meurtrière » entre Israël et le Hamas.Tout sur l’Algérie abonde : « Il y a des priorités et celle du moment, c’est d’arrêter le massacre. » Las, le sommet du Caire organisé ce week-end « s’est terminé sur un échec retentissant », juge le titre algérien, la faute selon lui « aux pays occidentaux » tels les États-Unis ou la France.Malgré le rôle égyptien, malgré les bonnes volontés internationales, aucune issue plus de deux semaines après le début du conflit. Alors Wakat Séra a beau réclamer à cor et à cri de « libérer les otages du Hamas » tout en appelant à « libérer la Palestine ». Pour l’instant, conclut le journal, fataliste, « ces slogans demeurent, malheureusement, vœux pieux ».Les Springboks redonnent espoirLes rugbymen sud-africains, véritable « lumière au bout du tunnel » pour la population selon Le Monde Afrique. « Rien d’autre ne fonctionne » se résigne une femme interrogée par le quotidien, alors des victoires sportives, cela « met du baume au cœur ». Car, égrène le Monde, il y a « la criminalité, la corruption, le chômage, la pauvreté » mais aussi « l’inflation, une crise de l’électricité, des nids de poule sur la chaussée, les pénuries d’œufs, le retour du choléra ». Bref, le tableau est gris, pour ne pas dire noir, alors le maillot vert et or des rugbymen apporte une touche de couleur bienvenue.Un espoir qui devrait inspirer le président Cyril Ramaphosa. Pour lui, la récente victoire des Sud-africains contre la France a été « une métaphore » du fait que le pays « est plus fort ensemble, [...] uni dans sa diversité ». Mais la population, elle, y voit autre chose, conclut Le Monde Afrique : « Les succès des Springboks brillent par contraste avec les échecs du gouvernement. »
10/23/20234 minutes, 22 seconds
Episode Artwork

À la Une: tentative d’évasion au Niger

La nouvelle est tombée tard jeudi soir. Selon la junte militaire au Niger, le président Mohamed Bazoum, renversé le 26 juillet dernier, aurait tenté de s'évader... de sa résidence où il était détenu avec sa famille. Les sites d'information en ligne au Niger, sans doute pris de vitesse, ne se font pas l'écho des accusations de la junte, et certains d'entre eux, comme mouryyaniger.com sont inaccessibles ce vendredi matin. C'est au Tchad voisin que l'on retrouve l'information en Une de Tchad.com qui titre : « Le président déchu Mohamed Bazoum a tenté de s'évader, en vain ». Tchad.com se fait l'écho des précisions données par le régime de Niamey : «  jeudi, autour de 3 h du matin, le président déchu Mohamed Bazoum accompagné de sa famille, ses deux cuisiniers, et deux éléments de sécurité a tenté de s’évader de son lieu de détention », selon le porte-parole du régime, le colonel-major Amadou Abdramane, qui a précisé que cette tentative avait « échoué » et que « les principaux auteurs et certains de leurs complices » avaient été arrêtés.Tchad.com qui cite encore le colonel Abdramane, selon lequel le plan d’évasion de Mohamed Bazoum visait à d’abord l’emmener « dans une planque en périphérie de Niamey », avant d’emprunter des « hélicoptères appartenant à une puissance étrangère en direction du Nigeria ».La guerre au Proche-Orient« Guerre Hamas-Israël : y-a-t-il encore la place pour un cessez-le-feu ? », s'interroge Wakatsera , qui s'enflamme... « Avec ses 'amis' légendaires, notamment Paris et Washington, qui n’osent pas lui porter la contradiction et le ramener à la raison, Israël n’a visiblement d’autre but que de rayer la Palestine de la carte. En dehors des peuples africains qui se lèvent comme un seul homme contre la barbarie à Gaza ou en Israël, la plupart des dirigeants sont dans des calculs d’intérêts et la peur de représailles des puissances. » Et le site d'information burkinabé va plus loin, invoquant la Shoah : « le continent africain n’a-t-il pas été dévasté, lui aussi par la traite négrière et avili par la colonisation ? Pourquoi les noirs sous les tropiques ou dans les îles où les 'riches' s’organisent des séjours paradisiaques ne jouissent-ils pas de la même compassion que les Juifs ».Manifestation à Alger« Toute l'Algérie a marché ce jeudi 19 octobre pour la Palestine », titre TSA sous une photo de manifestants brandissant le drapeau palestinien. « Toutes les franges de la société, dans toutes les wilayas, étaient dans la rue pour dire leur solidarité avec le peuple palestinien et leur refus de la vengeance aveugle qui s’abat depuis près de deux semaines sur la population de Gaza. » poursuit TSA selon lequel « ils étaient des dizaines de milliers à marcher de la place du 1er-Mai à la place des Martyrs », à Alger.Au Maroc, H24 info précise que « l'aide humanitaire à Gaza devrait commencer à arriver ce vendredi ». « Les convois d’aide humanitaire, qui doivent se rendre sur cette langue de terre exiguë où vivent 2,4 millions de Palestiniens, sont bloqués depuis des jours au point de passage de Rafah, le seul à ne pas être contrôlé par Israël. » précise H24 info...De son côté, Yabiladi  annonce que la CDT, la Confédération Démocratique du Travail, a appelé ses affiliés des divers secteurs à suspendre leur activité professionnelle pendant une heure, dans la journée de vendredi 20 octobre, de 11 h à 12 h. La centrale syndicale a également appelé à des sit-in de solidarité avec la Palestine à l’intérieur des lieux de travail.
10/20/20233 minutes, 52 seconds
Episode Artwork

À la Une: la relation entre la France et le Tchad

« Une relation ancrée dans l'histoire depuis la période coloniale mais traversée actuellement par une phase de questionnement profond », écrivait ces derniers jours Tchad Info.Elle était au cœur de la visite hier mercredi de Mahamat Idriss Deby à Paris, « autant dire chez lui », ironise l’Observateur Paalga.Le président de la Transition a notamment rencontré ce mercredi le chef de l’État français, Emmanuel Macron.« L’avenir des forces françaises en Afrique en ligne de mire » titre Le Pays.Il rappelle que les soldats français ont été « chassés » du Mali, du Burkina Faso, et du Niger.« C’est dire si la France ne peut que faire les yeux doux à Mahamat Deby, pour trouver une basse-cour plus sûre pour le coq gaulois qui aura perdu presque toutes ses plumes dans les dunes de sable du Sahel. » Le journal n’y va pas avec le dos de la cuillère, il donne ce conseil : « Il vaut mieux aujourd’hui avoir l’aval d’un peuple que le soutien d’un président, fût-il celui d’une grande puissance. »Car cette visite, ajoute L’Observateur, intervient « au moment où une partie de l’opinion tchadienne est vent debout contre l’arrivée des troupes françaises, qu’elle voudrait voir quitter le pays. »Aujourd’hui le Faso conclut : « Il revient donc à Macron et à Deby-fils de saisir l’opportunité pour rebattre les cartes de cette coopération incestueuse pour enfin poser les fondations d’un partenariat renouvelé. Et l’urgence le commande ».Et à son retour au Tchad, Mahamat Deby devra s’occuper d’un tout autre dossierLe ministre de la Défense, le général Daoud Yaya Brahim, et le secrétaire général du gouvernement, Haliki Choua Mahamat, ont annoncé leur démission après avoir été cités dans une affaire de mœurs.« Des vidéos sexuelles des deux membres du gouvernement, authentifiés, sont devenues virales depuis quelques jours », écrit le Journal du Tchad.Selon Jeune Afrique, Daoud Yaya Brahim aurait tenté « d’étouffer le scandale en faisant procéder à plusieurs arrestations ». Le principal intéressé s’en défend.Deux affaires de sextape qui font « désordre » commente l’Observateur Paalga. Il ajoute « que les dirigeants, à l’image de la femme de César, doivent être au-dessus de tout soupçon. »Dans la presse africaine aujourd’hui également : la guerre entre Israël et le Hamas« Arrêtez ! Ne tirez pas ! J’ai des frères là-bas ! Et si ces paroles de l’artiste ivoirien Alpha Blondy pouvaient couvrir le bruit infernal des bombardements » s'interroge Wakat Séra.Faisant référence à la frappe sur un hôpital à Gaza, le quotidien évoque « un acte d’un autre âge ».Pour lui, c’est « la goutte de sang de trop qui a fait déborder le vase de la barbarie ! »Un sentiment partagé par de nombreux manifestants à travers le continent :« Devant les représentations diplomatiques françaises et américaines, à Tunis, à Nouakchott, tous les Africains dont le continent a également subi les affres de l’esclavage et de la colonisation, doivent se révolter contre cette abomination. »Sur les sites d’information tunisiens, cette mobilisation s’affiche en Une. C’est le cas par exemple dans Tunisie Numérique, où on peut voir des images du rassemblement qui a eu lieu à Médenine.Là-bas, les manifestants portent des blouses blanches, c’est le secteur de la santé qui était dans la rue en hommage à leurs collèges palestiniens qui ont été frappés.
10/19/20233 minutes, 22 seconds
Episode Artwork

À la Une: la Côte d’Ivoire tient son nouveau gouvernement

« Tout va vite » écrit Koaci. Au lendemain de la nomination surprise de Robert Beugré Mambé au poste de Premier ministre, on connait désormais les visages de ce nouvel exécutif. Verdict : « Très peu de changement » commente Jeune Afrique, qui évoque « un remaniement a minima ». La nouveauté, c'est le ministère des Affaires étrangères qui revient à Kacou Houadja Léon Adom parce que la précédente titulaire du poste Kandia Camara vient d'être élue présidente du Sénat.Et puis, à trois mois de l’ouverture de la Coupe d’Afrique des nations en Côte d’Ivoire, Claude Paulin Danho est évincé du ministère des Sports. Portefeuille qui incombe désormais à Robert Beugré Mambé !Ce dernier point n'a pas échappé à l'œil de la presse burkinabè« Beugré Mambé chausse des crampons pour jouer un match capital » peut-on lire dans l'Observateur . Le site s'interroge, « que le chef du gouvernement cumule des fonctions régaliennes comme la Défense, les Finances ou encore les Affaires étrangères, on a coutume de le voir mais sauf erreur ou omission, c’est la première fois dans les annales politiques ivoiriennes pour ne pas dire africaines, que le PM s’adjuge le département des Sports. »« On prend les mêmes et on continue jusqu’à….. la CAN ! » titre pour sa part Wakat-séra. Le quotidien l'affirme, l’objectif est clair pour Alassane Ouattara : « réussir sa Coupe d’Afrique des nations ». Et pour le président qui de mieux capé que Robert Beugré Mambé qui a sur son CV l'organisation des jeux de la francophonie de 2017. Aujourd’hui au Faso renchérit, « Ouattara émonde et garde une équipe qui gagne ».Autre grand titre dans la presse : Ousmane Sonko qui entame une nouvelle grève de la faim au SénégalC'est écrit en grande lettre rouge en Une de Sénépluss. Le leader de l'opposition l'a fait savoir hier via un message publié sur Facebook. Un geste en solidarité, dit-il, avec les « patriotes injustement arrêtés » et pour protester contre sa propre détention, appelant ainsi à la résistance contre la « dictature » du président Macky Sall.Sonko, « un patient si spécial » titre pour sa part le Quotidien. Il est toujours en observation à l'hôpital « devenu une annexe de l'Administration pénitentiaire ». Le journal évoque un accord avec les autorités, pour lui permettre de purger sa détention à l’hôpital Principal. Cette faveur, commente le site d'information, coute « 150 mille francs CFA par jour au contribuable ».Une information reprise en chœur par de nombreux médias, notamment par Rewmi qui s'interroge : « Sonko : Patient ou Prisonnier ? »La relation entre la France et le Tchad s'affiche en Une de la presse tchadienne« Une relation ancrée dans l'histoire depuis la période coloniale traversée actuellement par une phase de questionnement profond » écrit Tchad Info. Un sujet qui revêt une importance particulière ce mercredi car Mahamat Idriss Deby est en déplacement à Paris. Le président de la transition doit rencontrer Emmanuel Macron, le chef de l’État français. L’occasion d’aborder en profondeur leur relation bilatérale, l'occasion de repenser « le partenariat dans un contexte sahélien en mutation ».« La "Black Tax", entre tremplin et fardeau pour les jeunes actifs Africains »Et puis, on termine avec cet article dans Le Monde Afrique . La black tax est une sorte d'impôt familial, une redistribution des travailleurs à leur famille élargie ou à leur village. Des sommes qui peuvent parfois être très conséquentes.Quand Dennis était étudiant, il avait un petit boulot mais l'argent que cet élève modèle recevait tous les mois servait à payer les frais de scolarité de ses autres frères et sœur. « Le petit dernier sera diplômé l’année prochaine, j’attendais ça avec tellement d’impatience ! » dit-il en riant.Aujourd'hui, il a 38 ans, il est architecte et il a financé l’éducation de sept autres enfants, qu’il n’a parfois jamais rencontrés. Ça représente des dizaines de milliers d'euros. Il ne s'en plaint pas, d'ailleurs lui aussi a profité de ce système, de ses « anges gardiens ».Mais dans certains cas, à force de pression psychologique des familles, à force de non-dits, de tabous, on peut arriver à de l’anxiété, voire de la dépression. Steve, lui, a décidé de ne plus payer. Il prévient, « le prix de l'indépendance c’est une guerre froide » entre lui et le reste de sa famille.
10/18/20233 minutes, 39 seconds
Episode Artwork

À la Une: Beugré Mambé, nouveau Premier ministre en Côte d’Ivoire

Il fait la Une de la presse ivoirienne. « Beugré Mambé, la surprise du chef ! », s’exclame Le Patriote.Il est vrai que ces derniers jours, croit savoir L’Infodrome, « le chef de l’État, Alassane Ouattara, hésitait entre reconduire l’ex-Premier ministre Patrick Achi, nommer son directeur de cabinet, Fidèle Sarassoro, le technocrate Jean-Claude Brou et Abdrahamane Cissé, l’actuel secrétaire général de la présidence. »Finalement, Alassane Ouattara a choisi l’un des caciques du RHDP, la coalition présidentielle : « Beugré Mambé est un homme politique chevronné, note le site d’information ivoirien Le Point Sur, qui a joué un rôle clé en tant que gouverneur du District Autonome d’Abidjan. Au cours de sa carrière, il a démontré un dévouement inébranlable envers le développement de la plus grande ville du pays. Sa nomination est perçue par de nombreux observateurs comme une tentative de renforcer l’unité et la stabilité en Côte d’Ivoire, tout en maintenant une continuité dans la gestion du gouvernement. Néanmoins, la nomination de Beugré Mambé ne fait pas l’unanimité, relève encore Le Point Sur, des voix discordantes s’élèvent déjà. Certains membres de l’opposition et de la société civile craignent que cette nomination ne renforce la position du parti au pouvoir et entrave la démocratie. »Un homme de foi« Le parcours d’un homme de foi », relève Fraternité Matin. En effet, les premières déclarations du nouveau Premier ministre ivoirien sont plus de nature religieuse que politique, note le journal : « je demande au Seigneur de m’accorder la sagesse et l’intelligence de Salomon, […] l’humilité, la pugnacité et la rigueur de Joseph auprès de pharaon […] et je demande à Dieu d’aider le président Alassane Ouattara à faire de la Côte d’Ivoire, un pays de foi, de prospérité et de paix. »En tout cas, commente Frat’ Mat’, « c’est à croire que le chef de l’État, Alassane Ouattara, a décidé d’appuyer sur l’accélérateur. À trois mois du coup d’envoi de la 34ᵉ Coupe d’Afrique des Nations de football, il entend mettre en place une équipe solide et conquérante pour une autre compétition : celle de l’accélération du développement de la Côte d’Ivoire. » Avec en point de mire bien sûr la présidentielle de 2025…Objectif : 2025 ?« La présidentielle de 2025, parlons-en », lance pour sa part WakatSéra au Burkina Faso… Car cette élection « suscite déjà bien des spéculations et des débats dans tous les camps politiques. Alassane Ouattara s’alignera-t-il dans les starting-blocks pour défendre son fauteuil ? », s’interroge le site ouagalais. « Il ne sera pas disqualifié, s'il y va au nom de l’actuelle Constitution qui a mis à plat tous les anciens mandats. Le président de la République, selon la Constitution amendée et modifiée en 2020, est autorisé à se présenter pour un deuxième mandat. Mais, car il y a toujours un mais, relève WakatSéra, cette loi fondamentale semble avoir été taillée sur mesure lors de sa modification, ce qui donnerait raison à ceux qui affirment qu’Alassane Ouattara est déjà en plein 3ᵉ mandat anticonstitutionnel. Comme quoi, conclut le site d’information burkinabè, la bataille pour la présidentielle de 2025, vers laquelle lorgne toujours l’ancien président Laurent Gbagbo, sera bien mouvementée. »Quel gouvernement ?En attendant, remarque Jeune Afrique, la formation de la nouvelle équipe gouvernementale occupe les esprits : « le remaniement ministériel est attendu ce mardi. Le 28 septembre dernier, rappelle le site panafricain, lors du précédent conseil des ministres, le chef de l’État avait informé les membres du gouvernement de sa volonté de remanier son équipe, provoquant un certain émoi dans la salle. Depuis, peu d’informations ont filtré sur les futurs entrants et sortants. »On sait déjà, précise tout de même Jeune Afrique que « l’élection de Kandia Camara à la présidence du Sénat jeudi dernier libère la place au ministère des Affaires étrangères, poste qu’elle occupait depuis 2021. Autre portefeuille à pourvoir : celui des Relations avec les institutions, que lâche Gilbert Koné Kafana. Le président du directoire du RHDP devient haut représentant du président Ouattara, dont il est un fidèle soutien depuis les années 1990. »
10/17/20233 minutes, 59 seconds
Episode Artwork

À la Une: le Maghreb prend fait et cause pour Gaza

« Où qu’on aille au Maghreb, il y a très souvent le blanc, le vert, le noir et le rouge du drapeau palestinien, relève Le Point Afrique. Dans les locaux d’associations sportives, dans les stades, au siège des partis politiques, dans les bâtiments publics, dans les maisons, etc. : les opinions publiques des cinq pays (du nord du continent) ne font qu’une sur ce sujet. (…) Et face à l’afflux d’images des habitations de Gaza City devenues des cimetières urbains, les manifestations se multiplient au Maghreb. Le fait n’est pas si fréquent, remarque encore Le Point Afrique, aucun pays de cette région n’étant une démocratie. Le droit de manifester est uniquement lié au bon vouloir des autocrates. »Indignation profondeDernière manifestation en date : « Une impressionnante marche de solidarité » s’est déroulée hier dimanche à Rabat, pointe le site marocain Media 24. Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans la capitale, la marche la plus massive depuis que le Maroc a normalisé ses relations avec Israël il y a trois ans.Pour le quotidien L’Opinion, « la foule impressionnante, qui s’est rassemblée hier à Rabat, a clairement marqué son opposition aux attaques systématiques et à l’escalade de l’horreur qui sévit dans la région. Ce rassemblement massif est le reflet de la profonde indignation ressentie par les Marocains face aux souffrances endurées par les civils palestiniens. Les manifestants, en exprimant leur solidarité, ont également adressé un message fort de condamnation envers les actes de violence et d’agression en cours ».Les accords d’Abraham biaisés dès le départ ?En effet, rappelle le magazine Tel Quel, « le Maroc, signataire des accords d’Abraham, a normalisé ses relations avec Israël en 2020. Son partenariat avec l’État hébreu, bien que naissant, a d’ores et déjà débouché sur une alliance militaire et, de la part d’Israël, d’une reconnaissance de la marocanité du Sahara. Comme pour les autres pays signataires des accords d’Abraham (Soudan, Bahreïn, EAU), la position du royaume paraît délicate, relève l’hebdomadaire marocain. Son évolution dépendra de l’intensité des représailles infligées par Israël à Gaza. Qu’elles aillent trop loin, tendant vers une boucherie sans nom (et on semble s’y diriger), un état de siège total prolongé, une privation sans fin des Gazaouis d’eau, d’électricité et de nourriture, etc., et le Maroc, comme les Émirats arabes unis, le Soudan et Bahreïn, devront réviser ces accords, quand bien même seraient-ils bénéfiques à ces pays.Dans le même temps, poursuit Tel Quel, ce conflit ne peut faire l’économie d’une solution politique incarnée par la coexistence de deux États souverains. La faute des accords d’Abraham fut de ne rien avoir inclus dans le package pour les Palestiniens. Au fond, Israël a cru pouvoir se refaire une virginité parmi les pays arabes, sans rien céder sur la cause palestinienne. Sa faute, pointe encore l’hebdomadaire marocain, celle de la communauté internationale, celle des États-Unis, de l’ONU et des pays arabes signataires ou pas des accords d’Abraham, fut de croire que le statu quo était en soi un mode de règlement du conflit ».Mali, Burkina Faso, Niger : vers une fédération ?À lire également dans la presse du continent cet article de La Nouvelle Tribune au Bénin, largement repris dans la presse malienne, avec ce titre en forme de question : « Mali, Burkina, Niger : isolés, les trois pays vont-ils devoir se fédérer ? (…) Alors que les tensions continuent de monter entre le Mali et la France, le Burkina Faso et la France, mais aussi désormais entre le Niger et la France, ces trois pays font face à un isolement croissant sur la scène internationale. Pourrait-il être temps pour eux, donc, s’interroge le quotidien béninois, d’envisager une union fédérale, en réponse à ces pressions extérieures ? (…) Selon le Premier ministre burkinabè, une telle union pourrait dynamiser l’économie de la région, pivot de toute évolution sociale. (…) La région est à un carrefour, pointe encore La Nouvelle Tribune. Les États-Unis et d’autres acteurs internationaux ont montré clairement qu’ils soutenaient les gouvernements démocratiquement élus. Mais avec ces trois pays d’Afrique de l’Ouest confrontés à une tel isolement, la proposition d’une fédération pourrait bien être leur meilleure chance de résister en cette période tumultueuse. »
10/16/20234 minutes, 6 seconds
Episode Artwork

À la Une: Sylvia Bongo en prison

« Sylvia Bongo Ondimba jetée en prison », titre Gabon-actu.com. Le site d'information rappelle que « l'ex-première dame du Gabon a été placée sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville, dans la nuit de mercredi à jeudi. Elle est accusée de détournement de fonds publics et blanchiment de capitaux ». De son côté, Gabon-review.com accuse : l'épouse d'Ali Bongo « ne serait jamais allée aussi loin sans complicité, active ou passive ». Et Gabon-review.com pose la question : « l’épouse d’Ali Bongo serait-elle parvenue à de telles extrémités si le parquet, les officiers de police judiciaire, l’administration des Impôts, la Conservation foncière et des hypothèques, les services financiers de l’État, certaines entreprises publiques et banques ne lui obéissaient pas au doigt et à l’œil. »Le cas de Sylvia Bongo intéresse aussi la presse burkinabè. « Le pouvoir jusqu'à l'infamie », titre aujourd8.net qui poursuit : « Le pouvoir boulimique conduit toujours à cette impasse et à une descente aux enfers. Comme un signe de la fin d’une époque, une confrontation a eu lieu entre elle et Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet du président déchu, tombé en disgrâce et incarcéré depuis octobre 2021, dans le cadre d’une opération majeure anti-corruption menée par l’ancien régime. »Autre prisonnier célèbreIl s'agit de l'opposant sénégalais Ousmane Sonko. Senego.com se fait l'écho d'une information qui pourrait changer la donne, dans la perspective de la future élection présidentielle. « Le juge de Ziguinchor annule la radiation de Sonko des listes électorales », titre le site d'information qui rappelle : « Ousmane Sonko, Maire de Ziguinchor, avait vu son nom radié des listes électorales par les autorités suite à son incarcération pour appel à l’insurrection, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et atteinte à la sûreté de l’État en juillet dernier. Cette radiation le rendait, de facto, inéligible pour les futures élections dont la présidentielle de février 2024. » Senego.com raconte également dans quelle ambiance le tribunal a rendu sa décision : « Des manifestations, des chants et des rassemblements se sont multipliés tout au long de la journée, notamment en l’honneur d'Ousmane Sonko. Les jeunes et les femmes étaient particulièrement mobilisés, chantant et marchant en procession. »Tirage au sort de la CANUn tirage au sort analysé dans le détail par WakatSera, qui prédit d'ores et déjà que « des grands vont tomber dès le premier tour. [...] En dehors du Maroc, demi-finaliste de la dernière coupe du monde au Qatar et probablement le Sénégal, champion d’Afrique en titre, qui devront, néanmoins, sortir griffes et crocs de lions pour conquérir ou conserver dame coupe, tous les possibles seront de cette CAN 2023 ». Et le site burkinabè poursuit : « Même la Côte d’Ivoire, pays hôte, ne sera pas à l’abri d’une surprise désagréable. Les Éléphants qui auront justement la pression de jouer à la maison risquent de ne pas avoir assez de leurs défenses et de leurs trompes pour briser les ailes des Super Eagles du Nigeria qui voudront renouer avec le sommet, depuis leur dernier trophée arraché devant le Burkina Faso en 2013. »
10/13/20233 minutes, 43 seconds
Episode Artwork

À la Une: le Niger de plus en plus isolé sur la scène internationale

Avant-hier, les États-Unis se sont résolu « à appeler un chat un chat, pointe Jeune Afrique, et à qualifier la prise de pouvoir des militaires nigériens de "coup d’État". Une dénomination formelle qui n’est pas un détail, puisqu’elle provoque, conformément aux termes de la loi américaine, la suppression de 442 millions de dollars d’aide économique. Si le pays de l’Oncle Sam a dégainé aussi lentement un vocabulaire instantanément employé par d’autres chancelleries, c’est, croit savoir le site panafricain, qu’il a attendu le dénouement de voies susceptibles d’un retour à l’ordre constitutionnel au Niger ».Seulement voilà, 77 jours après le putsch, les Américains ont dû se rendre à l’évidence. Commentaire du site Mourya Niger à Niamey : « C’est une nouvelle opération de communication de haut niveau qu’engagent les Américains au Niger pour faire à la fois un clin d’œil et plaisir à leur allié français en difficulté. »Par ailleurs, les autorités militaires nigériennes ont ordonné le départ de la Coordinatrice des Nations unies au Niger, Louise Aubin. Explication officielle pointe Tamtam Info à Niamey : « Le CNSP a noté avec stupéfaction les manœuvres sournoises que les Nations Unies continuent d’orchestrer, sous l’instigation de la France, à travers toutes les entraves posées en vue de contrarier la participation pleine et entière du Niger aux différentes séquences des réunions de la 78e session de l’Assemblée générale de I’ONU. »Et Tamtam Info de s’interroger : « À qui le tour ? »Alger a aussi jeté l’épongeEn effet, avec cette politique du vide, « la junte nigérienne accroît son isolement », relève Le Monde Afrique.La récente « annonce de Washington témoigne de la difficulté de la communauté internationale à faire plier une junte qui n’a transigé sur rien depuis son arrivée au pouvoir ».Pourtant, pointe le journal, les États-Unis s’étaient beaucoup « investis dans le dossier nigérien, Washington s’est toujours opposé à l’intervention militaire régionale planifiée par la Cédéao, préférant plaider pour l’instauration d’une transition courte dans l’espoir de faire libérer le président élu, Mohamed Bazoum. Une ligne qui se rapprochait de celle défendue par l’Algérie, relève Le Monde Afrique. Cette dernière s’était proposé de mener une médiation pour sortir de la crise, une initiative acceptée par les autorités de Niamey fin septembre. Mais Alger aussi a fini par jeter l’éponge. Alors que son ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, devait se rendre dans la capitale nigérienne pour échanger avec le CNSP, le gouvernement algérien a annoncé lundi (…) ne pas avoir réussi à s’entendre avec elle sur "le programme et le contenu de cette visite". En cause : le refus des militaires nigériens d’accepter comme base de discussion la proposition d’Alger d’une transition de six mois dirigée par un civil ».Les Nigériens vont devoir se serrer encore la ceintureReste qu’avec la coupure du robinet américain, « le Niger perd une aide précieuse, estime le quotidien Aujourd’hui au Burkina Faso, surtout que celle venant de l’UE a été aussi coupée suite au coup d’État. Ce qui fait une béance dans l’économie du pays auxquelles s’ajoutent les drastiques sanctions de la Cédéao ». Bref, « le serrage de ceinture se poursuit » pour les Nigériens.« Autant dire, soupire L’Observateur Paalga, toujours à Ouagadougou, que la récente mesure vient plomber davantage une situation socio-économique déjà bien compliquée. Et plus que les dirigeants, qui seront toujours à l’abri, ce sont surtout les populations les plus pauvres qui subiront le contrecoup de ces errements politiques. Sans omettre que de nombreux projets et programmes seront également gelés notamment dans les domaines des infrastructures, de l’éducation, de l’énergie, de la santé… »Les putschistes intransigeantsQui plus est, note encore L’Observateur Paalga, « la sécurité et la lutte contre le terrorisme devront également pâtir du "New deal" américain au Niger. Le Niger où l’Oncle Sam dispose d’une base de drones à Agadez au nord du pays. Et si les vols de drones se poursuivent, le partenaire américain se garde de fournir des renseignements à l’armée nigérienne. Du coup, on peut se demander quelle est son utilité sur le terrain ».Et le quotidien ouagalais de s’interroger : « Le CNSP va-t-il pour autant appliquer aux États-Unis la même potion qu’à la France, en demandant purement et simplement le départ des boys ? Rien n’est moins sûr. » En tout cas, conclut-il, « les sanctions sous-régionales et internationales ont beau s’accumuler, on peut raisonnablement douter qu’elles puissent faire revenir à la raison les putschistes nigériens qui n’entendent pas rendre gorge, advienne que pourra ».
10/12/20234 minutes, 18 seconds
Episode Artwork

À la Une: les premiers soldats français quittent le Niger

L’armée française l’avait annoncé sur RFI. Les premiers mouvements de troupes et de matériels ont démarré hier. Les soldats français basés à Ouallam, dans l’ouest du Niger, ont quitté leur base, formant ainsi le premier convoi terrestre en direction du Tchad, « sous escortes de nos forces de défense et de sécurité », a précisé le régime de Niamey, dans un communiqué lu hier soir à la télévision nationale.Les premiers départs ont même débuté lundi, affirme Le Sahel à Niamey. « 49 soldats français ont quitté le sol nigérien ce jour à bord d’un avion de transport de troupes. Et hier mardi, trois autres vols ont quitté Niamey avec des éléments des forces spéciales et du matériel. Ce départ des forces françaises se déroulera aussi par voie terrestre en direction de N’Djamena au Tchad, via Diffa. »« Bon débarras… »Le site d’information Mourya Niger crie victoire : « l’euphorie et l’émotion sont visibles et difficiles à contenir chez les Nigériens, à tel point que les leaders de la société en appellent au calme et au respect des consignes pour que les soldats français stationnés au Niger puissent quitter le pays de façon maîtrisée, ordonnée et sécurisée. Les populations y voient directement la victoire de leur franche mobilisation, qui mérite d’être célébrée comme telle et fêtée. »« Bon débarras… », s’exclame Tamtam Info, autre site d’information nigérien. « C’est une très grande victoire pour le peuple nigérien et le CNSP. Après l’arrogance, le mépris et la condescendance du tristement célèbre président français, Emmanuel Macron, les forces d’occupation françaises quittent le Niger, la queue entre les pattes. »L’Alliance des États du Sahel va-t-elle prendre le relais ?Mali Tribune à Bamako s’interroge : « avec le retrait de la force française Barkhane du Niger, des questions se posent sur ce que sera la lutte contre le terrorisme au Sahel. (…) Pour bon nombre d’analystes sécuritaires, la France était censée être un acteur clé, voire principal, de cette lutte. Finalement, affirme le site malien, nous constatons que la menace, au lieu de diminuer, s’est considérablement aggravée dans l’ensemble de la région. »Alors, rappelle Mali Tribune, ce sont les armées locales qui vont prendre le relais : « afin de donner un nouvel élan à la lutte contre le terrorisme, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont signé le mois dernier la Charte du Liptako-Gourma, établissant une nouvelle alliance entre ces trois États du Sahel. Les parties prenantes de l’Alliance des États du Sahel s’engagent également à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et la criminalité en bande organisée dans l’espace commun de l’Alliance. »Les juntes ont-elles fait mieux ? C’est bien beau sur le papier, mais force est de constater que pour l’instant, « les juntes au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger n’ont pas fait mieux que les pouvoirs qu’elles ont remplacés. » C’est du moins ce que note Le Monde Afrique.En effet, précise-t-il, « plus de 210 personnes tuées dans des attaques terroristes au Niger depuis le putsch du général Abdourahamane Tiani, le 26 juillet ; 4 100 au Burkina Faso depuis celui du capitaine Ibrahim Traoré, en septembre 2022 ; près de 5 000 au Mali depuis le coup d’État de mai 2021, qui a consacré l’arrivée au pouvoir du colonel Assimi Goïta. Les bilans de l’ONG ACLED, Armed Conflict Location & Event Data Project, sont alarmants. »En fait, pointe encore Le Monde Afrique, « la multiplication des attaques menées par le GSIM, affilié à Al-Qaida, et son concurrent de l’État islamique au Sahel contredit brutalement la propagande des putschistes sur la montée en puissance de leurs armées respectives et les place face à leurs promesses non tenues. »Et finalement, croit encore savoir le Monde Afrique, « l’objectif réel (de l’alliance entre les trois États putschistes) est ailleurs. "Même si les juntes ont intérêt à mettre en avant leur coopération sur le plan sécuritaire et leurs avancées dans ce secteur, car leur légitimité en dépend, l’Alliance des États du Sahel a une visée plus politique que sécuritaire", estime la spécialiste du Sahel Anne Savey, interrogée par le journal. Selon elle, les trois juntes recherchent avant tout, dans un contexte de pressions régionales, à "montrer à la Cédéao qu’elles seront unies et feront front contre ses décisions, en étant capable de trouver des solutions pour les contrer". »
10/11/20234 minutes, 2 seconds
Episode Artwork

À la Une: la progression de l’armée malienne dans le nord du pays

Il est toujours aussi difficile de vérifier les informations et les témoignages dans le Nord-Mali, où aucun journaliste indépendant n’est sur place. Il faut donc s’en tenir aux communiqués, toujours victorieux, des différents protagonistes.Ainsi, les Fama, les Forces armées maliennes, annoncent la prise ce week-end de la ville d’Anefis, à 112 km de Kidal, leur objectif principal.La presse bamakoise claironne : « la nouvelle de la reconquête de la ville d’Anefis par l’armée malienne a été accueillie avec enthousiasme par l’opinion publique nationale, lance Le Sursaut . Est-il besoin de rappeler que cela fait plus d’une dizaine d’années, depuis les événements de 2012, que l’armée malienne n’avait pas mis les pieds à Anefis. (…) Si la haute hiérarchie des Fama arrive à maintenir la même dynamique jusqu’à Kidal, la transition, qui traverse actuellement sur le plan social sa véritable épreuve de la gestion des affaires, entrera dans l’histoire. Elle fera démentir la meute de ses détracteurs qui la taxent de règne des 'colonels climatisés'. (…) Après cette victoire à l’arraché d’Anefis, tous les regards sont tournés vers Kidal, s’exclame encore Le Sursaut, qui sera reconquis par l’armée malienne, à coup sûr, avant le 31 décembre. Auparavant, il faudra passer par Agheloc et Tessalit. »« Anefis : les terroristes battent en retraite devant la puissance des Fama », renchérit L’Essor, toujours à Bamako. Certes, la colonne a été « ralentie dans sa progression, suite à un accrochage avec les terroristes, concède le journal. Mais, face à la puissance de feu de nos vaillants soldats, les groupes obscurantistes n’ont eu d’autre choix que de se replier. Ce qui a permis au convoi des Fama de reprendre sa progression. »Les Fama parviendront-elles à Kidal ?Pour sa part, la CMA, la Coordination des mouvements de l’Azawad, conteste toute avancée des Fama à Anefis. « Ils sont plutôt cernés à 11 kilomètres de là », affirme un responsable de la CMA, cité par Jeune Afrique. « La rébellion avait affirmé plus tôt avoir stoppé l’avancée du convoi et avoir abattu un avion de l’armée à Tabankort, au sud d’Anefis. »Encore une fois, rappelle Jeune Afrique, « les affirmations de tous les protagonistes sont difficilement vérifiables dans ces zones reculées, où l’accès à des sources indépendantes est compliqué. »Le quotidien Aujourd’hui  au Burkina Faso voisin s’interroge : « Une centaine de kilomètres séparerait donc les Fama de Kidal, mais pourront-elles y entrer ? Car dans cette reconquête, beaucoup soupçonnent aussi beaucoup de propagande et ne croient guère à cette avancée des Fama. Et en l’absence de sources, on ne sait pas à qui se fier ! »En tout cas, « la victoire sur la coalition rebelle qui joue son va-tout, est loin d’être acquise, estime pour sa part Le Pays, toujours à Ouagadougou, surtout si on pense aux différents revers subis par l’armée malienne dans plusieurs localités du Nord et du Centre depuis la reprise des hostilités le mois dernier. Il est peu probable, en effet, que les Touaregs des régions septentrionales du Mali déposent les armes, malgré la maîtrise du ciel et la puissance de feu des forces terrestres maliennes, et abandonnent du coup leur proto-État de l’Azawad dans les mains des autorités de Bamako. »Une transition figée…Enfin, retour à Bamako, où le site Maliweb s’inquiète à propos du processus électoral actuellement au point mort…« La principale conséquence de la reprise de la guerre est le report de l’élection présidentielle prévue pour février 2024, pointe Maliweb. Cette décision annoncée récemment par le gouvernement de transition suscite des inquiétudes au sein des forces vives du pays. Plusieurs formations politiques estiment que ce report n’a fait l’objet d’aucune consultation avec la classe politique. Et certains acteurs sociopolitiques menacent même de descendre dans la rue, relève le site bamakois, pour contraindre le pouvoir à un remodelage de la Transition à compter de février 2024. "Nous ferons en sorte qu’un civil soit placé à la tête de la Transition à partir de cette date…", confiait la semaine dernière, un haut cadre de la CMAS, mouvement politique des proches de l’imam Mahmoud Dicko. Avec cette suspicion croissante, le pouvoir du Colonel Assimi Goïta pourrait se voir fragiliser au sein de l’opinion, estime encore Maliweb. Que deviendra alors l’impératif de l’union sacrée pour gagner la guerre contre les terroristes et leurs alliés ex-rebelles et contre l’hostilité de certains "partenaires occidentaux" ? Il appartient, conclut le site malien, aux autorités de la Transition d’ouvrir des concertations avec les forces vives du pays pour contribuer à lever tous les doutes. »
10/10/20234 minutes, 3 seconds
Episode Artwork

À la Une: la guerre israélo-palestinienne vue d’Afrique

 Les pays africains réagissent en masse après l’attaque du Hamas samedi qui a fait plus d’un millier de victimes. Tout au long du week-end, les communiqués se sont succédé. Walf Quotidien au Sénégal en a recensé quelques-uns : « Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, met en garde contre « le danger d’une détérioration » de la situation dans la région. Il appelle les belligérants à 'faire preuve de la plus extrême retenue'. Quant au président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, dont le pays a renoué ses relations diplomatiques avec Israël, c’est avec « fermeté » qu’il condamne les attaques du Hamas tout en exprimant sa solidarité avec le peuple israélien. « Le Kenya maintient fermement que rien ne justifie le terrorisme qui constitue une menace grave à la paix et la sécurité internationale », écrit le président kényan, William Ruto. Le Maroc « exprime sa profonde préoccupation suite à la détérioration de la situation et au déclenchement des actions militaires dans la bande de Gaza et condamne les attaques contre les civils d’où qu’ils soient. »Autres réactions compilées par L’Infodrome en Côte d’Ivoire. Certains pays font entendre leur différence…  « L’Afrique du Sud considère que cette 'nouvelle conflagration découle de l’occupation illégale continue des terres palestiniennes, de l’expansion constante des colonies, de la profanation de la mosquée Al-Aqsa et des lieux saints chrétiens, ainsi que de l’oppression continue du peuple palestinien'. Pretoria insiste sur la nécessité d’un processus de paix crédible dans la région. (…) L’Algérie, pour sa part, condamne l’agression israélienne et souligne l’importance de protéger les droits du peuple palestinien. »En effet, rapporte le site algérien Algérie 360, le ministre des Affaires Étrangères Ahmed Attaf réaffirme « l’engagement de l’Algérie à soutenir la cause palestinienne jusqu’à ce qu’elle atteigne son objectif légitime, la création d’un État indépendant avec Jérusalem comme capitale. Il appelle également la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour mettre fin à l’agression israélienne et à garantir les droits du peuple palestinien. »Un thème repris par Le Quotidien d’Oran qui parle d’Israël comme d’une « entité d’occupation » ou encore d’une « identité sioniste » et qui parle du Hamas comme de la « résistance palestinienne »Alors, « le continent gardera-t-il son unité face au conflit ? », s’interroge Le Pays au Burkina Faso. « En Afrique, les réactions sont divergentes et l’on se demande si ce continent, qui est traditionnellement une base de soutien à la lutte du peuple palestinien, réussira à garder son unité face au conflit. Rien n’est moins sûr, répond le quotidien ouagalais. Le temps où l’Organisation de Libération de la Palestine et son leader, Yasser Arafat, étaient les invités vedettes des sommets de l’OUA, ce temps semble révolu. Les intérêts des États africains ont pris le dessus sur les droits du peuple palestinien à disposer d’un territoire pour mener une vie décente. Le Sénégal, on s’en souvient, en 2021, avait, en pareilles circonstances, mis de l’eau dans son vin dans le soutien au peuple palestinien. Fort heureusement, souligne encore Le Pays, face aux positions très tranchées, des pays africains comme l’Égypte, qui ont des liens historiques et géographiques avec le conflit israélo-palestinien, ont pris une position médiane et s’activent dans la médiation à ce conflit. »
10/9/20233 minutes, 55 seconds
Episode Artwork

À la Une: le retrait de l'armée française au Niger

« Niger : les militaires français comme des coqs en cage !, titre WakatSera. Dans l’attente de trouver le modus operandi convenable pour aller voir ailleurs, voire retourner sur les bords de la Seine, le Niger devient comme une cage pour les militaires, estime le site d'information burkinabè qui ajoute : À la suite du Mali, du Burkina Faso et maintenant du Niger où l’air est devenu irrespirable pour elles, les forces françaises présentes au Sahel doivent chercher un autre gîte, si elles comptent demeurer en Afrique. » Mais rien n'est moins simple, à en croire Wakatsera, « car, même au Tchad où ils sont encore un millier, les militaires français sont de plus en plus dans le viseur de contempteurs les indexant comme forces d’occupation ».Préoccupations quotidiennes des Nigériens« Salaire des fonctionnaires, rentrée scolaire et prix des denrées alimentaires, Mourryaniger énumère les difficultés auxquelles est confrontée le nouveau pouvoir. Dans cette transition politique nigérienne marquée par l’insécurité terroriste et la crise sociopolitique et économique, sous une menace de guerre avec la France qui insiste pour rester au Sahel malgré son échec constaté, la mobilisation de tous est une nécessité absolue. La contribution des acteurs économiques est vitale, d’autant que cela peut calmer la population », estime Mourryaniger, qui se prononce pour « une diminution des taxes, voire une levée totale ou progressive de celles-ci, sur les denrées alimentaires ».Le Maroc et le mondial 2030La presse marocaine revient sur la décision de la Fifa d'attribuer une partie des matchs du Mondial 2030 au Maroc. Quels sont les critères de la Fédération internationale de football pour sélectionner les pays organisateurs ? Le Matin les énumère : « Il faut tout d’abord l’infrastructure nécessaire à l’accueil de la compétition, en particulier les sites clés. Ensuite, le cadre légal doit être établi. Enfin, l’ensemble des retombées sociétales et environnementales doivent être définies comme objectifs des candidats à l’organisation. » Et ce n'est pas une mince affaire : « Rien que pour l’infrastructure, chaque dossier de candidature doit présenter 14 stades, dont la moitié doit être déjà existante. »De son côté, l'Opinion croit savoir que « l'organisation de la Coupe du monde 2030 par le Maroc, "fait mal au régime algérien". Car, « jamais au grand jamais, deux pays voisins unis par les liens du sang, de l’histoire, de la langue, de la religion et du destin ne sont parvenus au stade de l’animosité et de l’inimitié comme le sont l’Algérie et le Maroc ». Et l'Opinion n'est pas tendre avec l'Algérie, en évoquant son bilan sur les terrains de foot et même au-delà. « Le football ne sourit pas aux dirigeants algériens. Champion d’Afrique en 2019 quelques mois avant l’avènement de "l’Algérie nouvelle", l’Algérie de la balle ronde s’est alignée sur celle de la diplomatie en collectionnant les échecs tant sur le terrain que dans les instances dirigeantes du football africain et mondial. »
10/6/20233 minutes, 22 seconds
Episode Artwork

À la Une: la poursuite des combats dans le Nord-Mali

Avec des communiqués victorieux du pouvoir militaire à Bamako, repris en chœur par les sites d’information maliens. Ainsi Malijet affirme : « Des terroristes dans leur débande ont pris pour cible [hier matin, NDLR] des unités des forces armées maliennes en mouvement dans les secteurs d’Almoustarat (près de Gao) et Nampala (près de Niono). C'était sans savoir la réaction immédiate des forces armées maliennes de sécurité. Les FAMa ont mis en déroute les assaillants, revenus lors d’un accrochage suivi de tirs d’obus. Ensuite, deux autres pickups des terroristes ont été neutralisés dans la même matinée dans cette zone de Nampala. Par ailleurs, [toujours hier, NDLR] les forces terrestres en appui avec les vecteurs aériens des FAMa ont détruit des groupes terroristes qui avaient pris pour cible les installations du barrage de Taoussa à l’ouest de la ville de Gao. »Impossible bien sûr de vérifier ces informations car aucun journaliste indépendant n’étant sur place.600 militaires maliens et mercenaires russesToutefois, Jeune Afrique apporte des précisions sur la colonne de l’armée malienne actuellement en route vers Kidal. « Une colonne d’environ 115 véhicules qui a quitté Gao lundi. Selon nos informations, pointe le site panafricain, la colonne serait composée de véhicules blindés légers et de pick-up. À leur bord, près de 600 militaires maliens et mercenaires du groupe Wagner qui, selon un officier, auraient même "pris la direction de l’opération". Entre 150 et 200 de ces paramilitaires (russes) chemineraient en effet en tête du convoi, aux côtés des Bérets rouges (les commandos parachutistes). La colonne bénéficie en outre d’un appui aérien de l’armée de l’air, notamment des drones Bayraktar TB2 (de fabrication turque) basés à Gao ».Mercredi matin, précise encore Jeune Afrique, cette « colonne FAMa-Wagner se trouvait entre les localités de Tarkint, Tabrinchat et Almoustarat, à environ 170 kilomètres au sud-ouest de Kidal, où sa progression a été freinée par des combattants du CSP. Selon un militaire malien, le convoi y aurait (en effet) essuyé des tirs d’obus. Une source sécuritaire parlait, elle, d’"échanges de tirs à l’arme lourde" depuis la veille au soir ».Double frontL’armée malienne doit faire face à deux adversaires : les ex-rebelles touaregs du CSP et les jihadistes, notamment du GSIM, la filiale d’al-Qaïda au Sahel.En effet, relate Le Monde Afrique, « les islamistes ont tiré des obus sur l’aéroport de Tombouctou le 30 août, le camp militaire de Gao a été ciblé le 8 septembre. Dernier assaut revendiqué, avant-hier : une attaque à l’engin explosif contre la colonne de l’armée malienne qui progresse dans le Nord (…). Onze ans après le début de la guerre dans le nord du Mali, al-Qaïda et le CSP-PSD sont à nouveau en guerre contre le même ennemi : l’État. »Et Le Monde Afrique de s’interroger : « Une alliance serait-elle sur le point de renaître ? "Nos états-majors sont autonomes, chacun revendique ses actions et a son propre mode opératoire", rétorque Attaye Ag Mohamed, un des cadres du CSP-PSD. Mais il l’admet : "aujourd’hui, le GSIM ne nous attaque pas et nous n’irons pas le chercher. Il n’y a pas d’accord entre nous pour le moment, mais rien n’est exclu". Plusieurs sources sécuritaires et diplomatiques soutiennent que depuis la reprise des hostilités, les actions des deux groupes convergent, certains affirmant, sans toutefois en apporter la preuve, que la CMA a collaboré à plusieurs reprises avec le GSIM ces dernières années, concluant par endroits des pactes de non-agression, échangeant du renseignement et parfois même des combattants. »Protéger Bamako ?En tout cas, si Bamako est passé à la contre-offensive dans le nord, c’est aussi pour verrouiller le centre du pays et éviter que le CSP et les jihadistes s’approchent de la capitale. C’est du moins le point de vue du quotidien Aujourd’hui à Ouagadougou. « Le CSP et les terroristes qui se sont attaqués il y a une semaine au camp de Dioura, lorgnent Bamako. En effet, Dioura est au centre du pays. Est-ce désormais, s’interroge Aujourd’hui, le point de bascule de cette guerre ouverte FAMa-Wagner-CSP-terroristes ? On en a l’impression, répond le quotidien ouagalais. Manifestement, il y a un vide que même avec l’armement acquis par le Mali et leur hardiesse, les FAMa et Wagner auront des difficultés à combler. Une telle horde avait été stoppée à Sévaré en 2013, rappelle Aujourd’hui, par (l’opération militaire française) Serval. »
10/5/20234 minutes, 3 seconds
Episode Artwork

À la Une: la guerre au nord du Mali

La bataille fait rage depuis ces dernières semaines dans le septentrion malien entre les Forces armées maliennes (FAMa) et la rébellion touarègue.« Bourem le 12 septembre. Léré, le 17. Dioura et son camp militaire, le 28. Et enfin Bamba, dimanche dernier. Dans le nord du Mali, pointe Jeune Afrique, le rythme des affrontements qui opposent l’armée malienne et la rébellion s’accélère. Les heurts sporadiques du début du mois d’août ont rapidement laissé place à une offensive de grande envergure menée par les mouvements signataires contre les positions des forces armées maliennes. (…) La dernière attaque en date, précise Jeune Afrique, a donc eu lieu dimanche dernier, à Bamba. Tôt dans la matinée, les pick-up du CSP-PSD, le Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement, ont fondu sur le camp militaire de cette commune de la région de Gao. Les mouvements touaregs assurent désormais en avoir pris le contrôle et récupéré au passage plusieurs véhicules appartenant à l’armée, laquelle s’est contentée d’évoquer "des combats intenses contre des terroristes". »Objectif : KidalDu coup, Bamako a décidé de contre-attaquer. Depuis lundi, un important convoi de l’armée malienne est parti de Gao dans le nord du pays direction Kidal, encore plus au nord, fief de la rébellion touareg. Apparemment, une centaine de véhicules des FAMa, les Forces armées maliennes appuyés par des mercenaires russes de Wagner. Objectif : reprendre le contrôle de la région, notamment les camps de la Minusma, la mission de l’ONU au Mali, actuellement sur le départ.« Sans communiquer sur leur nombre, relève encore Jeune Afrique, les rebelles assurent avoir mis en place un dispositif militaire important pour défendre Kidal, mais aussi les villes de Tessalit et d’Aguelhok, dans l’extrême-nord du pays. À la mi-journée lundi, le convoi de l’armée avait atteint les environs de Tin Aouker, à quelque 70 km au nord de Gao, se rapprochant des lignes de défenses du CSP. L’affrontement pourrait être imminent "si les FAMa continuent d’avancer", assure un combattant des mouvements qui met aussi en garde : "Ils sont attendus". »Guerre des communiquésÀ Bamako, le pouvoir militaire enchaîne les communiqués guerriers. « Nous sommes en guerre », affirme le colonel Souleymane Dembelé, directeur de l’Information et des Relations publiques des Armées, dans un communiqué repris notamment par Maliweb. « Toutes les emprises qui seront rétrocédées par la Minusma vont être occupées par les forces armées maliennes, que ce soit à Kidal ou ailleurs », assure-t-il encore.Commentaire du Témoin à Bamako : « Avec cette reprise des hostilités, il faut espérer que la montée en puissance de l’armée, tant chantée, finira par avoir définitivement raison de cette rébellion, et ce, sans exactions irréparables sur d’innocentes populations. »Fake newsDans le même temps, relève WakatSéra au Burkina Faso, « la guerre de la communication, notamment des fake news, est intense sur les réseaux sociaux. Des images sorties de leur contexte, et surtout de leur temps, pullulent et polluent internet. Qu’elles soient publiées par l’armée malienne ou diffusées par les Touaregs de l’Azawad, ces vidéos et photos, partagées sans retenue et sans limite, sont loin de refléter la réalité sur le terrain. Toutefois, leurs publications à la chaîne, démontrent à souhait la détermination des uns à reconquérir Kidal et des autres à continuer à en demeurer les maîtres incontestés ».Les civils au milieu« Finalement, soupire le Pays, toujours à Ouagadougou, ce que certains redoutaient semble arriver ! La reprise des hostilités entre l’Armée malienne et les rebelles Touaregs ». Et « ce sont les populations civiles qui payeront un lourd tribut, déplore le quotidien burkinabè. Une population qui souffre déjà des affres de cette guerre depuis des décennies. Qui plus est, (…) les groupes armés islamistes annoncent un blocus sur certaines villes du pays. Encore plus grave, il n’existe plus de force tampon qui pourrait s’interposer pour éviter le pire. C’est pourquoi, estime Le Pays, il est temps pour les frères ennemis maliens, qu’ils soient du nord, du sud, de l’est ou de l’ouest, de se parler pour trouver une solution durable à la malienne. Car, s’il y a guerre, ce ne sont ni les Algériens, ni les Français, ni les Burkinabè, ni les Nigériens, et encore moins les Russes qui vont mourir, mais bien des Maliens. »
10/4/20234 minutes, 1 second
Episode Artwork

À la Une: Denis Mukwege peut-il «réparer» la RDC?

Le célèbre gynécologue congolais, prix Nobel de la Paix, surnommé « l’homme qui répare les femmes », « est-il en mesure de réparer son propre pays en proie aux guerres, à la corruption et à la prédation depuis bientôt 30 ans ? Denis Mukwege est-il l’homme de la situation ? » Interrogation portée par le site spécialisé sur la RDC Afrikarabia.En tout cas, « la rumeur n’en est plus une, pointe Jeune Afrique. Arrivé hier poings levés sous les hourras de ses partisans à la paroisse Fatima, à Kinshasa, Denis Mukwege a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle [de décembre, NDLR]. "Demain sera tard", a-t-il lancé sous les applaudissements du public. "J’y vais maintenant !" Le médecin congolais, qui s’exprimait devant une grande affiche le présentant comme "le choix du peuple", est longuement revenu sur les raisons qui ont motivé sa décision. "Notre pays est devenu la honte du continent", n’a pas hésité clamer le fondateur de l’hôpital de Panzi. Fustigeant "les rapaces qui font main basse sur les richesses de la RDC", Denis Mukwege a dressé un bilan très critique de l’administration Tshisekedi, l’accusant d’avoir "préparé la fraude" au lieu de "préparer un bilan" ».En effet, complète le site congolais Actualité CD, dès janvier dernier, Denis Mukwege « appelait à une "révolution démocratique" menée par la base. Selon lui, cette révolution implique que la population congolaise se mobilise pour voter massivement et s’assure que ses votes soient respectés. Il avait insisté sur la nécessité d’un changement radical, déplorant que la RDC soit encore embourbée dans un système de prédation au lieu d’une véritable gouvernance ».Vers une alliance de l’opposition ?Alors « l’homme qui répare les femmes » peut-il créer la surprise dans cette course à la présidentielle ? « Côté face, répond Afrikarabia, le prix Nobel coche toutes les cases du candidat idéal : issu de la société civile, intègre, multi-récompensé pour son action en faveur des droits de l’homme (…) et sans compromission avec les différents pouvoirs. Depuis plus de 30 ans, il soigne les femmes victimes de viols et de mutilations sexuelles dans son hôpital de Panzi. Son travail est reconnu dans le monde entier, et sa candidature retiendra l’attention des médias internationaux (…). Côté pile, poursuit Afrikarabia, Denis Mukwege est un novice en politique, sans parti structuré et sans véritable ancrage national. À trois mois du scrutin, sa déclaration tardive lui laisse peu de temps pour battre campagne. »Mais « le vrai défi du docteur Mukwege, relève encore Afrikarabia, sera d’être en mesure de recoller les morceaux d’une opposition morcelée. Sa candidature vient en effet se rajouter à celle de Martin Fayulu et Moïse Katumbi, deux poids lourds de l’opposition, sans compter les deux anciens Premiers ministres Matata Ponyo et Adolphe Muzito, eux aussi sur la ligne de départ. Dans un scrutin à un (seul) tour, seule une grande alliance de l’opposition, derrière un candidat unique, serait en mesure de battre le président sortant ».Peu de chances ?Le quotidien Aujourd’hui au Burkina Faso n’y croit pas un seul instant. Pourquoi ? « Parce qu’il n’a pas d’appareil rodé, même s’il est soutenu par une coalition, l’Alliance des Congolais pour la refondation de la Nation, et par une organisation de la société civile, l’Appel patriotique. Mais que pèsent ces deux structures face à la majorité présidentielle de Félix Tshisekedi, qui veut rempiler ? Quelles chances du docteur face aux vieux caïmans du fleuve Congo que sont les Katumbi, Muzito, et autre Fayulu ? Minces, car la popularité dont il jouit, n’est pas forcément transposable sur le terrain fangeux de la politique, domaine par excellence des peaux de banane et autres chausse-trappes ! »Un climat politique tenduEn tout cas, constate Le Point Afrique, « concrètement, sur le terrain, le climat politique s’est tendu : manifestations de l’opposition et des mouvements pro-démocratie interdites quand elles ne sont pas réprimées dans la violence comme récemment à Goma, harcèlement judiciaire de certains opposants, journalistes incarcérés, et toujours plus de victimes dans les conflits à l’est du pays. (…) À quatre mois des élections, les jeux sont loin d’être faits, estime encore Le Point Afrique, même si des sondages s’emploient à tenter de donner des tendances (plutôt favorables à Félix Tshisekedi). Au regard du contexte et de la multiplicité des facteurs qui peuvent intervenir dans le processus menant à l’élection d’un président dans un pays complexe comme la RD Congo, la prudence semble de mise ».
10/3/20234 minutes, 28 seconds
Episode Artwork

À la Une: les candidats à la présidentielle en RDC sur la grille de départ

« Encore quelques jours (jusqu’au 8 octobre) pour que les Congolais soient définitivement fixés sur les noms de ceux qui vont postuler pour diriger leur pays durant les cinq prochaines années », s’exclame Le Nouvel Observateur à Kinshasa. Le scrutin présidentiel aura lieu le 20 décembre. Et la liste des candidats s’allonge.Après Matata Ponyo, Constant Mutamba, Rex Kazadi et Adolphe Muzito, c’est le président sortant qui a annoncé sa candidature dimanche 1er octobre. « Sans surprise, Félix Tshisekedi investi candidat de l’Union sacrée », titrent les sites congolais Cas-Info, Objectif Infos ou encore Actualité CD. « La majorité des partis politiques et regroupements membres de l’Union Sacrée, relève Cas-Info, ont déjà officiellement annoncé leur soutien à la candidature de Félix Tshisekedi, notamment l’UDPS, le MLC, et l’UNC. »Du côté de l’opposition, poursuit le site congolais, « l’opposant Martin Fayulu a annoncé qu’il déposerait (bientôt) sa candidature, tandis que le dépôt de candidature de Moïse Katumbi est également attendu. De plus, la décision du prix Nobel (de la Paix) Denis Mukwege reste en suspens. »L’opposition en ordre disperséEn ce qui concerne Martin Fayulu, l’opposant a donc « mis fin au suspense », pointe Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC. En effet, « depuis juin dernier, beaucoup se demandaient si le candidat malheureux de la présidentielle de 2018 n’avait pas décidé de jeter l’éponge et de boycotter le scrutin dont il juge le fichier électoral frauduleux et la Commission organisatrice tout acquise à la réélection de Félix Tshisekedi ». Il avait d’ailleurs « demandé à son parti de ne pas présenter de candidats aux législatives nationales et provinciales. Depuis cette date, l’opposant laissait planer le doute sur sa candidature à la présidentielle ».Samedi donc, confirmation : Martin Fayulu sera bien candidat. Et il « a dû faire preuve d’une certaine inventivité, note Afrikarabia, pour justifier sa candidature à la présidentielle, alors qu’il a privé d’élection les cadres de son parti ».En tout cas, poursuit le site, « Martin Fayulu sait que rien n’est encore joué à trois mois du scrutin. (Le docteur) Denis Mukwege est en passe de franchir le Rubicon et de se déclarer (ou pas) lundi. Moïse Katumbi devrait également finaliser sa candidature en début de semaine. Se jouera, alors, le temps des alliances avec les autres candidats de l’opposition, bien conscients qu’en multipliant les candidatures, ils offrent un boulevard à Félix Tshisekedi dans un scrutin à un seul tour. Reviendra, sans doute, sur la table l’éternel débat d’un très hypothétique candidat unique de l’opposition, seule solution pour tenter de battre le président Félix Tshisekedi, dont son seul adversaire n’est pas l’opposition, mais son bien maigre bilan. »Denis Mukwege va-t-il brouiller les cartes ? Justement, alors que l’opposition aborde cette présidentielle en ordre dispersé, « Denis Mukwege va-t-il brouiller les cartes ? », s’interroge Le Nouvel Observateur à Kinshasa. « Le prix Nobel de la paix 2018, vierge politiquement, est objectivement parlant le candidat idéal pour les Congolais », estime le bi-hebdomadaire. « Cependant, la grande difficulté pour lui est l’absence d’une structure politique qui pourra le soutenir en cas de victoire. »Toutefois, « l’homme est d’une popularité indéniable, assure Le Nouvel Observateur. Il est capable de surprendre ceux qui se croient déjà vainqueurs parce qu’ils organisent les élections. (…) On se souvient, rappelle le journal, qu’en décembre de l’année dernière, l’ancien Premier ministre Matata Ponyo, l’opposant Martin Fayulu et Denis Mukwege avaient publié une déclaration commune contre l’actuel président et son gouvernement. Dans cette tribune de 20 pages intitulée "il n’est jamais trop tard pour bien faire", les trois personnalités avaient dépeint un sombre tableau de la situation en RDC. »Enfin, autre opposant et non des moindres, « Moïse Katumbi déposera sa candidature à la présidentielle en début de semaine », affirme notamment Le Congo Libéré. « Vendredi, de retour du Kongo Central, dernière étape de sa tournée des provinces entamée au début du mois, Moïse Katumbi a fait un stop à Kinshasa », note le site congolais, « avant de partir à Lubumbashi où il a assisté samedi à un match du TP Mazembe, dont il est le président. » Et il sera de retour dans la capitale en début de semaine, donc, avec la ferme intention de se joindre au bal des prétendants.
10/2/20234 minutes, 12 seconds
Episode Artwork

À la Une: au Mali, interrogations sur le report de la présidentielle

Le premier tour devait se tenir le 4 février 2024, avant d’être repoussé sine die par le gouvernement de transition officiellement pour des raisons techniques.MaliActu déplore un « coup dur pour le pays, qui se dirige vers une nouvelle prolongation de la transition » en cours depuis décembre ».MaliWeb de son côté décortique « un scénario prévisible » : celui d’un vote « techniquement impossible à organiser aux dates initialement convenues avec la Cédéao », surtout après le décalage du référendum constitutionnel prévu le 19 mars et qui s’était finalement tenu le 18 juin 2023 – référendum qui a accru les pouvoirs du chef de l’Etat malien.Les deux médias s’accordent sur un constat : « il faudra convaincre la Cédéao et la communauté internationale du bien-fondé de ce report »… une tâche nécessaire pour maintenir la pression sur le gouvernement malien en vue d’élections libres et transparentes, toujours selon Mali Actu.Ce report qui provoque de vives réactions à Bamako selon Jeune Afrique. Le média panafricain raconte la vague de protestations de plusieurs partis politiques, à l’image de l’Appel du 20 février qui fustige une transition qui « n’a que trop duré » avec de « graves conséquences sur une population déjà meurtrie »Une population meurtrie à l’image des survivants du TombouctouMaliActu  s’émeut des témoignages des rescapés de cette attaque djihadiste contre le bateau qui naviguait sur le fleuve Niger. C’était le 7 septembre dernier, plus de 60 morts. Un attentat revendiqué par le Jnim, le groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans.« Seules nos larmes peuvent exprimer notre chagrin » pleure cette survivante qui dit « avoir enterré tellement de corps qu’elle ne peut plus en compter le nombre ». Un autre survivant y parle de ce nourrisson de moins de 40 jours qui a perdu tous ses proches dans l’attaque.Le deuil et les larmes aussi dans l’ouest du NigerOù au moins douze soldats sont morts hier à Kandadji dans la région de Tillabéri : sept militaires tués dans une attaque attribuée à des djihadistes, cinq autres morts dans un accident de la route alors qu’ils se rendaient sur les lieux.D’après les décomptes du Monde Afrique, il s’agit de la deuxième attaque la plus meurtrière depuis le coup d’Etat du 26 juillet dernier, putsch justifié par « la dégradation de la situation sécuritaire ».Vu du Burkina, WakatSera tance « les putschistes installés dans les lambris dorés de la présidence à Niamey » pendant que les terroristes, eux, « mettent à profit le nombre réduit de militaires » sur le front… pour le site d’info « la sauvegarde du pouvoir pour des intérêts personnels et égoïstes a pris le pas sur la défense du territoire et des populations. »Des réactions aussi après le retour en France de Sylvain Itté…L’ex-ambassadeur français au Niger a donc fait son retour « inévitable », d’après Le Monde Afrique, avant-hier dans la capitale française… le journal burkinabè Le Pays en roule des yeux : « Tout ça pour ça » après des semaines de bras de fer entre Paris et Niamey. Les nouvelles autorités nigériennes en sortent donc victorieuses selon le journal qui juge que la France est « la queue basse » et « plus affaiblie que jamais au Sahel ». Pour Le Pays, l’ancienne puissance coloniale « récolte ce qu’elle a semé après son intervention en Libye qui a ouvert les portes aux groupes armés actifs dans la région ».Autre présidentielle, autres interrogations en République démocratique du Congo Pour Le Point Afrique, la dernière ligne droite vers le scrutin du 20 décembre est loin d'être un long fleuve tranquille. D'abord car le temps presse : le bureau d'enregistrement des candidatures va fermer le 8 octobre, dans un peu plus d'une semaine.Le sortant Félix Tshisekedi brigue un second mandat, et veut mettre toutes les chances de son côté selon le magazine. Le Point Afrique dépeint ainsi le parti présidentiel l'UDPS comme une machine de guerre tournée vers cet objectif.Le Point qui estime toutefois que ce plan peut être semé d'embuches notamment car les adversaires s'annoncent nombreux... et ce même si les opposants déjà identifiés de Félix Tshisekedi, Martin Fayulu, Moïse Katumbi ou encore le docteur Denis Mukwege ne se sont pas encore officiellement déclarés.Autre inquiétude du Point Afrique : le climat politique délétère à l'approche du scrutin avec les manifestations de l'opposition et des mouvements pro-démocratie interdites ou réprimées, le harcèlement judiciaire de certains opposants, ou de journalistes, sans parler de l'insécurité à l'Est du pays.Des incertitudes, des tensions : « les jeux sont donc loin d'être faits » pour la présidentielle congolaise.
9/29/20233 minutes, 54 seconds
Episode Artwork

À la Une: une manœuvre de déstabilisation au Burkina Faso…

C’est ainsi que le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a qualifié mercredi 27 septembre dans la soirée l'action de plusieurs officiers qui ont, semble-t-il, tenté de s’emparer du pouvoir. Tout a commencé par une rumeur qui s’est propagée par les réseaux sociaux, pointe le quotidien Aujourd’hui. « Dans la nuit de mardi à mercredi, ceux qu’il convient de nommer 'les gardiens naturels' d’IB (Ibrahim Traoré) et de la Transition ont sonné le tocsin à partir de plusieurs coins de la capitale Ouagadougou. Ces ''IB boys'', ces veilleurs, ont donc, via la Toile, appelé les Ouagalais à sortir dans les rues car, d’après eux, un putsch était en branle contre IB. Un neveu du président Alassane Ouattara, Bamory – c’est son nom –, qui travaille à Ouaga, a même été indexé comme finançant ledit coup d’État, en complicité avec des militaires ! Ce dernier a démenti, relève le journal, disant n’être concerné ni de près ni de loin par cette affaire. »Plusieurs officiers aux arrêts, d’autres en fuiteEn tout cas, poursuit Aujourd’hui, « la stratégie a marché, puisque plusieurs centaines de pro-IB sont sortis, klaxonnant dans les rues et publiant des propos où les ennemis de la Transition étaient fustigés, et mettant en garde tous ceux qui grenouilleraient pour renverser IB ».La rumeur était semble-t-il fondée, pointe encore Aujourd’hui, puisque mercredi soir, « on apprenait par l’Agence d’information du Burkina que plusieurs conjurés, des officiers, étaient aux arrêts, et d’autres en cavale. Il y a bel et bien eu, conclut le quotidien burkinabé, tentative de déstabilisation du MPSR II à cinq jours de son premier anniversaire. »Le site d’information WakatSéra précise pour sa part que, d’après le parquet militaire burkinabè, « six officiers sont impliqués dans cette ''tentative avérée de coup d’État'' : quatre ont été mis aux arrêts et deux sont en fuite ».Rappelons que récemment, Jeune Afrique  avait publié des articles évoquant justement des tensions au sein de l’armée burkinabé. Ce qui lui a attiré les foudres de la junte qui a ordonné lundi la suspension de tous les supports, papier et numérique, de Jeune Afrique au Burkina Faso.Les circonstances du crash de l’Iliouchine à GaoJeune Afrique qui a par ailleurs mené l’enquête à propos des images qui ont largement circulé sur internet : celles du crash d’un avion militaire sur l’aéroport de Gao au Mali.« La vidéo dure un peu moins d’une minute, relate Jeune Afrique. On y aperçoit un Iliouchine 76, un avion-cargo de fabrication russe, se poser sur la piste de l’aéroport de Gao. Mais son atterrissage est trop tardif et trop rapide. L’appareil arrive à grande vitesse en bout de piste, heurte des plots en béton, puis s’écrase et explose à quelques dizaines de mètres du tarmac. Quatre jours après ce dramatique accident, survenu le 23 septembre dans la plus grande ville du nord du Mali, les autorités maliennes n’ont fourni aucune explication officielle. Et pourtant : cet avion portait les couleurs de l’armée de l’air malienne et était immatriculé en tant que tel. Selon une source sécuritaire malienne, précise encore Jeune Afrique, huit passagers – sept mercenaires du groupe Wagner et un militaire malien – se trouvaient à bord de ce vol logistique en provenance de Bamako, chargé d’acheminer du matériel militaire et de l’armement à Gao. Trois d’entre eux (dont le militaire malien) sont morts, les autres sont blessés plus ou moins grièvement. »Questions fondamentales…Enfin, à lire dans Le Monde Afrique, cette analyse du directeur régional Afrique de l’Est à l’Institut d’étude de sécurité, Paul-Simon Handy, sur les revers français au Sahel.« C’est l’occasion pour la France, dit-il, de se poser des questions fondamentales : quels sont ses intérêts en Afrique ? Comment justifier la présence de bases militaires aujourd’hui ? Pour protéger qui ? La France doit apporter des réponses claires, au-delà d’un discours moralisateur sur la défense de la démocratie, lui-même pétri de contradictions. On veut consolider l’État de droit tout en défendant parfois des régimes controversés, comme au Tchad. (…) La zone francophone est traversée par une lame de fond qui mêle répulsion et attirance, pointe encore le chercheur. On insulte la France sur les réseaux sociaux le soir et, le lendemain, on demande un visa à l’ambassade de France. On dit soutenir Vladimir Poutine mais on ne va pas tenter de migrer en Russie. Il y a une forme de schizophrénie symptomatique d’un moment postcolonial qui n’est pas achevé. »
9/28/20234 minutes, 2 seconds
Episode Artwork

À la Une: la catastrophe de Derna, des années de négligence et de corruption…

« Deux semaines après le passage du cyclone Daniel, la ville Derna en Libye n’est que douleur, constate l’envoyé spécial du Monde Afrique. La population est livrée à elle-même, physiquement et psychologiquement, et se retrouve aux prises avec des institutions en faillite dans un pays fracturé entre deux gouvernements qui se dédouanent de toute responsabilité face au drame. Celui de l’Ouest, reconnu par la communauté internationale, et celui de l’Est, l’un et l’autre disposant de leur administration propre et de leurs milices, rendant plus complexe une coordination des aides. De fait, constate Le Monde Afrique, c’est sur les épaules d’une armée de volontaires civils, venus de tout le pays, en convois formés depuis des villages et des villes, qu’ont reposé les opérations de secours. Avec pour seuls moyens leurs mains nues et leurs pelles pour creuser une mer de boue et de décombres, à la recherche de survivants et de corps. Errant dans les rues, traumatisés, les rescapés en sont, eux, réduits à attendre des nouvelles de leurs proches, emportés dans les flots par milliers ».Un très lourd bilanCombien de morts ? 10 000 ? 15 000 ? 20 000 ? Impossible de le savoir… « Alors que le bilan officiel n’évolue qu’à la marge depuis une semaine – 3 875 morts affirmaient les autorités lundi –, on continuait ici à inhumer des dizaines d’anonymes, constate encore Le Monde Afrique. (…) Les zones d’ombre qui entourent le bilan et la volonté des autorités de l’Est de contrôler l’information et d’interdire l’accès à certains endroits ne cessent d’alimenter la colère sur place. "4000 morts ? Mais de qui se moque-t-on ?", s’indigne un membre d’un comité de quartier de Derna, tentant de déblayer les rues avec de maigres moyens ».Aucun entretien…Autre sujet de colère, pointe Le Monde Afrique : l’abandon, depuis des années, de l’entretien des barrages qui ont cédé : « leur histoire récente raconte des années de négligence et de corruption. La direction des travaux hydrauliques avait signalé des fissures dès 1998. En 2021, un audit avait démontré que les deux barrages n’étaient pas entretenus, malgré l’allocation régulière de fonds à cet effet. Le procureur général a ordonné, il y a deux jours, le placement en détention provisoire de huit responsables, dont le maire de la ville ». « Ces huit personnes, précise Jeune Afrique, qui occupent ou ont occupé des postes à responsabilité au sein du département des ressources hydrauliques ou celui de la gestion des barrages en Libye, sont soupçonnées, entre autres, de "mauvaise gestion" et de "négligence" ».« Libye : les assassins de Derna »Le Point Afrique s’indigne également avec ce titre sans ambiguïté : « Libye : les assassins de Derna ». « La corruption tue, s’exclame le journal. Les événements de Derna, dans l'est de la Libye, en attesteront pour l’éternité. On pourra construire tous les monuments aux morts, les plus grandioses, les plus éloquents, qu’il restera ad vitam la trace avilie de la corruption humaine ».Et « quand la foule de Derna a demandé à pleins poumons la "pendaison" pour "ceux qui ont volé ou trahi" (ou les deux), les maîtres de l’Est ont fort peu goûté la menace, relate Le Point Afrique. Face à cette lame de fond, cette fois-ci humaine, le clan Haftar a répondu avec son attitude favorite : la brutalité. Internet s’est éteint, les téléphones ont subitement manqué de réseaux, les journalistes ont été priés d’aller voir ailleurs si le sable était plus chaud, des activistes et des voix critiques ont été arrêtés. La bonne vieille méthode. Le maréchal Haftar et ses enfants règnent dans l’Est libyen. Ce militaire se comporte comme un seigneur de guerre, soupire encore Le Point Afrique, affranchi de toutes règles, sinon les siennes. (…) L’aide internationale pour la reconstruction de Derna est censée passer par lui, via son fils Saddam "chargé" de gérer la crise humanitaire. Des milliards de dollars sur lesquels ces seigneurs de guerre risquent de prélever leur dîme en toute impunité ».
9/27/20234 minutes, 8 seconds
Episode Artwork

À la Une: la junte malienne reporte la présidentielle

Les militaires au pouvoir à Bamako ont annoncé hier le report de l’élection présidentielle qui était censée avoir lieu en février prochain. On ne sait pas encore quand le scrutin se tiendra. Pourquoi ce report ? Eh bien pour des « raisons techniques », expliquent les autorités maliennes. D’après le porte-parole du gouvernement, cité par le site Maliweb, « ce léger report de la présidentielle est dû à la "prise en otage" de la base de données électorale par le prestataire Idemia, une société française ». Cette société française réclamerait 5 milliards de FCFA à l’État malien. Le porte-parole du gouvernement affirme encore que « des démarches administratives sont en train d’être effectuées dans les plus brefs délais pour permettre le basculement de la base de données nationales sur un autre système qui sera exclusivement contrôlé par le Mali. Lequel, déclare-t-il, ne risquerait ainsi plus de vol de données, ni de "prise d’otage" ».Pour sa part, dans une réaction transmise à l’Agence France-Presse hier soir et reprise notamment par Le Monde Afrique, la société Idemia assure « qu’il n’existe "pas de litige en cours" avec les autorités maliennes et qu’il n’y a "plus de cadre contractuel en vigueur" entre le groupe et le ministère malien de l’Administration territoriale et de la décentralisation, "en raison du non-paiement des factures" ».La France, un bouc-émissaire un peu trop facile ?La presse burkinabé, au ton souvent tranchant, est plutôt circonspecte : « il fallait le prétexte infaillible à la mode : faire porter une fois de plus à la France une faute lourde, s’exclame le site d’informationWakatSéra. Le bouc émissaire n’a pas été difficile à trouver ! (…) Ainsi, dès que la France est mise au pilori, les prétextes pour rallonger la transition sans fin, passent comme lettre à la poste ». Résultat, pointe encore WakatSéra, « le bail de la transition se poursuit pour le patron de Bamako qui a encore de beaux jours devant lui, que ce soit en président de la transition ou comme président élu, la société civile contestatrice n’ayant pas l’onction de la junte et les partis politiques n’ayant plus voix au chapitre. Le boulevard sera ainsi ouvert pour Assimi Goïta pour devenir président civil après avoir été président militaire ».Assimi Goïta en position de force à la présidentielle ?Très critique également le quotidien Aujourd’hui, toujours à Ouagadougou… « Assimi Goïta sera-t-il candidat à cette présidentielle (…) ? On sait que la nouvelle Loi fondamentale le permet, et sauf séisme au bord du Djoliba, il fera tomber la tenue bariolée pour se présenter (…). Et cela pose problème, car, il sera juge et partie, et il ne peut perdre cette élection ». Et puis autre problème concernant le scrutin présidentiel, pointe encore Aujourd’hui : « la Transition ne dit pas comment opérer avec une situation sécuritaire très mauvaise au Nord, au Centre et à l’Est du Mali, qui risque encore de se dégrader avec le vide laissé par Barkhane, et la Minusma- les Fama et Wagner peinant à contrer la CMA, désormais en guerre ouverte, ainsi que l’EIGS et le GSIM. Comment les électeurs vont voter, notamment les déplacés internes ? Kidal, par exemple, sera-t-il une circonscription électorale ? Et quid de Tombouctou et Gao, récemment les cibles d’estocades jihadistes qui ont fait près de 60 victimes civils et militaires ? »Repli militaire français au Bénin ?À la Une également le Niger, avec les suites de l’annonce avant-hier soir par Emmanuel Macron du départ de l’ambassadeur français sur place et du retrait progressif des troupes françaises… D’après le site d’information Mourya Niger, les soldats français pourraient se replier au Bénin. « Le Benin, affirme Mourya, est déjà dans une phase avancée de construction d’une base militaire française près de la ville de Kandi. Même si le gouvernement de Patrice Talon tente de démentir l’information, il reconnaît que des instructeurs militaires français, belges et américains sont à Kandi pour renforcer la capacité des forces béninoises. » Tout cela, souligne le site nigérien, avec « la bénédiction du président Talon qui confirmerait ainsi son rapprochement avec la France. D’autant, affirme encore Mourya Niger, que l’argument justificatif reste à portée de main, avec la progression des groupes terroristes du Sahel vers les pays du golfe de Guinée, notamment le Benin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo. »
9/26/20234 minutes, 17 seconds
Episode Artwork

À la Une: la France poussée vers la sortie au Niger…

« Après deux mois de bras de fer avec la junte nigérienne, relève Le Monde Afrique, Emmanuel Macron (donc) a annoncé, hier, le retour en France "dans les prochaines heures" de l’ambassadeur français à Niamey, et le retrait des troupes françaises d’ici la fin de l’année ». Dans la soirée, le régime militaire nigérien au pouvoir a salué l’annonce du président français : « ce dimanche, nous célébrons la nouvelle étape vers la souveraineté du Niger. C’est un moment historique qui témoigne de la détermination et de la volonté du peuple nigérien ».Macron et « ses lunettes en bois »Ce matin la presse de Niamey emboîte le pas des militaires… « Enfin, Emmanuel Macron arrête son déni de réalité au Sahel (…) », lance le site Mourya Niger. « Comme toujours, le président français a usé de lunettes en bois pour ne pas regarder la réalité en face » et maintenir « l’illusion d’un Sahel en ébullition conquis sans réfléchir, alors même que les relations se dégradaient de jour en jour » avec Paris qui persistait « dans une diplomatie obsolète et moribonde ». Pour le site d’information nigérien TamTam Info, « c’est une grande victoire pour le peuple sahélien déterminé à recouvrer toute son indépendance ».Laisser les Nigériens décider de leur sortWalfQuotidien est également sans concession : « Macron cède enfin face au général Tiani », titre le quotidien sénégalais. « Face aux tergiversations de la Cédéao entretenues par la peur d’une intervention militaire pour "rétablir" Mohamed Bazoum dans ses fonctions, et face la fermeté des juntes burkinabé et malienne, la France a compris qu’il n’y avait rien d’autre à faire que de laisser les Nigériens décider de leur sort. (…) Ce retrait, estime encore Walf Quotidien, pourrait marquer la fin de la lutte contre le terrorisme pour la France. Un prétexte que Paris a toujours défendu pour maintenir ses troupes au Sahel. Des troupes finalement considérées, à tort ou à raison, comme des forces d’occupation étrangères. Avec cet énième revers, la France voit son influence et sa puissance se réduire comme peau de chagrin en Afrique de l’Ouest en particulier et en Afrique de manière générale ».Vers un « modus vivendi » ?« Apaisement ou capitulation ? », s’interroge WakatSéra au Burkina Faso. En tout cas « chaque jour que Dieu fait, constate le site ouagalais, la tempête du désert sahélien soulève un peu plus de sable et beaucoup de poussière qui obscurcissent davantage le ciel des relations avec la France, qui porte le péché originel et visiblement éternel de l’ancien pays colonisateur. Il est temps, pour le bonheur des populations qui sont en réalité les seules à pâtir de cette crise, qu’un modus vivendi soit trouvé, estime WakatSéra, sans passion et animosité ouvertes, afin que ce qui peut l’être encore soit sauvé. Emmanuel Macron doit se rendre à l’évidence de l’option irréversible du changement de paradigmes et donc se débarrasser - il faut appeler un chat un chat - de cette arrogance et ce paternalisme qui ne sont plus d’actualité. En face, les dirigeants des pays en pleine saison de putschs militaires ne sont pas non plus obligés de chercher à tout prix l’humiliation de l’adversaire, au nom d’une souveraineté, qui est déjà de fait, mais qui ne peut vivre sans l’apport des voisins et partenaires ».Rien n’est vraiment réglé…Le quotidien Aujourd’hui, toujours à Ouagadougou s’interroge également : « maintenant, est-ce que cette option jupitérienne peut dérider la situation au Niger ? Est-ce que cela peut pacifier les relations entre Paris et Niamey ? Est-ce que cela peut améliorer les conditions de détention de Bazoum ? Et même impacter la posture de la Cédéao qui pourrait abandonner la menace d’une intervention militaire ? Qu’en sera-t-il des sanctions qui frappent durement les Nigériens ? (…) Et que gagneront les putschistes en matière d’amélioration du quotidien des Nigériens, en matière de capacités de combler le manque des aides budgétaires ? (…) La France, ses militaires et son ambassadeur partiront certes, conclut Aujourd’hui, mais rien n’est vraiment réglé au Niger ».
9/25/20233 minutes, 51 seconds
Episode Artwork

À la Une : les suites du séisme meurtrier au Maroc

C'est tout d'abord Yabiladi.com qui s'intéresse au matériau traditionnel qui nous dit-il « n'est pas la cause des dégâts matériels ». C'est précisément le point de vue de l'architecte Karim Rouissi, selon lequel « il n'y a pas de bons ou de mauvais matériaux. Il s'explique : il n’y a que des matériaux qui peuvent être bien ou mal utilisés. Le béton armé mal employé n’a d’ailleurs pas évité des désastres ». Et il ajoute : « une construction de qualité, en terre ou en pierre, est tout aussi possible lorsque les prescriptions techniques et les normes de sécurité sont respectées ». Et la question se posera inévitablement pour la reconstruction dans les régions dévastées. Le programme de reconstruction est estimé à 120 milliards de dirhams sur cinq ans, et selon Yabiladi.com, « il inclut notamment une adaptation des nouvelles constructions aux spécificités locales des régions sinistrées, où les matériaux utilisés reposent surtout sur des éléments naturels, comme la terre, les pierres et le bois. »Séisme et fake newsDes fake news en rapport avec le séisme du 8 septembre. C'est Le Matin qui lance l'alerte expliquant que « de fausses informations parviennent à semer la panique, voir la terreur parmi de nombreux citoyens. Il s’agit essentiellement de fausses alertes à de nouvelles fortes secousses qui toucheraient plusieurs régions du Maroc d’ici la fin du mois de septembre ou même le risque d’un tsunami sur les côtes marocaines ». Avec quelles conséquences ? Certaines personnes « croient tellement » à ces fakes news, nous dit Le Matin, qu'elles cherchent même à obtenir une date, au cas où. D'autres, craignant un nouveau séisme, « continuent de passer une bonne partie de la nuit dehors ». Or, ajoute Le Matin, « les spécialistes assurent que toutes ces informations qui circulent sur les réseaux sociaux sont infondées. Il est impossible aujourd’hui de prédire les séismes à n’importe quel endroit du monde et par n’importe quelle équipe de recherche, même les plus performantes. »Fakes news au MaliEt elle concerne la promesse « d'un nouveau stade » à Kayes. C'est Benbéré qui nous raconte : « Une page Facebook malienne décontextualise une vidéo en l’attribuant aux réalisations des autorités de la transition au Mali. Il s’agit plutôt d’un stade au Koweït. L’édifice en question est le nouveau stade d’Al Sulai-bikhat Club. Il est en chantier depuis des mois ». Or, une vidéo publiée le 7 septembre, qui cumule plus de 500 000 vues et environ 25 000 réactions, montre ce qui est présenté comme « le stade de Kayes, promis par Assimi Goïta, en chantier... et dans peu de temps », ajoute l'auteur, « nous allons demander à organiser la Coupe d'Afrique des Nations ». Et Benbéré conclut : « Au Mali, ces derniers temps, plusieurs fausses informations ou des vidéos hors contexte circulent sur les réseaux sociaux. L’auteur de cette manipulation tente de faire croire que plusieurs autres stades sont en chantier au Mali, en lien avec la promesse faite par le président de la transition le 23 juillet dernier à Kayes. »
9/22/20233 minutes, 21 seconds
Episode Artwork

À la Une: pourquoi les putschistes ont la cote…

C’est l’une des questions à laquelle tente de répondre l’hebdomadaire français Le 1 dans sa dernière édition consacrée à l’Afrique. Le journaliste Rémi Carayol avance le fait que « pour beaucoup en Afrique, la démocratie est synonyme de corruption, d’élections faussées et, surtout, de développement économique capté par une petite élite. Victimes des putschs, IBK au Mali, Mohammed Bazoum au Niger, Roch Marc Christian Kaboré au Burkina Faso, Ali Bongo au Gabon et Alpha Condé en Guinée ont tous un point commun, affirme Rémi Carayol : ils ont été mal élus, lors de scrutins tronqués par la force ou par la puissance de l’argent. L’élection n’est plus synonyme de légitimité. (…) Le problème, poursuit-il, est la manière dont la démocratie a été mise en œuvre sur le continent. »Un changement d’ère historiqueEt la France porte là une grave responsabilité… C’est ce qu’explique Antoine Glaser, autre journaliste spécialiste de l’Afrique, toujours dans l’hebdomadaire Le 1 : « la France a continué d’instrumentaliser en sous-main les pouvoirs africains, dit-il. (…) Au-delà des putschs, nous assistons à un changement d’ère historique. Il faut vraiment changer de cap. (…) Je rêverais d’un président français qui dirait un jour : "on a tant à apprendre de l’Afrique". Ça n’est jamais arrivé, pointe le journaliste. On continue de parler de la Françafrique. Quand parlera-t-on d’une Afrique-France ? Quand serons-nous prêts à apprendre des africains ? Bref, conclut Antoine Glaser, il va falloir commencer à savoir se taire. Ecouter, apprendre, comprendre, faire le contraire de ce qu’on a fait. Si ça advient, ça prendra quelques années… »Enfin, dans son éditorial, l’hebdomadaire Le 1 pose la question suivante : « face à l’échec de l’idée démocratique, le continent n’aurait-il le choix qu’entre le djihadisme et les coups de force militaires ? »Gabon : un coup d’État ? Non, une « libération ! »Parmi les pays qui ont connu récemment un changement de pouvoir par la force, il y a donc le Gabon… Le nouveau maître du pays, le général Oligui Nguema s’exprime dans Jeune Afrique. « Ce que vous appelez chez vous un coup d’État, ici, au Gabon, nous le nommons une libération, affirme-t-il. L’enthousiasme des populations gabonaises en est la preuve, ainsi que l’adhésion de toutes les forces vives de la Nation. » L’objectif de la transition, poursuit-il, est « la restauration de nos institutions et de la dignité du peuple gabonais. Ensuite, la garantie des libertés fondamentales et de la libre expression du jeu démocratique. Enfin, le redressement économique de notre pays. »Et puis à noter aussi cette remarque du général Oligui Nguema : « ce que je retiens de Monsieur Ali Bongo, c’est sa forte propension à déléguer et à créer autour de lui un cercle d’individus qui pensaient avoir raison sur tout mais qui n’ont rien fait de positif. »Vague d’emprisonnements…Justement, la purge se poursuit au sein de cercle… Hier, plusieurs personnalités clés du régime déchu d’Ali Bongo Ondimba ont été mises en examen et transférés à la prison de Libreville. Parmi elles, Noureddin Bongo Valentin, le fils de l’ex-président, avec comme chefs d’inculpation, pointe Jeune Afrique : « haute trahison contre les institutions de l’État, détournements massifs des deniers publics, malversations financières internationales en bande organisée, faux et usage de faux, falsification de la signature du président de la République, corruption active, trafic de stupéfiants. »Ne pas croire au Père Noël…Par ailleurs, la parole se libère au Gabon… C’est du moins ce qu’on peut lire sur le site Gabon Review : « déesse inconnue jusqu’au 30 août dernier, la liberté d’expression s’est imposée au sommet du panthéon gabonais depuis le coup d’Etat ou de liberté, selon la formule que l’on choisira. »Mais attention, prévient l’universitaire Augustin Emane, cité par Gabon Review : si « ce vent de liberté insufflé par le coup d’État a libéré la parole et fait émerger de nombreuses revendications sociales jusque-là étouffées, il faut se garder de voir dans le nouveau pouvoir un "Père Noël", capable de satisfaire toutes les demandes. Une transition sociale s’impose, par le dialogue et la responsabilisation de chacun, pour éviter le risque de désillusions. »
9/21/20234 minutes, 8 seconds
Episode Artwork

À la Une: le deuil et la colère à Derna…

« Neuf jours après le passage de la tempête Daniel, les chances de retrouver des survivants dans la ville libyenne, où des milliers de personnes ont péri, sont désormais presque inexistantes, relève Le Monde Afrique  Malgré les efforts des volontaires et des secouristes, l’amertume et la colère gagnent les habitants. »Témoignages chocs recueillis par les envoyés spéciaux du journal : « Abdallah, un jeune volontaire enrage : 'Il n’y a rien. Pas de direction de crise, pas de coordination, pas d’administration. Secouristes et bénévoles sont baladés d’un bout à l’autre des zones affectées sans plan précis. Ordres et contre-ordres se succèdent. Les ONG ne savent pas quoi faire, dénonce-t-il encore. Tout tient sur la volonté des citoyens. L’Etat, lui, si on peut appeler cela un Etat, vient pour la photo et il repart… »Improbable décompte…« Combien de victimes ? », s’interroge Le Monde Afrique. « 5.000, 10.000, plus ? Le dernier bilan officiel de l’Organisation mondiale de la santé fait état de 3.922 morts. Mais les chiffres n’évoluent plus. Quant aux données disponibles sur les disparus, elles restent approximatives. À Derna, la terre n’a toujours pas rendu les corps qu’elle a engloutis. Quand la mer continue à en charrier par dizaines quotidiennement. »Et puis, note encore Le Monde Afrique, « devenus indésirables, la majorité des médias internationaux ont été priés de quitter la ville. Un responsable du centre médias de l’armée a expliqué que la présence de la presse dérangeait le travail des secouristes, promettant une réouverture de la cité dans 'deux ou trois jours'. »Apocalypse !Pour WakatSéra au Burkina Faso, c’est plus qu’une catastrophe, c’est une « apocalypse » : « comme si elle était frappée par le sceau d’une malédiction qui ne l’a jamais lâchée depuis la nuit des temps, Derna continue de vivre son calvaire. Abandonnée sous Mouammar Kadhafi, mise en quarantaine par le maréchal Haftar qui l’accusait d’être un nid géant de terroristes, Derna vit l’horreur, depuis la nuit du 10 au 11 septembre, lorsqu’elle a été frappée par la tempête Daniel qui n’a laissé derrière elle, que cadavres et ruines. (…) Le drame ne connaît visiblement pas de limite dans cette ville de Derna, poursuit WakatSéra, dont les populations, après les larmes, manifestent désormais leur ire contre des autorités administratives dont elles demandent, sans autre forme de procès, le départ et la poursuite par la justice. »Kagamé répond…À lire également dans la presse du continent, l’entretien accordé par Paul Kagamé à Jeune Afrique ; à propos des relations conflictuelles entre Kigali et Kinshasa, le président rwandais affirme : « le problème n’est pas entre moi et Tshisekedi, mais entre Tshisekedi et le M23. » Paul Kagamé réfute les conclusions du récent rapport de l’ONU sur le soutien rwandais au groupe armé : « la plupart des choses rapportées par ces experts ne correspondent pas aux faits tels que nous les connaissons », déclare-t-il.« L’ONU, une institution à bout de souffle ? »Enfin, la 78ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU qui s’est ouverte hier à New-York. Avec ce commentaire plutôt désabusé à lire sur le site d’information sénégalais Seneplus : « L’ONU, une institution à bout de souffle ? », s’interroge le site. « Ukraine, coups d'États en Afrique, climat, crise migratoire, l’Organisation des Nations unies doit actuellement faire face à des défis encore jamais vus. Soixante-dix-huit ans après sa création, certains posent la question de sa pertinence. »En effet, pointe Seneplus, « les vents changeants de la géopolitique actuelle soumettent cette institution à une pression sans précédent, laissant certains se demander si elle est toujours à la hauteur des défis mondiaux. » Pour preuve, note encore le site, « l’absence notable de plusieurs grands dirigeants. Poutine, Macron, Xi Jinping, Sunak : leurs chaises vides en disent long sur la situation préoccupante de la diplomatie mondiale. Antonio Guterres, à la tête de l’ONU, tente tant bien que mal de réorienter le discours sur les engagements concrets, mais les absences sont lourdes de sens. »Et Seneplus de s’interroger : « si même lors des grandes occasions, des membres clés délaissent le forum mondial, comment l'organisation peut-elle prétendre à une action efficace ? »
9/20/20234 minutes, 5 seconds
Episode Artwork

À la Une: Stanis Bujakera Tshiamala toujours en prison…

Cela fait maintenant dix jours que le journaliste congolais Stanis Bujakera Tshiamala a été arrêté à Kinshasa. Directeur de publication adjoint du média congolais Actualité CD et correspondant en RDC de Jeune Afrique et de l’agence Reuters, le reporter est incarcéré à la prison de Makala. Il est accusé de « propagation de faux bruits » et de « diffusion de fausses informations » et mis en cause sur les sources d’un article publié le 31 août sur le site de Jeune Afrique, qui n’est pas signé de son nom mais de la rédaction. Est cité dans cet article un rapport attribué à l’Agence nationale de renseignement qui met en cause les renseignements militaires dans le meurtre de l’opposant Chérubin Okende Senga. Cet ancien ministre des transports, porte-parole du parti de l’opposant Moïse Katumbi avait été retrouvé le 13 juillet dans son véhicule, à Kinshasa, le corps présentant des traces de balles. Sa famille dénonce un assassinat 'politique'.Malgré la vague de protestations internationales et les condamnations d’ONG, dénonçant une « nième atteinte à la liberté de la presse en RDC », les autorités congolaises restent inflexibles.Et Jeune Afrique hausse le ton… et s’adresse directement au chef de l’État congolais : « Non, M. Tshisekedi, une démocratie ne met pas les journalistes en prison », lance le site panafricain. « Il apparait clairement que si notre journaliste est aujourd’hui accusé de 'propagation de faux bruits', ce n’est pas uniquement à cause de cet article qui lui est imputé. Ce que veulent les enquêteurs, c’est contraindre Stanis à dévoiler ses sources, pointe Jeune Afrique. C’est faire taire le journaliste le plus influent de RDC, le plus suivi de son pays sur X (anciennement Twitter) et, à travers lui, tous ceux à qui prendrait l’envie de faire leur travail avec sérieux et probité trois mois avant une échéance électorale cruciale. C’est évident et c’est inadmissible. »Demain mercredi, poursuit Jeune Afrique, « Félix Tshisekedi s’adressera à l’assemblée générale des Nations unies, à New York. Il appellera sans nul doute ses pairs à condamner ce Rwanda qu’il accuse de soutenir les rebelles du M23 qui ont repris les armes, fin 2021, dans l’est de la RDC. Nous espérons que d’ici là, Stanis Bujakera Tshiamala aura recouvré la liberté. Si ce n’est pas le cas, le président congolais aura-t-il une pensée pour notre confrère et ami (…) ? »De son côté, le site d’information congolais Actualité CD, codirigé par Stanis Bujakera Tshiamala, poursuit sa campagne en vue de sa libération. Avec ce slogan : « la presse n’est une menace que pour les oppresseurs, libérez Stanis Bujakera »Actualité CD qui précise que « les appels à sa libération se multiplient. Journalistiques, acteurs politiques, activistes des droits de l’homme et autres personnalités se mobilisent (…). »Prochaine action en date, « le Rassemblement des journalistes pour l’émergence du Congo (le RAJEC) appelle à un sit-in demain mercredi au ministère de la Justice pour exiger, l'abandon des poursuites et des harcèlements judiciaires contre les journalistes'. »De leur côté, les autorités congolaises ont réagi à l’arrestation du journaliste, en la personne du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya. Ses propos sont rapportés notamment par le site Cas-Info : « il n’est jamais bon qu’un journaliste aille en prison », affirme-t-il, avant de poursuivre : « la liberté de la presse ne donne pas un blanc-seing à la désinformation ou à l’instrumentalisation. »Enfin, pour l’avocat de Stanis Bujakera, Maître Hervé Diakiese, interrogé par le site Le Congo Libéré, « il y a beaucoup de journalistes qui sont dans le collimateur du régime parce que jugés trop indépendants. C’est le cas de Stanis Bujakera, dit-il, qui, déjà en mars dernier, avait fait l’objet d’une tentative d’intimidation de la part des autorités. À trois mois et demi des élections, le régime se manifeste par une grande intolérance. (…) Une machine répressive s’est mise en branle en RDC, affirme encore Maître Hervé Diakiese. Elle vise à faire taire les voix dissidentes, à écarter tous ceux qui pourraient empêcher le pouvoir actuel de faire ce qu’il a prévu : un passage en force électoral. »
9/19/20234 minutes, 11 seconds
Episode Artwork

À la Une: après le G5-Sahel, le G3…

Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont donc décidé de faire front commun contre le terrorisme djihadiste. L’annonce a été faite samedi : les autorités militaires de Bamako, Ouagadougou et Niamey ont mis sur pied une alliance militaire inédite, baptisée AES, Alliance des États du Sahel. Une décision applaudie par le quotidien Aujourd’hui au Burkina Faso : « le G5-Sahel étant quasi en mort cérébrale et les armées (de nos trois pays) prises individuellement étant souvent efficaces mais pas efficientes, car les terroristes ne sont toujours pas vaincus, cette force tripartite (…) est à saluer, car on a eu de cesse de répéter que seule une mutualisation des forces des pays du Sahel pouvait vaincre la pieuvre terroriste. Si effectivement les armées de nos trois pays mettent leurs arsenaux et leurs renseignements en commun, il est certain que l’étau va se desserrer dans la zone des trois frontières et dans plusieurs localités occupées par les hommes du GSIM et de l’EIGS. Il faut donc se féliciter de ce triumvirat de "warriors" (de guerriers) en gestation. »Des bâtons dans les roues ?Le Pays, toujours à Ouagadougou, est plus mesuré… « La grande menace pour cette alliance, c’est l’instabilité politique. Il faut craindre qu’un éventuel autre bouleversement dans un seul des trois États - on croise les doigts - ne vienne enterrer l’union. Pire, l’organisation porte sur son dos l’animosité de certaines puissances sous-régionales et mondiales qui ne s’empêcheront pas de lui mettre des bâtons dans les roues. Cette éventualité est d’autant plus forte que l’AES n’est pas sans soulever de vives inquiétudes : elle ressemble plutôt à une coalition de pouvoirs kakis. Toute chose qui pourrait donner des idées à d’autres porteurs de kaki qui rêvent de prendre le pouvoir par les armes et de trouver en l’AES, une base arrière. »Vers une fédération sahélienne ?En tout cas, s’exclame L’Observateur Paalga, « si l’AES, que l’on pourrait surnommer le G3-Sahel, peut occire le G5 éponyme, peu de Sahéliens pleureront ce dernier. Au contraire, au Mali, au Burkina, au Niger et ailleurs, beaucoup crieront : "le G5 Sahel est mort, vive le G3 Sahel". Et qui sait, si le Tchad et la Mauritanie, pays membres du si peu actif G5-Sahel, convaincus par les objectifs et les résultats futurs de l’AES, voudront y fédérer leurs efforts (…). » Le National à Bamako va plus loin avec cet édito intitulé : « avançons résolument vers la fédération ! » Le National qui affiche sa « satisfaction, qui, écrit-il, est celle de tous les Maliens soucieux du Mali et de l’Afrique, de nous voir avancer d’un pas ferme vers la réalisation du vieil idéal de regrouper nos États. Mais oui, bon sang, s’exclame encore le quotidien bamakois, c’est au nom de cet idéal que nous avons bataillé, depuis 2020 (depuis le coup d’État) pour retrouver notre souveraineté. »Réussir là où les présidents civils élus ont échoué ?Mourya au Niger affiche un bel optimisme : « les trois pays fondateurs de l’AES, marqués par les violences perpétrées et surtout concentrées sur la zone des trois frontières (…), devraient vite engager des bataillons militaires conjoints pour faire face au terrorisme régional, le défi commun des États du Sahel. (…) Les dirigeants militaires de l’AES devraient réussir là où les présidents civils élus ont échoué : la lutte antiterroriste collective entre les trois pays de la sous-région. »Et Mourya de lancer cette injonction : « le Tchad, dirigé par le Général Mahamat Idriss Deby et donc par une junte militaire, le Tchad devrait signer la charte de l’alliance des États du Sahel. »Enfin, le quotidien en ligne Malikilé s’interroge : « cette nouvelle alliance est-elle un G3-Sahel qui enterre définitivement le G5-Sahel en éjectant la Mauritanie et le Tchad, en attendant le même et prochain requiem pour la CEDEAO ? Décidemment, conclut Malikilé, les choses bougent en Afrique de l’Ouest. »
9/18/20233 minutes, 45 seconds
Episode Artwork

À la Une: l’enjeu de la reconstruction au Maroc

Le roi Mohammed IV a ordonné hier lors d’une réunion « l’activation du programme de reconstruction » titre l’Opinion. « Un programme d’urgence pour le relogement des sinistrés et la prise en charge » des personnes « les plus affectées » par le séisme de la semaine dernière. Programme qui vise « la reconstruction de 50 000 logements totalement ou partiellement effondrés », alors que « l’État marocain va également octroyer une aide d’urgence de 30 000 dirhams, 2750 euros, aux ménages les plus touchés ». « Après les aides en nature, voici le temps des aides financières qui vont s’accélérer » écrit Medias24, journal économique marocain en ligne, qui estime le budget de ces aides financières « entre 5 et 7 milliards de dirhams », autour donc de 500 millions d’euros. Mais à cela il faudra « ajouter les coûts nécessaires pour la reconstruction des équipements publics endommagés » par le séisme, « les routes, les écoles et toutes les administrations »Alors pour alimenter le fonds spécial, « le gouvernement va déduire un mois de salaire de ses ministres et trois jours des fonctionnaires pour venir en aide aux victimes du séisme » précise H24info, le roi fait lui « un don d’un milliard de dirhams ».Une reconstruction, mais quelle reconstruction ?Oui, une semaine après le tremblement de terre « le désolant état des lieux » n’est pas encore définitif, souligne Le Monde Afrique et « l’urgence est encore le ravitaillement des centaines de milliers de sans-abri, le déblaiement des voies et l’acheminement des secours ».Mais le séisme a aussi balayé une partie du patrimoine marocain. Selon Médias24, « 27 sites historiques ont été gravement endommagés » « Des palais de Marrakech sont dans un état jugé grave, la Mosquée de Tinmel, construite au XIIe siècle est « quasiment détruite », à cela s’ajoutent les villages et douars réduits en ruines dans le Haut-Atlas.C’est donc la question des matériaux avec lesquels reconstruire qui se pose« Comment reconstruire les villages en zone rurale ? » se demande le Monde Afrique « Faudra-t-il privilégier les matériaux et les modes de construction vernaculaires, ou introduire des éléments modernes invisibles à l’œil nu, pour éviter d’autres désastres ? »« Les normes parasismiques ne sont pas contradictoires avec l’identité locale des constructions » témoigne un ingénieur dans les colonnes du Matin. Le problème vient surtout du fait que « ces normes s'appliquent uniquement aux nouvelles constructions ». Le Maroc avait déjà rehaussé les normes en question après les séismes d'Agadir en 1960 et d'Al-Hoceima en 2004. « Il est donc impératif de reconstruire en respectant ces normes, la transition vers des constructions plus résistantes est essentielle pour prévenir de futures catastrophes » « tout en travaillant dans le respect de l'identité de chaque région ».L’hebdomadaire marocain TelQuel ouvre ses colonnes à l’architecte Salima Naji, « La reconstruction est une urgence, les gens ne vont pas attendre, car l’hiver va arriver rapidement ». Elle juge que « Bien reconstruire, c’est ouvrir un vrai horizon de dignité » « créer de nouvelles choses, en lien avec le legs des anciens, une question de « fierté », « un art de construire et de faire ». L’architecte pointe aussi « l’impensé colonial » et « le mirage des technologies importées » avant de prévenir « Tout reconstruire en béton se traduira par une inflation sans précédent, au dépens des plus pauvres et cela pénalisera toute l’économie marocaine ».
9/15/20233 minutes, 13 seconds
Episode Artwork

À la Une: des interrogations autour de la transition au Gabon

« Quatre figures des années Omar Bongo chez Oligui Nguema », dont certaines qui avaient « presque disparu des écrans radars ». C’est ainsi que Gabon Actu nous présente cette rencontre en Une de son site, photo à l’appui. Et le média gabonais fait la liste évidemment : le président de la transition s’est entretenu mercredi au palais du bord de mer avec Paul Mba Abessole, « leader politique des années 90 qui avait failli faire tomber Omar Bongo », lit-on. Avec Pierre Claver Divungui-Di-Ding, ancien vice-président de la République d’Omar Bongo. Également présent, Idriss Ngari, « ex-puissant ministre sous Omar Bongo », dont le passage au ministère de la Défense « reste très remarquable » souligne Gabon Actu. Et enfin, Guy-Ndzouba Ndama, ancien président de l’Assemblée nationale sous Omar Bongo et Ali Bongo avant de rejoindre l’opposition en 2016. C’était d’ailleurs sa « toute première sortie » relève le site, après avoir été placé en résidence surveillée l’an passé, en raison du scandale de « ses trois valises surchargées d’argent liquide (environ 1,2 milliard de FCFA) en provenance du Congo-Brazzaville ». Mais le président du parti Les Démocrates a été gracié par le président de la transition. Il est désormais libre de ses mouvements et activités politiques.À lire aussiLes Gabonais soulagés par l'allègement du couvre-feu pour le Grand LibrevilleUne transition gabonaise incluant d’anciens caciques du PDGUne transition qui compte sur d'anciens caciques du PDG, le parti d’Ali Bongo, et ça ne passe pas inaperçu. Gabon Media Time s'interroge notamment sur « le recyclage des pdgistes pour conduire la transition ». « Quand Oligui Nguema essuie les larmes des frustrés du PDG », titre même le média en ligne. Il voit en effet l’architecture de la haute administration qui devra conduire la transition « se préciser de jour en jour ». La nomination, mardi 12 septembre, de deux caciques du Parti démocratique gabonais, en qualité de hauts représentants du chef de l’État, a « permis de mettre en lumière un constat qui pourtant saute aux yeux, celui d’un recyclage de nombreux doyens du "parti de masse", qui avaient été mis au placard par la nouvelle génération de responsables politiques ». Mais finalement, l’article analyse cette confiance du président de transition pour d’anciens proches d’Ali Bongo, comme une « volonté de les réhabiliter ». Même si, à l’exception de quelques-uns, « ces anciens barons du PDG n’auront pas eu le courage de quitter le navire », malgré le fait d’avoir été « écarté des sphères du pouvoir, nous dit Gabon Media Time, ou conduits à une retraite politique anticipée, parfois poliment, mais souvent à coups de crosses d’une justice instrumentalisée ».  À lire aussiGabon: Ghislain Moussavou, directeur général des Forêts, a été arrêtéPrudence avec les symbolesPour autant, les autorités de transition doivent faire attention aux symboles. C’est ce que pense en tout cas Gabon Review. Dans un billet d’opinion, le site s’interroge notamment sur la prestation de serment mardi 12 septembre du Premier ministre de transition, Raymond Ndong Sima et sur la cérémonie de passations de charges organisée pour son gouvernement. « Continuité ou rupture avec l’ancien ordre ? » se demande Gabon Review, car selon lui, « ni la Charte de la transition ni la Constitution de 1991 (NDLR : suspendu après le coup d’État) ne font mention de la prestation de serment ». Et de ce point de vue, « la cérémonie du 12 septembre n’avait aucun fondement juridique […] et n’aurait jamais dû avoir lieu ».Avec cet exercice, pour Gabon Review, le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), a fait « comme s’il s’inscrit dans la continuité et non pas dans la rupture ». Au-delà, lit-on encore, « il a laissé le sentiment de recycler certaines pratiques, y compris les plus décriées. En avait-il besoin ? On peut en douter », conclut l’auteur.Et résultat d’ailleurs, pour Info241, ce premier conseil des ministres était « vide ». « Ceux qui s’attendaient à des actions fortes ou à des premières mesures sociales ont été lourdement déçus », écrit le site internet. Il s’agissait essentiellement pour le général Nguema de procéder à des nominations au sein de son appareil sécuritaire, apprend-on.À lire aussiGabon: des militaires au côté des civils dans les institutions de la transition
9/14/20233 minutes, 42 seconds
Episode Artwork

À la Une: la Libye très lourdement endeuillée

Le calvaire que vit l'est libyen depuis que les inondations ont frappé le pays dimanche 10 septembre - et plus particulièrement la région d’Al Jabal Al Akhdar - ce sont évidemment les libyens qui le décrivent le mieux. À commencer, par le nombre dramatique de victimes dans la ville de Darna épicentre de cette catastrophe, il est affiché en Une du site de Lana, l'agence de presse officielle libyenne . Désormais, « le bilan des morts dus aux torrents et aux inondations qui ont balayé cette ville de Derna s'élève à 5.300 personnes », selon les derniers chiffres publiés ce mardi 12 septembre par le gouvernement de l’Est, c’est-à-dire le gouvernement non reconnu par la Communauté internationale.Les images impressionnantes des dégâtsLes médias libyens montrent des images de désolation, sur lesquelles revient notammentAkhbar Libya 24. « Un quart de la ville a été anéanti », nous explique le média libyen. Il s’appuie ici sur une vidéo diffusée par l’armée et qui montre, « l’ampleur terrifiante des destructions ». Akhbar Libya revient aussi sur l’origine de ce drame. « La tempête Daniel, venue de Grèce et qui a traversé le sud de la Méditerranée, frappant la côte orientale de la Libye, et les villes d'Al-Marj, Al-Bayda, Sousse, Takenes et, dans une moindre mesure, Benghazi ».Mais c’est bien Darna qui semble la plus impactée après que les pluies ont fait céder deux barrages en amont de la ville, emportant « des quartiers entiers avec leurs habitants et les jetant à la mer », relate encore Akbar Libya. Une bonne nouvelle tout de même, « l'électricité revient dans certaines zones » de la ville, nous apprend The Libya Observer  qui cite ici la Société générale d'électricité. Al-Madar Al-Jadeed pour sa part, le premier opérateur telecom a déjà pu rétablir partiellement internet mais planche encore sur les liaisons filaires. Cependant, pour les quartiers dévastés, le temps reste à l'urgence, il y a « toujours des milliers de disparus. Et sur place, bien sûr, nous dit Lana, les équipes de secours restent à pied-d’œuvre, alors que le gouvernement de l’est appelle « à une intervention internationale face à ces inondations jugées « sans précédent ».Un appel à l’aide internationale entenduEt contrairement au Maroc, où la question de l'aide après le séisme meurtrier cristallise les tensions géopolitiques, comme nous l'expliquions dans la revue de presse hier, mardi 12 septembre, ici en Libye, toute aide semble la bienvenue. Turquie, Russie, Etats-Unis, Egypte, Algérie... Le site de l'agence de presse libyenne égrène les soutiens affichés... On voit notamment le visage d'Emmanuel Macron à côté de celui de Mohamed Al-Manfi, le président du conseil présidentiel libyen. Les deux hommes se sont parlés au téléphone, le chef de l'état français a « confirmé lors de l'appel que son pays fournirait une aide urgente ». Démarche saluée en face, et qualifiée de « généreuse ». Mohamed Al-Manfi a également noté « la profondeur et la force des relations bilatérales entre les deux pays ».Mais ce sont bien sûr les voisins de la Libye qui se mobilisent en premier lieu. L'Algérie notamment, et le journal algérien Akhbar el-Youm le confirme : un pont aérien a été établi, une force aérienne composée de 8 avions appartenant à l'armée de l'air algérienne est officiellement mobilisée pour acheminer l'aide humanitaire. L'Egypte se mobilise également nous apprend encore Lana. Et c'est le chef d'état-major des forces armées égyptiennes en personne qui a fait le déplacement à Benghazi pour « coordonner les opérations de sauvetage », peut-on lire. Or, la géopolitique n'étant jamais bien loin, là-bas, c'est le maréchal Haftar - celui qu'on présente comme l'homme fort de l'est -, que le lieutenant-général Askar est venu rencontrer. Même en temps de crise, on n'oublie manifestement pas qui sont ces amis.
9/13/20233 minutes, 36 seconds
Episode Artwork

À la Une: le séisme au Maroc qui cristallise les tensions géopolitiques

9/12/20233 minutes, 59 seconds
Episode Artwork

À la Une: le Maroc toujours sous le choc deux jours après le séisme

9/11/20234 minutes, 12 seconds
Episode Artwork

À la Une: les derniers échos de la situation au Gabon

C'est tout d'abord GabonActu.com qui s'interroge sur l'avenir d'Ali Bongo. « La destination du président déchu ne semble pas faire mystère dans l’esprit de plusieurs analystes qui l’envoient sans hésiter au Maroc, en raison de ses relations privilégiées avec le souverain chérifien », précise le site d'information, ajoutant que « c’est aussi au Maroc que l’ancien président gabonais a subi l’essentiel des thérapies de rééducation liées à sa maladie. Il possède également de nombreux investissements dans le royaume ».GabonActu.com tourne en dérision les efforts de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC), dans sa mission de facilitation menée avec la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cemac). La CEEAC, « l’institution sous-régionale dont certains pays, notamment la Guinée équatoriale (Obiang Nguema, 44 ans), le Cameroun (Paul Biya, 41 ans) et le Congo (Sassou Nguesso, 39 ans) sont dirigés par trois chefs d’États qui cumulent tous un total de 124 ans de pouvoir ».Et GabonActu.com enfonce le clou : « Le facilitateur de la CEEAC, Faustin-Archange Touadéra, n’échappe pas lui-même aux railleries des Gabonais, pour avoir "bidouillé" la constitution de son pays qui lui permet désormais de s’assurer un bail très longue durée à la tête de la République centrafricaine. »La situation au Gabon vue du NigerLe Niger est, lui aussi, le théâtre d'un récent coup d'État. MouryyaNiger.com s'étonne que la CEEAC, n'ait pris « aucune sanction économique ou commerciale » contre les putschistes. « À l’exception de l’Union africaine, qui a suspendu le Gabon de ses instances, aucune autre sanction n’a été infligée au pays encore moins aux Gabonais avec acharnement comme c’est le cas de la Cédéao contre le Burkina Faso, le Mali ou encore le Niger, depuis le coup d’État du Général Tiani », remarque MouryaNiger qui ajoute, « une semaine seulement après le coup d'État, le président renversé Ali Bongo Ondimba a déjà été libéré, très probablement pour des raisons de santé et sa destination pourrait être Rabat, la capitale du royaume chérifien du Maroc ou Dubaï, la ville ultramoderne des Émirats arabes unis. Quoi qu'il en soit, le pays a déjà entamé sa vie sociopolitique et économique de sortie de crise. »De son côté, le Sahel parle de coups d'État « au cas par cas, [...] le coup d'État du Gabon est différent de celui du Niger, c'est la formule magique qu'on essaie de nous faire avaler, dans la droite ligne des contradictions de la politique africaine de la France, c'est-à-dire qu'il y a des bons et des mauvais coups d'État ».Et en ce qui concerne le Gabon, accuse le Sahel, « c'est une situation où il n'y a aucun changement de perspective relativement aux rapports établis par la France depuis des décennies entre la France et le Gabon, où un homme lige remplace un président élu qui a perdu le soutien de la France, à la suite de ses prises de position qui menacent les intérêts français au Gabon ».Et le Sahel poursuit : « En effet, Ali Bongo a fait adhérer le Gabon au Commonwealth et engagé une diversification de ses partenariats, avec notamment la présence de la Chine et le rapprochement avec la Russie. [...] Un sacrilège dans le giron français", conclut le Sahel. »Et les biens mal acquis ?Question que pose le Pays, au Burkina Faso. « Oligui osera-t-il s'attaquer aux bien mal acquis ? Rien n'est moins sûr, nous dit-on, on a d’autant plus de raisons d’en douter que le général Brice Clotaire Oligui Nguema n’est pas un exemple en la matière. En effet, l’homme a servi pendant plusieurs années, la famille Bongo », père et fils, « toutes choses qui lui auraient permis d'amasser une fortune colossale », accuse le Pays.
9/8/20234 minutes
Episode Artwork

À la Une: la fin du sommet pour le climat de Nairobi

Le Monde Afrique se fait l’écho « d’intenses discussions » avant l’adoption d’une déclaration commune par les 54 états représentés au Kenya. Au cœur de ce texte, détaille le journal Kenyan Nation, une demande des dirigeants du continent aux nations développées. Celle « d'honorer leurs engagements à fournir 100 milliards de dollars de financement annuel pour la lutte contre le changement climatique ».Une promesse pour l’instant « non tenue », rappelle Le Monde Afrique, alors que la « frustration monte sur le continent », observe Nation.Et pourtant, martèle Aujourd’hui au Faso, « c’est le fond qui manque le plus ! » Tout le reste est là, à commencer par la volonté du continent de « prendre sa transition climatique en main ».Jeune Afrique se penche d’ailleurs sur la promesse de « 23 milliards de dollars d’investissements verts sur le continent ». JA propose ce jeudi matin un « focus sur les bons élèves en matière d’énergies renouvelables ». Trois pays sortent du lot : le Kenya, pionnier de la géothermie, le Maroc, qui fait le pari du solaire et la Côte d’Ivoire qui mise sur la force hydraulique, ce qui permet à Abidjan « de respecter les engagements pris lors de la COP21 à Paris en 2015 ». Demande de création d’une taxe mondiale sur les émissions de carboneUne « taxe carbone sur le commerce des combustibles fossiles, le transport maritime et l'aviation », précise Le Monde Afrique. Les participants au sommet exhortent les dirigeants mondiaux à soutenir cette proposition.Le quotidien cite le président kényan selon qui cette taxe doit permettre de « fournir des financements dédiés, abordables et accessibles pour investir dans des projets climatiques à grande échelle, sans puiser dans les ressources [intérieures] et sans subir l’influence indue d’intérêts géopolitiques et nationaux ».L’urgence est là, souligne Jeune Afrique qui donne la parole au directeur d’Africa50, plateforme d’investissement créée par les chefs d’État africains et la Banque africaine de développement. Pour lui, c'est assez clair : « Ne rien faire coûte de l’argent et des vies. »Maliweb conclut en rappelant que ce sommet pour le climat de Nairobi « lance les quatre mois les plus chargés pour les négociations climatiques dont le point d’orgue serait la bataille sur la fin des énergies fossiles à la COP28 à Dubaï au mois de novembre ».Mais pour ça, l’Afrique doit montrer son unité, renchérit le Pays au Burkina Faso. Le quotidien selon qui « les chefs d’État africains ont étalé dans la capitale kényane, des divergences qui laissent douter de la capacité de l’Afrique à montrer un front uni au sommet de Dubaï ». Le quotidien se pose la question : « L’Afrique paiera-t-elle cash ses propres turpitudes ? »Les dernières nouvelles d’Ali BongoAli Bongo « libre de ses mouvements », titre l’Union. Le journal gabonais parle d’un « geste de clémence » intervenu après « une rencontre entre le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions et du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra ». L’évènement Niger précise que c’est « en raison de son état de santé » que l’ancien président gabonais a été libéré. Et pour Gabon Actu qui parle « d’exfiltration », le point de chute d’Ali Bongo est déjà connu : le Maroc, en raison de ses relations privilégiées avec le souverain chérifien. C’est aussi au Maroc, rappelle le quotidien « que l’ancien président gabonais a subi l’essentiel des thérapies de rééducation liées à sa maladie. Il possède de nombreux investissements dans ce royaume ».Quid de l’ancien directeur de campagne d’Albert Ondo Ossa ?Gabon Review se fait l’écho de l’arrestation de Mike Jocktane « alors qu’il tentait de se rendre en Guinée équatoriale ». Une information également relayée par Jeune Afrique selon qui l’évêque gabonais « était porteur d’une lettre adressée au président équato-guinéen ». Un courrier qui, selon Gabon Review, révèle « une intrigue appelant à restaurer l’ordre constitutionnel au Gabon ».
9/7/20233 minutes, 48 seconds
Episode Artwork

À la Une: discussions entre Paris et l’armée nigérienne sur un retrait partiel des forces françaises

Et pourtant, comme le rappelle le Monde Afrique, « la France rejetait jusqu’ici l’idée d’un départ de ses quelque 1 500 soldats déployés dans trois bases ». Si des sources françaises proches du dossier confirment l’information au Monde, le Premier ministre nigérien désigné par la junte, Ali Mahaman Lamine Zeine, affirmait déjà lundi que « des échanges étaient en cours pour un retrait rapide des troupes françaises », souligne Dakar Actu. Des échanges « entre militaires », souligne le Monde Afrique, alors qu’Aujourd’hui au Faso affirme que « l’état-major français au Sahel » ne « discute pas avec la junte qu’il ne reconnaît pas ». Si du côté de la junte, on évoque un retrait des troupes françaises, au Burkina Faso, l’Événement Précis rapporte les propos du ministre français de la Défense. Sébastien Lecornu parle « d’échanges sur le retrait de certains éléments militaires ». « Le principe est acquis », assure le Monde Afrique, mais « à ce stade, ni le nombre de soldats concernés ni les modalités du départ n’ont été officiellement décidés. »À en croire Aujourd’hui au Faso, « l’objectif est d’envisager le départ, d’une partie du matériel basé à Niamey, mais pas tout l’arsenal militaire. [...] En clair, les 1 500 soldats français resteront au Niger, même si ce ne sera pas l’arme en bandoulière mais au pied, à partir du moment où la présence de ces soldats dans le pays ne répond plus précisément à l’objectif initial ».Mais à terme, selon le Monde Afrique, « certaines unités pourraient être redéployées dans la région, notamment au Tchad voisin, ou être directement rapatriées en France ».Les premiers pas d’Oligui Nguema en tant que président de la transitionGabon Actu se fait l’écho d’une visite qui a son importance. « Sitôt après sa prestation de serment, le président de la transition a quitté le luxueux palais présidentiel pour aller dans le premier arrondissement où réside l’unique gabonais dont l’absence à son "sacre" a été très remarquable. Ce Gabonais "rebelle" c’est Albert Ondo Ossa qui revendique sa victoire à l’élection présidentielle du 26 août dernier », raconte le quotidien.« Sans tirer des obus sur son adversaire, précise Gabon Actu, l’officier général semble avoir ramené à la raison ce professeur d’économie dont la hauteur du verbe est une marque de fabrique. » Le média cite le tweet d'Albert Ondo Ossa après la visite du général Nguema : « J’ai pu en toute intimité et collégialité m’entretenir avec le président de la transition et la restauration des institutions (CTRI). Osons croire à un avenir meilleur et resplendissant pour notre cher pays le Gabon. » Des propos plutôt apaisés pour un homme réputé pour ne pas mâcher ses mots. Si le président de la transition rend visite, il en reçoit aussi. En l’occurrence, celle de l’envoyé spécial de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale : Faustin-Archange Touadéra. Gabon Review s’en fait l’écho mais rappelle surtout que « durant le magistère d’Ali Bongo, le président centrafricain s’est souvent rendu à Libreville. D’aucuns le qualifient de protecteur d’Ali Bongo ».Même interrogations du côté de Jeune Afrique qui titre : « Touadéra médiateur… et protecteur d’Ali Bongo. » Le média précise que le président centrafricain a rencontré le général Nguema et l’ancien président gabonais le 5 septembre. Jeune Afrique selon qui « l’objectif de Touadéra est avant tout d’obtenir la remise en liberté d’Ali Bongo Ondimba – un exil au Maroc étant évoqué ».
9/6/20234 minutes, 7 seconds
Episode Artwork

À la Une: la prestation de serment du général Oligui Nguema au Gabon

« Dieu, le peuple et le coup d’État », titre Jeune Afrique qui décrit une « salle de réception du Palais du bord de mer évidemment comble ». Le général est apparu devant un aréopage de militaires et de personnalités issues de l’ancienne majorité comme de l’opposition.Au Gabon, la presse, très factuelle, rend compte de la cérémonie à l’issue de laquelle le général Nguema est donc devenu officiellement le président de la transition. Vêtu d’un costume d’apparat rouge de la Garde républicaine, il a prêté serment « la main gauche posée sur la Charte de la transition, la droite levée vers le drapeau national, face aux juges constitutionnels », raconte le site Gabon Review. Gabon Actu relaye les propos du général Nguema pour qui deux raisons expliquent sa prise de pouvoir, « l’organisation d’élections générales aux résultats tronqués et une gouvernance irresponsable ».Le désormais président de la transition assure que l’armée a eu « le choix », rapporte le Monde Afrique : « Tuer des Gabonais qui auraient légitimement manifesté ou mettre fin à un processus électoral manifestement pipé. »L’occasion de faire une promesse aux Gabonais, note Dakar Matin au Sénégal : celle de « remettre le pouvoir aux civils en organisant des élections libres, transparentes et crédibles ».C’est aussi ce que retient le Monde Afrique ce mardi matin. Cette promesse d’une transition dont la durée « n’a pas été précisée ». Une transition à laquelle beaucoup aimeraient participer ?Il n’y avait qu’à passer en revue les personnalités présentes le 4 septembre au Palais du bord de mer. « Des visages bien connus de la population gabonaise, observe Jeune Afrique, Rose Christiane Ossouka Raponda, vice-présidente jusqu’au 30 août, Alain Claude Bilie-By-Nze, chef du dernier gouvernement d’Ali Bongo, les anciens présidents des deux chambres du Parlement… Mais aussi d’anciens habitués du Palais du bord de mer qui semblent avoir retrouvé leur place au plus près du pouvoir, après plusieurs années dans l’opposition. »Une opposition qui est « en train de s’adapter », comprend Jeune Afrique qui constate qu’Albert Ondo Ossa n’était « pas présent » hier. « Mais d’autres au sein de son camp, sans doute attirés par la perspective de nouvelles élections, sont moins fermés au dialogue », affirme JA qui observe qu’« au micro de la télévision gabonaise, les commentateurs n’ont cessé de parler d’une "nouvelle ère", à laquelle tous ou presque ont visiblement l’intention de participer ». Changement ?Gabon Review se fait l’écho des principales déclarations faites hier à Libreville : le général Nguema plaide pour des « institutions fortes, crédibles, une gouvernance assainie, plus en phase avec les normes internationales en matière de respect des droits humains, des libertés fondamentales, de la démocratie et de l’État de droit ».Et ça commence par le « retour au Gabon de tous les exilés politiques », note Gabon Actu. Selon le pureplayer, c’est « l’un des chantiers prioritaires » du président de la transition. Le Monde Afrique se fait aussi l’écho des rencontres entre « le nouvel homme fort de Libreville et toutes les composantes de la société » ces derniers jours. À chaque fois, « il s’est engagé à lutter contre la corruption et la mauvaise gouvernance, à redresser l’économie et à redistribuer des richesses aux plus pauvres ». Le quotidien constate que le changement, les Gabonais veulent y croire, comme cette femme présente hier devant le palais présidentiel. Elle confie ressentir « de la liberté, la joie et surtout l’espoir d’un avenir meilleur ».À lire aussiGabon: le général Oligui Nguema a prêté serment en tant que président de la transition
9/5/20234 minutes, 5 seconds
Episode Artwork

À la Une: la situation au Niger et au Gabon

9/1/20233 minutes, 36 seconds
Episode Artwork

À la Une: le coup d’État au Gabon fait parler dans toute l'Afrique

Un pays « à nouveau ouvert au monde », se réjouit Gabonactu, qui salue le rétablissement des signaux de communications, coupés après le scrutin de samedi. « Ce sont les premiers actes d’ouverture posés par les militaires qui se sont emparés du pouvoir à Libreville », ajoute le site, qui décrit une capitale « en liesse » mercredi, avec une marche pacifique dans plusieurs quartiers. Une marche « encadrée par les forces de défense et de sécurité, très adulée par la population », peut-on lire. « Les hommes en tenues, tous corps confondus, mais surtout les soldats de la Garde républicaine, ont été particulièrement portés en triomphe, fortement applaudis à leur passage », abonde Gabonreview, pour qui c’est « sans surprise » que le patron de cette garde a été choisi pour « présider la transition ».Brice Oligui Nguema : un nom, un visage et un parcours omniprésents dans la presse africaineBrice Oligui Nguema est « un haut gradé qui gravite depuis longtemps dans le premier cercle du pouvoir », nous dit le site guinéen Aminata, qui évoque ce fils d’officier « formé au Maroc, pays très proche du Gabon », et qui a su « se faire remarquer » pour devenir aide de camp d’Omar Bongo. Selon La Nouvelle Tribune, il est aussi célèbre « pour son statut de multimilliardaire, son implication dans une affaire de détournements de fonds et ses liens avec les milieux de la drogue des cartels sud-américains-ivoiriens. Il a, nous dit le quotidien béninois, marqué l’histoire politique moderne du Gabon. Il lui reste à assurer la transition politique, à organiser des élections démocratiques présidentielles, et à remettre le pouvoir au gagnant. »WakatSéra, de son côté, fait dans la métaphore footballistique : « Alors que la Coupe d’Afrique des coups d’État a été relancée en 2020 au Mali, les militaires gabonais viennent de s’illustrer par un contre-son-camp magistral » signé Brice Oligui Nguema qui, poursuit le site, « n’a pas laissé la moindre chance à Ali Bongo Odimba, un gardien de but qui était physiquement diminué par un AVC, et surtout à bout de forces » après les élections de samedi. « C’était prévisible », ajoute Wakatséra qui se demande quand même : « Pourquoi les putschistes ne se sont-ils pas contentés de rétablir l’ordre de résultats des élections qu’ils disent avoir été tronqué ? » Pour le site, « ce coup d’État est plutôt contre l’opposant Albert Ondo Ossa ».Une manœuvre néfaste à Ondo Ossa, une interprétation que n’excluent pas d’autres titres de presseOn est peut être face à « un coup d’État arrangé », nous dit Aujourd’hui au Faso, « pour ne pas avoir à proclamer Albert Ondo Ossa vainqueur de la présidentielle ». « Putsch réel ou jeu de chaises », titre l’ivoirien Fratmat, pour qui « c’est le maintien d’un système qui suscite des débats ». Le nouvel homme fort du pays n’est pas si nouveau que ça puisque c’est « un pur produit du système », estime L’Observateur, qui se demande si on n’assiste pas « à une simple révolution de palais ». Brice Oligui Nguema « voudra-t-il ou pourra-t-il déconstruire un système dont il a été l’un des principaux acteurs et bénéficiaires ? », s’interroge aussi le quotidien burkinabé.Quoi qu’il en soit, « aucune circonstance atténuante pour Bongo », nous dit Ledjely, pour qui ce troisième mandat, même s’il « n’a duré qu’une heure tout au plus », était le « mandat de trop ». Et le président déchu « ne peut pas espérer le même élan de solidarité que celui que la communauté internationale témoigne depuis un mois » à son homologue nigérien Mohamed Bazoum. Dans son édito, IciLomé va plus loin encore : « Ali Bongo l’a bien cherché », lit-on. « Malade, diminué, il avait pris le risque de se présenter pour un troisième mandat », là où il aurait pu laisser sa place à un autre candidat de son parti. Pour le site togolais, « les chefs d’État africains doivent comprendre que les officiers maliens et burkinabè, quel que soit ce qu’on peut leur reprocher, dégagent un certain charisme que leur envient les militaires des autres pays africains, surtout francophones ». « Donc, il ne faut pas donner le bâton pour se faire battre. C’est exactement ce qui s’est passé au Gabon », poursuit IciLomé.De nombreux autres titres de presse africains font le parallèle avec les autres coups d’État des dernières années sur le continentC’est une « épidémie » pour TSA, « une tendance en vogue ». Le média algérien fait la liste : Mali, Guinée-Conakry, Burkina Faso, Niger... « Et d’aucuns s’interrogent déjà si cette succession n’aura pas un effet de contagion, car les raisons, à quelques différences près, sont les mêmes » ajoute le site qui se demande : « Qui stoppera cette spirale ? » Réponse : « Certainement pas l’Union africaine, dont le curieux effacement et son attitude à l’égard de la situation au Niger a montré les limites de son influence. » Pour Mourya Niger, « l’axe Mali-Burkina -Niger vient de recevoir un précieux renfort, en affaiblissant considérablement la France qui, désormais, évolue dans un contexte très difficile à gérer, d’autant plus que le régime Bongo incarnait le cœur de la France-Afrique depuis l’indépendance. »Et puis, cette « épidémie » de coups d’État fera-t-elle de nouvelles victimes ? Il y a en tout cas des pays qui se méfient, si l’on en croit La Nouvelle Tribune, qui raconte que le jour même du putsch au Gabon, le président du voisin camerounais, Paul Biya, a lui signé un décret pour « procéder à des nominations dans l’armée camerounaise ». Alors oui, reconnaît le journal, « aucun lien n’a été fait officiellement ». Mais cette décision intervient quand même « dans un contexte régional marqué par des changement politiques majeurs ». C’est vrai que la coïncidence est « troublante », écrit Africaguinée, pour qui, face à la crainte de « l’effet domino » et voyant venir « l’ouragan qui balaie des chefs dictateurs », Paul Biya « cherche à assurer ses arrières ».
8/31/20234 minutes, 18 seconds
Episode Artwork

À la Une: la proposition algérienne dans le dossier nigérien

8/30/20234 minutes, 25 seconds
Episode Artwork

À la Une: non, l'ambassadeur de France à Niamey ne quittera pas le Niger

L’ambassadeur de France à Niamey reste à son poste, lui qui était prié de partir au plus tard dimanche soir. L’ultimatum a expiré mais la France n’a pas l’intention de céder. « Notre politique est simple, a dit hier le président Emmanuel Macron, on ne reconnait pas les putschistes, nous soutenons un président qui n’a pas démissionné, et nous soutenons les politiques de la Cédéao », peut-on lire sur le site Mali web.Le chef de l’État s’est exprimé hier lundi à l’Élysée à l’occasion de la conférence des ambassadeurs. Il a une nouvelle fois évoqué « certaines puissances néo-impérialistes », qui sans les nommer, « alimentent le sentiment anti-français » en particulier en Afrique.L’ambassadeur de France au Niger, nous dit Jeune Afrique, est très actif sur les réseaux sociaux à lutter « contre les professionnels de la manipulation et du populisme », comme il les appelle. « Celui qui est né à Bamako, un an avant l’indépendance du Mali, avait été mandaté par Paris pour rendre les coups au nom de la diplomatie française. »« Que ça nous plaise ou non, une partie des opinions publiques se fait sur les réseaux sociaux. On peut s’en plaindre, mais il faut occuper cet espace », avait-il confié au magazine l’an dernier.Sylvain Itté qui a reçu le soutien de l’Union européenne, rapporte l’Événement Niger. L’ambassadeur de France est déclaré persona non grata. Mais au ça veut dire quoi, se demande Tamtam info. C’est la convention de Vienne qui régit les relations diplomatiques entre les États. « La déclaration de persona non grata a un caractère unilatéral et discrétionnaire. » Le diplomate perd son agrément, c’est donc dans son « intérêt et celui de son pays qu’il parte car il perd le bénéfice de ses immunités et devient un ressortissant étranger lambda », poursuit le site internet.Risque d’effet domino dans la régionFace à une épidémie de putsch dans la région, écrit Le Point, le président français a appelé « tous les états de la région à avoir une politique responsable ». Rappelant aussi au passage que la présence française dans le Sahel est la conséquence des demandes officielles des pays de la région, confrontés à la menace terroriste.« Une diplomatie française empêtrée dans ses contradictions et ses incohérences », fustige l’éditorialiste du Sahel. Le président Macron prône une politique africaine de la France ni faible, ni paternaliste. Mais refuse de reconnaitre « les autorités nigériennes actuelles. Pourtant, la même France, poursuit le site, avait cédé à la demande des autorités maliennes et burkinabè en faisant partir ses ambassadeurs desdits pays ».Le cauchemar des migrants en TunisieTous les jours, ce sont des centaines de migrants qui s’élancent des côtes tunisiennes pour tenter de rejoindre l’Europe. Des hommes et des femmes épuisés mais « déterminés ». Aboubakar a fait le voyage depuis la Côte d’Ivoire, via le Mali et l’Algérie. Il a déjà essayé trois fois de traverser la Méditerranée depuis la Libye, avant d’arriver en Tunisie. « Je recommencerai », assure-t-il. De plus en plus de migrants tentent leur chance et c’est peut-être dû « au développement de bateaux en fer utilisés par les passeurs ». Des bateaux « bon marché et qui peuvent accueillir un plus grand nombre de personnes ». Ces bateaux aux bénéfices juteux pour les passeurs qui ne s’embarrassent pas des pêcheurs locaux lorsqu’ils passent à proximité, « ils nous coupent les filets », témoigne l’un d’eux.De l’autre côté de la Méditerranée, « le rappeur Ghali peut-il changer l’avis de l’Italie sur les migrants », s’interroge Kapitalis. Le site d’information tunisien dresse le portrait de ce jeune Italien, d’origine tunisienne. Rappeur aux textes engagés, il participait dimanche à un stage pour apprendre à effectuer des sauvetages en mer. L’année dernière, il a financé bateau qui va secourir les migrants en détresse. Car bien que né en Italie, il a dû attendre ses 18 ans pour avoir la nationalité et on lui demande encore souvent d’où il vient.
8/29/20234 minutes, 7 seconds
Episode Artwork

À la Une: l’attente des résultats des élections sous couvre-feu et sans internet au Gabon

« Trois élections en Une », c’est ce qu’ont accompli près de 850 000 gabonais samedi pour élire leurs députés, leurs représentants locaux mais surtout pour désigner le président de la République… « Des élections à huis clos », sans observateurs étrangers rappelle Aujourd’hui au Faso. « Même les 1 000 membres gabonais du Réseau des Observateurs libres pour la bonne gouvernance, qui exigent que le dépouillement et la proclamation des résultats des bureaux de vote soient publics, n’ont même pas pu bien observer, ni obtenir la satisfaction de leurs exigences » poursuit le quotidien burkinabé.« Et comme pour signifier que ce n’est pas la transparence qui est recherchée », ironise le journal, Internet a été coupé après la fermeture des bureaux de vote. RFI et France 24 suspendues et un couvre-feu instauré.Le scrutin s’est d’ailleurs tenu sans journalistes étrangers. « L’obtention d’une accréditation n’est pas un droit mais une option », écrit l’Union qui tentant de comprendre pourquoi le gouvernement gabonais avait refusé de délivrer le sésame aux journalistes... a contacté des responsables du ministère de la Communication. Etre accrédité n’est pas automatique, leur a-t-on répondu. C’est un peu comme l’obtention d’un visa. Le ministère qui rappelle aussi que « les médias étrangers sont déjà représentés dans le pays »… Une preuve pour le Copil citoyen que « le gouvernement ne veut pas installer les conditions de transparence devant aboutir à un scrutin apaisé ».Officiellement, internet a été coupé pour des raisons de sécurité« Afin de prévenir les débordements